De l'utilité du Français à partir du lycée

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Publié par Fugo
Le problème avec le français comme il est étudié c'est aussi qu'il est trop restrictif en fonction de l'enseignant si ce dernier n'est pas un minimum ouvert d'esprit

L'accent est trop mis sur l'apprentissage de la vision de l'auteur revue par l'enseignant plutôt que sur la construction et le contenu du livre
C'est clair et net, les commentaires de texte en Français au lycée, ça se résume en gros à répéter ce qu'a dit le prof' en cours. J'ai toujours été réfractaire à cette méthode, ça m'a valu un 8 (ou 9, je sais plus) à l'écrit. J'ai continué à faire « à ma sauce » (c'est à dire commenter un texte comme je le sens et par chercher des trucs tarabiscotés qu'on m'a ressassé en cours) à l'oral et j'ai eu 17 (en restant moins longtemps que prévu).
Et j'ai eu le même ressenti en philo ; je m'attendais à une matière où on pourrait réfléchir et donner un avis argumenté sur différents sujets. Au final, pas de place à la réflexion : si tu ressors pas les idées que ton prof t'a dites, avec des citations de grands philosophes, tu te tapes une taule. J'ai vraiment eu l'impression qu'il n'y avait pas de place pour la réflexion au lycée (à moins que je sois con comme un balai-brosse, mais curieusement en prépa j'avais de bonnes notes en philo -et j'en étais le premier surpris- en continuant à penser plutôt que répéter).
A contrario, j'ai toujours eu d'excellentes notes en orthographe/grammaire.

Je me demande si le fait qu'il n'y ait pas de dictée au Bac n'encourage pas les élèves à se tamponner de la partie orthographe. S'il y avait une épreuve d'orthographe avec un coef' raisonnable, ainsi que des malus (appliqués) dans chaque épreuve, p'tête que les élèves feraient plus gaffe. M'enfin évidemment, y aurait p'tête plus 80% de réussite :/
Message supprimé par son auteur.
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Publié par Papnaruto
Personnellement, les textes qu'on nous présente nous plaisent pas particulièrement, ce qui pourrait expliquer que je ne sois pas très réceptif aux moyens éventuellement utilisés dans le texte.

Mais nous, petits élèves, on n'a rien d'autre que le texte qui nous est présenté. Qu'est-ce qui pourrait nous empêcher de croire que l'effet que produit un bout de texte est dû au hasard ?

Si, dans ta copie, tu écris: "Jean monte en haut.", c'est un pléonasme. Si un auteur réputé écrit la même chose, c'est qu'il veut insister sur le fait que c'est en haut et pas en bas. C'est comme ça.
Qu'un texte plaise ou non, c'est pas forcément important, il faut savoir lire aussi ce qui ne plait pas.

L'élève est libre de mener en parallèle de ce qu'il voit en cours des recherches sur le bouquin ou le texte, m'enfin, ça, je connais personne qui le fait :>
Le truc c'est que pour réfléchir il faut des bases. Et qu'en philo en une année t'as pas le temps d'avoir quoi que ce soit. Surtout au vu du programme.
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Publié par Am'
Les études de textes, les commentaires, c'est une main tendue vers la culture, pour tenter de donner des bases de notions littéraires afin d'en saisir toute la saveur. Les dictées, les règles de grammaire par dizaines réintroduites au lycée, ce serait juste le signe d'un échec, un retour en arrière ; il y a un moment où il faut partir du principe que les élèves ont le bagage nécessaire afin de donner à une majorité un contenu plus intéressant et plus "intellectuel" que des simples dictées.
Je suis d'accord avec la deuxième partie, c'est pas au lycée qu'on apprend à lire et écrire. Par contre la première partie fait un peu exagérée...Difficile de trouver de la saveur dans un texte qui ne nous intéresse pas. Les lycéens en ont un peu rien à foutre de la vie de Mlle Baudu de Zola ou de savoir que Sartre était portatif (l'autobiographie ne devrait pas exister). A aucun moment les élèves n'ont le choix des textes, tout est imposé par le programme : une liste composée d'ouvrages ultra classiques tellement vus et revus que je me demande comment ils n'en donnent pas la gerbe aux profs.

