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[Actu] L'OMS classe officiellement les « troubles du jeu vidéo » parmi les maladies reconnues

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Message supprimé par son auteur.
Oui c'est exactement ce qu'il y a marqué dans l'article et oui effectivement tout activité/produit etc peut devenir une drogue pour n'importe qui selon le contexte.

Après c'est la personne qu'il faut soigner, chercher à savoir pourquoi elle s'est détournée et a pris ce chemin, on s'en branle que ce soit à cause du JV/de la drogue/du sucre/du sexe. Contrairement à ce que j'ai pu lire plus haut (Chouwanga/Kotori) je ne vois pas en quoi l'OMS classe le JV comme une drogue ou comme la cause d'un problème. Il est évident qu'on va pas dire aux gens : bon bah la solution c'est d'arrêter de jouer au revoir mais qu'on va chercher à savoir le pourquoi du comment comme n'importe quelle autre addiction et soigner le réel problème derrière tout ça.
Message supprimé par son auteur.
Lister les choses c'est important je trouve, ça permet sans doute d'avoir un traitement spécifique en fonction de ce à quoi tu es addict, tu vas pas filer de la méthadone (bon j'avoue c'est extrême) à un mec accro au JV ou à l'alcool peu importe ce qu'il l'a poussé à prendre ce chemin.
Citation :
Publié par Morow
peu importe ce qu'il l'a poussé à prendre ce chemin.
Tu es donc bien dans ce que je dis : traiter les conséquences, pas les causes. C'est un bon raisonnement pour créer de super consommateurs de médicaments à vie.
Je passerais sur la comparaison entre une addiction physique et addiction psychique que tu poses là, sur le même plan
La comparaison était juste exagérée et sinon je pense que tu n'as pas compris là où je voulais en venir avec cette phrase. C'était juste pour dire qu'on ne soigne pas tous les comportements de la même manière, donc avoir des listes qui caractérisent ce à quoi on est dépendant je trouve ça bien, ça permet d'avoir un traitement adapté, en l’occurrence je suppose que pour une addiction au JV, aucun traitement médicamenteux soit réellement utile, mais une reconnexion au monde extérieur et développer l'aspect social de sa vie peut être un remède donc je vois pas en quoi ce serait créer de super consommateurs de médicaments à vie comme tu dis en me citant et en tronquant juste un bout d'un de mes posts sauf que tu me reliras plus haut si t'es pas flemmard je pense pas avoir appuyé le point que tu m'attribues dans ton post.

Dernière modification par Morow ; 27/05/2019 à 15h49.
Message supprimé par son auteur.
Oui effectivement je suis d'accord pour dire que la plupart des soucis d'addiction (hors physio) peuvent probablement se soigner de la même manière.
Vous parliez beaucoup de sur-réaction suite au jeu, notamment en évoquant Sardoche ou l'allemand énervé, et pendant un moment comme si c'était la seule conséquence d'une pratique abusive du jeu vidéo. Et limite, si quelqu'un arrive à se contrôler et rester entièrement calme mais joue 75 heures par semaine, ça sera donc normal. Surtout si cela se fait au détriment d'autres activités, qui lui seront parfois proposés. (famille, amis, etc)

Sauf que vous oubliez les éléments mis en avant par l'OMS en vous concentrant uniquement sur ça. Là sur les derniers posts on revient un peu plus sur des points logiques, donc c'est déjà ça, mais il est bien précisé 3 éléments :
1. Contrôle du comportement altéré. Donc ne pas réussir à s'empêcher de jouer, établir une limite de temps, de fréquence, etc...
2. Un priorité accrue. Donc ne pas répondre à l'invitation d'un ami, refuser d'aller voir sa famille le week-end, d'aller au cinéma avec un/une ami/e, ce genre de chose pour se concentrer sur le jeu vidéo.
3. La poursuite du jeu. Où j'en reviens à un nb d'heure complètement délirant passé devant son ou ses jeux vidéos, altérant son fonctionnement personnel (oublier de manger par exemple ; certains ont dit que ça n'arrivait pas... alors qu'en Corée c'est déjà arrivé jusqu'à la mort ! Et un gros joueur peut vraiment oublier de manger durant 10 heures ou plus. Ça m'est déjà arrivé par le passé tellement j'étais pris dans le jeu. Pour la boisson j'avais une bouteille d'eau à côté donc ça allait mais la faim se faisait complètement oublié à cause du jeu), familial (j'en reviens donc au refus d'aller voir les membres de sa famille, même si on a une invitation par exemple, afin de continuer à jouer), professionnel (ne pas aller au travail pour jouer, jouer sur son lieu de travail etc).

