Immobilier (La Taverne)

[Immobilier] Louer ou acheter ?

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Publié par Corbeau
À mon avis, ça dépend de ton objectif. Si tu penses que la propriétaire peut t'oublier si tu fais le mort, tu peux tenter. Si tu pense qu'il y a un risque de litige, tu as intérêt à paraitre autant de bonne foi que possible. Je ne suis pas sûr que ne pas répondre ou répondre seulement quand tu es mis en demeure de le faire (c'est à dire donner le sentiment que tu cherches juste à ne pas payer) soit très favorable pour toi dans le cadre d'une conciliation. À mon avis, il pourrait être pertinent de répondre et développer tes arguments posément et honnêtement (tu sembles dire que tu es plutôt dans ton bon droit), en gardant en tête que vos échanges seront peut-être lus plus tard dans le cadre d'une conciliation.
En effet je n'avais pas vu les choses sous cet angle... je pense que je vais répondre ouais, en préparant très bien, puis déjà plus vite j'aurai répondu plus vite le choses avanceront.

Citation :
Publié par Dreffy
Hello !

Question un peu technique sur les lois en location et les obligations des proprios :

L'appart dans lequel je suis locataire et vis vient d'être vendu (au frère de mon ancienne proprio), jusqu'ici avec mes précédents proprios tout s'est super bien passé, je n'ai pas de garants et eux n'ont pas d'assurance impayé, je suis réglo, eux aussi, et tout se passe bien.

Mon soucis : j'ai l'impression que le nouveau proprio va être plus chiant, déjà ils veulent passer le logement en bail meublé, de mon côté aucun soucis, par contre à l'intérieur j'ai mes meubles et il est hors de question que je les change contre un clic clac dégueu ou une table premier prix alors que j'ai tout meublé l'année dernière à mon goût avec des meubles sympas.

Je compte donc accepter de passer le bail en meublé, mais sans qu'ils rajoutent de meubles dedans, je sais que c'est pas terrible, mais bon...

Deuxième chose, vu que le bail va passer de non meublé à meublé, est ce que je dois casser le précédent et en signer un nouveau en meublé ? Est-ce qu'ils ont moyen de me la mettre à l'envers et faire ce qu'ils veulent ?
Je vais également être au chômage à la fin du mois, sans nouvelles pistes pour le taff ATM, on doit voir pour passer le bail en meublé juste avant (le 25 septembre), évidemment ils ne sont pas au courant que je vais être au chômage (je compte toujours payer mon loyer et j'en aurai largement les moyens BTW).

Est ce que vous avez des conseils à me donner ou autre ? J'ai lu qu'un nouvel acquérant ne pouvait pas mettre le locataire avant 2 ans après l'achat si le locataire habitait déjà à l'intérieur, est-ce que j'ai juste ?
Je pense que le nouveau propriétaire veut passer en meublé pour profiter du régime LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel), qui est très... avantageux. En gros on peut amortir le bien et déduire des loyers encaissés le montant de l'amortissement ainsi que plein d'autres frais (notamment des frais d'intérêt d'emprunt). Si la charge d'amortissement est supérieure aux loyers encaissés, on garde de côté la fraction qui dépasse.
Concrètement ça veut dire que t'es pas imposable avant très longtemps, tu touches donc des loyers qui sont nets d'impôt.

Bon ça tu t'en fous, mais en tout cas ouais je me renseignerais sur le changement de bail. En tout cas imo lis bien avant d'accepter de signer et de casser le bail actuel. Changement de bail veut dire aussi qu'il peut changer le montant du loyer d'ailleurs.


Et comme dit plus haut, un bail meublé c'est un an avec tacite reconduction. De plus les durées de préavis sont réduites pour expulser un occupant : trois mois contre six mois. On conserve la condition de vente de l'appartement ou de reprise par le propriétaire ou un membre de sa famille immédiate pour y vivre cependant.

Mais en gros tu pourrais avoir une épée de Damoclès sur la tête tous les ans jusqu'à trois mois avant la reconduction...
Citation :
Publié par Dreffy
déjà ils veulent passer le logement en bail meublé
Il faut pour cela que le bail expire (que tu ne le renouvelles pas, comme c'est tacite tu devras en fait donner congé pour que le bail ne se renouvelle pas automatiquement) et que vous en fassiez un nouveau. Cela ne peut aucunement t'être imposé, un bail reconduit ne peut pas changer de statut.