On a l'impression qu'il n'y a que les classiques qui méritent de faire partie de la littérature, tout ce qui est récent n'est que de la merde qui ne sera considérée à sa juste valeur que dans des décennies, comme l'art en général quoi...Ou alors c'est juste que les profs ont peur de faire l'étude d'un texte qu'ils ne connaissent pas (et ne maîtrisent donc pas), après tout ils ont déjà leurs fiches sur tous les classiques...
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Mais nous, petits élèves, on n'a rien d'autre que le texte qui nous est présenté. Qu'est-ce qui pourrait nous empêcher de croire que l'effet que produit un bout de texte est dû au hasard ?

Si, dans ta copie, tu écris: "Jean monte en haut.", c'est un pléonasme. Si un auteur réputé écrit la même chose, c'est qu'il veut insister sur le fait que c'est en haut et pas en bas. C'est comme ça.
En physique ou en maths, on te demande aussi parfois d'appliquer des formules, et si tu dis au prof que tu n'es pas d'accord, ou que tu voudrais une explication bien plus précise qui explique le pourquoi du comment, on te répond "c'est comme cela, c'est prouvé, point barre", mais là ça ne choque personne.

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Le truc c'est que pour réfléchir il faut des bases. Et qu'en philo en une année t'as pas le temps d'avoir quoi que ce soit. Surtout au vu du programme.
En L, ça va encore vu qu'on a 8 heures, mais c'est vrai que les S n'ont que 3 heures. D'un autre côté, si on augmentait le nombre d'heures, tout le monde crierait au scandale...
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Difficile de trouver de la saveur dans un texte qui ne nous intéresse pas. Les lycéens en ont un peu rien à foutre de la vie de Mlle Baudu de Zola ou de savoir que Sartre était portatif (l'autobiographie ne devrait pas exister). A aucun moment les élèves n'ont le choix des textes, tout est imposé par le programme : une liste composée d'ouvrages ultra classiques tellement vus et revus que je me demande comment ils n'en donnent pas la gerbe aux profs.
Dans aucune matière les élèves n'ont le choix de ce qu'ils vont apprendre. Le plaisir des classiques c'est que ce sont toujours des livres qui t'apporteront quelque-chose. Et cela reste une base solide, comme en maths tu vas commencer par les théorèmes les plus simples. Et peut être que quelques années après, des élèves vont relire un livre qu'ils trouvaient chiant au lycée, et vont tout d'un coup comprendre ce que leur prof racontait, mais d'une façon bien plus profonde.

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On a l'impression qu'il n'y a que les classiques qui méritent de faire partie de la littérature, tout ce qui est récent n'est que de la merde qui ne sera considérée à sa juste valeur que dans des décennies, comme l'art en général quoi...
Je ne sais pas si ce passage m'est visé, mais en tout cas je ne suis pas pour une culture classique ; je lis du Dick, du Lovecraft, du Cook ( et je pourrai continuer la liste pendant des plombes ).
Le fait est que les classiques sont une culture que tout le monde "devrait avoir", donc on bosse cela. Si on faisait étudier de la fantasy, ou des genres plus récents, la moitié de la classe diraient "Ouai c'est naze, c'est pas intéressant, pourquoi on apprend ça ?".
Le lycée, dans chaque matière est fait pour t'apporter les bases ; qu'on le veuille ou non, les classiques, c'est la base de la littérature, et ce quel que soit le genre.

Après je me considère peut être comme privilégié dans le sens où j'ai toujours eu des profs passionnants, ouverts d'esprit avec qui je pouvais aussi bien parler de Stendhal que de Lovecraft, mais quand tu lis de la SF et que tu arrives à déceler les références à des livres vus comme "classiques chiants", t'es bien content de les connaitre.

