La manif pour tous : une manifestation qui sert d'autres buts que ceux qu'elle dit

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Publié par Assurancetourix
Un peu pareil avec mes parents... mais en fait je n'en ai pas eu besoin. A vrai dire c'est l'exemple inversé de l'expérience d'Alleria: j'ai très peu de souvenirs d'information IST/Homosexualité à l'école et j'en ai peu ou pas parlé avec les parents. Et pourtant j'ai été informé, j'ai pas mis de copine enceinte, pas choppé le SIDA, et je ne casse pas de l'homo. Et ouais, parce que déjà dans les années 90, tu avais la dose de bouquins, bd, magazines, films, émission tv, radio etc qui informaient laaargement là dessus (film combo: Philadelphia).

Donc pour reprendre ta dernière phrase: oui il y a pas mal d'enfants qui n'aborderont pas ces sujets avec leurs parents MAIS ça sera toujours moins que ceux qui n'aborderont pas le sujet de l'intégration par parties (et pourtant ce n'est pas sexuel! ), et surtout l'information sur ces sujets est abondante hors de l'école/domicile et ne nécessite pas franchement d'effort d'assimilation...

Je ne suis pas foncièrement contre cette information à l'école, mais qu'on admette qu'elle a un cout vis à vis des autres enseignements, et qu'on évalue sérieusement sa nécessité et son impact. Ça me semble un minimum non?
Il est vrai que j'ai commencé l'école à la fin des années 70, ce qui fait que le VIH par exemple est arrivé pour moi en cours de scolarité. Il n'y avait rien dans la société pour informer, il en est autrement maintenant... Ce qui n'empêche pas comme tu le soulignes qu'il serait préférable actuellement de mettre l'accent sur d'autres thèmes...
En même temps, quand on voit le nombre d'ados qui tombent enceintes, je suis pas sur que cela soit devenu inutile....
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Publié par debione
En même temps, quand on voit le nombre d'ados qui tombent enceintes, je suis pas sur que cela soit devenu inutile....
Alors là je vais dire un truc qui fâche, mais au bout d'un moment c'est comme les morts sur la route : il y a un seuil en-dessous duquel il ne va pas être possible de descendre. Entre la pilule oubliée un jour, la capote qui se déchire, le ptit coup raide bourré et les cons (des 2 sexes) qui s'en contrefoutent quotidiennement jusqu'à ce que ça leur tombe sur le coin de la gueule... c'est ça la vie en société, plus y a de monde, plus ton seuil limite grimpe. Je dis pas qu'on y est à ce seuil hein, j'en sais rien. Mais on peut pas s'attendre à ce que plus aucune gamine ne tombe enceinte, malheureusement :/.

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Publié par Assurancetourix
Je ne suis pas foncièrement contre cette information à l'école, mais qu'on admette qu'elle a un coût
Tiens j’arrête juste là moi, dès le début de la conversation. On a plus de sous, les caisses sont vides. On paye comment les gens qui interviennent sur ces sujets ? Moi non plus je suis pas contre hein, comme je suis à 101% pour qu'on donne un toit, à manger et de quoi se vêtir proprement à tous les SDF du monde. Mais comment on finance le tout ? IRL et dans le contexte actuel, évidement...
Citation :
Publié par Aloïsius
Donc, on va chercher la démente Beatriz Preciado et on en fait l'inspiratrice de l'ABCD de l'égalité ? Misère...
Ca s'appelle un homme de paille, ou alors de l'enfoncage de portes ouvertes. Trois-cent pages sur ca, par contre...certains ont vraiment du temps à perdre.
Citation :
Publié par N° 110 548
Ca s'appelle un homme de paille, ou alors de l'enfoncage de portes ouvertes. Trois-cent pages sur ca, par contre...certains ont vraiment du temps à perdre.
Je crois qu'on va faire comme pour "la théorie du genre n'existe pas".
Cette femme n'existe pas, ses thèses n'ont aucun écho, elle ne fait pas de chronique mensuelle dans Libé, elle ne donne pas de cours dans une université parisienne, elle n'est pas présentée comme une "maîtresse du genre" dans Têtu.
La stratégie de l’esquive, c'est habituellement quand on a rien à répondre sur le fond, c'est intéressant qu'elle soit systématique sur le sujet.
Citation :
Publié par Borh
Je crois qu'on va faire comme pour "la théorie du genre n'existe pas".
Cette femme n'existe pas, ses thèses n'ont aucun écho, elle ne fait pas de chronique mensuelle dans Libé, elle ne donne pas de cours dans une université parisienne, elle n'est pas présentée comme une "maîtresse du genre" dans Têtu.
Et c'est elle qui a écrit les programmes d'éducation civique de l'éducation nationale.

