L'enseignement en France et à l'étranger

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C'est techniquement possible, mais risqué en pratique : les élèves étant (dans la plupart des niveaux) mineurs, il faut avoir l'autorisation écrite des parents pour les enregistrer.

Tu saisis le problème si ton but est d'avoir une preuve contre un parent...
Face aux problèmes rencontrés par l'ENT et le CNED, Blancer accuse des attaques informatiques et un hébergeur (OVH) d'être responsable.

Citation :
Interrogé sur ces difficultés de connexion au CNED, M. Blanquer avait fait état dans la matinée d’« une opération malveillante (…) apparemment venue de l’étranger ». Une affirmation accueillie avec un certain scepticisme, tant du côté des syndicats d’enseignants que de certains experts en cybersécurité. Il y a un an, lorsqu’un afflux massif de connexions avait provoqué des pannes majeures des services d’ENT, M. Blanquer avait déjà évoqué des attaques informatiques « venues de Russie ». Le CNED avait, à l’époque, porté plainte.
Et pour OVH :
Citation :
Le ministre a également expliqué qu’une partie des difficultés rencontrées ce mardi sur certaines plates-formes étaient liées aux suites de l’incendie majeur qui a touché l’entreprise OVH en mars. Une affirmation vivement démentie par le patron d’OVH Cloud.
Ca devient n'importe quoi. C'est déjà pas glorieux de pas assurer correctement la montée en charge, mais si en plus il était avéré que Blanquer aurait menti...
sinon entre l'école à en présentiel à mi-temps et le distanciel "temps complet" je ne sais pas si au final le distanciel ne va pas se révéler meilleur pour pas mal d'élèves (les plus autonomes of course)
Citation :
Publié par znog
sinon entre l'école à en présentiel à mi-temps et le distanciel "temps complet" je ne sais pas si au final le distanciel ne va pas se révéler meilleur pour pas mal d'élèves (les plus autonomes of course)
Il y a un article du Monde qui en parle aujourd'hui, je poste juste un extrait parce que je trouve que faire un copié/collé d'un article entier est un manque de respect pour le boulot des journalistes (je l'ai vu récemment sur le fil "police") :
Citation :
Sophie, enseignante en certificat d’aptitude professionnelle (CAP) à Bordeaux, a pu elle aussi constater l’étendue des inégalités numériques : dans sa classe, « seuls 25 % sont équipés d’un ordinateur ou d’un smartphone et d’une connexion Internet suffisante » et les mises en situation professionnelle sont impossibles à distance. Les polycopiés de cette semaine ne sont qu’un pis-aller. « Arrêter les cours en présentiel est, pour nous, une catastrophe », déplore-t-elle.
et un autre :
Citation :
A l’automne, un sondage effectué dans sa classe de CE2 à la demande de sa hiérarchie a montré que huit des vingt-cinq élèves n’avaient accès à aucun équipement informatique. David Grobel a été marqué par le retard pris par certains élèves, « plus capables de lire ou d’écrire » à leur arrivée en CE2. A l’annonce du troisième confinement, son choix paraît évident : tous les exercices et le contenu des enseignements ont été distribués sur des polycopiés.
J'ai l'impression que "les plus autonomes des élèves", c'est surtout ceux qui ont le bon environnement social et parental.
Citation :
Publié par Murmures
J'ai l'impression que "les plus autonomes des élèves", c'est surtout ceux qui ont le bon environnement social et parental.
C'est aussi le cas en dehors du confinement, même s'il y a des exceptions d'un côté comme de l'autre.
Mais la fracture numérique, le manque de confort pour bosser chez soi, ça existe très clairement.

En revanche, pour les élèves qui sont à fois bosseurs et bien équipés, oui, ils vont bien plus vite que dans une classe de 30 qui se met nécessairement au rythme et au niveau des plus lents.
Citation :
Publié par Aloïsius
En revanche, pour les élèves qui sont à fois bosseurs et bien équipés, oui, ils vont bien plus vite que dans une classe de 30 qui se met nécessairement au rythme et au niveau des plus lents.
Franchement, ma fille en première qui travaille pratiquement à mi-temps depuis le début de l'année, elle a eu 2h de cours aujourd'hui (plus du travail presque toute la journée et un prof qui n'a pas pu faire sa visio).

