Cinéma (Le Cercle Taberna)

Les films pas du moment

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Concernant Possession, avec Adjani, je l'ai immédiatement ajouté à ma liste de films à voir. En effet, je suis dans ma période "cinéma métaphorique" et pour le coup, j'ai revisionné Dark City d'Alex Proyas, réalisateur du célèbre The Crow avec Brandon Lee, qui nage totalement dans cette mouvance.
L'un de mes films fétiches de SF, avec Matrix, Blade Runner et bien d'autres évidemment (je suis fan du genre).

Dark City, c'est quoi ?

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John Murdock se réveille par une nuit dans la baignoire d'un hôtel, sans savoir qui il est, tandis qu'il est accusé des meurtres de plusieurs femmes.
Alors nous nous enfonçons à ses côtés dans les méandres d'une nuit qui parait interminable, où d'étranges personnages semblent exercer un pouvoir sur les habitants de la ville, celle-ci nous dévoile peu à peu ses secrets.

Outre le fait que les étrangers ressemblent fortement aux Cénobites dans les films Hellraiser (je me demande s'il n'y a pas inspiration ?), j'ai beaucoup apprécié cette façon de jouer sur l'obscurité et l'onirisme, qui au final, vont de pairs.
Egalement, il est possible de faire le parallèle avec le fameux et très culte Metropolis de Lang. Visuellement, certains plans sont de véritables hommages, tout comme l'idée qui est similaire sans être identique. Et évidemment l'inévitable comparaison avec Matrix.

Enfin, beaucoup moins retors qu'un Matrix qui pousse l'analyse sociologique dans ses retranchements, Dark City aura tout de même l'opportunité de nous faire réfléchir sur l'importance d'avoir son libre arbitre.
Le film nous induit l'idée que bien que les souvenirs soient parfois illusoires, telles de vagues chimères, les sensations quant à elles, sont réelles.

Hormis le scénario que j'apprécie toujours autant, le film vieillit bien et bénéficie d'une réalisation qui rappelle les techniques utilisées sur les vieux films, jouant aussi sur l'obscurité des plans et l'aspect parfois "glauque", afin de rappeler cette sensation de solitude constamment pesante.
D'ailleurs la seule lumière présente dans le film provient de lampadaires ou de petites lampes de chevet (bureau du flic). Luminosité littéralement avalée par l'obscurité de l'environnement. Cela a même tendance à donner un sentiment de désespoir au spectateur (moi qui aime tant le soleil) comme au héros, qui désemparé face à ce qu'il vit, sombre peu à peu au bord d'une folie à peine maîtrisée.
D'ailleurs le parti pris pour le film "noir" me rappelle un brin le célèbre "L'échelle de Jacob" du réalisateur Adrian Lyne. Sans doute pour cette impression de solitude, de se sentir à part dans un monde où personnes ne semblent se rendre compte qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.

Pour terminer, le casting est irréprochable. Chacun campe son rôle à la perfection, sans en faire trop.

Je recommande chaudement Dark City, bien qu'il souffre de moult comparaisons avec d'autres oeuvres tout aussi intéressantes. Un film qui a également été éclaboussé lors de sa sortie et qui n'a pas eu le mérite escompté.
Un bon film culte.

Dernière modification par Lilva ; 12/06/2020 à 17h27.
Dark City est vraiment pas mal oui, c'est très spécial par contre

Sinon dans le genre j'avais bien aimé The Thirteenth Floor qui est trop méconnu à mon gout... Le film s'est fait éclipser par Matrix à sa sortie. Ca vaut le coup de le redécouvrir même si ça a forcément vieilli...
Après je sais pas faire de belles critiques qui donnent envie donc jvous laisse découvrir
Dark City c'est une valeur sûre ouais, je trouve qu'il est pas super connu que ça des fans de SF, entendre par là que je ne le vois pas souvent cité, mais l'ambiance y est très bonne, ainsi que les thématiques gravitant autour.