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Et j'ai eu le même ressenti en philo ; je m'attendais à une matière où on pourrait réfléchir et donner un avis argumenté sur différents sujets. Au final, pas de place à la réflexion : si tu ressors pas les idées que ton prof t'a dites, avec des citations de grands philosophes, tu te tapes une taule.
Au Bac de philo j'ai eu 14 sur un commentaire de texte de Schopenhauer en parlant de gâteau de chez le boulanger et d'écran plasma En philo tous les exemples sont utilisables, tant que ton raisonnement est solide. ( après on peut toujours dire que c'est de la chance ).
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Publié par Am'
En physique ou en maths, on te demande aussi parfois d'appliquer des formules, et si tu dis au prof que tu n'es pas d'accord, ou que tu voudrais une explication bien plus précise qui explique le pourquoi du comment, on te répond "c'est comme cela, c'est prouvé, point barre", mais là ça ne choque personne.
Je sais pas pour toi mais dans mon lycée - bas de gamme ZEP - mes profs prouvaient toutes leur formules mathématiques et physiques.

T'a du tomber sur du extra low.

Et au collège, demandé a un prof de prouver la formule du volume d'une sphère par exemple, c'est un non sens l'élève a même pas les outils adéquat pour comprendre la preuve, les preuves si les profs les font pas, cela veut dire qu'elles embrouilleront plus l'élève qu'autre chose et c'est pas le but.

Jusqu'à l'université, on "apprend les sciences" arrivé aux études supérieurs on essaye de les "comprendre"
Le Français, ha. J'ai toujours eu +15 au collège, parce que les dictées c'est quand même un truc super cool. Ça me choque les mecs qui sont en Terminale S, et qui te demandent si chômage, c'est bien "au". lol. Une dictée une BAC, courte, en haut de la copie, j'pense que ça permettrait de situer le type de personne à laquelle on a affaire.

Au lycée, on te balance qu'à la fin de Première tu devras passer ton BAC et tout, savoir faire des commentaires/dissertations, alors que t'en as jamais fait. Résultat, j'me retrouve à la fin de première, à même pas savoir faire un commentaire potable. Pourtant j'ai un bon orthographe, mais j'arrive pas. J'ai toujours beaucoup lu, mais j'suis incapable de le dire: en gros, il faut exactement répéter ce que notre conne de prof nous a fait gratter en cours, que tu sois d'accord ou pas.

Bref, il faut une réforme du français au lycée. (et accessoirement, des barèmes de sport :>)
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Publié par Am'
En physique ou en maths, on te demande aussi parfois d'appliquer des formules, et si tu dis au prof que tu n'es pas d'accord, ou que tu voudrais une explication bien plus précise qui explique le pourquoi du comment, on te répond "c'est comme cela, c'est prouvé, point barre", mais là ça ne choque personne.
Les élèves n'ont pas le bagage pour comprendre la démonstration et c'est pourquoi au lieu de le démontrer on prouve simplement qu'en réinjectant la solution dans l'équation ça marche. Même si l'élève ne comprend pas comment on en est arrivé à la solution il voit qu'elle est juste. Le problème du français c'est qu'à aucun moment tu ne peux prouver que ce que tu dis est juste...Après dans le futur y aura peut-être les cours de médium et de divination pour demander directement à l'auteur...

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Dans aucune matière les élèves n'ont le choix de ce qu'ils vont apprendre. Le plaisir des classiques c'est que ce sont toujours des livres qui t'apporteront quelque-chose. Et cela reste une base solide, comme en maths tu vas commencer par les théorèmes les plus simples. Et peut être que quelques années après, des élèves vont relire un livre qu'ils trouvaient chiant au lycée, et vont tout d'un coup comprendre ce que leur prof racontait, mais d'une façon bien plus profonde.
Je quote juste ça parce je trouve ça insuffisant comme argument. En quoi lire du Zola t'apporte un meilleur bagage que lire du Mary Higgins Clark ? Je doute que les oeuvres plus récentes (ou du moins plus intéressantes) soient plus difficiles à étudier que les vieilleries. Tu ne peux pas comparer avec les mathématiques pour la simple raison que la littérature s'invente, les maths non. Vu la quantité astronomique d'ouvrages il y a quand même de quoi faire, les maths t'as pas trop le choix, si tu travailles avec un triangle c'est Pythagore ou Thalès...

