Journal d’un combattant – Page 1
Ce matin, j’ai rendez-vous avec mon entraîneur.
Il m’a dit : « - Rendez-vous 06h00 sur la place du marché d’Altdorf, il sera temps pour toi de revêtir une nouvelle armure et je t’enseignerai une façon supplémentaire de baisser les défenses de ton ennemi avec ton épée. Que Hoeth te garde ».
L’entraînement se déroule bien. Cette nouvelle technique me permet de rendre encore plus puissant mes coups d’épée. Mon entraîneur la surnomme « la lame du paradis » ; si tout se déroule comme prévu, je le comprends ! Ma nouvelle armure est encore plus confortable que la précédente, elle me permet d’être plus puissant et j’ai cette sensation qu’elle me revigore en permanence !
Pendant l’entraînement, mon maître semblait de plus en plus préoccupé … Il consultait souvent les signaux venus de ces contrées que je n’ai encore jamais explorées. Des contrées dangereuses où le mal que nous combattons est le plus féroce. Mon maître ne veut pas que je m’y rende : « Tu es jeune ! Prend le temps d’apprécier Hoeth, apprend de ton ennemi d’aujourd’hui ! Ensuite tu pourras vraiment m’aider au plus au niveau. »
Soudain il mit un terme à l’entraînement : « - Arrêtons-nous là maintenant. J’ai à faire ! » Il avait de nouveau ce regard … Ce regard qu’il a avant d’aller au front. Déterminé et un peu crispé … Je ne comprends pas ce comportement …
Il continua : « - J’ai une mission pour toi ! Va au col du feu noir, chez les nains. La population s’agite la bas. Trouve des alliés et maintient leur défense. »
« - Pourquoi défendre ces nains ! »
« - Notre berceau est en sécurité, alors nous devons défendre le territoire de nos alliés si nous voulons conserver cette paix. Si tu n’aimes pas leur compagnie, tu apprendras ! Tu verras qu’au combat, leurs techniques, bien que bizarres … ont une certaine efficacité … ».
Ne voulant pas plus contester la sagesse de mon tuteur, je me mis en route pour le col.
Sur place, je ne vis pas d’allier. Je fus même très surpris de voir que la brasserie, endroit très prisé par les nains, a été abandonnée aux mains de l’ennemi.
Je m’approchai discrètement, et ne vus personne sur la terrasse …
Soudain, trois être affreux en sortis … A leur démarche, je fus surpris que ces trois là puissent avoir nettoyé cette brasserie de ses nains … Ou alors se seraient-ils pris pour des nains ?
Je me décidai de les suivre, ils montèrent encore plus haut dans le col, jusqu’à une tour abandonnée mais bien gardée par les nains. Ils l’attaquèrent. Me rappelant des ordres de mon entraîneur, et voyant ces nains défendre leur tour, je me suis dis que c’était le moment !
Je fondis sur celui qui semblait le plus faible avec un dos courbé et agitant les bras dans tous les sens. Ma technique de discrétion n’étant pas au point, le plus fielleux des trois me repéra et commença à m’envoyer une volée de flèches et une espèce de boule de chair avec des crocs ! Je m’acharnai sur le bossu et l’emporta avec moi dans ma chute.
Hoeth me rappela rapidement. Je me retrouvai sur le champ de bataille aussi vite que j’en fus partis. Et là, je me retrouvai nez à nez avec le troisième hurluberlu. Un être bien mystérieux flottant dans les airs sur un disque … de la même manière je fondis sur lui, mais l’autre fielleux était aussi là. Je pus tout même vaincre ma cible, mais le bossu revint m’empêchant de tuer le fielleux … ce personnage clé de se groupe signa ma défaite.
Une fois de plus, je voulu retourner sur le champ de bataille, mais cette fois l’ennemi était aux portes d’accès de cette zone, fortement gardée par les nains. J’étais en sécurité tant que je restai avec ces nains et leur guérisseur. Mais ce n’est pas comme ça que je vais les vaincre, car ils ont l’air comme même moins bêtes que affreux et n’attaque pas ce camp bien protégé.
Je partis du bivouac dans une direction qu’ils n’attendaient pas. Le fielleux me poursuivait. Les deux autres semblaient avoir du retard. C’est à ce moment là que je décidai de tendre une embuscade cet archer.
