Le Hobbit : La désolation de Smaug

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Citation :
Publié par Xaender
Je trouve que les adaptations de PJ se laissent bien regarder, c'est ça vision de l'oeuvre. Après je comprend les aigris "Mon dieu! Des elfes au Gouffre de Helm!!!".
Ce n'est pas tant les choix scénaristiques (je veux bien être indulgent même si y a largement de quoi critiquer) que la trahison de "l'esprit" du livre qui pose problème.

PJ est un indécrottable potache. Même sur une oeuvre aussi empreinte de solennité et de beauté que le SdA, il n'a pas pu s'empêcher de faire passer gimli pour le comique lourdaud de service et mille et un autres détails qui simplifient, et au final appauvrissent, le matériau d'origine.

Dans les liens que j'avais posté plus haut dans le topic (articles sur le rapport livre/film entre autres), une des conclusion était que finalement jamais l'heroic fantasy n'avait été traitée de manière "sérieuse" à l'écran. PJ en est la parfaite illustration en ayant réalisé la vitrine majeure du genre (mais on peut le vérifier dans les autres rares classiques comme Willow, etc).

Bref, comme d'hab' mieux vaut se cantonner à la beauté des images si on veut éviter de déprimer sur le fond.
Citation :
Publié par Azz
Même sur une oeuvre aussi empreinte de solennité et de beauté que le SdA
Rien que ça.
Non mais faut arrêter un peu les mecs.

Et vous vous focalisez sur les mauvais trucs, "respect de l’œuvre", "trahison de l'esprit".
Faut mettre de côté tout ça, et regarder les films comme si vous connaissiez rien au seigneur des anneaux.
Dans le dernier vous avez quoi?
Des séquences qui s'articulent mal entre elles (gandalf et les hobbits, qui passent de la forêt, à la plaine, puis un trou sous un rocher dans la plaine, un tunnel et hop on est dans la superbe ville des elfes); des trucs ridicules, comme les séquences où les personnages tournent le dos à leur interlocuteurs, ou quand ils apparaissent, on ne voit que le dos, puis ils se tournent. Style Badass attitude.

C'était pareil dans les films lotr :
Aragorn, qui après d'avoir eu la vie sauvé par son cheval ( ), est à moitié mort, et va prévenir le roi que l'armée arrive :
210222aragogol.png
Et il pousse lui même les portes de la salle du trône, les gardes auraient pu le faire. Mais bon, ça aurait été moins classe.
Et sinon :
774683zorro.png
RI-DI-CU-LE.
C'était obligé de faire ça? C'est un hommage à Zorro?

Peter Jackson, c'est tout le temps ça.
C'est de la réalisation qu'il faut parler, et putain, ce mec est quand même un pur éléphant dans un magasin de porcelaine.
On a beau dire ce qu'on veut, Peter Jackson c'est LE cinéaste de l'épique a "Hollywood".
Il a totalement redéfinit le genre qui était a l'abandon depuis bien longtemps (Ben Hur ? Spartacus ?).

Ca m'étonne pas que Ridley Scott se soit inspiré du tournage de LOTR pour son Gladiator.
Citation :
Publié par Hark²
On a beau dire ce qu'on veut, Peter Jackson c'est LE cinéaste de l'épique a "Hollywood".
ha ben oui, ok. Si on va par là, on peut vraiment dire ce qu'on veut.
Michael Bay est un grand réalisateur majeur au XXème siècle !
Hoooo mais oui, ça marche !
Citation :
Publié par Hark²
Ca m'étonne pas que Ridley Scott se soit inspiré du tournage de LOTR pour son Gladiator.
Tu est sûr de ça? Par que Gladiator est sorti avant La communauté de l'anneau, et selon Wikipédia le tournage de Gladiator a eu lieu début 99 alors que celui de la CdA fin 99.

Du coup j'ai un peu de doute quant à cette information.
Après, je ne dis pas que tu as pas raison (Wikipédia peut dire n'importe quoi), mais ça me semble bizarre.
Gladiator est sorti en mai 2000 tandis que le premier LOTR est sorti en décembre 2001. Je vois mal comment Ridley a pu s'inspirer de LOTR (en prenant en compte le tournage).
Citation :
Tu est sûr de ça? Par que Gladiator est sorti avant La communauté de l'anneau, et selon Wikipédia le tournage de Gladiator a eu lieu début 99 alors que celui de la CdA fin 99.
Il me semble que Scott c'était inspiré des méthodes de tournage de Jackson non ? Sachant que la préparation de tournage c'était étalé sur bien plus longtemps que ça ?