Citation :
Est-ce qu'ils ont moyen de me la mettre à l'envers et faire ce qu'ils veulent ?
Oui, si tu confirmes ne pas renouveler le bail, tu viens de donner ton congé. Rien ne les oblige ensuite à te reproposer le bail meublé.

Il fait probablement ça pour des raisons fiscales, mais tu n'as rien à gagner dans l'histoire.

Bonus: si c'est en petite couronne de Paris ou dans une ville de 200K habitants ou plus, une autorisation préfectorale est nécéssaire en LMP.

Dernière modification par Lolmao the Dong ; 13/09/2021 à 21h53.
Merci pour vos réponses, j'aurai dû le préciser mais oui c'est en effet pour des raisons fiscales qu'ils veulent passer en meublé, de mon côté je veux juste être tranquille, donc dans l'absolu ça me dérange pas.

Si je signe le nouveau bail puis casse l'ancien tout devrait bien se passer j'imagine, non?
Et concernant le renouvellement je suis pas particulièrement inquiet, je pense que j'aurai déménagé pour autre chose d'ici un an. (Dans tous les cas ils veulent faire du locatif donc à priori je devrai pas être embêté)
Citation :
Publié par Don Patricio
edit au dessus : attention c'est juste un conseil de plutôt pas partir sur des hypothèses trop optimistes ...
Sans être pessimiste, je suis plutôt du genre à essayer d'anticiper le plus d'éventualité possibilité et de limiter les risques importants.

Je vais pas entrer dans le détail des évolutions pro/perso mais dans le pire des cas, je reste sur mon salaire actuel quelques années avant de rentrer en métropole (voire de changer à nouveau de DOM). Je ne souhaite plus être locataire. J'en ai marre d'avoir le sentiment de jeter mon argent par les fenêtres et d'enrichir autrui alors que je pourrais commencer à me faire un capital. Je commence également à saturer des appartements. Pour autant, ça reste le plus raisonnable sur de nombreux points. L'achat l'année prochaine est donc une certitude.

En revanche, l'appartement serait mis à la location au moment de quitter la Guyane (ce qui répond à la question du dessous ). Du coup, j'aurais peu ou pas de preuve du bon succès de l'affaire.

Dans le meilleur des cas, j'ai une évolution pro qui me fait gagner 1/3 de plus. L'emprunt en cours représentera peu de chose. L'appartement sera mis en location assez tôt puisque 1) je resterais plus longtemps que prévu en Guyane, 2) j'aurais déménagé pour acheter une maison et l'appartement sera déjà en location depuis quelques temps. Ce qui veut dire que dans le meilleur des cas, je rentrerais en métropole avec un appartement en location depuis quelques années et une maison en location depuis peu.

La revente n'est pas intéressante. Peut-être que dans quelques années avec le boom démographique de la Guyane, les biens auront pris de la valeur mais probablement pas tous. En revanche, la location restera pendant encore longtemps (sauf situation exceptionnelle) très lucratif tant les loyers par rapport au prix d'achat sont intéressants.

Citation :
Publié par Lolmao the Dong
C'est toi qui es en Guyane ? Autant l'idée peut être viable "normalement", autant avoir un logement aussi difficilement joignable me paraitrait être un gros pari pas fiable.
Pas forcément puisque dans le pire des cas je pense confier ça à une agence immo. Et dans le pire des pires des cas, il reste l'avion. Guyane - Métropole c'est entre 600 et 800€ aller - retour.
Ca va te couter 10% du revenu, et un billet de 600€ (Voire bcp, bcp plus à l'avenir) en cas de souci. Je pense que c'est pas une bonne idée, sauf si pour des raisons que j'ignore la rentabilité est super bonne en Guyane.
Citation :
Publié par Dreffy
Merci pour vos réponses, j'aurai dû le préciser mais oui c'est en effet pour des raisons fiscales qu'ils veulent passer en meublé, de mon côté je veux juste être tranquille, donc dans l'absolu ça me dérange pas.

Si je signe le nouveau bail puis casse l'ancien tout devrait bien se passer j'imagine, non?
Et concernant le renouvellement je suis pas particulièrement inquiet, je pense que j'aurai déménagé pour autre chose d'ici un an. (Dans tous les cas ils veulent faire du locatif donc à priori je devrai pas être embêté)
Si tu penses quitter l'appart dans l'année qui vient, le mieux c'est de ne surtout rien faire.
Ils changeront pour du meublé quand tu seras parti.

