Monde du travail (La Taverne)

La culture d'entreprise en France?

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Vu le Brexit qui se profile, potentiellement dans sa forme la plus pure et destructrice, je dois commencer a préparer un plan B, et j'ai commencé a voir quelles missions ou rôles basés en France seraient disponibles dans ma multinationale.

Le truc, c'est que ça fait plus de 10 ans que j'ai quitté la France, et sur mon vécu de 4 boites, j'ai eu 2 boites a la culture qui sentait le formol et avec lesquelles j'étais incompatible, malgré une excellent qualité de vie hors boulot.
Et en parlant a des collègues, ça ne semble pas avoir changé des masses en règle générale (sauf boite ou département particulier).

Du coup, je voulais savoir comment vous définiriez la culture d'entreprise en Ile de France chez les cadres?

Pour vous donner une idée, voici un petit florilège de mes préjugés/vécu, donc dites moi que j’ai tort.

  • une fascination morbide, mélange de respect obséquieux et de haine envers le management
  • une fascination morbide, mélange de respect obséquieux et de haine envers les "gros" diplômes
  • une utilisation du "vous" qui place des grosses barrières combiné avec un "tu" condescendant (putain que j'aime le "you" anglais)
  • un ego insoutenable dans la hiérarchie (que en France ou je me suis fait réprimander pour parler en réunion en présence de chefs hiérarchiques, ou d'apporter mon opinion dans une discussion)
  • les directeurs qui semblent parler a leur subalternes comme a des gamins
  • plus de copinage que chez les anglo saxons (même si ça existe ici aussi)
  • culture de ne pas quitter la taf avant 6-7 heures, et jamais avant son supérieur hiérarchique
  • culture anti travail a domicile, même occasionnel
  • culture anti travail flexible (genre la un de mes employés je le laisse se pointer a 11h pour éviter les embouteillages. Il bosse un peu la matin, puis vient au boulot, puis rentre quand il finit son taf)
  • culture un peu grivoise sur les bords, du genre qui finirait en convocation RH en GB. (tain le collègue qui donne un surnom sexuel a une collègue rencontrée le jour même... )
  • résistance maximum au changement
  • les gens s'accrochent a leur job, même extrêmement malheureux vu le peu de mobilité pro en France. Du coup plein de dépressifs au taf.
  • besoin d'une reconnaissance individuelle: je m'étais fait engueuler dans le passé pour arriver au boulot avec un "bonjour tout le monde". Il fallait, quotidiennement, que je fasse un bonjour individualisé "bonjour Emilyne, bonjour Gwendolyne, bonjour Marie Chantale"... avec bise bien sur.

Bref, je pensais que les choses étaient plus relaxe, mais en parlant a des amis et collègues, j'ai l'impression que la culture soit encore restée au XIXe siècle

Qu'en pensez vous? est ce la norme? Est ce rare? Ou bien je ne suis qu'un vieux con anglo-saxonifié qui mérite de faire pénitence.
Je pense que ces deux points là ont pas mal évolué :
Citation :
  • culture anti travail a domicile, même occasionnel
  • culture anti travail flexible (genre la un de mes employés je le laisse se pointer a 11h pour éviter les embouteillages. Il bosse un peu la matin, puis vient au boulot, puis rentre quand il finit son taf)
Après vu ce que tu décris, je pense que ce qui te déplaît c'est pas la culture d'entreprise en France, mais la mentalité française en fait. Mais bon dans ta liste il y a un peu de tout, des trucs probablement répendus un peu partout et des trucs surtout présents dans les secteurs d'activités totalement sclérosés et gouvernés uniquement par la soif de pognon et où t'es prêt à être la bonne pute si t'as ton gros chèque à la fin. Dans cette seconde catégorie, je mets ça :
Citation :
  • une utilisation du "vous" qui place des grosses barrières combiné avec un "tu" condescendant (putain que j'aime le "you" anglais)
  • un ego insoutenable dans la hiérarchie (que en France ou je me suis fait réprimander pour parler en réunion en présence de chefs hiérarchiques, ou d'apporter mon opinion dans une discussion)
  • les directeurs qui semblent parler a leur subalternes comme a des gamins
  • culture de ne pas quitter la taf avant 6-7 heures, et jamais avant son supérieur hiérarchique
  • culture un peu grivoise sur les bords, du genre qui finirait en convocation RH en GB. (tain le collègue qui donne un surnom sexuel a une collègue rencontrée le jour même... )
  • les gens s'accrochent a leur job, même extrêmement malheureux vu le peu de mobilité pro en France. Du coup plein de dépressifs au taf.
J'ai personnellement jamais rencontré ça, répandu de façon systémique (vu que t'associes ça à la culture d'entreprise, je suppose que tu ne parles pas de cas isolés) dans les secteurs d'activité où j'ai évolué.

