Souffrances

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Je suis de nouveau atteint en plein visage
Je suis en train de me faire lapider
Mon visage exprime bien ma rage
Mais je suis trop solidement enchaîné

Je ne sais pas trop pourquoi
Mais je suis toujours bien là
Malgré les dizaines de projectiles
Je suis toujours bien solide

Ma seule volonté me retient
À encore espérer ce destin
Et à ne rien abandonner
Pendant qu'une larme se met à couler
Je relève la tête dans la foulée
Et je les supplie de me laisser l'aimer...


j'étais simplement curieux d'avoir vos avis... personnellement j'en suis assez fier, mais il cache beaucoup de subtilitées que vous ne pouvez pas toutes comprendre... enfin bon.

(je sais je suis pourri en grammaire, ne vous gênez pas si y'a des fautes)
J'comprend pas pourquoi avoir déplacé le sujet.
Il me semble bien plus cohérent sur le Miroir des Âmes plutôt qu'ici. La modération DAoC aussi à reçu de nouvelle consigne ? xD
Citation :
Publié par Sosie de...
ça a été envoyé ici à cause de son avatar, qui fait lui perdre toute crédibilité.
hey il roxx mon avatar!

Sinon emo faut voir dans quel sens....

si vous voulez dire comme ça

bien non jamais, je suis pas aussi désespéré
par contre je suis assez émotif niveau personnalité c'est vrai

sinon, j'avoue que je commence a regretter d'avoir accepté ce déplacement... le bar est peut-être pas le meilleur endroit pour ce genre de post....
Je trouve ça assez banal. On dirait de la poésie façon grand corps malade c'est à dire niveau "rédaction de troisième" pour paraphraser un certain Luz. Comme c'est plat ça devient assez ringard et larmoyant. En fait il ne suffit pas, pour faire des vers, de prendre des phrases qui riment et de les mettre les unes en dessous des autres.

Je prends un exemple. Prenons Valéry, un poète de la fin du XIXème. Bon, admettons il se lève un matin, il est triste il pense à sa meuf, elle s'est cassée la veille en emportant le chat. Il s'assoit donc à sa table, devant sa lucarne, un bol de café froid sous le nez. Il commence à écrire. Il aurait pu faire un truc du genre :

"Tu es partie hier et je suis triste à en mourir
J'aimerais tellement te voir revenir.
Soudain la porte s'ouvre et j'aperçois ta chevelure magnifique
Que cet instant est magique."

Mais il a préféré faire ça :

"Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.

Personne pure, ombre divine,
Qu'ils sont doux, tes pas retenus !
Dieux !... tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus !

Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l'apaiser,
A l'habitant de mes pensées
La nourriture d'un baiser,

Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d'être et de n'être pas,
Car j'ai vécu de vous attendre,
Et mon coeur n'était que vos pas.
"

Certes l'objectif n'est pas de faire du Valéry mais l'idée c'est que la poésie c'est plus que des mots. La poésie c'est l'incantation. Ou si en fait, ce sont les mots poussées à leur paroxysme, ce sont les mots nus. L'important n'est plus tellement le sens mais le son, la texture, la longueur, le rythme, les bosses et les creux, les couleurs, les silences. La poésie c'est plus une aventure des sens que du sens.

Parce que tout le monde s'est un jour fait largué. On voit tous, dans les grandes ligne ce que ça fait. Nous sommes tous capable d'écrire "je suis triste, ma nana est partie". Par contre avec la poésie tu peux nous faire partager un certain aspect intéressant de ta douleur que tu ne pourrais pas évoquer avec de simples phrases.
Citation :
Publié par Lodok / Amuny
il cache beaucoup de subtilitées que vous ne pouvez pas toutes comprendre...
Oh si t'inquiète pas.
Là par exemple:
Citation :
Publié par Lodok / Amuny
Je suis de nouveau atteint en plein visage
Tu parles bien d'ejac facial non ?
Il faut que tu t'incarnes plus dans ta poésie imo. (ca y est j'ai sorti ma phrase-qui-veut-tout/rien-dire de la journée).
C'est vrai que là ca fait un peu poème impersonnel.
Post
Spleen
Derrière un mur de je m'en fous,
Caché sous un masque d'indifférence,
Je m'enterre peu à peu dans un trou,
Puisque trop de gens me tancent


Je me protège de tous mes soucis;
En moi je refoule et j'enfouis.
Toutes mes peines, toutes mes douleurs,
Toutes mes désillusions, mes malheurs.