Ou alors je dis des conneries et je confond carrément avec Cameron

Citation :
ha ben oui, ok. Si on va par là, on peut vraiment dire ce qu'on veut.
Hein ?
ben si le Seigneur des anneaux est ta référence de l'épique à hollywood... je me dis que je me suis moqué de derrick pendant trop longtemps. C'était vachement épique. Dès fois deux téléphones sonnaient en même temps...

Sans déconner, faire un film épique, c'est pas aligner les millions d'euros de palette graphique pour faire faire du surf à Legolas ou survoler la plaine en hélicoptère. Je ne peux pas saquer Gladiator (et Ridley Scott), mais c'est d'un autre niveau.
Qu'on ne sache plus en faire, on peut en discuter. du pourquoi ? le cahier des charges, etc. Mais dire que Peter Jackson est LE réalisateur épique d'Hollywood... surement pas ! Je crois que même George Lucas a réussi à faire plus épique avec sa nouvelle trilogie... pourtant, on est loin du compte.On a un problème de référentiel là. Et comme ça n'a aucun intérêt, autant laisser glisser.
Jackson a su réanimer le genre de l'épique a Hollywood oui, dans les années 50 / 60 c'était des péplum épiques, comme je l'ai indiqué par exemple Ben-Hur ou Spartacus.

Mais depuis il y a eu un réel désintêret avec un genre souvent traité comme naze ou risible (et surtout les coûts pharamineux de tels projets).

Depuis Jackson et sa trilogie, il y en a des dizaines de films épiques chaque années, que ça te plaise ou non.
Et c'est pas son succès critique et son succès en salle qui va démontrer le fait que Jackson ne sait pas faire d'épique selon toi
Il a d'ailleurs co-créer l'une des société d'effet spéciaux les plus oufs de ces 10 dernières années.

(Sinon, c'est marrant de prendre 2 exemples caricaturaux pour chier sur 8h de film).
Je crois que les deux vous vous méprenez sur le terme "épique".

Extrait d'un site sur les différents registre littéraire et en particulier l'épique :

Citation :
La célébration des prouesses et des exploits est caractéristique de l'épopée (voir notre notice sur le genre épique). Pour cela, le vocabulaire sera emprunté au lexique guerrier. L'exaltation des vertus héroïques s'inscrira aussi dans le vocabulaire mélioratif des qualités morales (sacrifice, énergie, hauteur stoïque : voir les vertus du héros). Parce qu'il est confronté à des obstacles surhumains ou des déchaînements cosmiques, le héros épique est souvent accompagné d'un vocabulaire mythologique et panthéiste.


Elles visent à susciter l'admiration et concourent donc, par les ressources de la description, à amplifier les forces en présence. Dressées l'une contre l'autre de manière manichéenne, elles sont violemment mises en valeur par l'ampleur des phrases, les verbes de mouvement en cascade, les rythmes (anaphores). Les images sont choisies parmi celles de l'amplification (hyperboles, gradations) et de l'analogie (personnifications, allégories mythologiques).
Donc en gros à peu près 90% des films hollywoodiens sont épiques. Die Hard, Le jour le plus long, l'inspecteur Harry ... tout ça c'est du registre épique. Les américains s'en font une spécialité en général. C'est plutôt l'inverse, trouver un blockbuster qui n'est pas épique ... ça c'est compliqué. En fait plus que le sujet c'est le traitement qui importe.
A l'inverse on peut très bien faire un drame avec un thème mythologique. Orphée par exemple est toujours un drame, et jamais une épopée.

Spartacus pour moi est un péplum, mais un péplum qui n'a rien d'épique justement. Comme tout les films de Kubrick ce dernier joue avec les registres. Alors qu'il devrait faire un film épique il en fait tout autre chose.

Pour en revenir au sujet, dans sa façon de réaliser, Jackson fait clairement dans l'épique. On a toujours des plans larges, des batailles rythmés qui mettent en avant les héros (plus que dans les livres mêmes) ... Après je n'irai pas dire qu'il révolutionne le genre mais il s'y inscrit clairement. Comme G. Lucas à mon sens d'ailleurs. C'est du cinéma très classique.