Profitant du détour d’un arbre, j’abattu ma grande épée sur ce truc tout vert ! Son cri me donna de l’assurance, il essaya de me ralentir mais ma colère était telle que je l’achevai en quelques coups de grande épée ! Hoeth appuyait mes coups ! A peine le temps de regarder tomber mon adversaire que ces deux compères arrivèrent ! Profitant de ma folie, je fonçai sur eux tel un nain, ils semblèrent un peu désemparés devants cette volonté ! Finalement mon maître avait raison : les techniques naines ont du bon ! Le bossu pu agiter les bras autant qu’il pu, Hoeth fut le plus fort ! Quand au dernier, ma nouvelle armure semblait supérieure à ces sorts …
Pratiquement achevé de cette bataille, j’appelai ma monture sur les trois cadavres … Elle m’emmena dans le camp avancé des nains en haut du col. Le chef de ce campement, pour me remercier de l’avoir défendu, me requinqua et me rendit encore plus résistant. C’est comme ça que j’ai pu repousser ces trois ennemis plusieurs fois pour enfin ne plus les voir revenir, quand tout à coup une sonnette d’alarme retentit !
Il fallait défendre l’empire ! Je me précipitai au haut col, terre des hommes, que j’ai eu plusieurs fois l’occasion de défendre. En parcourant la zone, je me rendis compte que des batailles épiques avaient lieux ! Dans la vallée, j’entendais des cris de toutes sortes, glaçant le sang ou encourageante, venant du fort de la griffe de pierre. Je me plaçai entre la route de ce fort et le bivouac ennemi. L’afflux de démons était trop important pour être contenu par ma seule volonté.
Le fort de la griffe de pierre appelait à l’aide, c’était le chef de la résistance, le leader de l’alliance chafouinade. J’avais déjà combattu à ces côtés, j’ai confiance en ces capacités à déjouer l’ennemi. Il arriva à mener ces troupes pour repousser les forces de destruction de l’ennemi. Le fort de la griffe de pierre était sauvé, mais la victoire fût ternie car l’ennemi malin en avait profité pour prendre l’autre fort de l’empire ! Celui de Talabecland ! La défense arrivant trop tard et quelque peu dispersée ; l’ennemi obtient une victoire sans conteste …
Mais c’était sans compter la détermination de notre leader que je me décidai de rejoindre. L’effectif de ses troupes, quoique souffrant peut-être de résistance, avait une puissance de frappe redoutable !
Les hommes, les femmes et les nains de cette formation avaient tous un peu le même regard que mon entraîneur … Nous nous regroupâmes à la sortie de notre bivouac, l’ennemi était déjà là ! Je sentis les cœurs de mes alliés battre dans mes veines. Notre chef donnait le rythme. Peu à peu je sentis à mon tour cette sorte crispation et cette détermination déjà vu chez les autres. En fait ce n’est pas de la crispation ! C’est de l’excitation ! Porté par mes alliés, je me sentis une puissance incommensurable avec ce que j’avais connu jusqu’à aujourd’hui ! J’avais envie de frapper l’ennemi pour qu’il ne se relève pas !
Au moment de l’offensive, j’eu un soutien sans faille de mes alliés ! Je pu désorganiser l’ennemi, créant la panique ! La puissance de frappe de mes alliés se mit à faire effet ! Et de quelle manière ! En quelques minutes l’ennemi fût mis en déroute ! J’aurai aimé que mon maître soit là. Toutefois, mes nouveaux alliés semblaient reconnaissant autant que je pouvais l’être de mon côté. Cela suffit pour que je veuille repousser mes limites.
Sans attendre que l’euphorie ne parte, nous allâmes d’un pas déterminé vers le fort de la griffe de pierre qui fût une nouvelle fois assaillit. La défense organisée, l’ennemi n’eu aucunes chances de rentrer dans la tour. Et pourtant, cette ennemi était nombreux, l’odeur de sang et de haine qu’il répandait devant le fort ne m’empêchait pas de le combattre de front, porté par mes valeureux alliés. Ce fût une nouvelle victoire !
La satisfaction et l’émotion de mes alliés me souda à tout ce groupe hétérogène. Nous avions tous une histoire différente et celle de ce jour en commun !
Nous ne voulions pas en rester là, nous avions perdu un fort ! Il fallait le reprendre ! La destruction nous laissa le reprendre sans difficultés … puis c’est tout le territoire que nous reprîmes avec une belle récompense à la clef. Les nains investirent la taverne des hommes et en les accompagnant, je me souviens plus très bien comment nous avons finis la célébration de la victoire … ça me rappelle que toutes les techniques naines ne sont pas forcément bonne pour leurs alliés.
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