Sérieusement : Libé, Têtu et Preciado comme argument de la transformation de l'école en instrument perversion et de destructuration sexuelle des enfants...
Citation :
Et c'est elle qui a écrit les programmes d'éducation civique de l'éducation nationale.
Elle n'est pas décrite comme telle mais comme une philosophe reconnue médiatiquement faisant partie des "penseurs du genre", ce qu'elle semble bien être.

Citation :
Publié par wikipedia
Tout comme Judith Butler, elle dénonce un conditionnement des êtres humains. Selon elle, la nature de l'homme et de la femme est déterminé par la culture et projeté automatiquement sur l'individu.
Et il n'y a certainement pas 300 pages sur "Preciado auteur de l'ABC de l'égalité", il y a 2 pages citées du livre, puis une coupure "[...]" (qui doit correspondre au moment où elle passe à d'autres "penseurs du genre" dans le livre, enfin j'ose espérer sinon ce serait répétitif)... puis le texte d'une interview plus ancienne qui a à voir avec l'éducation nationale, mais où elle ne parle pas de Preciado.
Citation :
Publié par Aloïsius
Et c'est elle qui a écrit les programmes d'éducation civique de l'éducation nationale.
Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas d'influence. Les membres du conseil des programmes ne font pas leur boulot ex nihilo mais sont quand même sensés être au fait des travaux universitaires (et c'est bien normal).

Citation :
Publié par Aloïsius
Sérieusement : Libé, Têtu et Preciado comme argument de la transformation de l'école en instrument perversion et de destructuration sexuelle des enfants...
Preciado n'est citée qu'une fois dans une longue interview et d'une façon qui me semble justifiée puisqu'elle est à la fois respectée dans le domaine et relativement présente médiatiquement. Mais le présenter comme le seul argument de l'interview et même du bouquin, c'est quand même particulièrement malhonnête.
Moi aussi je peux écrire de longues diatribes sur le bilan de Pol Pot pour réfuter les idées économiques de Marx, c'est facile après tout.
Mais si tu ne vois pas l'énormissime homme de paille ici...quand les premières lignes du premier extrait de ce livre "philosophique" parlent déjà de godes dans le cul et de zoophilie, j'ai bien compris que ce papelard n'encourage pas vraiment au dialogue intellectuel, quel que soit la suite de son contenu. C'est un peu l'équivalent conservateur des chars russes sur les champs élysées.
Ensuite on se retrouve à argumenter que non, les cours d'éducation civique de l'éducation nationale ne consistent pas à enseigner aux enfants à mettre des doigts dans le cul des morts...et c'est déjà la fin du débat. Homme de paille.

Dernière modification par N° 110 548 ; 13/11/2014 à 22h19.
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Publié par N° 110 548
Mais si tu ne vois pas l'énormissime homme de paille ici...
Je vois surtout une énormissime mauvaise foi quand on résume un bouquin de 240 pages qu'on a pas lu à un seul argument.
L'auteur de la chronique du Monde sur ce bouquin a bien raison, oser écrire un bouquin sur ce sujet, c'était s'exposer aux critiques caricaturales, et bah ça a pas loupé.
Non pour tout dire, sachant que l'objet de ce livre semble être de démontrer que la (chose se niant) théorie du genre n'est pas une science mais une idéologie appliquée, qui comme toute idéologie peut donner naissance à des excès divers, il est plutôt logique qu'elle donne des exemples de ceux ci.

