[ML/Devinette] Par une chaude nuit d'été

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Il a fait chaud. La poussière s'est collée à ma peau sous l'effet de la transpiration. Mais le soleil est presque couché maintenant et la température a baissé.

La dune de sable se dresse devant moi. Pendant toute ma journée, mes efforts et les leurs ont eu pour but d'amener ce sable ici. Il y en a eu trop. Le sable qui devait être avalé par le gouffre a débordé. Il s'est formé des dunes sur les bords du gouffre à présent. Ces dunes ne doivent pas rester. Elles gênent. Elles doivent être avalées par le gouffre. Il est tard. Une heure avant minuit. J'empoigne une pelle et je pellete. La dune s'affaisse. Lentement, petit à petit, le sable rejoint le gouffre. Chaque pelletée est lourde. Que le sable soit si lourd est motif à se réjouir, il se vendra plus cher. Pour l'instant mes bras ne sont pas d'accord, mais qu'importe leur avis. Ce ne sont que des outils, mes outils. Ils ont été exercés à pire. Ils continueront. Ils continuent. Bientôt la dune disparaît, à l'autre maintenant. Une heure passe, dans cette poussière qui me fait tousser et qui me gratte, dans cette atmosphère qu'éclaire par intermittences une lampe détraquée. Et finalement les dunes ont disparu. Je les ai envoyées dans le gouffre, qui les a avalées. Je devrais me réjouir, mais je sais que la journée de demain sera pareille à celle ci. Ma seule consolation est que je vois que le moment où il n'y aura plus de sable à entasser se rapproche. Mais cela n'arrivera pas tout de suite.

Epuisé, je rentre chez moi. Il est tard, je me lave, je mange difficilement. J'ai passé 12 heures sans rien avaler et mon estomac semble avoir perdu l'habitude de manger. J'ai même perdu deux kilos. Pourtant je me sens tout à fait bien. Epuisé, mais bien.

Pour me rappeler de cette sensation lors de cette soirée, je décide d'écrire puis de poster tout ceci sur le Bar de la Taverne. La sagacité coutumière aux Bariens leur a sans doute permis de deviner immédiatement que le sable que j'avais pelleté n'en était pas. J'imagine que ça pourrait les divertir quelque temps de chercher ce qu'était le sable en réalité.

Et puis merde, c'est pas comme si les nouveaux threads fourmillaient sur le Bar. Alors un thread comme celui ci, que les Bariens le prennent au sérieux ou bien qu'ils en fassent un HS qui me fera sourire demain matin avant d'aller travailler, ça m'est égal. Mais sans déconner, y a une de ces deux options pour laquelle je vous fais plus confiance.

Résumé : le sable dont je parle dans mon post, c'est quoi ?

Question bonus : qu'est-ce qui se passe exactement ?
C'est pas du sable?
Citation :
Publié par Turgon
Il a fait chaud. La poussière s'est collée à ma peau sous l'effet de la transpiration. Mais le soleil est presque couché maintenant et la température a baissé.

La dune de sable se dresse devant moi. Pendant toute ma journée, mes efforts et les leurs ont eu pour but d'amener ce sable ici. Il y en a eu trop. Le sable qui devait être avalé par le gouffre a débordé. Il s'est formé des dunes sur les bords du gouffre à présent. Ces dunes ne doivent pas rester. Elles gênent. Elles doivent être avalées par le gouffre. Il est tard. Une heure avant minuit. J'empoigne une pelle et je pellete. La dune s'affaisse. Lentement, petit à petit, le sable rejoint le gouffre.
Jusque là, je pensais à une version romanesque de l'histoire du balai© de Doudou.
Première lecture informelle : Je pense que le sable est la combi poussière-déjection de ton appartement.
Le gouffre étant la poubelle, la chaleur aidant les mycoses à se développer, tu viens de voir Joe's apartment et t'as bad-trippé sur ta condition de primitif.
Le tout étant de savoir si les bariens(iennes) peuvent ressentir cet état de décomposition de son être, ce qui nous ramène au sable qui en seconde lecture n'est que la projection éclatée de la créature que tu habites par l'esprit.
Le gouffre étant le sexe maternelle où tu aimerai te réfugier par ta chair et tes os disloqués.
La chaleur vient en conclusion d'un sentiment agréable et sécuritaire de régression temporelle.
Citation :
Publié par Genichirou Sanada
En juillet?
Meh, je cherchais quelque chose qui soit plus intéressant en étant lourd, que tu cales dans quelque chose de creux jusqu'à ce que ça dégueule, et dont la tâche répétitive a une fin inévitable quantifiable. Et qui se fait en été. Les vendanges ça marchait pas mal dans l'idée.
Bonsoir,

Euh...
vous êtes embauché comme saisonnier dans la confection et la cuisson des petits sablés au sein d'une pâtisserie de bord de mer...?
A moins que ce soit dans la confection de miches de pain à enfourner dans une boulangerie à haut débit....

Citation :
Publié par Heathcliff
Je ne voudrais pas de ton job d'été.
C'est vrai que travailler à côté d'un four, en été, dur...
Je vois... je vois une grosse pile de vaisselle a faire vu que demain, il y a boulot et que vaisselle+vaisselle=trop de vaisselle.

Donc dure journée au taff, tu rentre vers 23h, tu vois la vaisselle qui t'attends et tu te dis que si tu l'a fait pas maintenant, elle ne sera jamais nettoyée. Donc tu nettoie et devant tant de sagesse lors de la décision, tu décide d'en parler au bar. Ou tu fais tes poussières.
Citation :
Et finalement les dunes ont disparu. Je les ai envoyées dans le gouffre, qui les a avalées.
Le sable serait donc du sperme, et le gouffre la bouche de Nounouze ?
Message supprimé par son auteur.
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