Publié par Malgaweth
D'obscurs tâcherons travaillent les options mais ça fait longtemps que ceux qui se trouvent sous le feu des projecteurs en ont plus rien à faire des options. Chez ces tâcherons la politique garde encore ses lettres de noblesss et les dossiers se travaillent ; au plus haut de l'échelle ce qui se bosse ce sont plutôt les brainstorming Jacques Ségala et consorts.
Tu sembles parler en toute connaissance de cause ?
Publié par Malgaweth
Je ne pense pas que ton idée de la Démocratie soit à ce point éloignée des bases à peu de chose près communes à tous les démocrates (les vrais pas les ersatz). Par contre la rhétorique que tu reprends comporte des failles démocratiques réelles. La gymnastique que tu pratiques est extrêmement casse gueule.
Pas grave, j'ai l'habitude, je suis un être plein de contradictions...

Et puis, c'est pas grave de se casser la gueule, tant qu'on comprend pourquoi et que ça sert à repartir (olol le développement vaseux et tout pourrit qi sert à rien).
Publié par Malgaweth
ce qui compte dans une consultation référendaire c'est le citoyen de base face à ses deux bulletins "oui" et "non" (écartons volontairement les blancs) dans l'isoloir.
Tout à fait d'accord. Mais l'électeur lambda, en entrant dans l'isoloir, est quoi qu'il arrive influencé par toutes les conneries qu'il a pu entendre pendant des semaines, et n'a pas forcément lu le texte que la République a envoyé chez lui à coups de millions d'euros. De toute manière, il l'aurait lu (et beaucoup ont quand même tenté de le faire), il n'aurait pas pour autant compris les enjeux. Si le texte était globalement clair, ce n'est pas pour ça qu'on comprend tout ce qu'il implique, et bien entendu, je me mets dans la masse des cons qui ont lu et compris le sens des phrases, mais qui n'ont pas saisis les modalités de mise en oeuvre et les enjeux pour les décennies à venir de manière limpide et immédiate.
En définitive, que reste- t- il, sinon une personne qui a un bulletin dans la main, et qui va finalement voter selon ses convictions, et rien de vraiment solide en plus ?
Or, moi, ce que je vois, c'est que 55 % des français ont dit "non" à l'Europe. Alors on dira "
ouais mais non t'as rien compris comme d'hab et t'es un gros lourd, c'est pas ça le sens du référendum et blabla". Mais moi, c'est ça que je vois, et rien de plus (c'est vrai que je suis lourd) : une peur terrible de l'avenir et de l'ouverture, alors même que l'ouverture n'est pas une menace en elle- même, mais une chance pour le pays et une dynamique inévitable, à laquelle il vaut mieux se préparer pour pouvoir y faire face de manière la meilleure possible. La réalité, que ça plaise ou non, c'est qu'on est en concurrence avec le reste du monde, et que ça demande qu'on comprenne que les choses évoluent vite et qu'on fasse l'effort de s'y adapter, justement, pour mieux s'y intégrer, et non pas subir le mouvement sans le comprendre. Et moi j'ai l'impression que les Français ont choisi de subir le monde au lieu d'y imprimer leur marque en cherchant à le comprendre.
Je sais que je m'éloigne du sujet (tendance naturelle à la digression chez moi, désolé...), mais c'est ainsi que je perçois ce "non", et c'est pourquoi j'ai tant de mal à l'admettre, même autant de mois après.
Publié par Malgaweth
Si tu trouves que personne ne s'occupe d'être force de proposition ; ben prends ta carte, à droite ou gauche peu importe et vas-y. Tu pourras toujours commencer par proposer des réflexions et rejoindre la cohorte des obscurs et si par miracle tu commences à déboucher sur quelque chose tu pourras toujours te confronter à la nouvelle manière de faire de la politique représentative : adhérent kikoo sms n°22373 appuyez sur 1- pour virer toutouyoutou ou sur 2- pour soutenir le candidat le mieux bronzé. Bon courage

Mouais. En même temps, étant donnée ma perception des politiques d'aujourd'hui, ça tient plus de la mascarade qu'autre chose, et ça ne me donne pas envie de m'encarter où que ça soit. Plus je m'intéresse à la politique, plus je me plonge dans l'histoire ancienne pour échapper à cette déferlante de conneries en tous genres. Plus j'écoute et je regarde ce qui se dit et se fait, plus je me dis qu'on va gentillement vers une dictature molle, celle des gens repus... Mais c'est un autre débat.
Publié par Rosenrot
Personnellement je n'irai pas aussi loin à l'est concernant la Turquie . Je m'arrêterai à la Biélorussie / Ukraine ( encore que ça c'est probablement plus utopique que l'europe sociale tant qu'à la tête de la Russie on aura des dirigeants du genre Poutine

)
Méditéranée du sud non plus si tu englobe Maroc, Algérie, Tunie etc...
Les mentalités, cultures et religions sont beaucoup trop différentes pour qu'une cohésion se fasse sans heurts.
Je voulais dire que la Méditerranée est la frontière naturelle de l'Europe, ce qui exclu le Maghreb au sens large.
A l'Est, je vois mal comment intégrer la Turquie sans modifier en profondeur la nature même de l'UE. Si on dit "oui" à la Turquie, je vois mal comment on dirait "non" à Israël ou aux trois pays du Maghreb. Dans l'absolu, ça ne me dérangerait pas, mais on ne devrait plus parler d'union "européenne".
A l'Est, j'ai cru entendre que l'Ukraine voulait se porter candidate à l'intégration. Pour moi, elle a vocation à devenir membre, et j'espère que ça sera le cas, de même que pour la Biélorussie. Mais la Russie, elle, par sa taille et son poids politique, est un pays qui a vocation à ne pas faire partie de l'UE. Là encore, intégrer la Russie reviendrait à modifier la nature même de l'UE, et ça serait un tel bordel géopolitique que c'est en fait impossible.
Publié par Andromalius
J'ai voté Non et il n'est pas question pour moi de plan B. La question était "tu veux du plan A?" Réponse: non, ce projet ne me convient pas. Qu'il y aie ou non un plan B, le fait est que je ne veux pas du plan A. Et que je voterai contre les évolutions négatives jusqu'à ce qu'une positive passe un jour. (On peut rever).
Ca, c'est clair, net et je le comprends. Vous avez un texte sous les yeux, vous dites si vous êtes d'accord ou pas : réponse, "non". OK, pas de souci, parce qu'on parle bien du texte et du projet européen en train de se construire.