Tu peux tout refuser tu ne risques rien.
Ton bail reste valable quoi qu'il arrive et il sera reconduit aux conditions actuelles sauf si tu en décides autrement (ou si ils magouillent, mais de toute façon ça ira jusqu'à la fin de la période en cours).
Ils ne peuvent pas te demander un garant ou quoi que ce soit de plus tant que tu ne changes pas de bail.
La seule chose où ils risquent d'essayer de t'entuber c'est sur ta caution, mais tout locataire sait très bien qu'il a très peu de chance de revoir son argent un jour même si tout s'est passé parfaitement pendant des années avec son proprio.

A priori tu ne peux pas signer un nouveau bail avant d'avoir cassé l'ancien. Donc tu peux tout à fait te retrouver à la rue ou à avoir à fournir un garant ou une caution, ou te taper une augmentation de loyer, etc ...
Ah oui, les augmentation de loyer sont quasi libres en meublé sauf si tu inclues une clause qui bloque les augmentations à l'indice de l'INSEE comme pour la location nue (peu probable qu'ils acceptent d'inclure cette clause), donc si tu ne fais pas attention à ça et que finalement tu restes où tu es, tu peux tout à fait te retrouver avec un joli +30% sur ton loyer au bout d'un an.
Si tu décides d'accepter la modification du bail, tu vas te retrouver avec un tas de meubles qu'ils sont obligés de te fournir et que tu devras stocker et remettre en place au moment de ton départ.
Tu peux bien leur dire que tu n'as pas besoin des meubles, il faudra bien qu'ils les fournissent (ou qu'ils te rachètent les tiens) au cas où on leur demanderait des comptes : ils ne risqueront pas de voir le bail requalifié en location nue si au final ça se passe mal et que tu décides d'aller en justice.


Bref surtout n'accepte pas cette modification.
Tu n'as que des emmerdes à y gagner, et leurs considérations fiscales ça n'est pas ton problème.
Citation :
Publié par Belzebuk

La revente n'est pas intéressante. Peut-être que dans quelques années avec le boom démographique de la Guyane, les biens auront pris de la valeur mais probablement pas tous. En revanche, la location restera pendant encore longtemps (sauf situation exceptionnelle) très lucratif tant les loyers par rapport au prix d'achat sont intéressants.


Pas forcément puisque dans le pire des cas je pense confier ça à une agence immo. Et dans le pire des pires des cas, il reste l'avion. Guyane - Métropole c'est entre 600 et 800€ aller - retour.
Tu comptes aussi acheter revenu en France? C'est surtout ça qui risque d'être compliqué vu que ton revenu sera impacté par ton emprunt, et que les éventuels loyers qui tombent en bonne et due forme ne seront pas visibles ou pris en compte par la banque.

La gestion locative à distance c'est relativement risqué, les boîtes ont des obligations assez souples, faut tomber sur des sérieux, et ça va te bouffer tes bénéfs. L'idéal c'est plutôt d'avoir de la famille ou des amis pour t'aider, être là en cas de pépin, surveiller un peu. Mais ça reste faisable.
Citation :
Publié par Lolmao the Dong
Ca va te couter 10% du revenu, et un billet de 600€ (Voire bcp, bcp plus à l'avenir) en cas de souci. Je pense que c'est pas une bonne idée, sauf si pour des raisons que j'ignore la rentabilité est super bonne en Guyane.
A quoi correspond le billet de 600€ ?
De ce que je vois ici, il est possible, en faisant un crédit sur 20 ans d'acheter un appartement dont les loyers rapportent en moyenne 100 à 150€ de plus que le remboursement des mensualités. En cherchant une bonne affaire, je pense qu'il est possible de faire mieux surtout si on le loue meublé. Après, si je poste ici c'est justement pour voir tout ce que je n'ai pas pris en compte afin de savoir si c'est viable. Donc je suis ouvert à toutes les critiques !
Citation :
Publié par Don Patricio
Tu comptes aussi acheter revenu en France? C'est surtout ça qui risque d'être compliqué vu que ton revenu sera impacté par ton emprunt, et que les éventuels loyers qui tombent en bonne et due forme ne seront pas visibles ou pris en compte par la banque.

La gestion locative à distance c'est relativement risqué, les boîtes ont des obligations assez souples, faut tomber sur des sérieux, et ça va te bouffer tes bénéfs. L'idéal c'est plutôt d'avoir de la famille ou des amis pour t'aider, être là en cas de pépin, surveiller un peu. Mais ça reste faisable.
Je n'ai pas compris ta première question.
J'ai un contact ici dont le métier est de trouver un appartement aux nouveaux arrivants...