Vos réactions, qui sont elles mêmes un énorme homme de paille au vu de ce qu'on peut lire du livre dans la critique du Monde, me semblent plutôt indiquer que vous avez surtout très peur qu'un débat s'ouvre sur ce point (ce dont je ne doutais pas vraiment vu l'absence criante de réponses à mon message de la page 58 - et je ne parlais pas de zoophilie, ni ne suis vraiment hostile, pourtant).
Pas de ma faute si les extraits de son livre parlent de ça: je critique que ce qu'elle me donne. Si ce sont des extraits, ils doivent être un minimum représentatifs du livre dans son ensemble. Mais si tu veux nous faire un résumé du livre, lance toi.

Bon par contre, je ne vois toujours aucun lien entre les tarées ultraféministes et les cours d'éducation civique de l'EN: c'est surtout sur ce point que la MPT (et d'autres) montent un homme de paille immense. Bizarrement, je suis persuadé que tous ceux qui ont cité ces ABC de l'égalité ici et souvent à charge, n'ont strictement aucune idée de leur contenu.
Citation :
Publié par N° 110 548
Bon par contre, je ne vois toujours aucun lien entre les tarées ultraféministes et les cours d'éducation civique de l'EN: c'est surtout sur ce point que la MPT (et d'autres) montent un homme de paille immense. Bizarrement, je suis persuadé que tous ceux qui ont cité ces ABC de l'égalité ici et souvent à charge, n'ont strictement aucune idée de leur contenu.
c'est super de toujours prendre les autres de haut, vous n'avez aucune idée du contenu et je ne vais surtout pas vous aider ...

Pour tous ceux qui ont envie de discuter et comme je suis un gars sympa qui ne cherche pas a avoir raison mais a partager je vous met un lien vers ce fameux contenu :
http://www.cndp.fr/ABCD-de-l-egalite...formation.html

Vous y trouverez tous les doc pédagogiques.
Donc j'ai cité ces ABC de l'égalité ... so what ?

Perso j'ai kiffé surtout les plaquette sur le sport, faire faire de la danse au garçon (ils ont déjà essayé avec moi à l'école, pour son propre bien être la maitresse à abandonnée), ne plus faire tirer les équipes (parce que forcement les plus fort sont choisi en premier) enfin que des conneries dans ce genre.

Mais le plus gros point noir pour moi c'est l'objectif qui est sur toute les plaquettes :
"Amener les élèves à se poser des questions sur l'égalité entre fille et garçon."
Alors vois-tu je considère que répondre aux questions des enfants est normal. Si jamais ou plutôt "quand" mon gamin se posera ce genre de question ses mêmes plaquettes pourront être les bienvenue. Mais par contre faire le forcing sur des centres d’intérêts qui ne sont pas les leur est juste de l'endoctrinement !
Je crois que tout le monde pourrait s'entendre si on ne traitait pas l'objet du débat comme un objet entier, sans essayer de segmenter celui-ci

Pour les populations les plus démunis, un certain nombre de joliens mettent en avant la nécessité du rôle d'éducation de l'EN qui doit évoluer, car ces populations ne sont pas capables d'éduquer leurs enfants, du fait d'une pauvreté culturelle, économique et sociale. Les jeunes provenant de ces familles n'ont à mon sens pas les bases nécessaires pour notamment appréhender la nécessité du savoir et acquérir celui-ci, rendant caduques les discours désignant la perte d'heures d'EN classique au profit d'heures d'activités annexes sur des sujets précis (sida, sexualité, etc.).
Alors on peut s'interroger sur l'efficacité de ces heures, mais pas lier ces heures à la déchéance du système scolaire alors que la problématique est sociale et initialement en dehors du périmètre traditionnel de l'EN, et qu'un mois de cours supplémentaire au collège ne changera pas la trajectoire de ces élèves.

Ceci dit, on rétorque à juste titre il me semble, que l'EN n'en a pas forcément les moyens ou la compétence: qu'à cela ne tienne, il faut donc les donner si on souhaite voir la situation évoluer.

NB: C'est amusant de voir des profs se plaindre qu'on leur confie des responsabilités dont ils n'ont pas forcément la compétence et pour lesquelles ils ne sont pas rémunérés, vous entrez dans les joies du privé.