@Mimu
Je viens de finir Remember Me, il m'a pas plus transcendé que ça, juste la fin qui change la donne. Sinon concernant Pattinson, c'est dingue comme son jeu a évolué, dans celui-ci je le trouve encore trop stéréotypé teen-movie, mais à l'aune de sa filmo actuelle et de ses choix de carrière, il fait vraiment du bon taff.
Lui et dans une moindre mesure Stewart ont su rebondir après des débuts ou ils enchaînaient les grosse prod pour ado, au contraire d'autres acteurs de cette génération, ils s'en tirent vraiment bien!
Citation :
Publié par Xubfin
Sinon dans le genre j'avais bien aimé The Thirteenth Floor qui est trop méconnu à mon gout... Le film s'est fait éclipser par Matrix à sa sortie. Ca vaut le coup de le redécouvrir même si ça a forcément vieilli...
Après je sais pas faire de belles critiques qui donnent envie donc jvous laisse découvrir
Il vaut mieux regarder Le monde sur le fil de Rainer Fassbinder qui est un téléfilm de 73 qui adapte la même nouvelle Simulacron 3. Je pense que les soeurs Wachowski ont pas mal puiser dedans car on y retrouve le même genre de machine pour rentrer dans l'autre monde, le même plan du long couloir avec les portes ... Sinon il s'agit d'un bon thriller paranoïaque avant gardiste et avec une très bonne mise en scène.

Malheureusement The Thirteen Floor fait un peu peine à côté mais se permet un effet de mise en scène qui était difficilement faisable dans les années 70 et encore que...
Ce confinement a eu du bon, je me suis tapé pas mal de Gabin qui sont passé sur france télé, et une découverte avec Voici le temps des assassins et les Lino Ventura en ce moment, 125 rue montmartre, j'avais jamais vu, vraiment bien. ( bon par contre le ruffian bof ) et Un Taxi pour tobrouk dont parle Nyu une page avant un bon classique.
Quelques film avec Reggiani aussi, mais ce qui est amusant c'est quand on revois tout ces films ont revois aussi beaucoup d'acteur que l'on a connu plus vieux qui entourent tout ces grands acteur et ils sont tous très très jeune. Et tous du talent.
@Nyu
Je viens de terminer Borgman, c'était pas mal, intrigant. Il m'a fait penser à Théorème de Pasolini en beaucoup moins mystique et austère (ce qui n'est pas péjoratif). Un élément étranger, ici un homme, vient perturber la vie lisse et normée d'une famille bourgeoise, la fascination que porte certains personnages à son égard n'est pas sans rappelé celle qu'exerce l'homme dans le film du cinéaste Italien avec tout de même plus de virtuosité dans la mise en scène et un message beaucoup plus politique et anagogique, deux thèmes cher à celui-ci. Si tu as l'occasion, je te le conseil.

Le cadre peut rappeler Parasite, quelques plans m'y font penser, en dehors de ça les thématiques semblent s'éloigner pas mal, en tous cas ma lecture est tout autre, je ne vois pas la troupe comme une allégorie de la classe laborieuse. En fait c'est très étrange, j'aurais tendance à prendre le long métrage pour un mix de conte fantastique très réaliste et un film politique, parce qu'il est vrai que l'on peut rapprocher certains thèmes sujet à la lutte des classes, mais ce qui me gêne avec cette lecture, c'est que cette classe est dépeinte sous un jour ne la mettant pas vraiment en valeur, et le début ainsi que la fin semblent raconter tout autre chose.
C'est ça que j'ai trouvé sympa avec ce film. Une fois terminé tu te demandes de quoi voulait vraiment parler l'auteur, car beaucoup de choses se mélangent tant au niveau des thèmes que de l'esthétique.

Moi par exemple vers la fin je me suis demandé si le film ne parlait pas tout simplement d'addiction.
Le vagabond est chassé de l'endroit où il sévissait précédemment.
Il trouve rapidement une nouvelle proie et s'installe dans la vie de ces gens.
La femme qui est malheureuse, l'accepte dans sa vie.
Elle s'en cache. Elle en a honte.
Et de cette addiction arrive les problèmes.
Ça touche son entourage. Ça bousille son mariage. Ça met ses gosses en danger.
Et à la fin, à cause de cette addiction, elle perd tout.
Ses enfants survivent mais sont emmenés loin de cette vie de privilégiés.
Le fait qu'ils partent avec la représentation de cette addiction signifie pour moi qu'ils vivront avec ce trauma toute leur vie. Ça ne les quittera jamais.