Je me demandais en revanche si les loyers pouvaient décote avec le temps en fonction de la perte de valeur de l'immeuble. Je ne sais pas si ma question est claire.
Citation :
Publié par Belzebuk
A quoi correspond le billet de 600€ ?
C'est si jamais tu dois te déplacer sur place pour régler un souci, parce que l'agence se bougera pas le cul, ou parce que tu ne voudras pas engager des travaux sans voir. Ce n'est pas la distance en tant que telle le probleme, j'ai déja géré des locations depuis l'étranger, mais l'A/R était a 40€.
Je t'engage vivement par ailleurs à gérer ton bien toi-même: ce n'est pas si difficile ni consommateur de temps, et ça fait économiser beaucoup d'argent. Pour tes 10% l'agence va juste envoyer les quittances et percevoir les loyers, tout le reste sera en sus.
Pour bien connaître la Guyane je confirme que la rentabilité d'apparence peut paraître bonne, les loyers sont excessivement élevés hors logements aidés. Il y a pas mal de dispositifs fiscaux Outre-mer pour les constructions également certaines familles se constituent un empire ici très facilement.
CEPENDANT :
- il faut avoir une personne de confiance sur place ou être sur place. Les agences feront le minimum et ne sont pas au niveau.
- En raison des conditions climatiques, des malfaçons régulières, de l'usure prématurée etc. : Les travaux sont plus réguliers donc intègre bien ça dans ta rentabilité qui n'est pas seulement de loyer - emprunt. Tes 150eu de benefs mensuels seront très vite bouffés.
- Les prestataires pour les travaux sont de sérieux...variable...il faut tout checker ici et bien vérifier l'adéquation des devis à la réalité et la bonne réalisation...

Bref full distance moi j'oublierai.
Bonjour JoL ..!
Ce soir en rentrant chez moi j'ai fait tomber mes clés et ma clé securité s'est cassée en deux la serrure n'est pas fermée donc je suis pas embêté dans l'immédiat mais bon ..!
Bref, je suis locataire, mes futurs nouveaux proprios n'auront probablement pas le certificat pour faire refaire la clé vu qu'elle est à reproduction interdite, sur mon bail il est ecrit que c'est une clé securité, que me conseillez vous ?PXL_20210916_185748038.jpgPXL_20210916_185737619.jpg
Une clé à reproduction interdite, ca veut dire que seul le manufacturier est habilité à en faire des copies.
Contacte-les pour savoir de quoi ils ont besoin pour cela, et demande les informations requises à ton bailleur.
En cas d'impossibilité, tu seras bon pour remplacer le barillet ou à ne plus fermer la porte. :/
Citation :
Publié par Dreffy
Bonjour JoL ..!
Ce soir en rentrant chez moi j'ai fait tomber mes clés et ma clé securité s'est cassée en deux la serrure n'est pas fermée donc je suis pas embêté dans l'immédiat mais bon ..!
Bref, je suis locataire, mes futurs nouveaux proprios n'auront probablement pas le certificat pour faire refaire la clé vu qu'elle est à reproduction interdite, sur mon bail il est ecrit que c'est une clé securité, que me conseillez vous
Hello,
La reproduction interdite ne veut pas dire que tu ne peux pas la dupliquer. Ton propriétaire dispose d’une carte de duplication avec un identifiant qu’il faut envoyer au fabriquant pour en refaire une copie. Selon la clef ca va de 20€ à 70€. C’est une serrure avec des clefs qui vaut 130€ grand maximum avec 4 clefs en magasin de bricolage.
Sinon tu dois obligatoirement avoir au moins deux clefs de base et pas qu’une.
En ce qui concerne cette serrure elle n’est pas conforme chez certaine assurance, j’espère que c’est une secondaire. Tu dois vérifier ton contrat si il impose une fermeture à plusieurs points car en cas d’effraction c’est nada.
Merci à vous deux, je pense que le plus simple restera encore d'aller chercher un nouveau bloc et virer celui ci, j'ai l'impression que la clé est à 90/95€ sur le net donc bon .

Je trouve ça incroyable qu'une clé se casse en deux en tombant à 1m de haut sur du parquet quand même
Citation :
Publié par Dreffy
Merci à vous deux, je pense que le plus simple restera encore d'aller chercher un nouveau bloc et virer celui ci, j'ai l'impression que la clé est à 90/95€ sur le net donc bon .