On peut s'interroger néanmoins pour les populations 'moyennes' de l'école publique (spectre plutôt large) où effectivement la baisse de l'intensité des cours, de l'attente envers les élèves et de la relative permissivité de l'école actuelle pourrait les désavantager par rapport aux favorisés fréquentant les écoles privées (évidemment je suis plus convaincu de l'impact du déterminisme social que sur, encore une fois, le mois de cours supplémentaire).

Première critique, c'est méconnaitre ou surestimer grandement le marché du travail actuel que penser que la moindre culture classique est nécessaire pour accéder à des postes, aussi prestigieux et rémunérateurs soient-ils, et il n'y a pas d'intérêt au-delà du coté symbolique et prestigieux que cela apporte dans des conversations informelles dans le monde professionnel (pour toutouyoutou qui nous explique que ne pas terminer un programme d'histoire va faire de nous des chômeurs et des illettrés).

NB :C'est aussi surestimer le défi intellectuel, quasi nul par rapport aux études pour y accéder, que propose les métiers contemporains du service.

Pour aller plus loin, écrire correctement français n'est pas un impératif de nombreux jobs et n'est d'ailleurs pas souvent vérifié car présupposé par le diplôme (et pas forcément à juste titre).
Les ABCD de l'égalité sont disponibles publiquement dont pas compliqué de se faire une idée.
On en a un exemple là :
http://www.cndp.fr/ABCD-de-l-egalite...etitsriens.pdf

Avec certaines affirmations étonnantes :
Citation :
Statistiquement, les femmes pratiquent moins d’activités physiques que les hommes. Est-ce une question de possibilités physiques*? Les sportives de haut niveau prouvent le contraire tous les jours*!
Je sais pas, quand je regarde le sport de haut niveau (truc simple : les temps en athlétisme, les poids en haltérophilie), j'ai bien l'impression que le sport de haut niveau démontre ces différences (qu'on constate par ailleurs dans la vie de tous les jours).

Ensuite, ça définit les stéréotypes : esthétisme pour les filles, prise de risque pour les garçons. Puis on encourage les filles à adopter les activités stéréotypées des garçons (la prise de risque) et on encourage les garçons à adopter les activités stéréotypées des filles (esthétisme). Ca dit même qu'il faut empêcher les garçons et les filles de faire les activités qu'ils préfèrent car elles perpétuent les stéréotypes.
Citation :
Va-t-on laisser les enfants, renforcer les stéréotypes sexués en les laissant choisir ce qu’ils ou elles préfèrent*? La visée d’égalité, c’est au contraire permettre à chacun-e de s’approprier toute la dimension culturelle gymnique.
Le tout pour dégager les "normes culturelles dominantes".

Je comprends qu'on y soit favorable ou qu'on y soit défavorable, mais qu'on ne vienne pas dire qu'il y a zéro idéologie derrière...
Citation :
Citation :
Statistiquement, les femmes pratiquent moins d’activités physiques que les hommes. Est-ce une question de possibilités physiques*? Les sportives de haut niveau prouvent le contraire tous les jours*!
Je sais pas, quand je regarde le sport de haut niveau (truc simple : les temps en athlétisme, les poids en haltérophilie), j'ai bien l'impression que le sport de haut niveau démontre ces différences (qu'on constate par ailleurs dans la vie de tous les jours).
Je pense que tu n'as pas compris le propos que tu cites. Ce qui est dit, c'est que les femmes pratiquent en moyenne moins d'activités physiques que les hommes - et sans raison physique particulière. Pas que les femmes sont aussi performantes que les hommes dans les activités physiques. Le propos porte sur l'activité et sa fréquence (elle pratiquent moins), pas la performance.
Citation :
Borh

Les ABCD de l'égalité sont disponibles publiquement dont pas compliqué de se faire une idée.
On en a un exemple là :
http://www.cndp.fr/ABCD-de-l-egalite...etitsriens.pdf
C'est pas pour faire le bourrin (même si c'est vrai que ces jours-ci j'y suis enclin) mais ça s'adresse à des enseignants ? Ils le prennent comment de se faire parler comme à des imbéciles ?
Citation :
Publié par Albabator