Je ne sais pas si on va rattraper le retard, mais là des cours tous les jours, waouh finalement c'est le luxe le confinement...
Des Français installés au Québec ne parviennent pas à obtenir le statut de résident permanent.
La raison ?
https://www.theguardian.com/world/20...test-residency
Ils échouent à passer l'examen de français. "Trop dur" affirme-t-on. "Trop nuls" dois-je corriger.
Je suppose qu'il doit y avoir du passé simple voire du subjonctif dedans. Et comme notre pays est en train d'abandonner sa langue au profit d'un newspeak barbare d'où sont absents toutes les nuances que permettaient ces modes et ces temps, les Français échouent à cet examen.
Citation :
Publié par Aloïsius
Des Français installés au Québec ne parviennent pas à obtenir le statut de résident permanent.
La raison ?
https://www.theguardian.com/world/20...test-residency
Ils échouent à passer l'examen de français. "Trop dur" affirme-t-on. "Trop nuls" dois-je corriger.
Je suppose qu'il doit y avoir du passé simple voire du subjonctif dedans. Et comme notre pays est en train d'abandonner sa langue au profit d'un newspeak barbare d'où sont absents toutes les nuances que permettaient ces modes et ces temps, les Français échouent à cet examen.
Tu as probablement raison et ça en dit long sur l'enseignement du français en France.

Mais je dois tout de même rajouter, c'est que de refuser le statut de résident permanent pour cette raison, est tout bonnement lamentable. Si ce sont des français, ils parlent français couramment : mettre ce degré d'exigence qui fait que même des natifs n'arrivent pas à valider l'examen, c'est quand même complètement aberrant.
Citation :
Publié par Carminae
Si ce sont des français, ils parlent français couramment
Ca se discute. Ayant eu pendant des années des conversations écrites avec ce qu'on appelle le grand public, à visées professionelles... le pied d'estale, la pelle du 18 juin et le poteau rose ne sont pas des memes. Probablement un souci de méthode d'apprentissage, beaucoup utilisent des blocs sémantiques sans les comprendre, par simple répétition. Ils ne savent pas ce que signifient, individuellement, les mots à l'intérieur. ("Comme même" au lieu de "quand même" juste parce qu'ils ont mal entendu en cours ou copient quelqu'un qui a déja pris le défaut).
On ne parlera pas par charité d'une personne ayant écrit récemment "mensualité par mois", pas pour lui jeter spécifiquement la pierre, mais il y a bien un manque de compréhension des mots utilisés.
Après, c'est pas mieux au Canada. De mes contacts avec des clients canadiens je suis revenu avec une blague: "les québécois sont les seuls canadiens à ne parler ni français, ni anglais."
On en trouve à tous les coins de ce forum, hein? Et pas que sur le Bar.

(Et je considère ce forum comme étant bien au dessus de la moyenne.)

Une fois, j'ai dû expliquer la signification de "faire fi" à une personne à qui l'emploi de "daron" ne posait objectivement aucun problème à l'écrit.
Citation :
Publié par Aloïsius
Des Français installés au Québec ne parviennent pas à obtenir le statut de résident permanent.
La raison ?
https://www.theguardian.com/world/20...test-residency
Ils échouent à passer l'examen de français. "Trop dur" affirme-t-on. "Trop nuls" dois-je corriger.
Je suppose qu'il doit y avoir du passé simple voire du subjonctif dedans. Et comme notre pays est en train d'abandonner sa langue au profit d'un newspeak barbare d'où sont absents toutes les nuances que permettaient ces modes et ces temps, les Français échouent à cet examen.
Mouais... Faut relativiser.
C'est vrai que la première réaction face à cette information, c'est que les Français de France parlent de plus en plus mal le français.

Mais si on lit l'article, on voit que les deux exemples qui ont été boulés sont :
- un conducteur de poids lourds, donc niveau bac pro. Et c'est vrai que les bacs pros ne maîtrisent absolument pas la langue française. Mais d'un autre côté, le niveau bac pro n'est pas le niveau moyen de la langue française en France.
- un doctorant qui a finalement été accepté après révision de la décision (erreur initiale? suite à un entretien? on sait pas... mais il ne semble pas avoir repassé le test.)

Bref, c'est plutôt cohérent finalement : un bac pro ne maîtrise pas les bases de la langue française (c'est triste, mais c'est vrai), un doctorant peut être boulé dans un premier temps, mais est finalement accepté après réflexion.

