@endessous : Nan mais vous pourrez essayer de tourner ça au ridicule autant que vous le voudrez, ça changera rien, tu va dans un restaurant tu sais à quoi t'attendre, même si ils puent ces produits là tu sais déjà que tu va les trouver et ils y sont quand même "à leur place" contrairement à l'e-cig et la cigaretten'ont rien à y foutre elle. Enfin bon, je vous laisse à votre concours du plus con, vous êtes bien parti, la concurrence à l'air rude. Ton resto qui fait des plats à base de reblochon, il l'affiche, si t'es assez con pour y aller, c'est pas après le restaurateur ni le produit qu'il faut s'en prendre.
Encore une fois, la question ne porte pas sur des interrogations du type "Est-ce que c'est saint pour l'entourage du vapoteur ?" ou "Est-ce que l'odeur des aérosols produits par un vaporisateur personnel, est-elle de nature à constituer une source de gêne ?"...
La question est de savoir si une loi statuant la dessus est réellement opportune...
Si on prend par exemple, le cas d'une personne à l'hygiène douteuse, qui empeste littéralement la transpiration... Si elle se rend dans un resto, à la base, rien ne l'en empêche, il existe cependant une loi qui permet au gérant de l'établissement de parer à ce genre de situation: Il peut tout à fait refuser l'entrée ou faire sortir une personne dont la mauvaise hygiène serait de nature à nuire au reste de la clientèle ou de ses employés.
Pourtant il n'y a jamais eu de loi interdisant de se rendre dans un lieu public sans avoir pris une douche dans les 12 heures précédentes... Et il n'y en a jamais eu besoin... Tout comme il n'y a pas de loi obligeant à être courtois, ou interdisant d'avoir un langage châtié. La loi est là pour protéger le citoyen, pas pour lui dicter des règles de bonnes conduite, ces règles là, dans un lieu public, sont pour moi à la charge du responsable de ce lieu...
A ta place, si je devais être importuné par des vapeurs d'e-cig dans un resto et que le gérant ne semble rien faire pour que cela cesse, je changerai d'établissement.
Tout comme je le fait quand je remarque qu'un établissement accueille des gens trop bruyants et fait preuve de complaisance à leur égard, au détriment des autres clients. Encore une fois, ce serait absurde de légiférer sur une interdiction d'élever la voix, ce serait aller contre certains restaurateurs qui pourraient être pour cette ambiance festive et populaire ou fermer la possibilité d'avoir des repas animés quand c'est approprié d'en avoir.
Pou l'e-cig c'est pareil, si un restaurateur souhaite l'autoriser ou l'interdire, il devrait être le seul à décider, et non avoir un législateur pour prendre la décision à sa place.
Sauf que le mieux c'est qu'il ne fume pas, ni ne vapote on est bien d'accord ?
Comme je l'ai déjà dit deux ou trois fois dans ce thread, remplacer la clope par "rien", surtout auprès des jeunes, c'est une douce utopie totalement irréaliste et irréalisable...
Ceux qui pensent que c'est faisable, car au fond, tabac, c'est quelque chose d'inutile, n'arrivent généralement pas à prendre en compte le fait que depuis la nuit des temps, toute civilisation a eu son opium, ses substances addictives, qu'elles soient approuvées ou non.
Il serait idiot de croire que l'on devient accroc au tabac du jour au lendemain, parce qu'on y a goûté et qu'on y a pris gout. D'abord le gout est dégueulasse, on y prend pas goût, on s'y fait.
Ensuite le tabac "occupe", pour un jeune qui fume depuis peu, le tabac occupe une grande partie de ses pensées, de ses interactions sociales, de son temps et de son argent.
Ses pensées, car il va mobiliser le plus clair de ses réflexions à ne pas se faire repérer par ses parents, à monter des plans avec ses potes pour s'en griller une à 4 dans un coin de la cour, à veiller à ne pas sentir la clope ou à planquer son paquet dans un coin de sa chambre. Ses interactions sociales car ses sujet de discussion tourneront essentiellement au tour de la clope avec d'autres jeunes fumeurs. Et bien sur son temps car il va parfois marcher 20 minutes pour s'en fumer une loin des parents et pour son argent, il suffit de voir le prix d'un paquet...
Le pire, c'est que si il n'a pas d'argent, on pourrait penser que cela lui permettrait de "décrocher", en fait c'est pire... Il va consacrer plus de temps pour "gratter" ses clopes, il va encore plus sociabiliser au tour de la clope et va encore plus mobiliser ses méninges pour s'en procurer, au final il sera encore plus accroc...
Penser que, si on supprime le tabac, les jeunes redéploieront toute cette énergie dans leurs études ou leurs loisirs, c'est d'une naïveté sans fin... Une bonne partie d'entre eux seront toujours en recherche d'un produit addictif, sociabilisant, interdit et qui représente un rite de passage à l'âge adulte. S'il n'y a plus de tabac, ils se rabattront sur l'herbe, l'alcool ou la cocaïne, s'il n'y en a pas, ils se contenteront de sniffer de la colle ou de se stranguler avec des foulards.
Quand on a une vision réaliste sur le phénomène du tabagisme, on peut enfin se poser la question : "Si on supprime le tabac, par quoi va-t-on le remplacer ?".
Sachant que si on ne prend pas de décision, un produit de substitution au tabac finira bien par faire son apparition de manière sauvage (et bien avant qu'on en ait totalement terminé avec le tabac). Les Vaporisateurs personnels sont un de ces produits de substitution, par chance, ils sont immensément moins nocifs que le tabac... La question est : "Dois-t-on le mettre sous clef et attendre qu'une autre substance candidate pour remplacer le tabac, dont on ne saurait dire si elle sera plus saine ou plus nocive, pointe le bout de son nez ?"
Comme tous les vapoteurs, je pense que non, c'est une formidable opportunité qui s'offre à nous et il nous appartient de la saisir.
Pour ma part, je pense que le seul coté positif d'une interdiction des Vaporisateurs Personnels dans les lieux publics ou de toute autre forme d'interdiction à l'encontre de ce produit, serait une sorte de défi lancé à ces jeunes en quête d'initiation et je pense que de fait, la vapote gagnerait du terrain vis à vis du tabac. Si on veut que les jeunes s'y mettent, il n'y aurait rien d'autre à faire.