Tiens j’arrête juste là moi, dès le début de la conversation. On a plus de sous, les caisses sont vides. On paye comment les gens qui interviennent sur ces sujets ? Moi non plus je suis pas contre hein, comme je suis à 101% pour qu'on donne un toit, à manger et de quoi se vêtir proprement à tous les SDF du monde. Mais comment on finance le tout ? IRL et dans le contexte actuel, évidement...
C'est une question très intéressante puisqu'il a été démontré que le coût pour la société d'un SDF dans la rue est supérieur à celui de lui construire et offrir une maison gratos.

Pour le VIH, compte tenu de sa recrudescence chez les jeunes, je pense qu'en faire moins à l'école à été une erreur (et le coût d'un sidéen qui va vivre 60ans aussi c'est bonbon hein). Pour finir le manque d'éducation sexuelle est en corrélation directe avec le nombre de grosses non désirées ($$) et d'IST ($$$$). Les US sont un cas d'école pour ça.
Citation :
Publié par Borh
Les ABCD de l'égalité sont disponibles publiquement dont pas compliqué de se faire une idée.
On en a un exemple là :
http://www.cndp.fr/ABCD-de-l-egalite...etitsriens.pdf

Avec certaines affirmations étonnantes :
Je sais pas, quand je regarde le sport de haut niveau (truc simple : les temps en athlétisme, les poids en haltérophilie), j'ai bien l'impression que le sport de haut niveau démontre ces différences (qu'on constate par ailleurs dans la vie de tous les jours).
Quel est le rapport ? Ce que tu vois en regardant le sport de haut niveau, c'est que les performances sont plus élevées chez un homme que chez une femme, du fait de paramètres physiques. Ce que le document remonte, c'est que les femmes font moins de sport "en amateur" que les hommes, et ça ça n'est justifié par aucune explication physique, juste par le stéréotype du garçon qui fait du foot pendant que la fille fait de la couture.

Citation :
Ca dit même qu'il faut empêcher les garçons et les filles de faire les activités qu'ils préfèrent car elles perpétuent les stéréotypes.
Le document ne dit pas du tout ça, il dit qu'il faut lutter contre les stéréotypes en faisant en sorte que tous les enfants participent à tous les aspects, que si tu fais un sport co il faut que les garçons comme les filles soient en attaque ET en défense alternativement et pas cantonnés à un rôle parce que la culture dominante veut que ça soit le leur à cause de leur vagin ou de leur pénis.

Citation :
Je comprends qu'on y soit favorable ou qu'on y soit défavorable, mais qu'on ne vienne pas dire qu'il y a zéro idéologie derrière...
Bien sûr qu'il y a de l'idéologie, celle de lutter contre les stéréotypes liés au sexe. C'est autant de l'idéologie que d'expliquer aux enfants à l'école le non sens du racisme. Alors après ouais, on peut considérer comme certains que l'école est juste là pour apprendre aux enfants que 2+2 = 4, ou alors on peut considérer que l'école est aussi là pour essayer d'amener les enfants vers une meilleure société, une société où le racisme est refusé, comme le sexisme.
Citation :
Publié par N° 110 548
Je pense que tu n'as pas compris le propos que tu cites. Ce qui est dit, c'est que les femmes pratiquent en moyenne moins d'activités physiques que les hommes - et sans raison physique particulière. Pas que les femmes sont aussi performantes que les hommes dans les activités physiques. Le propos porte sur l'activité et sa fréquence (elle pratiquent moins), pas la performance.
Ma mère à mon père vlà 3 jours : "mais tu me casses les pieds avec ton Ipad là, je passe 75% de mon "temps libre" à m'occuper de la maison, j'ai pas l'temps de jouer moi !". Mon père venait de lui proposer de lui refiler son vieux Ipad pour qu'elle puisse jouer à son 2048 et classer les photos de famille, lui en profitant pour s'acheter un Ipad mini dernière génération (bien que mon père soit un vieux malin, parfois je me demande ce qu'il a apprit durant ses 35 ans de mariage ).