Ce sont ces 3 éléments mis ensemble qui doivent permettre d'établir un diagnostic. Si vous êtes touché par un seul de ces critères, ou si c'est occasionnel, car ça peut arriver (nouveau jeu ce genre de truc), bah non, vous ne rentrez pas dans les termes du diagnostic.
Par exemple, vous pouvez être touché par le 1er poinnt, avoir du mal à vous arrêter, jouer beaucoup etc, mais si vous avez une invitaiton d'un ami, vous sortez. Vous continuez à voir votre famille le week-end. etc... Donc vous êtes un gros joueur, mais pas addict.
Pareil pour les oublis divers, de manger ou oublier un événement, ça peut arriver (ça m'est déjà arrivé comme je le disais), mais si au-delà de ça vous arrivez à vous contrôler, vous ne faites pas que jouer etc... et donc vous n'êtes pas touché par les points 1 et 2, pareil, vous n'entrez pas dans les critères.

Donc non, l'OMS ne veut pas fliquer tous les gros joueurs et les faire passer pour addict. Cela reste une très petite quantité de joueur. Mais cela existe.
Quelqu'un disait "un joueur qui va pas jouer va regarder la télé, ou faire du sport, il peut donc être addict à ça aussi" (ou un truc comme ça, j'ai repris de tête), hé bien non, justement, quelqu'un touché par une addiction ne fait quasiment plus que ça ! Donc un joueur atteint ne s'arrêtera pas pour regarder la télé ou faire du sport. Il continuer à jouer, jouer et jouer.
Et c'est encore plus vrai de nos jours avec les jeux en ligne, la sensation de vouloir progresser (gagner des niveaux, que ce soit sur LoL en progressant dans les ligues, CS GO avec les ranks, et j'en passe), les MMO au contenu énorme, voire les jeux qui vont mettre en place des éléments aléatoire payant ou non (caisse permettant de drop des loots ou skins ; augmentant donc le risque de vouloir jouer pour gagner des caisses afin de les ouvrir pour espérer gagner des super skins/items, voire dépenser de l'argent pour en ouvrir d'autre ou en acheter afin "d'avoir la classe" ou d'être "op" (sur les P2W)).
Cela renforce le phénomène je trouve par rapport aux jeux des années 90 par exemple. (même si je ne dis pas qu'il n'y avait pas déjà des risques et certainement déjà des joueurs tombé dans l'addiction alors, juste que la facilité est plus grande de nos jours, je trouve)

