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Je suis étonné de pas avoir de fil à ce sujet, alors j'en lance un, étant donné que ça fait partie de l'actualité, et qu'en plus, je suppose que beaucoup d'entre vous sont concernés.
Depuis quelques mois, la ministre de L'enseignement supérieur et de la recherche, V. Pécresse, élabore un projet de décret modifiant le statut d'enseignants chercheurs. Voilà le texte. En clair, il s'agit d'un décret d'application de la LRU, qui met en oeuvre l'autonomie des universités. Dans ce cadre, est prévue au moins tous les 4 ans, une évaluation des enseignants chercheurs, afin de déterminer quel sera le contenu de leur service. Dans le décret, il apparaît clairement que les évaluations, qui seront faites par des instances locales (le président), et non plus nationale (le CNU, conseil national des universités, composé de pairs élus), concerneront les travaux de recherche, et qu'en fonction de ça (selon quels critères?), un enseignant considéré comme "bon chercheur", pourrait ne faire que de la recherche, tandis que celui dont ses travaux seront considérés comme insuffisants ou insatisfaisants, verra son service se rabattre sur les enseignements. L'enseignement est alors perçu comme une punition, ou une sanction, qui sera déterminé par les travaux de recherche. L'évaluation en elle même est contraire à plusieurs choses: d'abord le principe constitutionnel d'indépendance des enseignants chercheurs. Ceux ci ne dépendent d'aucune autorité hiérarchique, et leurs travaux, d'enseignement comme de recherche, doivent être libres, et en aucun cas guidés par qui que ce soit. Ensuite, le principe d'égalité: à statut égal, le service d'un EC à Lille ou à Montpellier pourra être totalement différent, untel pourra faire 100heures d'enseignement, l'autre 200. Enfin, les primes qui pourront aller jusqu'à 15000 euros par an, seront là aussi déterminées par le président. C'est pas tout, avec ce décret sur les EC, est prévu aussi un contrat doctoral, censé être un contrat unique de 3 ans. En réalité, il s'agit d'un CPE pour les doctorants, et d'un contrat d'un an, renouvelable 2 fois. Il y aura une période d'essai de 3 mois, voire 6, et en fin de chaque année, le doctorant devra rédiger un rapport d'activité, le directeur de thèse aussi, et au regard de ces rapports, l'école doctorale peut décider de résilier de plein droit le contrat, au bout d'un an ou deux ans, sans indemnité. La question des rémunérations est tout juste évoquée, mais comme pour les EC, il est prévu de dissocier totalement les activités de recherche, et d'enseignement. Je passe rapidement sur ces questions mais je pourrai en donner davantage. Toujours est il que la coordination nationale des universités a réuni le 22 janvier 2009 des délégués provenant de quarante six universitése et qu'elle a voté les motions suivantes : Citation :
Je voulais d'abord informer de tout ça, puis recueillir vos avis, ce que vous en pensez, et ce qu'il en était par chez vous, dans la mesure où ça me semble très important ce qui est en train de se produire. |
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What the fac?
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Non mais tu rigoles, les facs de droit sont des reperes de gauchistes pro révolutionnaires voir des terroristes en herbe. C'est connu.
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Rien en fait.
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