Ce qui me gène dans son «*œuvre*», ce n'est pas tant son succès (quoiqu'il sait contaminer les plus incontaminables), mais cet aspect imposteur. Il y a d'une part, cette façon d'esthétiser la vulgarité, d'user au final d'une séduction facile qui fait appel aux premières strates de la sensibilité. D'autre part, sous couvert de la «*parodie*» ou de l'humour (relatif) il arrive à légitimiser le glamour vide.
Bref. Qu'on l'apprécie, mais qu'on ne le mette pas dans l'panthéon des Grands.
Moi, ce que j'apprécie plus que tout, dans les discours subversifs, c'est le sentiment d'un élitisme burlesque. Car, bien, souvent, quand je demande innocemment quelles sont les vaches sacrées du cinéma; ils ont une capacité à débiter des lieux communs que s'en est un tantinet ridicule. Par exemple, Orson Welles, Micheal Curtiz, David Lean, parce que ça sonne " intellectuel raffiné ".
Cela, va même plus loin : quand je leur demande, toujours d'une naïveté touchante, quels sont, selon eux, les plus grands films du cinéma, ils me récitent la liste de l'American Film Institute. C'est à en pleurer de rire.
Mais, je sais que tu vas me surprendre ! J'aimerais bien savoir qui selon toi, mérite d'être dans le " panthéon des Grands " ?
PS : Je viens de voir ta situation professionnelle : Macbeth, you're trying to seduce me. Aren't you
Pour en revenir au sujet initial : je te conseille de l'emmener à la Tour Montparnasse, c'est n'est pas tout les jours qu'on a la chance de visiter le 2ème monument le plus moche du monde.
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