Je finirais par dire que par contre, oui, je suis d'accord avec certains, pour dire qu'on pourrait également s'intéresser à l'addiction aux écrans en règle générale. TV, série (binge watching), etc... Car je pense qu'il y en a aussi qui ne peuvent pas s'empêcher de regarder leur série, vouloir à tout prix continuer à la regarder, ou diverses émissions, etc...
Quand on voit certaines images, même si souvent assez cliché, de la personne affalé devant son canapé, télécommande en main, qui zappe sans fin, et enchaîne différents programme, moi ça me fait aussi peur que ce que je viens de citer au-dessus.
A la limite, le seul aspect qui pouvait empêcher ou limiter l'addiction, c'était l'impossibilité par le passé d'avoir accès à tout le contenu qu'on voulait instantanément. Dans les années 90, si on voulait voir la suite de son programme, on devait attendre sa diffusion. De nos jours c'est pareil. Dans ma famille j'ai de gros fan de Koh Lanta, mais ils sont obligé d'attendre le vendredi. Donc cela les empêche d'enchainer 30 heures de Koh Lanta d'affilé.
Le hic étant qu'avec l'émergence d'internet on peut télécharger plein de séries, de films, avec netflix enchaîner direct une saison voire une série entière sans soucis.
Puis bon, pour la télé, suffisait de zapper sur une autre chaine pour trouver un autre programme en vrai. (même dans le passé) Mais, ce n'était ptet pas des programmes que la personne appréciait autant que celui qui venait de se terminer.
Citation :
Publié par ArtUn
ouais enfin comme tu dis dépendance au sexe, a la religion, a sa femme, a son ami, a son objet fétiche, a son animal ... etc T'as pas fini, surtout que le problème psychologique reste le meme. En effet une dépendance physiologique ne sera pas traitée de la meme manière qu'une dépendance psychologique mais tant qu'on est dans le psyché y pas 10 000 manière de les soigner. Donc inutile de toutes les énumérés. Qu'on soit addict a un jeu (video ou argent), a un objet.. bref a toute pratique loisir, sexuelle...Etc ou matière physique c'est la même chose et le problème n'est pas l'objet de l'addiction !


La cause c'est l'humain qui éprouve un mal être psyché pas l'objet de l'addiction en tant que tel ! Si dans l'objet il y a des produits addictifs ou nocifs là faut traiter le produit mais si le produit est sain mais que l'humain y devient addict que veux tu faire sur le produit ? le détruire ?
Un mec addict au sport : on interdit toute pratique sportive et on reglemente la temps d'activité physique ? Un mec addicte au sexe aussi ? Un mec addict à son objet fétiche ? ... etc etc etc
Je comprends pas vraiment comment tu arrives à cette conclusion, c'est absolument pas ce que je dis.
Par contre l'addiction au sexe, ça se soigne, en cherchant les causes et en les résolvants.

Un mec addict aux jeux vidéo, c'est pareil qu'un mec addict à la TV. C'est pas le jeu ou la TV qui le rend "addict" mais sa vie, ses problèmes, ses troubles qui poussent à une surconsommation/fuite. Et pour soigner ces troubles, un spécialiste (pour le coup un psychologue) doit chercher avec son patient les causes de cette "addiction" : perte de contrôle, état dépressif, choc émotionnel, abandon... il en existe des milliers.
Le jeu vidéo a cette tendance à nous faire oublier le temps, oublier nos problèmes. Pour quelqu'un de normalement constitué, on joue, on se détend, puis on revient à la réalité qui nous apporte son lot de plaisirs et de problèmes. Pour d'autres, la réalité ne ressemble qu'à un problème, sans plaisirs. Ils s'enferment donc dans une surconsommation : de sport, de tv, de jeux vidéo et même de substances qui, elles, vont avoir un impact physique addictif.

Même pour les drogues addictives, si on ne traite que l'addictologie mais pas ses causes, on voit des anciens addict retomber dedans alors qu'ils étaient "soit disant" sevrés.

Je ne remets pas en cause ce que dit l'OMS, j'ai juste peur qu'en considérant le jeu en lui même comme quelque chose d'addictif, on risque de voir émerger des traitements contre l'abus de jeu vidéo et pas contre ses causes.

