[livres]Le(s) meilleur(s) livres "classiques" que vous ayez lu ?

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Bon, c'est un peu la suite du fil sur les bouquins qu'on n'aime pas qui commence à virer sur le "j'aime pas ça mais j'aime ça", donc autant faire du hors sujet un vrai sujet.

Y a déjà eu pleins de fils de ce type sur vos bouquins préférés donc on va se contenter de la littérature plus "classique", du genre de celle qu'on peut avoir au cours de sa scolarité (et ça peut très bien aller jusque dans des livres récents mais c'est pour éviter de se retrouver avec des listes de bouquins de SF/HF )



Bon pour ma part, un bouquin qui m'a marqué, c'est l'oeuvre de Hugo: Le dernier jour d'un condamné, où comment se retrouver avec entre les mains le premier manifeste écrit contre la peine de mort en France et se prendre une grande claque dans la gueule.


En plus récent, j'ai beaucoup aimé le Silence de la mer de Vercors avec tout le contexte historique (Vercors était un résistant actif lors de la seconde guerre mondiale).

Et en cours d'anglais, le bouquin que j'ai beaucoup aimé: A Farewell to arms de Hemingway, première fois que je lisais un roman de guerre doublé d'une belle histoire d'amour sans que ce soit ni niaiseux ni chiant (et en anglais en plus )


Y en a bien d'autres mais bon, à vous aussi quoi
Ulysse de James Joyce est le premier qui me vient à l'esprit (quelle chance pour lui).

Toute l'oeuvre de Proust aussi, même si je n'ai pas encore fini.
Assez peu de la période romantique ou naturaliste, par contre.
Citation :
Publié par Soroya/Khapab
Y a déjà eu pleins de fils de ce type sur vos bouquins préférés donc on va se contenter de la littérature plus "classique", du genre de celle qu'on peut avoir au cours de sa scolarité (et ça peut très bien aller jusque dans des livres récents mais c'est pour éviter de se retrouver avec des listes de bouquins de SF/HF )
C'est assez vague classique... tu pourrais être un peu plus précis ? Car bon "du genre qu'on peut avoir au cours de sa scolarité", c'est là que j'ai découvert Ionesco, Pagnol, Bradbury, Barjavel, etc... mais de là à dire que ce sont des auteurs "classiques"... enfin pour moi classiques c'est 17/18ème...
Jai adoré David Copperfield de Dickens que j'ai du lire au lycée et également Rabelais.
Les tragédies de RAcine étaient sympas à étudier pour la virtuosité du francais mais cela ne m'a pas laissé un souvenir impérissable au point de les relire.
Citation :
Publié par Peco
C'est assez vague classique... tu pourrais être un peu plus précis ? Car bon "du genre qu'on peut avoir au cours de sa scolarité", c'est là que j'ai découvert Ionesco, Pagnol, Bradbury, Barjavel, etc... mais de là à dire que ce sont des auteurs "classiques"... enfin pour moi classiques c'est 17/18ème...

Je peux pas être vraiment précis, c'est plus pour éviter les listes vues et revues avec les Dune, les Trones de fer, les chépakoi qu'on voit dans tous les fils sur les bouquins préférés.

Je parlais donc des bouquins "scolaires", le genre de bouquin qu'on lit à la base à l'école et après pour le plaisir
Au bonheur des Dames, de Zola, putin il est long et chiant ce bouquin, mais qu'est ce qu'il est bien Je me souvient l'avoir lu en une après midi (avant l'intérro ) et bien je l'avais trouvé super, avec toute les descriptions des début du supermarché, la vie des employer etc... Franchement un livre à lire
Autrement, Rhinocéros de Ionesco est bien tripant mdr
Mais le meilleur reste le théâtre de Molière Les fourberie de Scapin, L'Avare, ..etc
autrement, je sait pas si c'est du classique, mais Sa majesté des mouche, de William Golding, était pas mal on voit bien à quel point les enfants sont innocents
J'ai adoré Huis Clos de Sartre (lu en seconde ou en 3ème je ne sais plus).

Sinon en seconde j'avais une prof de français géniale qui nous avait fait découvrir Gogol et Les Nouvelles de Saint-Petersbourg, ainsi que La Métamorphose de Kafka.

En première ben c'est peut-être un classique de chez classique mais Les Fleurs du Mal, sans hésiter.