Dernière modification par Soumettateur ; 24/11/2019 à 17h54.
Compliqué car ça change énormément selon que t'es dans une petite boîte, une grosse boîte, une start up, ou dans le public. Et dans une grosse boîte ou dans le public, ça peut changer d'une équipe à l'autre.

Dans les grosses boîtes, perso j'y bosse pas, mais pour discuter avec mes référents chez certains fournisseurs, certains qui sont même passés d'une boîte à l'autre, globalement dans les boîtes françaises, ou même européennes comparées aux boîtes américaines, les promotions internes sont plus difficiles. J'en connais dans des boîtes américaines qui ont démarré au bas de l'échelle et ont actuellement un très haut poste au niveau européen. Je ne connais pas ça chez ceux qui bossent chez mes fournisseurs qui sont dans des grosses boîtes européennes.

Le défaut des boîtes américaines, c'est que quand faut licencier, y a aucun état d'âme. C'est du jour au lendemain et les yeux dans les yeux par le n+1 "on a mis en place une nouvelle organisation et tu n'en fais pas partie, tu as 30mn pour reprendre tes affaires personnelles et interdiction de parler avec tes ex-collègues. Pas la peine d'aller au prudhommes, tes indemnités seront le maximum que tu peux obtenir via la loi Macron". Ca j'ai jamais entendu parler de licenciements aussi brutaux dans des boîtes françaises, en tout cas avec des employés qui posaient aucun problème et qui n'ont eu aucun avertissement.

Je précise que ce que je raconte la bonne expérience (promotion interne) et la mauvaise (licenciement ultra brutal), c'est la même boîte.
Alors, de mon point de vue...

Citation :
une fascination morbide, mélange de respect obséquieux et de haine envers le management
les directeurs qui semblent parler a leur subalternes comme a des gamins
un ego insoutenable dans la hiérarchie (que en France ou je me suis fait réprimander pour parler en réunion en présence de chefs hiérarchiques, ou d'apporter mon opinion dans une discussion)
Oui, alors ça, en France... Je me suis déjà fait engueuler car j'ai osé demander par mail un entretien important me permettant de faire mon taf sans passer par la hiérarchie. Genre, il faut vraiment envoyer à ton supérieur direct, qui remonte, etc etc.

Citation :
une utilisation du "vous" qui place des grosses barrières combiné avec un "tu" condescendant (putain que j'aime le "you" anglais)
ça dépend des boîtes, pour certaines, c'est le "tu" pour tout le monde, et je trouve que ça crée un faux sens de proximité.

Citation :
culture de ne pas quitter la taf avant 6-7 heures, et jamais avant son supérieur hiérarchique
culture anti travail a domicile, même occasionnel
culture anti travail flexible (genre la un de mes employés je le laisse se pointer a 11h pour éviter les embouteillages. Il bosse un peu la matin, puis vient au boulot, puis rentre quand il finit son taf)
Comme déjà dit, ça évolue, notamment sur le télétravail.

Citation :
culture un peu grivoise sur les bords, du genre qui finirait en convocation RH en GB. (tain le collègue qui donne un surnom sexuel a une collègue rencontrée le jour même... )
Oh, ça, ouais ! Sérieux, à mon taf, j'en ai pour parler en permanence des "gazelles", pour faire des commentaires grivois du genre sur les jeunes collègues féminines ou ce genre de choses et c'est assez gênant à terme... Surtout pour mes collègues, justement, qui sont un peu vues comme de la viande.

Citation :
les gens s'accrochent a leur job, même extrêmement malheureux vu le peu de mobilité pro en France. Du coup plein de dépressifs au taf.
Que dire des gens qu'on place à un poste inadapté parce qu'on ne peut les virer et qu'il faut donc bien les placer quelque part (dans les archives, par exemple) ?