Laisser un peu plus de liberté aux élèves dans le choix du bouquin à étudier ne serait pas plus mal. Et surtout diminuer le volume ! Etudier un texte pas folichon pour les outils pourquoi pas, mais autant abréger les souffrances et faire court. Je crache encore sur Zola (je déteste et j'en suis encore traumatisé) mais des bouquins de 500 pages remplis de vide quand on sait qu'un lycéen n'a pas que du français à faire c'est un peu exagéré. Et le restant de l'année tu le consacres à l'étude d'un bouquin que tu choisis, histoire d'utiliser les outils fraîchement acquis. Bosser toute l'année sur un truc qui ne nous plaît pas c'est le meilleur moyen de ne pas pratiquer puisqu'après le bac ça passe à la trappe (qui va s'amuser à faire une étude sur un bouquin lu pendant son temps libre ?!).
C'est sûr que le jour où le programme sera plus libre ce sera probablement plus intéressant (pour les élèves). Lire du Zola, Voltaire et compagnie c'est tout sauf intéressant à cet âge (et quelques années plus tard c'est du pareil au même me concernant, toujours aussi inintéressant). Lors d'une réunion parents / professeurs, ma chère professeur de français a dit à mes parents que je détestais lire et que ce n'était pas très bien pour ma culture personnelle. Je lui ai répondu du tac au tac, cessait très claire pour moi : j'adore lire, mais pas ce genre de livre ; en revanche faites moi lire du Tolken et ça ira mieux. Phedre est pas mal dans le genre de livre qui te donne une envie de te tirer une balle d'ailleurs, jamais vu un vocabulaire et des phrases si ennuyantes.

Par contre au niveau scolaire ce n'est pas prêt de se produire et de se mettre en place. C'est plus intéressant pour les vieux croutons de se borner aux belles phrases qui donnent un mal de crâne en les lisant et où il manque trois mots par phrases pour une bonne compréhension plutôt que du fantasy, peut-être que ça semble convenir à plus de monde, soit. Mais dans ce cas là rien n'oblige à lire du fantasy, il y a plein d'oeuvres modernes agréables.

Le seul livre intéressant que j'ai lu au lycée c'était Freedom writters diary en cours d'anglais.
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Le problème du français c'est qu'à aucun moment tu ne peux prouver que ce que tu dis est juste...
Je dois avouer que j'ai du mal à répondre d'un point de vue neutre, car je ne dis pas que je n'ai jamais rien dit de faux en Français ou en littérature, mais la logique du texte m'est toujours apparue assez vite. A mes yeux, avec les cours du prof appris, et la méthode maîtrisée, on peut aisément voir si on dit quelque chose de juste ( ou à peu près ), ou une énorme connerie. Les textes sont rarement porteurs de multiples sous entendus et pas très tarabiscotés ( après ce n'est que mon expérience ).

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Je quote juste ça parce je trouve ça insuffisant comme argument. En quoi lire du Zola t'apporte un meilleur bagage que lire du Mary Higgins Clark ? Je doute que les oeuvres plus récentes (ou du moins plus intéressantes) soient plus difficiles à étudier que les vieilleries. Tu ne peux pas comparer avec les mathématiques pour la simple raison que la littérature s'invente, les maths non. Vu la quantité astronomique d'ouvrages il y a quand même de quoi faire, les maths t'as pas trop le choix, si tu travailles avec un triangle c'est Pythagore ou Thalès...
On se rejoint sur un point : je hais Zola
Je me permet de prendre un autre auteur, au hasard Dostoïevski. C'est peut être con, mais on sait que des auteurs comme lui ont une réelle richesse, on sait l'apport et les influences qu'ils ont eu dans la littérature et à quel point ils ont été importants. Il n'y a pas énormément d'auteurs de ce niveau aujourd'hui, mais je vais en prendre un : Umberto Eco. Ces auteurs ont lu tous les classiques, ils sont passés par les mêmes stades, ont dû lire, analyser des livres ou des passages qu'ils ont trouvé assommants, mais le principal est qu'ils les ont lus.
C'est comme en philosophie, comment veux tu comprendre les auteurs actuels, - qui eux ont lu tous ceux qui sont passés avant, ou du moins une grosse partie - si toi même tu n'as pas le minimum vital pour la compréhension ?