Dernière modification par Lagh ; 02/10/2013 à 22h18.
La façon de filmer de Peter Jackson et son approche pour le sda est quand même assez reconnaissable, c'est un réalisateur important de ces dernières année, aux états unis en tout cas.

Sur le sda, il a quand même réussis un sacré challenge avec cette adaptation, c'est un travail d'organisation colossale que de tourner 3 films de cette ampleur en simultané et on peut aussi lui reconnaitre d'avoir eu le flair, l'ambition et le désir de faire enfin une adaptation d'un genre qui a jusque là presque toujours été délaissé par le cinéma.

Personnellement et même si je ne suis pas un fan de la trilogie de P.J, je trouve qu'il apporte quelquechose de plus, il y a beaucoup de plans large dans ces films, et pas uniquement pour montrer des grosses scènes d'actions avec effets spéciaux etc... Mais aussi pour s'attarder sur les paysages. Il y a cette notion d'espace, d'évasion et de voyage dans ces films.

Ensuite je trouve que son parcours cinématographique et son amour du fantastique se ressent terriblement dans le sda, ça n'a l'air de rien, mais faire un film avec des nains, des elfes, des orques etc.. et réussir à agglomérer le tout dans une esthétique qui soit crédible à l'écran, c'est pas une mince affaire. Je ne pense pas que beaucoup de réalisateurs auraient su donner une vision crédible de ces univers.

Donc même si y a un coté gnangnan dans les films de PJ qui m'a toujours un peu agacé, je trouve que ça reste quand même un très bon réalisateur et qui a peut être pour principale qualité de faire des films que les autres "grands" n'auraient pas envie de faire (faire un remake de King Kong, faut déjà être solide dans sa tête pour y croire et plus encore pour réussir à le faire).
C'est un réalisateur mineur sans la licence. J'ai un doute sur King Kong, mais ces films sont plutôt des bides... Mais comme c'est les entrées qui comptent, je suppose que Dany Boon (qui va réaliser à hollywood, tiens, tiens...) est un réalisateur majeur du cinéma français et que les 3B3 resteront à jamais comme la révolution des 90's en France.
La "nouvelle biloute vague", j'imagine.

Il s'est retrouvé on ne sait trop comment à la tête du SDA, mais la liste des réalisateurs préssentis est longue comme le bras. Depuis que je lis le seigneur des anneaux, j'entends parler d'un film (et il y en avait un d'ailleurs, merci les beatles...). Comme pour bilbo d'ailleurs...

un film épic ,c'est un film qui raconte une épopée. Une épopée, ça a une ampleur national, mondiale... ou a une suite de bataille, par exemple. Avec des codes hollywoodiens qui vont avec (les plans larges dont tu parles, les travelling, etc... En ce sens, le SDA rentre dans les clous, oui. Mais il se contente de cocher le cahier des charges minimum. C'est ça que je disais, rien de plus. C'est aussi bien réalisé qu'un Harry Potter. C'est les même codes, les même règles, le même résultat en fait.

Mais plus simplement, le film tu l'aimes ou tu ne l'aimes pas. Je ne comprends cette manie de vouloir attribuer des mélioratifs et des superlatifs aux réalisateurs, aux acteurs, etc. Faut se détendre avec ça... le SDA devrait disparaitre assez rapidement des radars (il y restera grâce aux merch'), mais l'histoire du cinéma retiendra Terence Malick ou James Grey et pas Peter Jackson (détendez-vous, on oubliera aussi Carpenter et ça me désolé profondément...). J'en mets ma main à couper. Et c'est pas grave.

J'ai détesté le SDA. A tout point de vue. J'ai, bizarrement, plutôt bien aimé Bilboh. Je ne cherche pas plus loin et je n'ai pas besoin de lui greffer des qualités inexistantes pour justifier ça. C'est comme ça

Dernière modification par MainSux ; 02/10/2013 à 23h10.
Déjà la notion de film épique ne passe pas que par le réal, pour rejoindre les autres sur Gladiator, tant la réalisation est magistrale, tant le travail de Zimmer l'est tout autant. Tu enlèves la musique, tu retires 1/4 de ce côté épique.