Après, c'est plus un débat sur l'addiction en générale et ce qu'on veut y mettre dedans
Message supprimé par son auteur.
Citation :
Publié par ArtUn
Oui au final on est d'accord, on dit la même chose. Et c'est valable pour toute maladie mentale. Les HP sont remplis de gens névrosés, addicts, avec des troubles psy et qui n'ont jamais touché une manette de leur vie, jamais bu une goutte d'alcool ou pris quelconque drogue (hormis les médicaments) ...
Exactement Mais là on risque d'ouvrir un débat un peu large sur : notre société, le travail, les réseaux sociaux, l'urbanisation à outrance toussa toussa
Ouf il y a des gens qui ont compris que c'est ultra positif comme truc. Le but c'est pas d'embêter des gens (comment ils s'y prendrait ?) mais bien d'aider ceux dans le besoin. Ça s'arrête là les gars, calmons-nous et remercions les gens qui ont comme motivation d'aider d'autres gens
C'est probablement une bonne chose mais je vois venir les journalistes à 3km qui vont reprendre la new pour dramatiser et véhiculer les clichés comme dab quand il s'agit de jv.
Sympa pour les laboratoires et les médecins.
Ils vont pouvoir s'en mettre plein les fouilles en dépouillant des parents un peu trop cons et déresponsabilisés.

Pour les maladies orphelines en revanche, on repassera.
Citation :
La vidéo de l'allemand fou qui joue a Unreal n'a rien d'une réaction d'un ado normal, maintenant si il a juste péter un plomb une fois dans sa vie, qu'il avait un stress a coter qui peu expliquer que ce jour là il a flancher, pourquoi pas. Mais je doute et je pense que c'est une scène habituelle et là c'est qu'il y a bien un soucis.
BON
ON VA STOP LA DESINFORMATION DE MASSE DE SUITE!!!
la vidéo de ce gamin qui éclate son pc étais une vidéo parodique j'ai cru moi-même à l'époque que c'étais vrai mais j'ai retrouvé un interview de ce gamin (devenu homme et plutôt grave baraque mtn) ou il explique tout justement et ce que cette vidéo lui as apportée comme période de malheur etc...DONC NON ! cet enfant n'étais pas filmé à son insu et tout ça était un fake sauf qu'é l'époque pas grand monde le savait (à part les allemands car il est allemand)

je laisse ça içi car je pense que ça pourras instruire quelques personnes curieuses :

http://fr.newsmonkey.be/article/21138

https://www.vice.com/fr/article/wjgb...devenu-rappeur

et la vidéo youtube d'un FR qui en parle :


https://www.youtube.com/watch?v=G71ygHxAbnk


voilà un peu de culture geek ça vous feras du bien c'est bonux
Citation :
Publié par Jerau
C'est probablement une bonne chose mais je vois venir les journalistes à 3km qui vont reprendre la new pour dramatiser et véhiculer les clichés comme dab quand il s'agit de jv.
C'est un peu le problème de beaucoup ici: Parce que le jeu vidéo est trop souvent pris stupidement comme bouc émissaire et parce que le gamer a trop souvent été dépeint de la pire des façons, tout le monde est sur les talons à la lecture de ce genre d'information. Mais la réalité c'est que l'addiction au jeu vidéo (en ligne principalement) peut-être extrêmement sérieuse, et avoir de graves conséquences. Et c'est une excellente nouvelle que le problème attire l'attention de professionnels, y a des gens qu'ont besoin d'aide.

Parce que trop souvent tout et n'importe quoi est dit au sujet de cette activité ne signifie en aucun cas qu'il n'y a pas de cas sérieux qu'ont besoin d'aide.
Ca fait longtemps que j'avais pas lu autant de débilité sur un forum.

Ca fait plus de 20 ans que je joue a des jeux video et je n'ai jamais aussi peu joué que ces dernières années (jusqu'a pratiquement plus du tout), je crois pas que vous comprenez bien ce qu'est une addiction.
Prendre des cas particuliers ici et la et en faire une généralité en proclamant le jeux video addictif n'a rien de très scientifique comme approche.
Vous me faite bien rire avec vos "gens bien constitué", la normalité n'a rien d'objectif pcq si on commence à parlé de normalité, un homosexuel n'a rien de "normal", ils sont en clair minorité, il n'y a rien de "normal" dans leur comportement.
Vous mélanger tout, éducation, environnement, comportement, psychologie, physiologie et hop on met tout les élément qui soutiennent notre idée et on laisse de coté les autres.