Le titre de l'article est provocateur, mais faut pas aller trop vite en besogne.
Citation :
Publié par Aloïsius
Des Français installés au Québec ne parviennent pas à obtenir le statut de résident permanent.
La raison ?
https://www.theguardian.com/world/20...test-residency
Ils échouent à passer l'examen de français. "Trop dur" affirme-t-on. "Trop nuls" dois-je corriger.
Je suppose qu'il doit y avoir du passé simple voire du subjonctif dedans. Et comme notre pays est en train d'abandonner sa langue au profit d'un newspeak barbare d'où sont absents toutes les nuances que permettaient ces modes et ces temps, les Français échouent à cet examen.
Ca me fait quand même rire.
Quand j'ai fait mon stage au Québec, la majorité des gens que je côtoyais la bas utilisaient limite 1 mots sur 2 en anglais...
Je leurs avait d'ailleurs fait la remarque. Tout est francisé (du titre de film au KFC), mais les mecs ils utilisent beaucoup d'anglais couramment...
On s'est foutu de la gueule de Blanquer quand il a sorti l'excuse "Poutine", mais elle n'est pas totalement absurde :

Citation :
Date : Le vendredi 9 avril 2021 de 13h20
Destinataires : Établissements publics et privés, Coordinateurs TICE, Pôle assistance informatique

Description :
Le Rectorat subi une nouvelle attaque informatique sur le portail famille depuis 13h20
Cette attaque peut engendrer des perturbations dans les accès au portail famille et à l'ENT
Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Bon, je suis prêt à parier que les auteurs de ces attaques sont des script-kiddies qui cherchent un prétexte pour ne pas faire le taff demandé par les profs.
Je sais enfin à quoi sert l'enseignement des échecs à l'école :
https://phys.org/news/2021-04-childr...-aversion.html

Pas aux maths, ni à l'informatique, mais à mieux maîtriser la prise de risque. Faudrait rendre obligatoire les jeux d'échec pour les banquiers français qui n'investissent jamais rien dans la technologie mais ouvrent grand les bourses dès qu'il est question d'immobilier.
En fait, c'est une hypothèse, mais je suis pas certain que les banques soient faites pour prendre des risques et donc aient jamais beaucoup investi dans des activités innovantes. Leur débouché "naturel" serait plutôt les gros travaux, l'infrastructure, "l'outil industriel" l'immobilier bien sûr, et globalement investir sur des marchés bien maitrisés avec donc un risque relativement faible / une bonne visibilité. Je parle là d'une banque "pure" qui utilise les dépôts des épargnants pour les investir dans les entreprises - idéalement sur son marché local.
La prise de risque technologique me parait une activité nécessairement minoritaire pour une banque de ce type. C'est une activité plus spéculative qui mérite des "banques" ou fonds d'investissements plus spécialisés. Il est aussi probablement bien plus difficile d'obtenir des fonds lorsqu'on te présente le risque réel de tout perdre. Si ta banque te dit "nous on est une banque innovante on prend des risques, mais du coup certaines années vous risquez de perdre un peu votre capital, mais vous inquiétez pas un jour ou l'autre on fait une percée qui rattrape" pas sûr que tu y investiras tant que ça.
Très souvent la prise de risque initiale est déjà diluée entre plusieurs associés, qui ont une motivation / connaissance plus détaillée que l'investisseur lambda de leur marché ou de leurs technos.
Sujet connexe aux problématiques de l'enseignement en France : la gestion des enfants à problème. Je viens de regarder le documentaire de F2 "inca(s)sables" qui montre la vie d'un groupe de gamins correspondant à des cas extrêmes :
Citation :
Guillaume, Kahina, Alex, Gabriel et Jérémie vivent dans un pavillon de la banlieue parisienne, sans leurs parents, accompagnés d'éducateurs. Cette microstructure a été mise en place pour des enfants qui ont mis en défaut tous les dispositifs de la protection de l'enfance. On les appelle au mieux les « exclus » au pire les « incasables ».
Le documentaire est bien fichu et permet de mieux saisir de manière "empathique" ce qui se passe dans la tête de ces mômes (enfin... "saisir" est un bien grand mot. Disons "avoir une idée de") ainsi que les difficultés des adultes qui les encadre. Au delà de l'aspect touchant du doc (on aime ou on aime pas), son sujet m'intéressait pour des raisons évidentes, puisque du fait de l'inclusion, des élèves de ce type (bon, pas tous, certains relèvent de la SEGPA) peuvent être scolarisés en collège, y compris dans la filière générale.
Le révélateur, c'est de voir que pour cinq gosses il y a une équipe d'éducateurs et de cadres plus nombreux qu'eux au final (mais pas tous présents en même temps). Et même ainsi, ils en chient grave (pas de voyeurisme dans le doc, les crises des gamins ne sont pas montrées, juste leur "debrief"). Quelque part, ça me "rassure" : si on arrive pas à gérer l'arrivée de ce genre d'enfants dans un groupe de 26 autres élèves plus "classique", c'est normal en fait, ce n'est pas juste un problème d'organisation du bahut ou je ne sais quoi.

