Et puis même si les ants ont massacré des humains pour se nourrir et se buff, le développement du Roi nous détache totalement d'un manichéisme shonenesque.
Et bien, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça.
Ce qui n'empêche pas que le manga soit rempli d'idées inattendues et uniques dans le genre pratiqué.
La définition du mal est un sujet un peu trop vaste pour ce fil, il n'empêche que je ne pense pas qu'il se limite à de la simple cruauté. Mais plutôt que l'égoïsme est une (et peut-être l'unique) racine du mal.
Comme l'a déduit Pufu, la maîtrise du gungi est devenu une priorité absolue pour l'épanouissement du Roi, et Komugi est devenue irremplaçable pour atteindre cet objectif.
Partant de là, je ne pense pas qu'il soit absurde de voir la protection de Komugi comme un acte égoïste, plutôt que fondamentalement altruiste.
A contrario, s'il avait décidé de laisser mourir Komugi pour mieux faire face à ses agresseurs, cela aurait été le premier signe de compromission de sa part.
Et s'il y a bien une chose qui caractérise le Roi, c'est justement son intransigeance et sa démesure : passion démesurée pour le gungi, cruauté démesurée envers ses subordonnés, bienveillance démesurée envers Komugi... et bien entendu la dévotion absolue de la garde royale envers lui, qui jamais n'enfreindrait un de ses ordres ; alors qu'un humain serait capable d'aller à l'encontre de la volonté d'un autre pour le servir.
Cet absolu incarné par le Roi n'est-il pas une forme de mal aux yeux des humains, avec leurs nuances, leur tolérance, leur incertitude, leurs faiblesses... ?
(Cette théorie est parfaitement discutable, j'apporte juste un point de vue différent sur la question.)