Pour résumé, un film sur la destruction d'une cellule familiale à cause de l'alcoolisme d'une mère. Ou un truc comme ça.
Citation :
Publié par .K.
Dark City c'est une valeur sûre ouais, je trouve qu'il est pas super connu que ça des fans de SF, entendre par là que je ne le vois pas souvent cité, mais l'ambiance y est très bonne, ainsi que les thématiques gravitant autour.
Et il faut savoir qu'une partie des décors ont étaient réutilisés pour Matrix
Dark City est aussi un de mes films préféré, je recommande chaudement !


Et il faut savoir qu'une personne est lié entre ces divers projets de l'époque que j'adore encore aujourd'hui, c'est David S Goyer.
Ce gars à fait le scénario de The Crow, True Romance, Dark City, Blade, Mission To Mars il a coécrit le scénario des trois Batman version Nolan etc.

D'ailleurs je viens de me refaire la trilogie de Blade (bon le 3eme est toujours aussi moyen), et, je pense, qu' il serait impossible aujourd'hui de ressortir le 1er au cinéma. Pourtant c'est une des scènes d'intro des plus marquantes du cinéma d'action de ces 30 dernières années d'après moi (avec celle de Dobermann).

Dernière modification par Toga ; 15/06/2020 à 14h17.
@Nyu
Ah oui une lecture très intéressante! Je serais curieux de savoir si le film emprunte au folklore Hollandais, ne connaissant rien de leur culture, y'a quelques passages qui m'y font penser
Hier soir j'ai regardé Les parapluies de Cherbourg.

Au premier abord, pas un film pour moi.
J'étais dubitatif au début quand j'ai réalisé que tous les dialogues étaient chantés de manière assez ridicule.
Passé la surprise je suis passé d'un relatif ennuie devant cette fable rose bonbon, a un intérêt grandissant quand le drame a pleinement démarré.
L'histoire est vraiment simple. C'est un drame sentimental. Pas un plot révolutionnaire.

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Femme aime homme. Homme part à la guerre alors que femme est enceinte. Femme promet d'attendre homme mais décide de ne pas prendre de risque et d'épouser un riche. Homme revient. Homme déprime et fait le con car sa femme est partie avec son enfant. Homme recommence à vivre avec une nouvelle femme et a son enfant. Homme et première femme se recroisent et avec beaucoup de tendresse et de retenue, ils se disent adieux et bonne chance.


On peut difficilement faire plus simple.

Ce que je retiens le plus de ce film, c'est que c'est un film très malin.
Mon résumé pourrait indiquer un drame lourd. C'est un drame lourd. Ça parle de sujets graves, de la guerre, d'une grossesse adolescente, de l'abandon, de la peur, de la pression familiale, c'est pesant. Mais c'est fait dans un Cherbourg idyllique, plein de décors en carton-pâte, avec des couleurs flashy sur les murs et sur les vêtements, avec des gens joyeux qui entrent et sortent des scènes en chantant sans arrêt et en effectuant des tâches sans importances.
L'énorme conflit qui existe entre le fond et la forme, entre la dureté du drame et la légèreté de son environnement, rend ce film vraiment intéressant.
J'avais je crois jamais vu un film traiter de cette manière un drame, en en faisant une sorte de conte, de comédie. Vraiment brillant. Un contre-pied parfait.

Pas un film pour tout le monde, mais si vous aimez le cinéma, le film fait la même durée que Artemis Fowl, alors à choisir...
Je n'ai pas encore vu Les Parapluies de Cherbourg. Il s'agit d'un classique que je souhaite regarder.

Pour ma part j'ai regardé True Romance de Tony Scott, écrit par Quentin Tarantino.

"Plus cool que cool"

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Outre l'excellent casting, le film met en scène la romance détonante, presque innocente et insouciante entre Clarence et Alabama, tandis que le jeune couple provoque dans son sillage, une série d’événements aux conséquences désastreuses.

Emprunt de l'essence de Tarantino et de la bonne maîtrise de Tony Scott derrière la caméra (Aaaah les années Top Gun), True Romance fait penser à ce genre de scénario où les événements semblent s'emballer dans une série de situations qui s’enchaînent de manière effrénée (Snatch notamment). Le film ne connait donc pas de réel temps mort, si ce n'est pour placer ça et là un dialogue au poil et presque jouissif, qui appuie consciemment sur le ridicule d'une conversation.