Quant a l'OMS, il me font bien rire leur symptomes :

- Un contrôle du comportement altéré vis-à-vis du jeu (par exemple, quant aux pulsions de jeu, à la fréquence, l’intensité, la durée, ou le contexte) ;


> On peux appliqué cette règle a n'importe qu'elle activité ou centre d'intérets, ca n'a rien de particulier aux jeux video.

- Une priorité accrue accordée au jeu dans la mesure où le jeu prime sur les autres centres d’intérêts et activités quotidiennes ;

> Encore une fois on peux appliquer ça au travail, au sortie en boite etc... je ne vois en quoi d'autres activité ne serait pas concernées.

  • - La poursuite ou la progression de la pratique du jeu malgré des conséquences négatives. Le type de comportement est suffisamment grave pour entraîner une altération significative du fonctionnement personnel, familial, social, éducatif, professionnel ou autre. > J'en connais des sportifs qui ce sont bléssé et pour certains a vie et ca à eu des conséquences négatives sur tout ce qui est cité plus haut.
Leur symptomes n'ont rien d'exceptionel au jeux video et il oublie de préciser tout les effets positif prouvé par des études de la pratique du jeux video pour améliorer nos capacités mentales et pour aidé beaucoup souffrant de maladie mentale.

J'attend qu'on me montre la difference qu'il y a entre pratiqué le jeux video et tout autres activités ou centre d'intérets - avec un minimun de sérieux scientifique et pas des anecdote ou vieu sondage bidon.
Citation :
Publié par N3x0
Ca fait longtemps que j'avais pas lu autant de débilité sur un forum.
Tu n'as pas du passé sur les sections Revelation Online, Bless, Archeage, AIR.....
@BelXander : merci pour ton pavé très clair.
Citation :
Publié par N3x0
> On peux appliqué cette règle a n'importe qu'elle activité ou centre d'intérets, ca n'a rien de particulier aux jeux video.

> Encore une fois on peux appliquer ça au travail, au sortie en boite etc... je ne vois en quoi d'autres activité ne serait pas concernées.
C'est pas spécifique aux jeux vidéos.

On applique déjà ça au travail & co....
Citation :
Publié par N3x0
Ca fait plus de 20 ans que je joue a des jeux video et je n'ai jamais aussi peu joué que ces dernières années (jusqu'a pratiquement plus du tout), je crois pas que vous comprenez bien ce qu'est une addiction.
Prendre des cas particuliers ici et la et en faire une généralité en proclamant le jeux video addictif n'a rien de très scientifique comme approche.
C'est parfaitement ridicule.

Ca revient à dire que "l'alcoolisme n'existe pas, pendant 20 ans j'ai bu quelques verres le week end et la je bois même plus rien!" ou "Les opiacés ne rendent pas accro, j'ai du en prendre 48h après une intervention dentaire et j'ai eu aucun problème!".

Evidemment que dans 99% de type d'addictions, il ne s'agit pas de généralité du genre "si t'y touches, t'es accro". Il s'agit d'une POTENTIELLE dérive pour un CERTAIN NOMBRE de consommateurs.

Et évidemment qu'il y a BEAUCOUP d'autres types de pratiques/consommations parfaitement courantes et qui peuvent tourner en addictions plus ou moins grave. Ca part de quelque chose d'aussi bénin qu'une addiction modérée (4-5 cafés par jour) à la caféine, jusqu'à une addiction à la meth ou que sais-je. Et des centaines de trucs possibles et imaginables entre les deux.

Parce que le jeux vidéo n'est pas aussi addictif que le crack ou ne commet pas les mêmes dégats potentiels que la consommation de ce dernier ne signifie pas que le problème n'existe pas, et ne doit pas être prix au sérieux.