Je trouve ça incroyable qu'une clé se casse en deux en tombant à 1m de haut sur du parquet quand même
Préviens tout de même ton proprio, tu peux pas changer le système d'entrée comme ca
Citation :
Publié par Takapatchouk
Préviens tout de même ton proprio, tu peux pas changer le système d'entrée comme ca
Si, changer les serrures ne demande aucune autorisation particulière. Le changement doit juste être réversible.
L'autorisation est par contre nécéssaire, en cas de modification permanente et irréversible par exemple un changement de la porte entière sans conserver l'ancienne.

Dans le cas de l'OP, il change la serrure et remet l'ancienne en partant. En notant qu'il devra tout de même rendre une clé non cassée.

Changer la serrure est même conseillé pour avoir la certitude d'être le seul à avoir les clés...
Citation :
Publié par Lolmao the Dong
Si, changer les serrures ne demande aucune autorisation particulière. Le changement doit juste être réversible.
Autant pour moi, je pensais que ca devait passer par l'accord du proprio.
https://www.bfmtv.com/immobilier/ach...109200081.html
+17% au Luxembourg...

La crise du logement est chiante en Europe. Ca va finir par devenir vraiment grave parce que l'inflation va beaucoup plus vite dans l'immobilier que dans tout le reste en fait. Les gens solvables empruntent à tour de bras et vu que l'offre est limitée prennent la priorité face aux personnes "moins solvables". Avec les sommes de pognons illimitées émises en cash en ce moment ça peut vraiment partir en vrille. A ce moment là, pas sur que les gouvernements vont pouvoir se permettre de ne pas légiférer.

Voilà qui résume bien la situation et mon opinion (par Franky Bee)


Citation :
Une France « où chacun peut devenir propriétaire ». Le mot était lâché !
Voilà plus de quinze ans qu’on nous rabâche les oreilles avec cette idée. Déjà en 2007, Nicolas Sarkozy nous expliquait vouloir « une France de propriétaires ». Un peu comme Clinton et Bush quelques années plus tôt du côté américain, qui avaient au passage créé les conditions de l’une des plus grandes débâcles financières de l’histoire moderne.

Mais la crise des subprimes n’a pas pour autant arrêté les États-Unis, tout comme elle n’a pas refroidi les ardeurs des dirigeants français qui n’ont eu de cesse depuis 2008 de soutenir un marché immobilier français qui ne cesse pourtant de battre des records. Assouplissement des conditions d’emprunt par-ci, plan de défiscalisation par-là, tout a été fait pour permettre au plus grand nombre de ménages de devenir propriétaires, le rêve ultime en France.

IL N’Y A PAS DE REPAS GRATUIT

Bizarrement, il n’y a jamais eu grand-monde pour s’inquiéter de l’impact de cette hyperinflation des prix de la pierre (notamment dans les grandes métropoles) sur la santé financière des ménages des classes moyennes et populaires.

À une époque où économistes et commentateurs de plateau (du plus politiquement correct au plus iconoclaste) sont unanimes pour nous expliquer que les craintes actuelles d’inflation sont exagérées, personne ne semble s’émouvoir de la perte de pouvoir d’achat que subit l’individu moyen depuis deux décennies, du fait de cette hausse excessive et totalement injustifiée de l’immobilier. Le fait de ne pas voir cela comme de l’inflation témoigne du fossé qui sépare les classes supérieures du reste de la population.

Pire, à l’instar de ses homologues étrangers, l’INSEE produit régulièrement un indice des prix à la consommation au sein duquel le poids des dépenses de logement ne dépasse pas 10 % du budget des ménages. Le jeune locataire parisien appréciera cette vision particulièrement peu réaliste. Et cela vaut aussi pour le primo-accédant, contraint désormais de s’endetter sur des durées allant de 20 à 25 ans pour des biens devenus ridiculement chers au regard de leur qualité.

Le fait que la qualité des logements sur le marché se dégrade au fil des années n’est d’ailleurs pas dû au hasard, car l’une des conséquences de prix d’achat anormalement élevés est que la part de budget consacrée aux travaux de rénovation ne cesse mécaniquement de diminuer. Après tout, une maison ou un appartement reste un bien qui se déprécie dans le temps, un peu comme votre voiture…

LE GRAND DÉCLASSEMENT IMMOBILIER

Dans ce contexte, difficile de ne pas comprendre qu’une part croissante des Français a le sentiment d’une grande perte de pouvoir d’achat. Car à part certaines personnes âgées, la situation finit par peser sur le plan grand nombre d’entre eux.
Au-delà des ménages, cette bulle est aussi un énorme frein pour l’économie française. En effet, le prix du foncier impacte aussi les entrepreneurs qui doivent s’installer dans des zones touchées par la surchauffe immobilière. Comment faire pour être rentable lorsque vous commencez par payer un loyer astronomique ?