Surfant tantôt avec le loufoque et un aspect plus dramatique, ce film raisonne comme une onde à la liberté, qu'elle soit positive ou négative, sans jamais cesser de rappeler à l'ordre ses personnages quant aux conséquences de chaque décision.

De même, certains détails sont intelligemment laissés au hasard, ainsi pour permettre au spectateur de faire sa propre analyse.
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Clarence communique t-il réellement avec le fantôme du King ou est-ce le fruit de son esprit presque schizophrène ? Et pourtant, à aucun moment du film, Clarence ne passe pour un fou, si ce n'est qu'il emprunt de ce désir presque romanesque de libérer son épouse de l'emprise de son ancienne vie. De même, sont-ils les seuls survivants ?





Enfin, ce film raisonne comme un désir d'évasion et de devenir ce que l'on souhaite, sans plus se soucier des entraves, tout en baignant dans une innocence amer qui partage la scène avec une réalité brutale mais presque cyniquement juste, finalement.

J'ai beaucoup aimé True Romance et je le conseille ! Par contre ne vous attendez pas à une filmographie stable dans son excellence de la part de Tony Scott, puisque ses oeuvres sont très bancales.

Dernière modification par Lilva ; 19/06/2020 à 16h23.
Les parapluies de Cherbourg c'est un film annonciateur de mai 68, qui montre une jeunesse enfermée dans des conventions sociales héritées de l'ancien régime et qui n'a pas encore basculé dans ce qui sera le siècle de la libération des mœurs.
J'ai vu le film Le cas Richard Jewell, sans déconner faut qu'il arrête d’être aussi bon Clint Eastwood. Des fois il fait de très très bon film comme ça.
Citation :
Publié par Smokeur
J'ai vu le film Le cas Richard Jewell, sans déconner faut qu'il arrête d’être aussi bon Clint Eastwood. Des fois il fait de très très bon film comme ça.
J'ai globalement aimé tous ses films, bien que certains soient moins bons que d'autres.
Je n'ai pas encore vu celui-ci mais j'avais beaucoup apprécié La mule, son avant dernier film (2018).

Sinon je me suis refait un petit visionnage de Jackie Brown. Clairement pas le film que je préfère de Tarantino. Je ferais un petit résumé de mon avis un peu plus tard.

Dernière modification par Lilva ; 26/06/2020 à 08h58.
J'ai re regardé The Neon Demon hier soir. Sans doute le film de Wedding qui m'a le plus dérangée mais qui demeure néanmoins, artistiquement parlant, assez abouti.

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Alors pour ma part, je ne conseillerai pas ce film à tout le monde. Soit on aime, soit on aime pas.
Le contenu n'est pas des plus abordables, dans le sens où le réalisateur va chercher dans le dérangement, dans les excès et dans une espèce d'obsession qui passe de la métaphore à une réalité malsaine.
Bref, le film devient de plus en plus organique, ce qui peut vous procurer un sentiment de malaise voir d'écœurement.

Sans trop dévoiler le scénario, car il passe avant tout par les symboles et c'est en cela qu'il est intéressant, le passage d'un monde à un autre est relativement bien retranscrit par une certaine violence, parfois à peine palpable tandis qu'à d'autres instants, elle apparaît comme très évidente à l'écran.
Le mélange de symboles métaphoriques prend alors une forme plus physique et plus concrète à mesure que se déploient les scènes.
Les fantasmes se réalisent et les obsessions s'accomplissent. En cela, le film dégage une aura terriblement effrayante, dangereuse mais humaine.

Concernant maintenant mon avis, je suis assez partagée.

Le film aborde des sujets intéressants, comme le passage de l'innocence vers l'âge adulte (on quitte la protection de l'enfance pour la réalité de la vie, avec tout ce qu'elle entraîne: jalousie, envie, dureté, ouverture sur les opportunités, le temps qui passe). La mise à mort d'un monde pour un autre: visible par le biais du changement de maquillage, par la séparation de certains personnages et par le fait de se rendre compte de l'impression que l'on provoque auprès des autres. Mais aussi l'envie d'être quelqu'un d'autre, de s'approprier les choses, de posséder un pouvoir unique et inné.