Je me répète: je mets au défi quiconque a passé pas mal de temps sur un mmorpg de me dire qu'il n'a jamais vu qui que ce soit autour de lui qu'avait une présence en ligne problématique pour sa vie sociale ou professionnelle. On en a tous vu des paquets. Quand ça nous a pas nous même concerné directement.
Comme ça a été dit, au final ceux qui font des raccourcis trop rapide genre "jeu vidéo = violence" ou autre connerie le feront toujours, on s'en fout que les médias peuvent relayer des conneries, ceux qui pensaient déjà ça continueront à le penser et voilà. L'intérêt c'est d'offrir aux professionnels un moyen d'aider des personnes en difficulté en creusant des pistes pour en découvrir les causes. Si rien que le point de vue des professionnels sur tout ça peut changer, ça sera déjà un grand pas, et qu'importe ce que le grand public peut changer.
Quelqu'un de malade, et je parle pas ici d'addiction au jeu vidé, mais mettons schizophrène, il s'en fout que certaines personnes puissent croire les clichés ou les idées reçues qui sont véhiculés sur ça, genre personnalité multiple, être plusieurs dans sa tête ou autre, tant que le professionnel qui le suit sait comment réagir et connait le problème.
(on peut aussi ici parler d'addiction aux jeux d'argent par exemple)

Le message de Kami80 est très intéressant.

Quant au message de N3x0, je ne sais pas si lui même sait vraiment ce qu'est une addiction en fait, malgré le fait qu'il essaie de faire entendre que ce sont les autres qui n'en connaissent pas le sens. Je dis pas que tout le monde le connait, et on peut certainement se tromper ou en avoir une vision que parcellaire mais tu te trompes également à mon avis alors.

Sur le premier point, tu dis que ça peut être appliqué à d'autres centres d'intérêt, et effectivement, mais on a jamais dit qu'il n'y a avait pas possiblement d'autres addictions qui ne sont pas encore prise en compte dans le CIM.
Certains ont parlé du sport par exemple, et peut-être qu'en effet certaines personnes peuvent être addict au sport, à vouloir trop en faire, tout le temps, sans réussir à se contrôler et risquant de se mettre en danger.

Car là, ce point, c'est ça. Ne pas réussi à s'arrêter, céder trop facilement à ses envies de jouer, jouer sur des périodes de temps vraiment trop importantes, etc...
Et je pense que, comme beaucoup, tu ne dois pas imaginer la bonne échelle. Non, le gros joueur de MMO ne va pas être considéré comme un addict. Si tu adore passer des heures sur ton jeu vidéo préféré, ne t'inquiète pas, les gens en blouse blanche ne vont pas venir t'enfermer à cause de ça. Si tu parviens à t'arrêter quand tu en as envie, si tu sais faire autre chose même quand t'aimerais jouer, etc... Malgré le fait que tu puisses tout à fait passer tout un week-end sur un jeu par exemple.
Il faut bien faire la séparation entre savoir s'imposer des limites, se contrôler, et jouer même de façon intensive mais ponctuellement, à quelqu'un qui fait que ça tous les jours durant x mois !


Sur le 2nd point, là aussi, il faut bien prendre en compte comment cette activité prend le pas sur les autres. Tu parles de "sortie en boite", si tu le fais tous les soirs, risquant et compromettant ta vie affective, familiale, professionnel, oui, tu peux être addict. Ce n'est pas parce que ce n'est pas officiellement reconnu dans le CIM que tu ne peux pas être touché par ça, comme l'addiction au jeu vidéo pouvait déjà être traité AVANT cette officialisation.
Je pense que s'ils l'ont officialisé, c'est parce que ça se répand (ou risque de se répandre) plus sur ces dernières années et celles à venir. Ton addiction à la boite de nuit, ce serait vraiment très rare, bien trop pour officialiser cette addiction de façon précise.

