Reprend mes phrases en tenant compte des adverbes cette fois et ne m'afflige pas d'obscurantisme réducteur. J'espère être au-dessus de ça.
je le crois aussi, mais ton post (enfin pas seulement le tien) faisant clairement un rapprochement puant entre Sarkozy et les nazis me laisse à penser que pourtant, tu t'y laisse aller.
Le cheminement que j'ai donné dans ce que tu cites repose sur un constat : en Communication l'image véhiculée par les mots ou expressions a plus d'impact que leur sémantique propre.
Aussi, user de termes ayant un profond ancrage socio-historique expose à une quasi-directe interprétation détournée des valeurs citées en référence.
ok, donc :
*même si la personne s'est exposée à une interprétation détournée, est-ce une excuse pour la faire, cette interprétation détournée, quand on sait pertinement qu'elle est fausse ? quel intérêt en fait de la balancer, cette interprétation détournée et erronée ? concrètement : qu'est-ce que cela apporte au débat de détourner des propos de Sarkozy pour les rapprocher de propos nazis, quand on sait la comparaison (ou l'analogie même) d'avance caduque ?
*Si Sarkozy veut dans son discours exprimer qu'il trouve que le travail est une valeur importante, et qu'elle a des vertus libératrices (qu'il le pense ou non n'est pas le problème, on parle bien de son discours, de communication seulement), il doit l'exprimer comment, finalement, pour que ça n'aie pas d'ancrage ou de conotation historique ? De surcroit : ferais tu les mêmes interprétations détournées dès que quelqu'un dirait "le travail rend libre" ? finalement, peut on dire aujourd'hui "le travail rend libre" sans être accusé de sympathie nazie (et de même, peut on dire que le travail (ou la famille, ou la patrie, ou toutes les valeurs de ce type, c'est à dire reprise par des dictatures ou régimets pas nets pour se donner un lustre) est une valeur importante et primordiale sans pour autant être rétrograde, de droite, vichyste )?
ça me rappelle la célèbre phrase de Coluche "on dit qu'il y a des millions de français qui cherchent du travail. C'est faux : de l'argent leur suffirait"
Je pense que c'est HS ici (par contre, un thread exprès sur la Taverne avec pour débat "le travail rend il libre" serait intéressant)
mais bon, comme toute question philosophique, il faudrait définir le "libre", et surtout le "travail", etc. Parce que bon, l'inscription à Auchwitz du arbeit macht frei ne suffit pas à répondre "non" à la question "le travail rend il libre", je pense la question plus complexe que cela.
De même la notion de liberté par le travail que tu apprecies beaucoup
tu me quote l'endroit où j'ai dit que je trouvais que le travail rendait libre ?

. Je trouve que c'est une valeur importante, mais je ne me suis pas prononcée sur une telle affirmation (qui nécessiterait une bien grande argumentation plutôt que d'être assénée) concernant sa vertu émancipatrice ou libertifère. Encore une fois, je m'attaquais juste au procédé consistant à faire : "le travail rend libre" --> "olol² le nazi".