Il me semblait qu'on ne pouvait plus parler de singularité justement sur le Big Bang, que l'idée d'un avant rien après tout était plutôt mis à mal par les connaissances actuelles ? (en gloubiboulga : inflation, gravitation quantique, boson de higgs, etc).
Il y a des domaines de recherches théoriques qui permettent d'éliminer les singularités de la relativité générale (de tout type, horizon de trou noir et gravitation). Ce sont en général des théories de gravitation quantique (parce que tant qu'à faire, autant régler deux problèmes d'un coup). L'inflation et le boson de Higgs ont assez peu à voir avec ca, autant que je sache. Maintenant, ce sont des théories au dela du modèle standard et inaccessible expérimentalement. Quand je discute avec des profanes, je préfère m'en tenir autant que faire ce peu à ce qu'on appelle le modèle standard, c'est à dire des trucs qui ont été un minimum mis à l'épreuve de test expérimentaux. Ca évite de trop faire prendre des vessies pour des lanternes.
Dès lors, il y a une chose qui peut s'admettre c'est l'instantanéité : si tu fais disparaître (pouf) le soleil, la déformation de l'espace-temps disparait aussitôt, et la terre continue sa trajectoire en ligne droite (qui était déjà une ligne droite avant, mais sur un plan "déformé" par le puit de gravitation du soleil). Il ne faudra pas attendre 8min et des poussières pour que la trajectoire dans l'espace change.
Dans toutes les théories un peu avancée, la gravitation est effectivement le reflet de déformation local de la géométrie de l'espace temps (oui, c'est du jargon à la con, ca ne veut rien dire), mais ca n'empèche pas qu'elle soit une interaction quand même. Avec son boson vecteur (non observé pour l'instant), le graviton.
Dans la théorie classique à 4 dimensions, la relativité restreinte interdit au graviton de dépasser la vitesse limite c, autant qu'on sache actuellement, qui est celle de la lumière. Si le Soleil disparait d'un coup, si cette théorie est exact, on cessera de recevoir la lumière du Soleil au même moment que son influence gravitationnelle disparaitra. Un peu comme si tu retires une masse sur un matelas, il faudra un peu de temps pour que le matelas reprenne sa forme loin de l'endroit où était la masse.
Dans les théories où il y a plus de dimensions, et où on considère que le graviton (donc la gravitation) peut se déplacer dans ses espaces surnuméraires et pas les autres particules, il peut y avoir une subtilité. Le graviton ne peut toujours pas dépasser c. Mais il est possible qu'il existe des routes passant par ses dimensions supplémentaires qui soit plus courte. Un peu comme si j'essaie de rejoindre les antipodes. Si je suis à la surface de la Terre, j'ai pas le choix, la route la plus courte, c'est d'emprunter un méridien. Mais si je suis immatériel, je peux tricher, une nouvelle dimension m'est accessible et je peux couper à travers le globe. Ma vitesse n'aura pas été plus grande, mais je serai arrivé plus tot. Et pour quelqu'un pour qui s'est impossible, il aura l'impression que ma vitesse est beaucoup plus importante.
*Si je ne dis pas de bêtises, il en est de même pour l'intrication quantique (les états affectés dans un système le sont dans son intégralité, sans distinction d'espace et de temps).
L'intrication quantique ne transportant pas d'information, le problème est différent.
Ce qui signifie en gros que si on a des instruments précis pour mesurer les forces gravitationnelles exercées sur la Terre en live, si le Soleil disparaît façon "poof", on le saura immédiatement ; alors que pour toute autre information (enfin du coup c'est une information mais on est "informés"

), la relativité dit qu'il est impossible qu'elles aillent plus vite que la lumière.
J'ai bon ?

Non. j'ai expliqué au dessus.
Publié par
Zangdar MortPartout
C'est pourtant pas la première fois que ce genre de théorie est évoquée. Le principe reste un principe jusqu'au jour ou on trouve ses limites, ça arrivera peut-être un jour.
Le principe de causalité, c'est à mon sens (mais là, c'est probablement plus philosophique qu'autre chose et donc ca n'engage pas grand monde de plus que moi même) plus un axiome qu'un principe. Si il n'y a plus de principe de causalité, ca invalide totalement la démarche expérimentale. La physique en particulier, voire la science dans son ensemble n'y survivrait pas.