Citation :
Publié par MainSux
C'est un réalisateur mineur sans la licence. J'ai un doute sur King Kong, mais ces films sont plutôt des bides...
Il a foiré oui, notamment sur Lovely Bones mais quel grand réalisateur ne l'a pas fait? Ce n'est pas parce qu'on sort un film d'une assez faible qualité que pour autant on est à ranger du côté des réal à bides. Avec énormément moins de budget, il a pondu Braindead et Bad taste qui sont bien reconnus ainsi que Fantômes contre fantômes. Sur le SdA, il a eu le temps nécessaire pour faire 3 films à la suite tout en gardant le même charme. On ne pourra pas lui enlever le fait qu'il est un bon, un très bon réal.

Les gens chercheront toujours à démonter ce qui est bien fait. Oui il y a des défauts mais la trilogie de PJ a rencontré un très large succès critique et publique. Le retour du Roi a remporté pas moins de 11 oscars, bien que la plupart décernés pour l'ensemble de son oeuvre. Parler de bide, non, de loupé peut être. Jamais on ne pourra lui enlever le terme "épique" si bien représenté et encore plus sur les finals des SdA.
Citation :
Publié par MainSux
C'est un réalisateur mineur sans la licence.
Rarement lu un truc aussi con sur Jackson. Son vrai travail en tant que metteur en scène s'est révélé avant le SdA, où sa réalisation est presque écrasée par toute la technique, mais il faut revoir Heavenly Creatures, Forgotten Silver et The Frighteners. Ce dernier contient une séquence de mise en scène et de montage (auquel Jackson collabore énormément) absolument folle.

Après je trouve que depuis The Hobbit, il subit le syndrome du too-much qui a gagné Spielberg. On ne peut pas vraiment faire de reproche à leur réalisation mais il veulent toujours top en mettre, en s'appuyant sur des FX de plus en plus fous. C'est un peu dommage.
Citation :
Publié par MainSux
C'est un réalisateur mineur sans la licence. J'ai un doute sur King Kong, mais ces films sont plutôt des bides... Mais comme c'est les entrées qui comptent, je suppose que Dany Boon (qui va réaliser à hollywood, tiens, tiens...) est un réalisateur majeur du cinéma français et que les 3B3 resteront à jamais comme la révolution des 90's en France.

Il s'est retrouvé on ne sait trop comment à la tête du SDA, mais la liste des réalisateurs préssentis est longue comme le bras. Depuis que je lis le seigneur des anneaux, j'entends parler d'un film (et il y en avait un d'ailleurs, merci les beatles...). Comme pour bilbo d'ailleurs... Il s'est retrouvé on ne sait trop comment à la tête du SDA, mais la liste des réalisateurs préssentis est longue comme le bras. Depuis que je lis le seigneur des anneaux, j'entends parler d'un film (et il y en avait un d'ailleurs, merci les beatles...). Comme pour bilbo d'ailleurs... Il s'est retrouvé on ne sait trop comment à la tête du SDA, mais la liste des réalisateurs préssentis est longue comme le bras. Depuis que je lis le seigneur des anneaux, j'entends parler d'un film (et il y en avait un d'ailleurs, merci les beatles...). Comme pour bilbo d'ailleurs...
PJ il débute pas sa carrière avec le sda et ses précédents films sont plutôt bons, voir très bons dans leurs genres. C'est un vrai réal qui a apporté sa touche personnelle dans différents films avec une prédilection (comme Del Toro ou Tim Burton) pour le fantastique.

Voilà pourquoi il arrive à faire le sda et obtenir les fonds pour mener à bien le projet. C'est pas juste "comme ça".

Ensuite que tu aimes ou non un film c'est secondaire dans le jugement des qualités de réalisation des films. J'aime rarement les derniers films de Ridley Scott, pourtant je lui reconnais volontier de grandes qualités de réalisateur. PJ il a surement pas la technique d'un Ridley Scott, mais comme Del Toro, il fait des films plus personnels, moins froids avec un bagage à la création d'univers indéniable.

Citation :
Mais plus simplement, le film tu l'aimes ou tu ne l'aimes pas. Je ne comprends
cette manie de vouloir attribuer des mélioratifs et des superlatifs aux
réalisateurs, aux acteurs, etc. Faut se détendre avec ça... le SDA devrait
disparaitre assez rapidement des radars (il y restera grâce aux merch'), mais
l'histoire du cinéma retiendra Terence Malick ou James Grey et pas Peter Jackson
(détendez-vous, on oubliera aussi Carpenter et ça me désolé profondément...).
J'en mets ma main à couper. Et c'est pas grave.
Tu critiques la manie de vouloir attribuer des superlatifs et tu nous fais une prédiction sur "qui retiendra l'histoire", t'as pas peur de te plier le cerveau à faire des grands écarts comme ça ?