Citation :
besoin d'une reconnaissance individuelle: je m'étais fait engueuler dans le passé pour arriver au boulot avec un "bonjour tout le monde". Il fallait, quotidiennement, que je fasse un bonjour individualisé "bonjour Emilyne, bonjour Gwendolyne, bonjour Marie Chantale"... avec bise bien sur.
Et c'est méga-fun quand il faut faire le tour comme ça... Surtout quand on est prestataire, qu'on ne fait pas partie de la boîte et qu'on a le sentiment de perdre du temps avec ces politesses assez artificielles.
Bah ca dépend beaucoup des boites... Ma boite précédente, c'est exactement ce que tu décris : Hierarchie mega importante (avec le melon qui va avec), Télétravail = employé qui glande, Diplome = All, ...

Mais c'est une boite "à l'ancienne" et qui a de plus en plus de mal a recruter / garder ses employés... Heureusement pour elle, elle a un gros historique qui lui laisse du temps avant de mourir...

Ma boite actuel, c'est a peu prêt le contraire : Hierarchie très open / accessible, télétravail = quand on en a besoin pas de souci, Ambiance "fun" etc...

Donc je dirais que c'est très variable suivant le type d'entreprise "à l'ancienne" ou plutot "mode startup".
Déjà, il serait bon de savoir dans quel domaine tu bosses. Dans l'IT ce genre de pratiques ont évolué.

Ensuite, si t'es pas content, porte tes couilles et monte ta boite.
Forcement ce genre de questions ce sera un rassemblement de lieux communs. Ça dépend évidemment des boîtes et potentiellement même des services ou chef pour les grosses boîtes. Et puis certaines "start up" peuvent avoir une façade de management nouveau avec en fait un patron de merde qui fait bien pire que du management paternaliste.
Il y a pas de miracles, chaque situation est différente.
Citation :
besoin d'une reconnaissance individuelle: je m'étais fait engueuler dans le passé pour arriver au boulot avec un "bonjour tout le monde". Il fallait, quotidiennement, que je fasse un bonjour individualisé "bonjour Emilyne, bonjour Gwendolyne, bonjour Marie Chantale"... avec bise bien sur.
C'est pour te motiver à arriver tot afin que ce soient les autres qui doivent faire la démarche. Notons que je ne fais pas la bise aux collègues récents, je serre la patte, je suis plus un ado et j'ai pas envie de me prendre une remarque sexiste dans un cadre ou je peux pas juste envoyer chier la personne importune.
C'est pour cela que j'ai parlé de mes préjugés Et bien sur, il y a une forte variabilité selon le secteur, l'entreprise, le département, la localisation et tout simplement le manager.
Par contre, il y a, selon moi, une différence culturelle générale, une "baseline" de laquelle la culture diverge selon les paramètres sus-cités.

Et donc, j'essaie de savoir si, devant rentrer en France contraint, j'irais me tirer une balle a 80% ou bien ce genre de culture est forte régression et il est possible d'avoir une culture corporate normale pour l’époque, même dans des industries anciennes de moyenne tailles avec un exécutif au bord de la retraite.
Je réitère: afin de répondre au mieux à ta question, il faudrait savoir dans quel coin tu penses bosser, dans quel secteur, sur quel poste...

De manière générale, au vu de ce que tu présentes, ce sont plutôt des tares de: grosse boite + emploi de bureau + cadre + secteur non innovant.
Non mais mec, je vois pas pourquoi en 10 ans, les choses auraient changées en France.

Alors oui tu as raison sur ton constat, tout le monde fait le même.

Mais pour te répondre plus précisement :

Citation :
Publié par hellraise
ou bien je ne suis qu'un vieux con anglo-saxonifié qui mérite de faire pénitence.
Non tu ne mérites pas de faire pénitence, mais oui, tu m'as bien l'air d'un vieux anglo-saxonifié.