Je suis d'accord qu'il faudrait montrer aux élèves en quoi chaque livre qu'ils lisent a un lien dans le présent, en montrant les influences dans la littérature d'horreur, de SF, de fantasy, mais on a tous besoin de savoir quels sont les grands auteurs qui sont passés avant. Laisser de la liberté aux élèves est tout simplement impossible avec la politique scolaire actuelle : les profs ont des classes surchargées et avec les programmes tu ne peux pas prendre le temps de laisser ce choix car il faudrait faire une double correction ( et en plus à chaque fois une partie de la classe n'aurait pas lu le livre ).

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Et surtout diminuer le volume ! Etudier un texte pas folichon pour les outils pourquoi pas, mais autant abréger les souffrances et faire court. Je crache encore sur Zola (je déteste et j'en suis encore traumatisé) mais des bouquins de 500 pages remplis de vide quand on sait qu'un lycéen n'a pas que du français à faire c'est un peu exagéré.
Les lycéens n'ont qu'à prendre leur responsabilités pour le coup : en général un livre de 500 pages tu as 3 semaines ( voire un mois ) pour le lire ; ça fait en gros 25 pages par jour, ce n'est pas insurmontable ( SAUF si c'est Zola, je te l'accorde ).

Citation :
(qui va s'amuser à faire une étude sur un bouquin lu pendant son temps libre ?!).
Le but n'est pas que tu t'amuses chez toi à faire des classeurs d'analyses, c'est comme Heathcliff l'a très bien expliqué, pour que toi même, durant tes propres lectures, et ce quel que soit le genre, que tu te poses des questions sur le texte que t'as sous les yeux, que tu ailles plus loin que les mots qui forment des phrases.
C'est comme toutes les matières, au fur et à mesure de ta vie, tu ne les pratiqueras plus comme telles, mais c'est à travers ta vie quotidienne que tu les exerceras, comme lorsque tu liras de la SF ou de la fantasy.
Citation :
« Franchement je dis assez de Zola, Baudelaire, Sartre et autres antiquités. »
Tu fustiges les classiques, tu oses dire que les profs n’aiment pas proposer des livres récents (dans ta tête : XX et XXIème siècle) pourtant, dans ta liste, deux auteurs sont morts au XXème siècle et on ne peut pas vraiment dire qu’ils sont des « antiquités ». De la même manière, tu assènes énormément de généralités qui ne prouvent qu’une chose : tu es un grand traumatisé de tout ce qui n’est pas scientifique et tu manques clairement d’humilité dans tes propos et ta façon de voir les choses.

C’est possible d’avoir du mal à comprendre les subtilités de cette matière au lycée. Si cela vous arrive, vous pouvez faire quelque chose d’utile : lire les programmes scolaires, consulter rapidement les rapports gouvernementaux et, pourquoi pas, des articles sur la pédagogie. Ce n’est pas un hasard si on n’abandonne pas la lecture des classiques, ce n’est pas un hasard si on utilise rarement les dictées au lycée (une méthode qui est un désastre pédagogique pour beaucoup d’élèves).

L’enseignement du français au lycée est sûrement perfectible, comme toutes les autres matières, mais il faut arrêter de considérer cela comme de la crétinerie hasardeuse et inutile.
J'aime bien lire, mais Camus, même si c'est récent, c'est pas ce que je choisirais. Même un bon Voltaire passe mieux. Et c'est sur, je préfère laaargement Tolkien à Hugo, même si y'a que deux siècles..
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Publié par Am'
En physique ou en maths, on te demande aussi parfois d'appliquer des formules, et si tu dis au prof que tu n'es pas d'accord, ou que tu voudrais une explication bien plus précise qui explique le pourquoi du comment, on te répond "c'est comme cela, c'est prouvé, point barre", mais là ça ne choque personne.....
C'est clair que dans les sciences, c'est particuliers .
Il y a l'enseignement pédagogique , grosso modo une théorie "simplifiée" à l’extrême .
Et dès qu'on sort de ce chemin balisé, c'est la porte ouverte à des concepts parfois très ardues ( souvent post-BAC) .
=> notion de continuité , de complétude d'espace, de géométrie fine, d'un partie de programme qui sera vu par la suite ....
C'est plus valable en math qu'en physique où les théories appliquées le sont toujours dans un cadre "facilité" .
C'est plus dur de rencontrer un casse-tête physique qu'un casse-tête matheux .
Et l’ "avantage" des sciences est qu'à partir du moment où tu te poses des questions, tu peux obtenir des éléments de réponse
Et surtout c'est que visiblement tu as fait plus qu'assimiler le cours,
tu es arrivé à critiquer la théorie présentée même si simplifiée.
Il n'y a que très peu d'élèves comme cela ......