En tout cela, j'ai trouvé le film intéressant, avec un véritable potentiel qui pourrait prêter à l'analyse. Cependant, il faut bien avouer que certaines scènes sont terriblement chiantes et longues, parce que le réalisateur a souhaité se faire mousser (il est doué derrière une caméra), tout comme j'ai trouvé l'actrice principale parfois maladroite et pas forcément des plus expressives. La fameuse mono expression en somme.

Cependant, l'ingéniosité est tout de même présente par le fait de rendre le personnage principal absolument fascinant, alors que le spectateur, quant à lui, est totalement en dehors de cette magie transformée peu à peu en maléfice.
Tout comme le hors champ est utilisé afin d'accentuer la puissance d'une scène terrifiante au possible.

Bref, ce film ne m'a pas laissée indifférente lorsque je l'ai vu au cinéma et il m'a redonné cette même sensation hier soir.
A voir mais avec l'esprit ouvert.

Dernière modification par Lilva ; 30/06/2020 à 15h31.
En parlant de films qu'on aime ou qu'on aime pas, je ne saurais trop vous conseiller LES GARÇONS SAUVAGES de Bertrand Mandico.

Voici comment j'ai résumé ce film à un pote.
- Putain je suis en train de regarder un film dans lequel 5 garçons joués par des filles partent en bateau avec un marin avec un sein et une grosse bite tatouée et qui finissent échoués sur une île sur laquelle ils boivent à même des plantes en forme de pénis une sorte de liquide blanc. 2M€ de budget, 40k entrées. #rentable

Plus sérieusement, c'est pour moi l'exemple parfait du film pas fait pour tout le monde.
C'est le film d'un véritable artiste, avec un fond et une forme qui ne te laisseront pas indifférent, un film qui dans le meilleur des cas t'émerveillera mais dans le pire, te fera rire tellement c'est par moment vraiment n'importe quoi. Il se peut même que le film t'énerve tellement visuellement il pète parfois plus haut que son cul.

En regardant ce film j'ai eu l'impression d'être devant une oeuvre d'art moderne que je ne comprend pas, une performance artistique à mi-chemin entre l'escroquerie et la beauté. J'avais envie de hurler MANDICO ESCROC mais en même temps j'étais bluffé par son imaginaire et certains de ses choix.
Le film est à mes yeux incroyablement prétentieux. Je ne connais pas Mandico mais même sans avoir vu une photo de lui je suis convaincu que c'est un barbu bobo parisien. Enfin même si le film est prétentieux, y a une réelle beauté qui s'en dégage, et même si tu n'as pas aimé, tu restes fasciné par l'histoire, ce qu'elle est et ce qu'elle aurait pu être dans les mains d'un autre. C'est vraiment un film qui te fait réaliser qu'un film, d'un auteur à un autre, peut être une oeuvre d'art ou un film commercial. Et là, on a un artiste derrière la caméra. Pour le meilleur mais aussi pour le pire.

Reste que je trouve le budget beaucoup trop haut pour ce type de production.
Mais c'est un tout autre débat.

Après vérif.
Je le pensais plus jeune quand même.

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Dernière modification par Nyu ; 30/06/2020 à 12h27.
Vos films ça plait ou pas m'ont rappelé un des pires films que j'ai vu "récemment", lors d'un festival de films à Londres. Du coup je vous en parlerai d'autres excellents plus tard quand j'aurai le temps mais là c'est l'heure de parler de Mes Provinciales, un film français de Jean-Paul Civeyrac. Pourquoi je vous en parle si j'ai pas aimé? Car je me dis que K l'a sûrement vu, j'imagine que c'est sa came, et j'oserai même dire que si ça se trouve c'est des potes à lui qui ont fait le film mdr. Auquel cas s'il a aimé j'aimerai beaucoup savoir pourquoi, autrement moquons-nous ensemble, ça fait du bien de rire un peu en 2020.