En revanche, ça pose la question de "comment réussir leur inclusion". Pour ceux relevant de la SEGPA, le problème ne se pose que dans la mesure où les parents refusent ce choix. Pour ceux relevant du collège unique en revanche, c'est une autre histoire. Leur niveau de violence (physique, verbale etc.) ainsi que leurs difficultés d'adaptation (motricité, compréhension, angoisses...) demanderaient qu'ils soit accompagné d'un "AVS", à l'image des dys, mais avec plus d'autonomie et de capacités d'initiative (possibilité de sortir le gosse de la classe quand il monte en pression par exemple).

Si vous regardez le doc, si on place ces enfants à "10" sur une échelle de 0 à 10 des gros problèmes, on a des mômes à 7-8 dans toutes les classes (bon, pas chez les germano-latinistes-peinture sur soie), des 9 dans une classe sur deux ou sur trois et des dix qui apparaissent parfois en cours d'année avant de repartir en ITEP voir IME, car leur gestion est la plupart du temps impossible sur le long terme dans un collège standard. Sauf traitement médical (ritaline...).
Citation :
Publié par Aloïsius
Le révélateur, c'est de voir que pour cinq gosses il y a une équipe d'éducateurs et de cadres plus nombreux qu'eux au final (mais pas tous présents en même temps). Et même ainsi, ils en chient grave (pas de voyeurisme dans le doc, les crises des gamins ne sont pas montrées, juste leur "debrief"). Quelque part, ça me "rassure" : si on arrive pas à gérer l'arrivée de ce genre d'enfants dans un groupe de 26 autres élèves plus "classique", c'est normal en fait, ce n'est pas juste un problème d'organisation du bahut ou je ne sais quoi.
Un parallèle grossier, c'est avec les prisons dans les pays nordiques, où le même système est utilisé, et où le nombre d'employés est effectivement supérieur au nombre de détenus. Gérer et réinsérer des gens, c'est dur, et ça demande une quantité incroyable de travail.
Mais pour le coup ce sont des emplois socialement utiles et qui ne peuvent pas être délocalisés. Et dans une période où l'Etat va devoir mettre en place de grands plans de relance économiques, il devrait être en train de mettre en place les formations nécessaires pour généraliser ce modèle.
Citation :
Publié par Aloïsius
Sujet connexe aux problématiques de l'enseignement en France : la gestion des enfants à problème. Je viens de regarder le documentaire de F2 "inca(s)sables" qui montre la vie d'un groupe de gamins correspondant à des cas extrêmes :
[...] Quelque part, ça me "rassure" : si on arrive pas à gérer l'arrivée de ce genre d'enfants dans un groupe de 26 autres élèves plus "classique", c'est normal en fait, ce n'est pas juste un problème d'organisation du bahut ou je ne sais quoi.

En revanche, ça pose la question de "comment réussir leur inclusion". Pour ceux relevant de la SEGPA, le problème ne se pose que dans la mesure où les parents refusent ce choix. Pour ceux relevant du collège unique en revanche, c'est une autre histoire. Leur niveau de violence (physique, verbale etc.) ainsi que leurs difficultés d'adaptation (motricité, compréhension, angoisses...) demanderaient qu'ils soit accompagné d'un "AVS", à l'image des dys, mais avec plus d'autonomie et de capacités d'initiative (possibilité de sortir le gosse de la classe quand il monte en pression par exemple).

Si vous regardez le doc, si on place ces enfants à "10" sur une échelle de 0 à 10 des gros problèmes, on a des mômes à 7-8 dans toutes les classes (bon, pas chez les germano-latinistes-peinture sur soie), des 9 dans une classe sur deux ou sur trois et des dix qui apparaissent parfois en cours d'année avant de repartir en ITEP voir IME, car leur gestion est la plupart du temps impossible sur le long terme dans un collège standard. Sauf traitement médical (ritaline...).
C'est pas normal qu'il ne soit pas gérable en classe. Parce que si ils ne sont pas capable d'être en classe à 26, ils ne devraient pas y être.
Ce genres d'enfants ont besoins d'une scolarité adapter et il existe des structures pour eux (DITEP, IME, Hôpital de jours) qui ont une organisation adapter, un taux d'encadrement beaucoup plus élever que l'éducation nationale et une palette de professionnelle beaucoup plus varié (Instituteur spécialisé, éducateur spécialisé, psychologue, psychiatre, orthophoniste, psychomotricien, etc...).
Dans ce genre structure ils ont la possibilité de bien progresser, d'intégrer les codes sociaux, etc... et à terme de faire de l'intégration en milieu scolaire ordinaire progressivement.
Ça commence généralement par des classes intégrées (une classe de l'ITEP avec 6 enfants qui font cours dans une salle du collège avec des professionnels de l'ITEP), ensuite c'est de l'intégration progressive sur des tranches horaires définit dans des classes avec présence d'un éducateur sur le collège au cas ou.