On s'éloigne un tout petit peu du sujet

Pour ce qui est du français, on se fiche un peu de savoir si ce que tu racontes lors de l'étude du texte est vrai ou correspond à celle de l'enseignant,
c'est surtout la manières dont tu as rassemblé tes éléments de réponses qui comptent .
Il y a les commentaires évidents et d'autres parfois bien cachés,
bien entendu la qualité de ta rédaction, les mots choisis sont des gros critères d'appréciations
Étant en 1er S actuellement, le français c'est un peu la corvée de la journée, pourtant c'est une matière qui peut s'avérer passionnante ( dépend souvent du prof ). Les lectures qu'on nous donne sont généralement barbantes ( salut fleur du mal pendant les vacances ), je pense qu'au moins 30% des gens de ma classe lisent les résumés sur le net au lieu de lire les ouvrages, même si ils achètent les livres... Les livres dit classiques c'est bien mais au bout de 2 ans c'est pas que ca soule... Moi je lis quand même des polars et de la sf ( asimov surtout ), j'ai pas envie de perdre le gout de la lecture.

Le français au lycée c'est :
- comment dégoûter les jeunes de la lecture
- apprendre des méthodes et des fiches ( lectures analytiques ) à recracher par coeur le jour du bac
- parfois tu tombes sur un prof cool qui fait du hors programme et qui te fait vraiment apprécier sa matière

Bref need une réforme de ce système dépassé.
Non mais autant je suis d'accord sur le fait que c'est trop stéréotyper bachotage de fiche, autant c'est aussi important, même si c'est chiant, de sortir de la littérature moderne pour se forger une culture générale (littéraire)

C'est simplement qu'il faut un poil de modernité aussi :/
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Publié par Am'
En physique ou en maths, on te demande aussi parfois d'appliquer des formules, et si tu dis au prof que tu n'es pas d'accord, ou que tu voudrais une explication bien plus précise qui explique le pourquoi du comment, on te répond "c'est comme cela, c'est prouvé, point barre", mais là ça ne choque personne.
Moi ça me choque que ça ne choque personne sur ce sujet (ou presque). Un professeur doit être capable d'expliquer les formules qu'il enseigne à partir du lycée. C'est au contraire les bêtes applications de formules qui devraient faire s'inquiéter le bon professeur (car elles reviennent à l'émulation simiesque d'une démarche, la compréhension reste absente malgré moults applications).

Enfin dans les nouveaux programmes de mathématiques en S, le concept de "preuve" disparaît quasiment, donc ça va être de plus en plus dur pour les professeurs d'essayer d'expliquer ces choses là, mais il n'empêche.
C'est de la théorie ça.

En Physique et en Chimie les créneaux horaires qui se raccourcissent d'année en année font que on survole de plus en plus les choses.

La complexité des théorie fait qu'il est très difficile d'expliquer quelque chose de donné aux élèves sans dépasser les (maigres) limites du programme et sans noyer l'élève
Citation :
Publié par Shockwave
Je suis d'accord avec la deuxième partie, c'est pas au lycée qu'on apprend à lire et écrire. Par contre la première partie fait un peu exagérée...Difficile de trouver de la saveur dans un texte qui ne nous intéresse pas. Les lycéens en ont un peu rien à foutre de la vie de Mlle Baudu de Zola ou de savoir que Sartre était portatif (l'autobiographie ne devrait pas exister). A aucun moment les élèves n'ont le choix des textes, tout est imposé par le programme : une liste composée d'ouvrages ultra classiques tellement vus et revus que je me demande comment ils n'en donnent pas la gerbe aux profs.