Dernière modification par Arckalypse ; 03/10/2013 à 00h16.
Citation :
Publié par MainSux
un film épic ,c'est un film qui raconte une épopée. Une épopée, ça a une ampleur national, mondiale... ou a une suite de bataille, par exemple. Avec des codes hollywoodiens qui vont avec (les plans larges dont tu parles, les travelling, etc... En ce sens, le SDA rentre dans les clous, oui. Mais il se contente de cocher le cahier des charges minimum. C'est ça que je disais, rien de plus. C'est aussi bien réalisé qu'un Harry Potter. C'est les même codes, les même règles, le même résultat en fait.
C'est quoi le rapport entre "applique les mêmes codes" et "aussi bien réalisé" ?
Justement, avec les mêmes codes et Peter Jackson s'en sort bien mieux (avec un matos plus épique à la base aussi).

Mais bon, tu dis aussi que Gladiator (ET Ridley Scott en général) sont mauvais, alors bon...
C'est pas une prédiction, c'est un fait.
Non, pas comme Del Toro, justement. C'est moins bien qu'un Del Toro. Il est moins inventif avec sa caméra et l'a toujours été (pourtant, je ne suis pas très client des films de del toro). Même un Hellboy est mieux réalisé et moins classique (c'est dire !!!) que le SDA.

Citation :
Publié par Jangho
Heavenly Creatures[/I], Forgotten Silver et The Frighteners. Ce dernier contient une séquence de mise en scène et de montage (auquel Jackson collabore énormément) absolument folle.
Quelqu'un ici vous a dit que je ne connaissais pas les films de jackson ? C'est drôle de conclure ça. De Bad taste au hobbit... j'en ai pas raté et j'ai fumé des VHS de Brain Dead à regarder ça en boucle avec les potes quand c'est sorti (je l'avais même vu au cinéma à sa sortie, en bon ado fan de films d'horreur débiles qui se rappelle encore du jour ou il s'est tapé un aller/retour à l'autre bout de l'ile de france pour acheter Bad Taste).

Et JUSTEMENT parce que, j'avais beaucoup aimé bad taste/brain Dead et que je pensais qu'il y avait quelque chose à faire de ce réalisateur qu'on a vu débarquer comme un espèce de romero/carpenter elevé au carton patte et à l'humour débile, on en attendait beaucoup.
La suite, c'est dramatique... avec un petit bémol pour "fantôme contre fantôme" qui a fait illusion deux minutes.

Le succès de Jackson c'est Brain Dead (et les chiffres ne sont pas incroyables), le reste c'est de l'estime qui découle de brain dead (fantome contre fantome, créatures célestes et je ne parle même pas de Forgotten Silver, c'est des bides ou des entrées très très moyennes). Le seul que je n'ai jamais vu c'est The Feebles (le truc de marionnettes...). Et c'est pour moi ces meilleurs films (bon, j'avoue être passé complètement à côté de forgotten silver... qui m'a royalement fait chier et que je n'ai jamais essayer de revisionner...).

Jackson c'est du succès d'estime pour les amateurs de film de série B. Ce qu'ils continuent à faire avec, bizarrement, de très gros budgets (avec un succès tout autre). Plutôt antinomique. Et l'absence de talent à la caméra peut passer (et encore... j'ai revu braindead récemment... j'ai passé l'âge) quand on a l'outrance et la jouissive débilité d'un bad taste, pas quand on a le budget qu'il a pour le SDA.

Dernière modification par MainSux ; 03/10/2013 à 11h41.
Citation :
Publié par Arckalypse
PJ il a surement pas la technique d'un Ridley Scott, mais comme Del Toro, il fait des films plus personnels, moins froids avec un bagage à la création d'univers indéniable.
A quel moment du SdA y a t"il le moindre truc un tant soit peu personnel ? C'est un des films les plus formatés qu'il m'est été donné de voir ... Si la qualité de Jackson passe par sa touche personnel, bah le SdA, il n'a aucune qualité de réalisation. Il suit les codes à la lettre. Et ca donne un film creux, impersonnel, avec beaucoup moins de contenu émotionnel que les bouquins d'origine, parce que le réalisateur taille pour adapter, mais ne compense pas en apportant une vision personnel, ce qui ferait de son film une oeuvre.
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