Non mais franchement, vivement le Brexit pour qu'on est tous le plaisir d'entendre les anciens expatriés nous prendre la tête :
- Non mais tu vois, moi quand j'étais en Angleterre...blablabla

J'ai hâte.
Citation :
Publié par Hellraise
Et donc, j'essaie de savoir si, devant rentrer en France contraint, j'irais me tirer une balle a 80% ou bien ce genre de culture est forte régression et il est possible d'avoir une culture corporate normale pour l’époque, même dans des industries anciennes de moyenne tailles avec un exécutif au bord de la retraite.
Si tu ne souhaites pas bosser en France, il existe d'autres options en Europe (et même en dehors).
Pas nouveau que la mentalité de beaucoup de français tire le pays vers le bas, merci de nous le rappeler

Après je dis ça mais actuellement je suis dans une boite qui "pousse l'humain avant tout".
En pratique effectivement, c'est le cas.
Maintenant est ce que ce n'est pas de la comédie pour éviter le turn-over important propre au marché de l'emploi dans l'IT...
Essaye de te renseigner si tu as des opportunités en Belgique. L'anglais et Français suffisent (pas besoin d'apprendre une nouvelle langue), le travail à domicile est plus développé, les gens partent assez tôt du travail, sont plus mobiles et sont moins stressés d'une façon générale.

Bon par contre, il faut dire bonjour à tout le monde. Et les gens prennent leur café au bureau, pas de pause café à la machine
Citation :
Publié par Hellraise
Qu'en pensez vous? est ce la norme? Est ce rare? Ou bien je ne suis qu'un vieux con anglo-saxonifié qui mérite de faire pénitence.
Ça va être comme ça dans la plupart des grosses boites du CAC40 , après si tu vas dans de plus petites structures, ça peut le faire.
Mais même dans certaines grosses boites, ils essaient maintenant de se la jouer en mode "Youhou, on est moderne" et font faire du télé-travail, foutent des canaps pour être à la cool et embaucher des Chief Happiness Officer pour faire hype.
Citation :
Publié par Diot
Essaye de te renseigner si tu as des opportunités en Belgique. L'anglais et Français suffisent (pas besoin d'apprendre une nouvelle langue), le travail à domicile est plus développé, les gens partent assez tôt du travail, sont plus mobiles et sont moins stressés d'une façon générale.

Bon par contre, il faut dire bonjour à tout le monde. Et les gens prennent leur café au bureau, pas de pause café à la machine
Le mec qui se plaint alors qu'il a le cul vissé sur une chaise toute la journée... Hellraise postule à Michelin tu vas kiffer !

edit : ca dépends des boites ! On tutoie tout le monde et pour se saluer c'est la poignée de main même avec les femmes!

Dernière modification par spooty ; 25/11/2019 à 09h43.
Même quand j'ai bossé à la SGCIB y a 10 piges j'ai pas retrouvé la moitié des points de l'OP certains probablement parce que j'étais prestataire, mais quand même
Et dans les petites boîtes dans lesquelles j'ai bossé sinon, j'en retrouve quasiment aucun (même dans le secteur de l'assurance ^^).
Honnêtement ça fait a peu près 10 ans que je bosse, uniquement en start up à Paris (de 5 à 120 personnes pour donner une idée) et j'ai quasi jamais été confronté aux points remonté par Hellraise, en tous cas pas à ce point. Ca doit vraiment dépendre du secteur et du type de boite.
Aller éventuellement, le point qui match le plus, c'est le fait de ne pas partir du taf avant 18h c'est assez rare en effet. Mais c'est plus du au fait que les gens arrivent vers 9h30/10h et se prennent une pause dej confortable qu'au fait de ne pas partir avant le chef.
Citation :
Publié par Njuk
Le tutoiement est la règle partout non ? Je m'imagine pas vouvoyer mes collègues ou même ma hiérarchie
Jusqu'a un certain niveau hiérarchique, je pense que c'est quasi la règle partout oui. Après au delà d'un certain niveau ca peut dépendre. Suivant la structure, au delà du N+3, il te connait a peine en meme temps, donc il peut y avoir vouvoiement. Ca dépend des boites.
Après il y a des boites ou le tutoiement est la règle à tous les niveaux hiérarchiques, mais bon ca peut cacher là aussi une fausse ambiance / proximité qui n'existe pas dans les faits donc là aussi, ca me parait pas pertinent d'en faire un critère absolu.
Il y a peut etre des cas particuliers, mais t'es pas trop censé bosser au contact de ton N+4 donc la question ne se pose pas souvent. Mais la derniere ( et seule ) fois que j'ai parlé à ma N+4, je l'ai tutoyé aussi, c'est venu naturellement comme ça. Mais je crois que le N+5 je l'aurai vouvoyé.. ( c'est le CEO lol ). Le vouvoiement en pratique on ne l'utilise qu'avec les clients francophones.
Chez nous on coche quasi toutes les cases de ton listing hellraise (boite dans la prestation de services, 40000 salariés à peu près).