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http://www.allocine.fr/film/fichefil...lm=254188.html

Un provincial qui arrive à Paris pour faire des études de cinéma, à travers ce personnage on suit tout un groupe d'étudiants hautain et détestables. Ce film est d'une prétention immense. Les personnages sont tous un peu clichés, ne parlent qu'en citation de livres, n'écoutent que du bach et ne regardent des films ouzbéks. Tous les dialogues sont condescendants. Puis les débats des jeunes sont au ras des pâquerettes j'ai trouvé, je suppose que c'est réaliste compte tenu de l'âge des personnages, mais du coup en tant que spectateur je comprends pas trop le principe d'assister à cela. Il n'y a franchement rien à tirer de ce film à part que le réal et les étudiants en école de cinéma lévitent au dessus du peuple, selon eux. Ils sont tous artistes troublés, de façon tellement superficielle et fausse que c'en est risible. Il n'y a rien dans ce film qui me parle.
Cela dit je n'avais pas trouvé que le film encensait spécialement cet état, donc je me suis dis que c'était peut-être fait pour "dénoncer" ou se moquer un peu de ces gens, qu'à cela ne tienne l'auteur et réalisateur était présent pour parler du film et répondre aux questions à la fin et en fait il a romancé sa vie.

Le mec est professeur dans l'école de cinéma du film, il nous dis que le film est un peu autobiographique et dès les premiers mots prononcés je voulais lui mettre une droite. Il n'y a aucun second degré dans ce film, cet homme pense réellement être au dessus du game, la condescendance pure. L'aspect autobiographique romancé était évident quand on repense au fait que toutes les femmes du film tombent dans le lit du héros sans qu'il n'ait à faire quoi que ce soit.

C'est pendant la session de questions réponses que j'ai réalisé que j'étais le seul civil dans la salle de cinéma. Tout le monde était étudiants en cinéma, j'étais la seule âme perdue qui joue à dota et regarde du porno en couleurs le soir. J'avais l'impression d'avoir été téléporté dans un vis ma vie pendant une petite demi-heure, ça baratine et ça baratine, mdr.

Il est utile de noter que le film n'est pas DU TOUT ma came non plus. C'est un film - je cite l'auteur - "descriptif et littéraire", à savoir qu'absolument toutes les informations du film passe par les dialogues, les images n'étant presque qu'accessoires. C'est évidemment en noir et blanc si jamais vous vous posiez la question.
Personnellement il me faut cette dimension visuelle, ça me permet de rebondir sur The Neon Demon que j'ai adoré, comme tous les films récents de Refn (pas encore vu les plus anciens).
Les Garçons Sauvages est lui aussi en grande partie en N&B.

K je l'imagine pas vraiment dans la bande des bobos de la Fémis.
Je pense qu'ils le regardent avec une inquiétude teintée de mépris.
Quel homme sain de corps et d'esprit peut à ce point être attiré par l'oeuvre du diabolique Lars Von Trier ?
Ils l'imaginent en sadique, en psychopathe. Pour eux il peint nu dans son petit studio sous les toits de Paris des tableaux horribles dont la peinture est faite avec son propre sang, son urine et sa merde.
C'est ce qu'ils imaginent en tout cas.
C'est pourquoi quand Océane a disparu lors du second semestre, tous les regards se sont naturellement tournés vers K. N'avait-il pas le béguin pour elle ? Béguin ou désir malade ?
Un matin à 6h la police a défoncé la porte de K. A défaut de peintures elle a saisi ses livres, sa collection de DVD, et l'a embarqué pour l'interroger.
Un psy est venu le questionner pour établir un profil psychologique. K, troublé par ce qu'il lui arrivait, bien trop conscient après toutes ces heures à regarder des séries comme Making à Murderer que la justice n'était pas fiable, a préféré ne rien dire.
Pour le psy c'était le signe que K était un homme malade. Possiblement autiste. Certainement dangereux. Et si il n'était pas encore passé à l'acte, il sauterait le pas dans un futur plus ou moins proche.
Il n'en fallut pas plus aux policiers. Ils tenaient leur homme.
Mais il leur fallait faire parler K. Ils devaient retrouver Océane. Ou au moins son cadavre.
K lui essayait de comprendre pourquoi il était là, pourquoi il était suspect dans cette affaire.
L'erreur d'un policier lui fit comprendre. Ses camarades parisiens bobo de la Fémis l'avaient dénoncé. Le choc. Il pensait qu'ils étaient ses amis.
K, totalement anéanti par la nouvelle, resta silencieux, laissant les policiers tout lui mettre sur le dos sans réagir.
Mais alors que tout était perdu pour lui, Océane réapparut. Elle avait juste rencontré un beau tunisien à Barbés et, pour préparer un rôle comme son idole Léa Seydoux, avait décidé d'aller quelques jours à l'école de la vie.
K fut libéré mais le mal était fait. Il quitta la Fémis en se jurant de se venger de ses camarades. De détruire un à un leur carrière.
Il entra au CNC par la petite porte. Gravit les échelons en suçant (métaphoriquement) des kilomètres de bite.
Il était maintenant dans le comité chargé de décider qui aurait le droit à des subventions.
Et évidemment, ses anciens amis de la Fémis déposèrent des dossiers. Dossier qui, je vous le donne en mille, furent tous refuser.
Et pour enfoncer encore plus le clou, K décida de donner des subventions à toutes les comédies populaires formatées pour TF1.
Sa vengeance fut complète.