En outre, plus il y a d’épargne immobilisée dans la pierre, moins il y a d’argent disponible pour l’économie réelle. Il est d’ailleurs symptomatique de constater que le verbe investir est dans le langage courant devenu synonyme d’acheter un logement. A contrario, investir dans une entreprise est depuis longtemps l’équivalent de jouer en bourse, ce qui pour autant est peut-être le cas actuellement !

LES PRÉJUGÉS ONT LA VIE DURE

Évidemment, il y aura beaucoup de gens pour vous expliquer que la hausse des prix des logements est tout à fait justifiée, et qu’il n’y a rien d’anormal à ce que les heureux propriétaires puissent avoir le bonheur de s’enrichir en dormant.
De toute manière, on nous raconte régulièrement qu’il n’y a pas de problème car l’immobilier n’aurait jamais été aussi attractif du fait des taux bas.

Un argument de poids pour un commercial, mais totalement faux d’un point de vue scientifique puisque le niveau de taux d’intérêt ne compense en rien des prix qui ne cessent de grimper si on les compare au revenu disponible. Ce que font en réalité les banques, c’est de solvabiliser des ménages qui n’ont plus les moyens d’acheter, en allongeant les durées de prêt et en diminuant les mensualités grâce à la magie de la Banque centrale européenne.

On vous dira aussi qu’il n’y a pas assez d’offre et que le marché ne fait que régler ce déséquilibre. Cet argument est des plus fallacieux. Contrairement aux idées reçues, la construction de nouveaux logements dépasse le nombre de nouveaux ménages chaque année – comme le montrent les chiffres du CGEDD – sachant en outre que le marché est en train de passer structurellement vendeur du vieillissement de la population.

Certes, quelques zones demeurent relativement tendues, mais l’idée générale d’une absence d’offre est un schéma circulaire, car c’est bien l’excès de demande sur le marché de l’achat-vente qui crée cette illusion de rareté de l’offre.
Pour résumer : tant que les ménages voudront acheter leur logement, les prix ne cesseront de monter, générant une peur de manquer chez les non-propriétaires et poussant encore davantage de monde à l’achat. Et comme le marché deviendra encore moins abordable, les politiques viendront inévitablement prendre des mesures pour aider les Français à concrétiser leur projet d’achat, poussant encore un peu plus les prix à la hausse, et ainsi de suite.

L’IMMOBILIER : UNE OBSESSION FRANÇAISE

Il faut dire que la pierre est bien plus qu’une passion, c’est un véritable objectif de vie pour un grand nombre de Français. Celui qui n’a pas acheté sa maison à cinquante ans a plus ou moins raté sa vie dans l’esprit de bon nombre de nos compatriotes. De manière assez étrange, nos voisins allemands ne partagent pas du tout cette vision des choses.

Le plus inquiétant est l’aveuglement d’une large partie de la classe politique sur ce sujet, tout comme d’un grand nombre d’économistes, d’intellectuels ou de journalistes. Et le constat vaut, quel que soit le bord politique. N’ayez aucun doute sur le sujet : le ou la prochaine présidente de la République proposera un nouveau plan de soutien à l’achat immobilier. C’est dans les gènes.

Il faut rendre à César ce qui est à César, mais Gilles Raveaud – économiste bien plus habitué des colonnes d’Alternatives Économiques que de celles de Contrepoints – est quasiment le seul à surnager dans cet océan de paresse intellectuelle. Lors de son passage chez Thinkerview il y a cinq mois, il expliquait très clairement que les prix de la pierre constituent la matrice des problèmes économiques français. Mais force est de constater que son constat a été peu relayé.

LE CONTRÔLE DE LA MONNAIE

Ne soyons pas trop durs avec Rafik Smati et Objectif France, ils ont au moins le mérite de mettre le doigt sur la problématique du poids de l’État dans les décisions et son impact sur une économie de plus en plus immobile. Mais des réformes de fond en la matière, aussi radicales soient-elles, seront insuffisantes pour recréer la confiance collective appelée de ses vœux en son temps par Alain Peyrefitte, tant que l’on ne s’attaquera pas à cette problématique de la manipulation de la monnaie.

