Je prends alors un exemple pour illustrer (qui n'a rien à avoir avec ce que je disais avant en démonstration rhétorique). Admettons (cas fictif hein vous faites pas de film) que je suis avec mon copain depuis un an, admettons. Au fil du temps, je converse avec un Jolien, tiens Carriériste

et de fil en aiguille on passe de piques gentilles sur le forum à petites réflexions en PM "hééé ! pourquoi tu m'attaques comme ça, vilain

" et autres boutades, puis au bout d'un moment on passe sur msn, puis au bout d'un autre long moment on passe à la rencontre IRL qui, allez comprendre pourquoi (les hormones, le positionnement des étoiles, les numéros du loto) fini immédiatement au lit.
Une fois jouie, le choc m'atteint de plein fouet : je viens de tromper mon petit ami auquel je tiens d'une manière indéfectible, sans hésitation, volontairement. A la jouissance puissante succède une douche glacée, ma peau se contracte, ma mâchoire se serre, j'éclate en sanglots devant la réalité de ce que j'ai fais : j'ai trompé mon petit ami.
Je m'enfuis.
Que faire, que dire ? Lui mentir ? Le revoir me sourire, m'accueillir, m'embrasser, en gardant ce mensonge au fond de moi ? Il voit bien que je suis retournée mais je ne dis rien, non tout va bien je t'assure. Et au bout de trois jours, je craque, j'étouffe, je ne peux plus, il faut que je le dise. Et je le fais. En me répandant en larmes, en lui expliquant que j'ai perdu la tête, que ça ne se reproduira jamais, que je l'aime, pardon, pardon.
La seule vision du choc que je lui aurai fait suffira à ne pas avoir assez de ma vie pour expier la douleur que je lui ai causé.
Et là, deux solution.
Soit il me jette, je l'aurai bien mérité, bien fait pour ma gueule, ça sera une sévère leçon que j'aurai tout loisir de méditer, seule maintenant.
Soit il me pardonne, il serre les dents, sèche ses propres larmes, je le rassure que non ce n'est pas parce qu'il est un mauvais coup, c'est moi, c'est pas lui, il me prends la main, me relève le menton trempé de larmes et me sourit en me disant doucement "je te pardonne, ne t'en fais pas". Et là mon coeur explosera de reconnaissance, d'amour pour mon chéri qui m'aime assez et a pris du recul pour m'accorder une autre chance, croire en nous, croire en moi, et croire en lui (puisque généralement les mecs pensent que c'est totalement leur faute si on va voir ailleurs).
Voilà.
Ceci relève de la trahison.
Et le pardon qui s'ensuit est grand.
Je sais que l'amour est un cas un peu à part, ça n'a rien à avoir avec l'amitié, le copinage ou les affaires, mais ceci est juste un des exemples où avoir un "tu m'as trahi, va te faire foutre" comme discours n'apporte pas forcément grand chose.
(je le répète, ceci est un cas fictif, pas de conclusion à la con).