Si tu vas une fois par semaine en boite, même si c'est régulier, genre tous les vendredi, tu n'es pas addict. C'est une routine, mais si elle ne t'obsède pas, qu'elle n'impacte pas de façon négative ta vie à côté, c'est bon.
Là aussi, c'est une question d'échelle ou de spectre. Si tu fais que ça, ne vis que pour ça, ne pense qu'à ça, et allant avec les autres points, ne passant quasiment toute ta vie qu'à ça, ça peut complètement entrer dans un addiction.

Enfin, sur le dernier point, encore une fois, et je le précisais déjà dans mon précédent message, il va AVEC les autres. Pris seul, effectivement, ça ne suffit pas pour poser un diagnostic. Un sportif peut se blesser, comme un joueur peut parfois oublier de manger. Mais s'il met de côté sa vie professionnelle, familiale, etc... et qu'il passe tout son temps sur cette activité, tout en mettant donc sa vie à risque en terme de santé (pour le sportif ça peut être corps poussé à l'extrême, blessure à répétition, etc) oui, il peut y avoir addiction ! Et encore une fois, même si ce n'est pas dans le CIM, ce n'est pas obligatoirement impossible !

Pour le travail, ça a déjà été dit, mais il y a le burnout. Qui correspond vraiment à une addiction au travail. Ou une surcharge, un trop plein.

Les 3 critères vont ensemble. Un peu comme la dyade autistique pour le TSA (ou syndrome d'Asperger). Tu peux avoir un ou 2 traits, plus ou moins marqués sans tombé dans la TSA, mais si tu as tous les critères et/ou plusieurs de façon très marqués, alors le psychiatre peut poser un diagnostic. Mais c'est trop simple de se dire "ah, mais moi aussi je "balbalabal" (un trait autisitique) alors je suis surement autiste." ou "ah mais moi aussi ça m'est déjà arrivé de blablabla (trait autistique) alors je suis surement autiste asperger". Sauf que non, si tu as un seul trait ou que ça t'arrives à l'occasion mais pas à tous les coups ou de façon très fréquentes, ça ne fait pas de toi un Aspie.
Ici c'est pareil comme je disais depuis tout à l'heure. Tu peux très bien jouer le week-end avec tes potes à ton MMO préféré, oublier de manger, sans être addict si le week-end du taf, tu sors voir tes collègues/amis pour boire un verre dans un bar ou faire une activité sportif, vois ta famille le jour férie à venir, etc...

Quant aux dernières phrases, je ne vois pas en quoi l'un ne peut pas aller avec l'autre... Oui certains jeux vidéo peuvent aider, oui la pratique du jeu vidéo peut être saine et développer les réflexes ou la stratégie par exemple. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas être addict...
C'est complètement débile et personne n'oublie les points positifs des jeux vidéos.
Il faut faire attention à pas vouloir surprotéger cette pratique hein.

Et donc pour la toute dernière phrase, bah j'espère que mes exemples auront été assez parlants. Car elle est là la différence. MAIS, cela peut très bien touché d'autres pratiques ou centres d'intérêts. Juste que pour le moment, ils ne sont pas officialisé. Ce qui ne veut absolument pas dire qu'ils ne sont pas traités.
(si tu vas voir un psy en lui expliquant que tu ne peux pas t'empêcher d'aller en boite de nuit, que tu les écumes toutes, que ça te bouffe la vie, que tu fais rien d'autres, tu dors la journée pour y passer tes nuits, etc... le psy va prendre ça tout autant au sérieux qu'une autre addiction, je t'assure. Sauf si c'est un psy de merde)
Jean-Kev': 6 mois d'arrêt de travail. Raison: Cure de désintox pour addiction vidéoludique. Lol

Dites, vous sentez pas venir le truc, un de ces 4, un drm ou je ne sais quelle connerie qui limite les sessions de jeu à 1h30 par jour ... pour votre bien, pour votre santé ! ... Ségolène, après les japoniaiseries, votre avis sur les JV ?
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