Le parallèle n'est pas à faire avec les produits Apple, je le dis tout de suite. Ce que j'en vois, c'est qu'en 2014 la femme gère encore le plus gros des tâches ménagères, voir administratives et financières. Pendant que l'homme joue au foot dehors/sur la Playstation avec ses potes. Déjà, la femme ça l'aide pas à consacrer du temps à des activités externes, surtout sportives (et donc physiques. Se pelleter 10kg de linge tous les jours, entre monsieur et les gamins, ça pourrait être considéré comme de la muscu/cardio je pense). Après évidement, je ne sous-entend pas non plus que tous les hommes cognent leur femme en buvant de la bière pour que bobonne lave les slips. Mais force est pour moi de constater que majoritairement, les femmes en font plus que nous.


Citation :
Publié par Zangdar MortPartout
C'est une question très intéressante puisqu'il a été démontré que le coût pour la société d'un SDF dans la rue est supérieur à celui de lui construire et offrir une maison gratos.

Pour le VIH, compte tenu de sa recrudescence chez les jeunes, je pense qu'en faire moins à l'école à été une erreur (et le coût d'un sidéen qui va vivre 60ans aussi c'est bonbon hein). Pour finir le manque d'éducation sexuelle est en corrélation directe avec le nombre de grosses non désirées ($$) et d'IST ($$$$). Les US sont un cas d'école pour ça.
Attention avec les USA, y a aussi un nombre impressionnant de fêlés qui foutant la religion en avant de tout, ne veulent pas entendre parler de contraception. Ça les empêche pas d'aller foutre des biftons dans les strings poisseux des danseuses, mais ça en confess, ça passe. C'est pas pareil, tu comprends bien .
Citation :
Publié par N° 110 548
Je pense que tu n'as pas compris le propos que tu cites. Ce qui est dit, c'est que les femmes pratiquent en moyenne moins d'activités physiques que les hommes - et sans raison physique particulière. Pas que les femmes sont aussi performantes que les hommes dans les activités physiques. Le propos porte sur l'activité et sa fréquence (elle pratiquent moins), pas la performance.
Et en quoi le sport de haut niveau prouve quoique ce soit sur ce sujet ?

Citation :
Publié par Dawme
Le document ne dit pas du tout ça, il dit qu'il faut lutter contre les stéréotypes en faisant en sorte que tous les enfants participent à tous les aspects, que si tu fais un sport co il faut que les garçons comme les filles soient en attaque ET en défense alternativement et pas cantonnés à un rôle parce que la culture dominante veut que ça soit le leur à cause de leur vagin ou de leur pénis.
Le document le dit texto, il faut empêcher les garçons et les filles de faire les activités qui leur plaisent, encourager les filles à faire des activités de garçons (qui relèvent d'un stéréotype masculin, "la prise de risque") et les garçons à faire des activités de filles (qui relèvent d'un stéréotype féminin, "l'esthétisme").
C'est exactement ce que dit Bérénice Levet dans l'interview postée plus haut, on joue les apprentis sorciers en entraînant l'école dans l’ingénierie sociale. On prend l'être humain comme un matériau qu'on peut façonner dans le but de créer un "homme nouveau". D'autres idéologies l'ont déjà essayé.

Citation :
Publié par N° 110 548
Bien sûr qu'il y a de l'idéologie, celle de lutter contre les stéréotypes liés au sexe. C'est autant de l'idéologie que d'expliquer aux enfants à l'école le non sens du racisme. Alors après ouais, on peut considérer comme certains que l'école est juste là pour apprendre aux enfants que 2+2 = 4, ou alors on peut considérer que l'école est aussi là pour essayer d'amener les enfants vers une meilleure société, une société où le racisme est refusé, comme le sexisme.
Le sexisme est une attitude discriminatoire envers un des deux sexes. Ca veut pas dire qu'on doit empêcher les garçons et les filles de faire les activités qui leurs plaisent quand bien même elles seraient stéréotypées. Je dirais même que ce que propose cette fiche pédagogique, c'est de la discrimination, puisqu'on force les élèves vers certaines activités en fonction de leur "genre" (liée à l'esthétisme pour les garçons et à la prise de risque pour les filles).

