Malgaweth, je n'ai jamais dis que je dépassais le ras des pâquerettes sur cette question- là. Je l'ai dis, je l'ai encore mauvaise sur ce coup- là, ce qui explique que je ne cherche pas à faire d'effort particulier, ce que je reconnais bien volontiers (ce qui fait aussi que je vais cesser de parler du TCE parce que sinon je vais un peu partir en vrilles je sens).
En revanche, oui, j'attends clairement une position nette de la part des présidentiables sur la question, et pas que d'eux d'ailleurs.
Tu parles d'exploitation politicienne. Oui, probablement. Mais à ce niveau stupide auquel je peux aussi me mettre, on n'a eu droit à rien d'autre de la part de la majeure partie de la classe politique, qui a été en dessous de tout, une fois encore, et ce, quel que soit le parti politique. Ca, c'est une des choses qui me reste le plus en travers de la gorge.
Sur la question du référendum et de la démocratie, je vois plus dans ce référendum l'expression d'un beau populisme que celui d'une victoire de la démocratie, tant on a eu droit à des clichés de toutes part, sans aucune explication des enjeux et des mécanismes de fonctionnement de l'UE. On peut penser que je ne suis pas un "vrai" démocrate ou je ne sais quoi d'autre, mais honnêtement, je m'en moque un peu. Quand beaucoup de gens disent n'importe quoi, ça n'est pas leur nombre qui fait que ce qu'ils disent se transforme en magnifique vérité : ça demeure de la bouse, mais répétée par plus de personnes, tout simplement. Bien entendu, je ne dis pas que tous les "nonistes" disaient n'importe quoi et que moi j'ai raison contre tout le monde : je dis juste que quand une majorité dit une chose, ça ne fait pas de cette chose une vérité absolue. Je me fais une certaine idée de la démocratie, et celle- ci ne se retrouve absolument pas dans ce référendum. Mais c'est une autre question.
Bon, donc, aujourd'hui, on a un "non" et on doit faire avec. C'est le sens du référendum, OK, j'avais compris. Mais moi je pose la question suivante : qu'est- ce qu'on fait maintenant de ce "non" qui s'impose à nous tous ? Ce travail, depuis le "non", j'ai l'impression que personne ne le fait. J'ai peut- être mal lu ou entendu, mais j'ai bien peur qu'on en soit resté à cette dimension référendaire du "non". Or moi, je veux savoir ce qu'on fait maintenant et dans les années à venir pour renforcer l'UE, l'élargir encore, et en faire un véritable espace cohérent et mondialement fort.
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