Comme dit plus haut, c'est pas pour ce que tu as à y gagner que tu as intérêt à aller direct aux prud'hommes, il y aurait moins d'hésitation à avoir si ça faisait 3 ans que tu te faisais entuber les primes de dimanches et JF qui te seraient dues...
Là si tu lui fais un prud'hommes et, admettons, l'employeur veut te faire chier jusqu'au bout et fait foirer la conciliation. L'affaire va passer en jugement, tu vas récupérer les sommes dues: une journée de travail, dans un délai de 10 à 24 mois et peut être avoir des dommages et intérêts symboliques. Autant te dire que, si on prend en compte les frais que vont impliquer cette procédure : envoi de pièces au greffe et la partie adverse, éventuellement les frais d'avocat, le temps perdu... Ce n'est clairement pas avec cette option que tu vas gagner de l'argent.
Le plus efficace à faire dans ce genre de litige, dans l'ordre, en passant à l'étape suivante en cas de refus :
1 : En LRAR, Demander à l'employeur de régulariser la situation
2 : En LRAR, mentionner le précédent refus et lui annoncer que tu vas te renseigner auprès d'un conseiller de l'inspection du travail à qui tu présenteras ton contrat, ta fiche de paie et l'échange par mail où il stipule que les heures de dimanche et de fériés ne sont pas majorées.... Là tu lui laisse un petit délai, 2 ou 3 jours après le retour de l'accusé de réception.
3 : Tu montes ton dossier et tu prends rdv à l'inspection du travail, idéalement si tu as réussi à entrer en contact avec d'autres salariés qui peuvent signaler d'autres irrégularités... Toi ça t'aura coûté une journée de salaire, mais lui, s'il se frappe une inspection, en fonction du nombre de tuiles dans sa gestion RH, ça peut lui coûter très cher. (Genre s'il fait bosser illégalement 20 salariés par an depuis X années, s'il ne mentionne pas la convention collective sur la fiche de paie etc...)
Dernière modification par Krarsht ; 07/05/2016 à 20h22.
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