Exemple encore la semaine dernière : mon n+1 "de fait" (qui n'est pas mon n+1 sur le papier, lui je ne le vois jamais et n'échange pas en direct avec lui...) me briefe avant une réunion avec le client :
- je dois éviter d'intervenir, laisser le client se mouiller etc. (logique, c'était dans ce but que j'avais planifié la réunion)
- 1h après on sort de réunion : "j'ai pas le temps de gérer ces sujets, tu argumentes tu prends le lead et je t'appuies"

Il faut être autonome tout en ne prenant pas de décision soi-même, au risque de vexer au-dessus...

Ca dépend beaucoup de la taille de la boite et du secteur j'imagine
Petite boite, à peu près tout le monde se tutoie, sauf la boss qui vouvoie tlm et réciproquement, j'avoue que je vois pas trop le problème que ça peut poser. Une certaine distance peut être.. ouais ben personne a envie d'être trop proche de toutes façons, et encore une fois c'est réciproque
Je dirai que c'est a traité au cas par cas dans la majorité de situations. Travaillant dans une PME de 400 personnes, je vais répondre en ce que je connais en 9 ans de carrière (même boîte).

  • une fascination morbide, mélange de respect obséquieux et de haine envers le management
  • La les gens n'ont pas trop de problèmes.
  • une fascination morbide, mélange de respect obséquieux et de haine envers les "gros" diplômes
  • Chez moi on tout cas on s'en cogne complètement qui a quoi comme diplômes.
  • une utilisation du "vous" qui place des grosses barrières combiné avec un "tu" condescendant (putain que j'aime le "you" anglais)
  • J'ai vu ça dans plusieurs boîtes ou j'ai pu me déplacer, c'est le cas chez moi aussi.
  • un ego insoutenable dans la hiérarchie (que en France ou je me suis fait réprimander pour parler en réunion en présence de chefs hiérarchiques, ou d'apporter mon opinion dans une discussion)
  • Les gens donnent souvent leur opinion devant une machine à café, mais lors des réunions, silence radio.
  • les directeurs qui semblent parler a leur subalternes comme a des gamins
  • Parfois j'ai l'impression d'être dans une coure de récré quand je vois comme le responsable parle aux employé et surtout la façon comment ils leur explique la tâche qu'ils doivent effectuer.
  • plus de copinage que chez les anglo saxons (même si ça existe ici aussi)
  • Oui et non, mais y'a des groupes qui se forment.
  • culture de ne pas quitter la taf avant 6-7 heures, et jamais avant son supérieur hiérarchique
  • Rien à signaler de ce côté.
  • culture anti travail a domicile, même occasionnel
  • Ça me concerne personnellement, je pars du principe que je donne 40h par semaine à ma boîte, le reste du temps je le garde pour moi, puis ce que j'ai toujours entendu un peu partout, ''On lui donne le doigt et il vous prend le bras.''.
  • culture anti travail flexible (genre la un de mes employés je le laisse se pointer a 11h pour éviter les embouteillages. Il bosse un peu la matin, puis vient au boulot, puis rentre quand il finit son taf)
  • A traité au cas par cas, certains ont des avantages par rapport aux situations différentes, c'est souvent une source de conflits.
  • culture un peu grivoise sur les bords, du genre qui finirait en convocation RH en GB. (tain le collègue qui donne un surnom sexuel a une collègue rencontrée le jour même... )
  • De ce côté là chez nous c'est un peu l'émission de Cyril Hanouna'' personne n'est 1er degrés.
  • résistance maximum au changement
  • On m'a toujours montré comme ça, je fais comme d'hab, une phrase assez récurrente.
  • les gens s'accrochent a leur job, même extrêmement malheureux vu le peu de mobilité pro en France. Du coup plein de dépressifs au taf.
  • besoin d'une reconnaissance individuelle: je m'étais fait engueuler dans le passé pour arriver au boulot avec un "bonjour tout le monde". Il fallait, quotidiennement, que je fasse un bonjour individualisé "bonjour Emilyne, bonjour Gwendolyne, bonjour Marie Chantale"... avec bise bien sur.
  • Tout le monde se plaint de poste, du salaire, de l'ambiance e.t.c, je suis même concerné par ça.
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