Car fausser la valeur de l’argent c’est favoriser une spéculation ubuesque, avec des évolutions de prix absurdes donnant lieu à de profondes inégalités et à des distorsions qui freinent le potentiel économique de nombreux de pays occidentaux.
La richesse doit avant toute chose être le fruit de la production d’un pays, et non pas le résultat d’une politique monétaire visant à porter à bout de bras une bulle qui a cessé depuis fort longtemps d’être amarrée à la réalité économique. Comme l’a dit Charles Gave, la monnaie est une chose trop sérieuse pour ne pas être strictement régulée, car l’instabilité des prix est un coup bas porté aux particuliers et aux entrepreneurs de demain.

Et il faut le dire et le redire, l’histoire est malheureusement remplie d’expériences de planches à billets et autres politiques hasardeuses qui se sont terminées en drame humain.

La Suisse a compris depuis très longtemps que favoriser la stabilité des prix était une nécessité, et notamment dans un domaine aussi critique que le logement. Quoi que l’on pense du régime de Pékin, la Chine de Xi Jinping évolue de plus en plus dans cette direction, le pouvoir ayant manifestement compris que le rôle clé joué par l’hyperinflation immobilière à Hong Kong dans le mouvement de révolte en 2019.

On ne pourra pas répondre à ce sentiment de déclassement qui frappe la France depuis au moins deux décennies – et qui semble être le principal catalyseur de l’émergence des Gilets jaunes – tant que l’on ne s’attaquera pas au problème de la spéculation sur la pierre, et à la question sous-jacente qui est celle de la manipulation de l’argent.

CHOIX DU PASSÉ CONTRE CHOIX DE L’AVENIR

Évidemment, le problème n’est pas simple à résoudre, et tout éclatement de la bulle immobilière fragiliserait un grand nombre de ménages trop endettés ou trop attachés à la valeur virtuelle de leur patrimoine. Mais ne vous faites aucune illusion, ne rien faire consisterait à reculer pour mieux sauter, à savoir continuer d’écraser classes populaires et moyennes tout en créant les conditions d’une crise encore plus violente dans les prochaines années.

En résumé, mieux vaudrait enrayer volontairement la spéculation et tenter de piloter l’atterrissage du marché plus ou moins en douceur, plutôt que de continuer de nourrir la hausse et de subir une chute très violente qui finira tôt ou tard par arriver (ceux qui prétendent le contraire sont au mieux des ignorants au pire des menteurs).

Comme le préconisait Lee Yuan Kew, penseur du modèle singapourien, entre deux décisions, un chef d’État devrait toujours opter pour la plus difficile.

Là où la Chine semble s’orienter dans la première direction, cherchant à provoquer le dégonflement de ses bulles financières et immobilières, la France a clairement choisi la seconde en continuant de faire l’autruche.

Mais notre pays a-t-il seulement conscience de tout cela ?
Ce monsieur fait tout de même quelques raccourcis un peu rapides, notamment lorsqu'il dit
Citation :
sachant en outre que le marché est en train de passer structurellement vendeur du vieillissement de la population.
ou il passe le mur du son sur les hunaudières.

Oui, l'abondance de liquidités de ces dernières années fait empirer le phénomène, mais c'est le fait de sociétés et non d'individus. Pour ces derniers, les patrimoines se sont constitués dans les années 90-2008, les crédits sont payés, les taux d'interet osef.
Restent la mode d'emprunter pour faire du locatif sur 40 appartements en grattant 50€ par appart. Indice: quand on voit une combine 50 fois sur Youtube, c'est pas une bonne combine. Et ce sont de toutes façons des sociétés qui font ça.

Citation :
Contrairement aux idées reçues, la construction de nouveaux logements dépasse le nombre de nouveaux ménages chaque année
Par définition les nouveaux logements sont construits la ou il n'y en a pas. Tu peux en construire des millions, ca ne règlera pas le souci des endroits ou il n'y a pas assez de place et trop de candidats.
Si le TT peut aider, je pense vu comment ça évolue que sur le long terme non: les entreprises cherchent à accaparer le bénéfice du TT à leur avantage sans rien laisser à l'employé (ie, baisse de salaire, suppression d'avantages, augmentation des KPI (vous bossez chez vous, donc vous devez mieux travailler), gel des augmentations, promotions réservées aux présentiels, licenciements pour remplacer par des indiens à pas cher. (ils s'en mordent systématiquement les doigts 10 ans plus tard, mais les managers responsables ont tous pris leur prime et changé de boite avant la chute. ^^)
TLDR: les entreprises font tout pour rendre le TT inintéressant pour l'employé.