Le soucis c'est que ces structures coûtent chère et que c'est financer par l'assurance maladie donc ça à tendance à pas mal rogner et à freiner pour l’ouverture des nouvelles structures. Il est assez commun que des enfants soient sur listes d'attente pendant plus d'un an.
Citation :
Publié par Nneek
Ça commence généralement par des classes intégrées (une classe de l'ITEP avec 6 enfants qui font cours dans une salle du collège avec des professionnels de l'ITEP), ensuite c'est de l'intégration progressive sur des tranches horaires définit dans des classes avec présence d'un éducateur sur le collège au cas ou.

Le soucis c'est que ces structures coûtent chère et que c'est financer par l'assurance maladie donc ça à tendance à pas mal rogner et à freiner pour l’ouverture des nouvelles structures. Il est assez commun que des enfants soient sur listes d'attente pendant plus d'un an.
J'ai eu plusieurs fois des élèves venant/allant en ITEP ou IME, et on a essayé différentes formules (horaires réduits etc.), mais il y a toujours un moment où ils vont "exploser" (usuellement pas tellement en classe du reste, plutôt en vie scolaire) parce qu'il est très difficile de leur faire admettre, par exemple, qu'ils ne peuvent pas quitter le collège quand ils veulent parce qu'on leur "pète les couilles".

Et il manque des places.
Citation :
Publié par Nneek
Le soucis c'est que ces structures coûtent chère et que c'est financer par l'assurance maladie donc ça à tendance à pas mal rogner et à freiner pour l’ouverture des nouvelles structures. Il est assez commun que des enfants soient sur listes d'attente pendant plus d'un an.
À mon sens, plus qu'une question économique, c'est avant tout un sujet politique : il y a une forte volonté d'intégrer le plus possible ces enfants aux classes ordinaires, même si cela coûte plus cher et ne donne pas forcément de bons résultats. En soi, l'objectif est louable, mais ce n'est possible qu'en s'en donnant les moyens et, pour être tout à fait honnête, cela me dérange un peu qu'on investisse autant pour intégrer ces élèves alors qu'on investit aussi peu pour les autres.
On va dire que tu ne parles pas du cas français alors, parce que chez nous, l'objectif c'est de réaliser un maximum d'économies via l'inclusion. Les dispositifs d'inclusion qui existent au départ se réduisent comme peau de chagrin d'année en année. On en est à partager les services des AVS entre trois, quatre ou cinq élèves, qui donc ne sont accompagnés qu'un tiers, un quart ou un cinquième du temps. Et ça permet de réduire les budgets pour les structures spécialisées. Dans une gestion comptable à courte vue comme celle du MEN français, c'est parfait. Dans la réalité, c'est une catastrophe pour tout le monde sur le terrain, mais ça, qui s'en soucie ?
Citation :
Publié par Alandring
À mon sens, plus qu'une question économique, c'est avant tout un sujet politique : il y a une forte volonté d'intégrer le plus possible ces enfants aux classes ordinaires, même si cela coûte plus cher et ne donne pas forcément de bons résultats. En soi, l'objectif est louable, mais ce n'est possible qu'en s'en donnant les moyens et, pour être tout à fait honnête, cela me dérange un peu qu'on investisse autant pour intégrer ces élèves alors qu'on investit aussi peu pour les autres.
L’intégration en classe ordinaire, c'est justement pour coûter moins cher : tu dézingues des dispositifs coûteux où il y a un vrai accompagnement, avec du personnel derrière.
J'ai cru que c'était une blague, mais a priori non.

Blanquer ce soir :

Citation :
Nous encourageons les collectivités pour les capteurs de CO2 et les purificateurs d'air. Nous encouragons aussi les classes en plein air. La saison le permet.

Allez, courage @Aloïsius
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