On a l'impression qu'il n'y a que les classiques qui méritent de faire partie de la littérature, tout ce qui est récent n'est que de la merde qui ne sera considérée à sa juste valeur que dans des décennies, comme l'art en général quoi...Ou alors c'est juste que les profs ont peur de faire l'étude d'un texte qu'ils ne connaissent pas (et ne maîtrisent donc pas), après tout ils ont déjà leurs fiches sur tous les classiques...
Le truc, c'est que sans défendre la matière ou la fustiger, il y a quand même une part importante de culture à ne pas renier.
Au même titre que tu ne comprendras pas vraiment le pourquoi de la musique si tu ne fais pas de solfège et d'étude de classique avant, tu ne pourras pas comprendre le comment de la construction de la littérature moderne si tu n'as pas des bases de comment elle s'est construite. Les choses ne sont pas nées seules de l'opération du saint-Esprit, et que ce soit en musique, en peinture, en littérature, en maths, ou même en astronomie, il a fallut des années de règles absconses et de recherches théoriques à enculer des mouche ("si je mets cahier d'histoire ici et non pas cahier de mathématiques quantique, est-ce que le lecteur va comprendre, est-ce que ça change quelque chose dans le ressenti ?")

De mon point de vue, de la même façon qu'un jour l'homme a cessé de regarder le ciel juste comme un vaste tissu noir avec des trucs brillants immuables pour en déduire des modèles mathématiques expliquant qu'une étoile naît, vit et meurt, ou que Bach a décrypté l'étude de la musique et de la technique pianistique pour son fils, permettant ainsi la création plus tard d'un génie Chopinesque poussant l'art à son paroxysme (ok, je ne suis peut-être pas objective) avec ses confrères, et bien les écrivains des siècles passés ont repoussés les barrières et les limites de ce qui était autorisé pour leur époque, pour laisser plus tard la possibilité à ces livres par exemple d'Héroïc fantaisy par lesquels certains d'entre vous se sont épanouis dans la lecture.

Ce qu'il faut essayer de voir, c'est que si ces auteurs "classiques" n'avaient pas posés les bases de l'exercice en repoussant toujours plus loin les limites, le style, en explorant toutes les pistes possible dans ce qui était toléré (et encore) à leur époque, ceux qui ne jurent que par l'héroïc fantaisy par exemple, n'auraient pas grand chose à se mettre sous la dent. Et comprendre comment on en est arrivé à ces multiples genre et cette liberté dans l'écriture, passe parfois par la connaissance et l'étude de ce qui a précédé.
Ce qui peut être regrettable, c'est peut-être effectivement la façon dont on l'enseigne.

Et pour l'orthographe, c'est comme les tables de multiplication. Faites le test, posez un "8x7" ou "7x4" comme ça sorti de nulle part à quelqu'un autour de vous, et observez le temps de réaction, de recherche, de fuite, de "pfff c'est loin ça", c'est flagrant. Pourtant c'est autant la base que l'accord du participe passé ou la conjugaison du verbe être au conditionnel...



Et comme disait Bierce : "l'orthographe est une science qui consiste à écrire les sons d'après l’œil et non d'après l'oreille"... Faut en tirer des conclusions...
Citation :
Publié par Am'
Les lycéens n'ont qu'à prendre leur responsabilités pour le coup : en général un livre de 500 pages tu as 3 semaines ( voire un mois ) pour le lire ; ça fait en gros 25 pages par jour, ce n'est pas insurmontable ( SAUF si c'est Zola, je te l'accorde ).
On est pas tous égaux devant la lecture, 10 pages sont un sacerdoce pour certaines, une ballade pour d'autre.
Et puis la motivation quoi, autant je me force pour arreter un King, autant je me force pour lire un "randomauteurclassique" (a remplacer par les noms de vos choix)
Et on soulève un autre problème: le niveau de lecture, quand je vois des gamins de 14 ans buter sur chaque mots, a moi la peur...
En Première je me suis tapé entre autre Les Provinciales de Pascal. Pas un bon souvenir, par contre la Divine Comédie
La plus belle lecture de ma vie, c'était au lycée :

Le Portrait de Dorian Gray.
L'utilité du Français au lycée ?

L'acquisition d'un sens critique et d'une réflexion étayée. Le fond avant la forme c'est mon dada !

J'ai comme souvenir de vieux boeufs dans les filières scientifiques qui ne savaient construire une argumentation, c'est bien beau de recracher des formules apprises par coeur. Mais ca ne fait pas tout
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