En term, bah la philo et moi... Donc j'ai pas lu grand chose au niveau scolaire ^^

Voilà pour les ouvrages scolaires.
Je dirais Germinal de Zola. Qui dépeint avec brio l ambiance qui régnait dans les milieux prolétaires dans les mines de charbon. De plus la révolte gronde, apportant ainsi de l action ce qui permet de captiver définitivement le lecteur.

(en plus je pensais a Renaud en lisant ce bouquin )
Bon je ne sais pas si cela fait bien parti des classiques mais pour ma part c'est la trilogie Marius, Fanny et César de M.Pagnol.

César à Panisse : "Quand tu me parles sur ce ton, quand tu m'espinches comme si j'étais un scélérat … Je ne dis pas que je vais pleurer, non, mais moralement, tu me fends le cœur."

Qui ne connaît pas cette réplique célèbre ?
Idem, Au Bonheur des Dames, un des rares livres que je relis avec plaisir.
Sinon Zadig, la Nuit des Temps, et les pièces de théâtre d'une manière général (avec une préférence pour Molière et Shakespeare, bien que je n'ai pas étudié ce dernier en cours).
Le Horla de Maupassant. Un des rares livres imposé durant ma scolarité que j'ai apprécié. Un texte ambiguë et fantastique.

Hors scolarité, il a y les pièces de Shakespeare en général et les écrits de Baudelaire.
Comme dirait René Girard, l'unité du génie romanesque est tel, qu'il est presque impossible de le fractionner en entités irréductibles. Tout au plus peut-on y dissocier des voix, qui, au-delà de l'apparente diversité des thèmes et des situations, chantent toutes la même chose.

Le banquet, de Platon, roxe. C'est à peu près le seul bouquin de philo lisible. Au point, d'ailleurs, d'être vraiment littérature.

Et la poésie, hein ? Qui je fus, la nuit remue, tout Michaux, en fait, en ailleurs, en autre.

Le Site Le Plus Improbable sur Henri Michaux.
Citation :
Publié par Saucer
Ulysse de James Joyce est le premier qui me vient à l'esprit (quelle chance pour lui).
Je sais que tu ne l'as pas dit mais Ulysse fait partie de ces romans dont je me demande toujours, quand quelqu'un témoigne d'un engouement pas possible pour ce mastodonte de la littérature irlandaise, s'il l'a lu ou pas (réflexion valable pour d'autres ouvrages plus loués que lus...je suppose que les gens doivent "relire" Proust comme il doivent "relire" Joyce)(la première lecture étant constituée du titre+1/4 de couverture)

D'une part Joyce a fait un gros travail sur la linguistique, donc pour un francophone on doit se contenter d'une traduction, donc l'engouement reste un engouement pour une traduction (si j'osais, je dirais que Da vinci code perd moins à la traduction qu'Ulysse)(notons qu'une nouvelle traduction d'Ulysse est parue il y a peu).
Quant à la V.O, toujours pour un francophone, elle fait partie de ces ouvrages difficiles qu'on étudie que dans des cycles supérieurs en anglais...la langue est donc le plus clair du temps une barrière...peut être même aussi pour la plupart des anglophones, qui doivent aborder le rythme et le vocabulaire d'Ulysse comme la plupart des français abordent un roman francohardu (j'essaye de trouver un équivalent mais c'est pas facile. Proust est bien plus lisible pour un français que Joyce pour un Irlandais. J'ai envie de dire qu'on pourrait comparer -linguistiquement parlant- Ulysse avec un mix de Queneau sous acide avec du Butor des mauvais jours type la modification plutôt que l'emploi du temps).

Bref, il est incontestable que l'ouvrage est un "landmark" de la littérature mondiale, mais dire qu'on s'est éclaté en lisant les dizaines de pages d'adjectifs à la suite ou qu'on a senti son coeur palpiter pendant l'interminable promenade à la plage de Stephen Dedalus...j'ai beaucoup de mal à y croire (le silence gêné d'un lecteur d'Ulysse à qui on demande de faire un résumé de l'oeuvre qques semaines après sa lecture est un signe qui ne trompe pas...palpitant olol )

Finalement le plus sympa dans Joyce c'est le film de Huston (the dubliners), et le Bloomsday, sorte de fête nationale irlandaise pendant laquelle des tas d'irlandais qui n'ont pas lu le livre défilent en costumes d'époque devant des touristes amusés, louant la beauté de ce monument littéraire, dont on ne m'empêchera pas de penser qu'il est plus facile à appréhender par ces petits sketches où l'on sent un respect et une ferveur populaire, que par la lecture de ses 1000 pages expérimentales et (fra)casse-tête.

