Non, présumé victime, ca n'existe pas. La mise en doute systématique de la parole des victimes est purement et simplement insupportable. Elle est victime, elle se tient face à un accusé, qui est présumé innocent. Et c'est marre.
Bah non, victime sous entend que le préjudice est certain. Je crois que le terme plaignante proposé ci dessus est le plus adapté.
Et le fait est que non, il n'y a pas mort d'homme, quoi que vous en disiez, et que oui, la mort c'est définitif, on ne s'en relève pas, ou alors en disant "BRAAAAAAAAAAINS". Le viol porte lui aussi un préjudice psychologique définitif mais ne mets pas fin à la vie de la personne. Il y a un après, bien évidemment, qui peut s'avérer très difficile. Et à ce sujet, je vous invite à lire Boris Cyrulnik qui traite notamment de la résilience humaine aux traumatismes de la vie. Très instructif.
Après, c'est un fait, c'est tout. Maintenant, la formule est au mieux maladroite, au pire gerbante en effet. N'oubliez pas tout de même que cette formule de Jack Lang, répétée à tour de bras et maintenant sur un ton ironique, est sortie de son contexte, la phrase ayant été prononcée pour comparer les procédures de droits américains et pour signifier que la libération sous caution était usuelle dans les cas ou il n'y avait pas de mort.
C'est tout de même un procès d'intention que de vouloir faire dire à Jack Lang que ce DSK a fait n'est pas grave parce qu'il n'y a pas mort d'homme, le discours étant : il est normal qu'il bénéficie d'une étude de libération sous caution, car ceci se produit systématiquement lorsqu'il n'y a pas de mort.
C'est en tout cas ce que j'ai compris à la lecture de divers articles. Après, je n'irai pas défendre Jack Lang, vraiment, je n'y tiens pas.
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