Citation :
mais l’idée générale d’une absence d’offre est un schéma circulaire, car c’est bien l’excès de demande sur le marché de l’achat-vente qui crée cette illusion de rareté de l’offre.
Euh, oui, génie, l'offre et la demande ca a toujours été un rapport...

Donc, ton gars a du mal avec les concepts de base, du coup ce qu'il bâtit dessus est pas super solide.

Quand à la régulation, je pense qu'il ne faut pas trop en attendre: la France vote de plus en plus à droite. Et on m'a dit sur l'agora que les smicards qui votent LR sont conscients de la réalité de leur vote, donc ils sont volontaires. Faudrait pas qu'ils viennent râler après.
Le Luxembourg, comme tous les paradis fiscaux je suppose, empoisonne la vie immobilière des régions alentours.
Ici en Lorraine proche de la frontière, c'est impossible de se loger correctement avec un SMIC français. Les prix sont devenus démentiels, et n'importe quelle ruine se vend un prix fou...
Yop

Je suis en train de rédiger le courrier de réponse à la propriétaire du coup, bien complet. Bientôt terminé mais à l'instant je reçois un mail de la propriétaire qui dit en résumé "ah oui oops haha en fait c'est déduction de la caution donc 1820..... À payer sous huitaine sinon l'huissier fait un commandement de payer il ne faut pas en arriver là ça revient très cher".


On est d'accord que tant qu'il n'y a pas de décision de justice l'huissier ne peut pas faire de commandement de payer ?? Donc elle peut se brosser pour le moment ?

En somme je détaille dans ma réponse que je vais envoyer par LRAR point par point les désaccords sur le devis, le fait qu'elle n'a appliqué aucune vétusté et que notre responsabilité n'est que partiellement imputable sur certains points en raison de défauts dans les finitions (parquet monté sur moquette épaisse, défaut de collage dans la faïence du mur..) + le fait que les prix ne soient pas détaillés sur le montant.
Ensuite j'embraye sur l'écart de surface entre le bail et la surface réelle, l'écart de montant que ça représente sur 6 ans + le fait qu'on n'ait jamais eu de récap de charges locatives et je termine en lui proposant de conserver la caution et de se quitter là en bons termes, et qu'en cas de réponse négative ou d'absence de réponse de sa part, "nous nous ferons assister si besoin pour trouver une solution et faire valoir nos droits".

Ça vous semble bien ?
Le commandement de payer par huissier c'est un peu le pendant côté proprio de la lettre de mise en demeure avec tampon d'avocat.

C'est la dernière étape de son côté avant le contentieux.

Tu vas pas détailler exactement ton courrier là mais vu son descriptif, faut ptet raffermir un peu ta position, utiliser les gros mots un peu juridique, et refuser de payer quoi que ce soit en l'état (ça te fera de la marge de manoeuvre en commission de conciliation).
Mais on peut faire un commandement de payer sans même qu'il y ait eu décision et alors même que je conteste les sommes réclamées ? On a même pas reçu une seule LRAR

Et concernant les gros mots de justice à employer, à part dire que nous ferons valoir nos droits, si besoin en justice même si nous souhaitons bien évidemment ne pas devoir en arriver là... Je vois pas ce que je peux dire de plus, t'as des idées de formulation ? J'hésite à mentionner la commission de conciliation, est-ce une bonne idée ?

Avant ça je mentionne la loi Alur mais aussi la loi du 6 juillet 1989 sur l'action en réduction de loyer avec un petit calcul du montant qu'on a payé en trop en six ans, j'espère que ça fera son petit effet.
Mentionne tous les textes de loi qui te semblent pertinent, avec citation du texte et de ses références (Article X alinéa machin du code de truc etc), cite la commission de conciliation etc.

Pour le commandement de payé, c'est comme une mise en demeure ça veut dire : fais ça où je vais en justice.

Ca n'a pas de pouvoir contraignant par lui-même, mais comme les gens aiment pas aller en justice en général ça suffit.

D'ailleurs, si tu es plus dans les murs, j'vois pas bien pourquoi un commandement de payer, ça sert pour les procédures d'expropriation de mémoire, mais j'suis pas expert dans ce domaine là, faudrait voir avec un spécialiste.

Mais si la dame menace d'aller en Justice ça veut dire que la mise en demeure de va sans doute pas suffire à la calmer, du coup, à ta place j'irai rapidement chercher un conseil juridique genre auprès de ton assurance par exemple.
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