Tout cela pourrit sur le socle de mon âme,
Et parfois c'en est trop, j'ouvre les vannes
Je vide mes immondices et je me pâme
Mon altruisme et ma tolérance se fanent


Je renvoie tout ce que j'ai à l'intérieur
Je me fais à la fois fossoyeur et épurateur,
Une vocation plutôt occasionnelle
Mais qui n'en est pas moins essentielle.


Je pollue ainsi toute une feuille de papier
De ma plume trempée dans l'encre souillée
De tous ces sentiments d'un coup déchaînés
Cela me purge et je peux recommencer.
Citation :
Publié par Haddock
Je trouve ça assez banal. On dirait de la poésie façon grand corps malade c'est à dire niveau "rédaction de troisième" pour paraphraser un certain Luz. Comme c'est plat ça devient assez ringard et larmoyant. En fait il ne suffit pas, pour faire des vers, de prendre des phrases qui riment et de les mettre les unes en dessous des autres.

Je prends un exemple. Prenons Valéry, un poète de la fin du XIXème. Bon, admettons il se lève un matin, il est triste il pense à sa meuf, elle s'est cassée la veille en emportant le chat. Il s'assoit donc à sa table, devant sa lucarne, un bol de café froid sous le nez. Il commence à écrire. Il aurait pu faire un truc du genre :

"Tu es partie hier et je suis triste à en mourir
J'aimerais tellement te voir revenir.
Soudain la porte s'ouvre et j'aperçois ta chevelure magnifique
Que cet instant est magique."

Mais il a préféré faire ça :

"Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.

Personne pure, ombre divine,
Qu'ils sont doux, tes pas retenus !
Dieux !... tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus !

Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l'apaiser,
A l'habitant de mes pensées
La nourriture d'un baiser,

Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d'être et de n'être pas,
Car j'ai vécu de vous attendre,
Et mon coeur n'était que vos pas.
"

Certes l'objectif n'est pas de faire du Valéry mais l'idée c'est que la poésie c'est plus que des mots. La poésie c'est l'incantation. Ou si en fait, ce sont les mots poussées à leur paroxysme, ce sont les mots nus. L'important n'est plus tellement le sens mais le son, la texture, la longueur, le rythme, les bosses et les creux, les couleurs, les silences. La poésie c'est plus une aventure des sens que du sens.

Parce que tout le monde s'est un jour fait largué. On voit tous, dans les grandes ligne ce que ça fait. Nous sommes tous capable d'écrire "je suis triste, ma nana est partie". Par contre avec la poésie tu peux nous faire partager un certain aspect intéressant de ta douleur que tu ne pourrais pas évoquer avec de simples phrases.
Trop sérieux pour le bar, je me sens atteint de lyrisme aigu.
Si ça ne vous plaît pas, pourriez-vous expliquer pourquoi et comment peut-il s'améliorer s'il vous plaît?

Je trouve également que c'est un peu simple comme poème.
Il n'y a pas de rythme au delà des vers, le fait de placer un verbe à chaque phrase rend le texte trop rapide, et lui donne presque un style de télégraphe. Le nombre de syllabes est trop aléatoire pour que le texte convienne à l'oreille.
Le sens du poème est difficile à cerner, on ne sait pas si tu parles d'une personne qui a voté pour Sarkozy, de Romeo contre les Capulet, ou encore d'une situation IG, voire IRL :/
A l'intérieur du texte, le vocabulaire semble pauvre: la redondance du pronom personnel peut s'avérer lourde, en particulier lorsqu'il est accompagné de verbe être (cinq fois "je suis"). L'utilisation des mots "solidement" et "solide" ou encore le double emploi de visage renforcent l'impression de pauvreté du vocabulaire.
Pour finir, on dirait que tu te forces à trouver des rimes, elles sont présentent mais elles ne reflètent pas grand chose. Beaucoup trop de rimes en [é] rendent le tout assez banal, surtout qu'elles sont trop présentes par rapport aux autres rimes et maladroitement éparpillées. Je ne comprends pas pourquoi tu as fait "rimer" les mots "projectiles" et "solide"

Lis des recueils de poésie pour t'imprégner de rythmes, de vocabulaire, de sentiments (kikoo emoboy :]) et d'originalité.
La poésie ne s'utilise pas "parce que ça fait bien", elle sert à mettre en exergue ce que l'on souhaite exprimer, et pour cela, elle doit être plus qu'une forme, elle doit être présente dans chacun des mots qui composent le texte.
J'ai pas trop aimé non plus.
La redondance de certains mots, certaines rimes qui ne riment pas : "retient" et "destin". On comprend pas ce qu'il se passe, tu te fais stun + assist par des archers a Quartz c'est ca ?
Et sinon ce poeme ne m'a pas touché.

Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas perseverer.
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