Citation :
Publié par Meine
C'est pas pour faire le bourrin (même si c'est vrai que ces jours-ci j'y suis enclin) mais ça s'adresse à des enseignants ? Ils le prennent comment de se faire parler comme à des imbéciles ?
A observer les réactions des enseignants présents sur ce fil, je dirais que c'est variable d'un prof à l'autre.

Dernière modification par Borh ; 14/11/2014 à 08h14.
Citation :
Publié par Borh
A observer les réactions des enseignants présents sur ce fil, je dirais que c'est variable d'un prof à l'autre.
Ni l'un ni l'autre. L'ABCD de l'égalité, c'était pour le primaire. Toutouyouyou et moi, on enseigne dans le secondaire.
Citation :
Publié par Dawme
Bien sûr qu'il y a de l'idéologie, celle de lutter contre les stéréotypes liés au sexe. C'est autant de l'idéologie que d'expliquer aux enfants à l'école le non sens du racisme.
Ce maladroit parallèle fait avec l'anti-racisme résume bien tout le problème de l'approche genriste de l'anti-sexisme.

L’existence de races humaines est quelque chose que la science a définitivement écarté. Nier l'existence de sexes par nature différenciés influant sur l'identité des individus autant que leur culture, par contre, est une position purement idéologique...

De mon point de vue, l'approche genriste est une énorme esquive du principal défi qui se pose à l'anti-sexisme : défendre une idée d'égalité en dépit de différences réelles. Ce qui est assez regrettable, car l'anti-sexisme pouvait être vu comme le laboratoire de la lutte contre le racisme génétique de demain.

Tôt ou tard, avec le déchiffrage du génome, il y a toutes les chances qu'on parvienne à identifier des prédispositions ou différences de potentiel importantes liées à une nature des individus impossible à nier, et c'est là que l'humanisme va devoir se réinventer, pour parvenir à défendre l'idée d'égalité de droit et de traitement entre humains malgré ces différences, et contre un généticisme qui aura tout le poids d'une science indiscutable. Nier une différence génétique aussi criante que celle entre les sexes, c'est ne pas se préparer à ça (enfin ou le faire avec un argument qui risque d'être très facilement écarté demain).

Dernière modification par Twan ; 14/11/2014 à 10h18.
Le problème est que cette différence entre les sexes, elle est hyper-profondément ancrée en nous au travers de la culture...

L'exemple type: Vous avez rendez-vous avec votre nouvel employeur... La personne face à vous est une belle nana, habillée en rose-fushia moulant, maquillée...

Maintenant la même, sauf que la personne en face de vous est un bel homme, habillé en rose-fushia moulant et maquillé...

Pas besoin d'expliquer que le 100% des gens n'auront pas la même impression en étant face à la femme ou face à l'homme... Et ce juste à cause de stéréotypes lié au sexe et à la couleur...

J'en sais un petit peu quelque chose, mon petit garçon de 5 ans est un fan absolu de star wars et sa couleur préféré est le rose... Ce qui lui pose des problèmes à l'école quand il fait des dessins, car tous ces petits camarades lui disent qu'il fait des dessins de filles, vu qu'il utilise justement souvent le rose... (bon Dark Vador en rose, j'avoue ça troue le cul... )
Je vais être un peu cru mais qu'elle soit en rose ou avec un sac poubelle sur la tête, si c'est une belle nana ça changera rien t'auras juste envie de la sauter, et si tu es une nana tu auras probablement un -très- léger risque de défiance (et je vous signale qu'avec les mecs la réciproque est tout aussi vraie).

Un des soucis majeur avec le genrage, c'est que ça butte effectivement sur des différences objectives. La question plus générale, c'est aussi de savoir si il faut mettre des combats et des luttes sur tout et de savoir si c'est bien leur place. Ma grand-mère reprisait ses chaussettes, est ce qu'elle était écologiste pour autant ? J'ai tendance à penser que le bon sens souvent suffit à régler bien des problèmes.
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