Don't fuck with K.
Citation :
Publié par Smokeur
J'ai vu le film Le cas Richard Jewell, sans déconner faut qu'il arrête d’être aussi bon Clint Eastwood. Des fois il fait de très très bon film comme ça.
Il faut dire que l'histoire de base est asser exceptionnelle.
Sully c'est pareil,.
Citation :
Publié par Mimu
Vous vous rappelez évidemment mes mots postés le 29 décembre 2019, je mets en route la déhipsterisation du sujet avec j'espère toutefois un film auquel vous laisserez sa chance sans à priori.

Remember Me (2010).

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Au jeu des belles affiches le film fait un zéro pointé.
Au jeu du casting, le film choisit Robert Pattinson en lead, et sort en plein milieu de la saga Twilight, ce qui lui a valu de nombreux à priori. Heureusement ici sur JOL nous sommes au dessus de tout cela.

Les synopsis trouvés en ligne et la bande-annonce nous vende un drame romantique, je trouve que c'est une erreur. L'histoire d'amour est centrale, mais uniquement pour relier ensemble le vrai sujet du film, à savoir deux familles traumatisées par la mort d'un frère / fils pour la première, et de la mère / femme pour la seconde. Remember Me est un drame familial avant tout, par moment très drôles, par d'autres très fort. Les dialogues touchent juste et je pense qu'il est impossible de ne pas s'investir émotionnellement dans ce film.

Beaucoup de choses dans ce film font écho à ma vie irl donc je me sais biaisé, par contre je ne sais pas trop si ça rend le film encore meilleur ou pas. Je sais que je suis assez dur avec certains films quand ça raconte des choses un peu trop proche de la maison. De toute façon, à moins d'avoir vécu une enfance parfaite dans une famille parfaite, le film vous parlera forcément je pense.

Je vous conseille également de ne pas aller vous renseigner sur le film ce qui vous gâcherait complètement la fin. FIn qui fait parler, personnellement j'aime beaucoup pour plusieurs raisons que je ne sais pas exprimer ici sans gâcher. Bref, excellent film, je le regarde régulièrement avec toujours autant de plaisir.

PS: En re-parcourant rapidement le sujet et en restant dans l'esprit des acteurs de Twilight, je remets une pièce pour Personal Shopper. Dëroutant et plaisant.

Je note vos films.
Bonjour, merci pour cette belle accroche du film ! je l'ai acheté voilà quelques années, et j'ai jamais pris le temps de le voir. Du coup, je vais m'y mettre !
Citation :
Publié par Lilva
J'ai globalement aimé tous ses films, bien que certains soient moins bons que d'autres.
Je n'ai pas encore vu celui-ci mais j'avais beaucoup apprécié La mule, son avant dernier film (2018).

Sinon je me suis refait un petit visionnage de Jackie Brown. Clairement pas le film que je préfère de Tarantino. Je ferais un petit résumé de mon avis un peu plus tard.
J'attends ton retour parce que pour moi, c'est le meilleur des Tarantino, en tout cas le plus abouti avec des acteurs à contre courant mais qui transcendent leurs personnages respectifs.
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