Le non à la constitution était le fruit d'une propagande nationaliste
Quand on lit ce genre de caricature, on ne peut que réagir :
- Le débat autour de la constitution européenne a été l'un des plus démocratiques. Les personnes qui ont voté non l'ont fait en connaissance de cause, très loin de l'influence partisane des médias.
Les ventes de livres concernant ce sujet, les débats intéressants et ouverts, ont été forts durant la période, montrant, malgré ce que certain veulent faire croire, que les français ne sont pas des moutons qui suivent la bonne parole du berger.
C'est quand même très loin du gars sans cervelle qui vote par règlement de compte ou par idéologie nationale.
- Les raisons du non sont quand même multiples, ce qui démontre que l'Europe n'a pas su rendre son projet clair. Et là est sa responsabilité des pro-oui parce que, même si cela ne reste qu'une impression, ça sentait l'arnaque à plein nez.
On ne peut pas se limiter de dire que ceux qui ont voté non sont des trotskistes ou des nationalistes. C'est quand même sous-estimer 55% de la population française. Quand on parle de mépris on y est en plein dedans.
- L'Europe, celle des pros anti-guerre, a été la dernière à réagir au Kosovo. Elle ne dit rien quand des élus d'extrême droite gagnent des sièges en Allemagne, en Pologne et en Italie. Elle ne fait rien quand à la poussée des groupes extrémistes, qui en toute impunité se réunissent à la frontière franco-germanique.
Pour une institution qui veut préserver la paix, elle est molle pour éteindre les départs de feu.
- Ce bel idéal a été repris par des groupe d'intérêt qui l'ont transformé en bras armé d'une idéologie purement commerciale. La dernière grande décision de l'Europe a été d'autoriser la coupure des programmes pour enfants toutes les 30 minutes par la pub (au lieu de 45 minutes auparavant). Oulà ça c'est de la décision qui améliore notre quotidien de citoyens.
Il est clair qu'il est inconcevable de donner plus de pouvoir à une institution dont le principal facteur de décision provient des groupes d'intérêts privés situés aux portes de la commission.
Il est inconcevable de laisser ma démocratie disparaître. C'est gommer deux siècles de combats démocratiques pour que l'on ne soit plus considérés comme des serfs, mais comme des citoyens dotés de droits fondamentaux.
Ce n'est pas du nationalisme. C'est simplement croire à l'idéal républicain.