D'ailleurs saviez-vous que Joyce et Proust avaient pris le taxi ensemble ? l'anecdote que nous rapporte Alain de Botton étant que les deux grands hommes n'auraient rien eu à se dire ce qui m'étonne moyennement
Mon classique préféré?

Germinal (de Proust... )

Aprés l'avoir lut une première fois en troisième et l'avoir détester, j'ai dut le relire en première pour le Bac... et la, ce fut la révélation: ce bouquin est trés bon en fait et montre bien le monde a la fin du siècle dernier-dernier... (2 fois derniers car c'était fais 19ieme )
Citation :
Publié par noodles
Classique c'est à dire? Le Classicisme? Ou une vieille oeuvre? Et comment la considérer comme un classique alors? Il faut combien de temps?
La littérature doit-elle être morale ? Le vieux est-il l'ennemi du bien ? Où courge dans quel étagère ? Le classique sur JOL coincide t'il avec le classique sur fr.rec.arts.littérature ? Comment faire passer un gros bouquin comme Ulysse (à fortiori la recherche du TP) à travers l'impitoyable tamis du temps ?

Bon. Allez je me jette à l'eau. Classique c'est simple : auteur mort - ouvrage dispo en poche - existence de suffisamment de gars intelligents ayant écrit des choses intelligentes sur l'oeuvre (méta-littérature) - ouvrage particulièrement novateur ou synthétique d'un genre, d'une époque, d'un forum (En un sens on peut dire que le jour où Canivo décède ses posts seront des classiques )
Citation :
Publié par Ariendell
la Nuit des Temps
De Barjavel ? Barjavel dans les classiques ça me fait un peu mal pour le coup.

Autant je suis d'accord avec Blood sur 1984 d'Orwell qui m'avait aussi beaucoup marqué et plu, autant je trouve que Barjavel n'est pas vraiment un classique. Enfin je suppose que c'est une question de définition.

Sinon certains bouquins de Jules Vernes m'ont beaucoup plu ou encore de Hugo. J'ai adoré Les mains sales, de Sartre et Voyage au bout de la nuit de Céline aussi parmi les classiques français.

Parmi les classiques anglais j'ai beaucoup aimé L'Appel de la Forêt de J.London, Le livre de la Jungle de R.Kipling ou Frankestein de M.Shelley...

En fait il y a tellement de classiques que j'ai aimé que j'aurai du mal à en faire une liste ici.

Et exprès pour faire hurler Eltsyr comme d'habitude je dirais que parmi les grands classiques de la littérature française, j'ai adoré les livres de Bernard Werber.
Citation :
Publié par Eltsyr
Comment faire passer un gros bouquin comme Ulysse (à fortiori la recherche du TP) à travers l'impitoyable tamis du temps ?
-Se procurer un broyeur pouvant supporter l'épaisseur de 10 pages du dit livre.
-Arracher méthodiquement les pages, par groupe de 10, de l'oeuvre.
-Mettre le groupe de pages arrachées dans la fente idoine du broyeur.
-Récupérer les miettes.
-Les faire passer au travers du tamis.
Note: Eviter, comme indiquer par le petit dessin sur le bord de l'appareil, le port de la cravate façon truc-qui-pend-vers-les-mâchoires-de-l'engin lorsque le broyeur est en marche.

Le contenu de la parenthèse est-il une subtile allusion aux chercheurs d'or qui broyèrent la culture indienne lors des ruées vers l'or ?

Citation :
(...) la littérature française, j'ai adoré les livres de Bernard Werber.
Littérature et Werber dans la même phrase, c'est un peu comme associer Paris Hilton et virginité. Ça n'a pas de sens.
Pour ma part ce sera les paradis artificiels de Charles Baudelaire. Citer les paradis artificiels sans citer les confessions d'un mangeur d'opium de Thomas de Quincey serait injuste. Les rêveries d'Oxford avec les nôtres dames des tristesses est le passage qui m'a le plus marqué dans les paradis artificiels et il est de Quincey.
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