Recherche Mëryl Désespérément

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Darcia sourit doucement et se leva, allant chercher les vêtements de Mariko pour les lui apporter.

Les prévisions ne sont pas mon fort .. mais c'est un Honneur de vous rencontrer dit-il en lui tendant ses vêtements, un sourire lui creusant les fossettes.
- Iroiro to hontouni arigatou. Oui, vraiment, merci beaucoup. La nuit tombe et l'air devient frais. Il est temps d'allumer un feu et de se reposer. J'aimerais vivement reprendre cette discussion un peu plus tard.

Mariko se vêtit en hâte et regagna l'endroit où elle avait laissé son sac et Higesori, toujours muet, sans doute en train de cuver les âmes qu'il avait bu...
Tandis que le soir tombait, la demie-elfe laissa la douleur la percer littéralement. Un hurlement bestial, venu du fond de sa gorge, retentit dans les nuées du crépuscule. Son estomac se nouait, ses os lui semblaient éclater, tout son être tentait de lutter vainement. Quand la nuit fut venue, elle se réveilla en sursaut. Des sueurs froides perlaient encore son front tandis que sa respiration avait du mal à revenir. C'est alors que ses yeux rencontrèrent ses jambes et elle se retint de pousser un cri... ils s'étaient transformés en des espèces de pattes rappelant vaguement ceux des reptiles mais qui n'en restaient pas moins ceux d'un démon.

Déjà qu'elle avait des ennuis quand les paladins ou des prêtres ressentaient sa présence, si jamais elle gardait cela, n'importe qui saurait ce qu'elle est. Elle rabattit sous la panique sa cape sur ses jambes qui la perçaient de douleur, elle aurait bien du mal à marcher et cela allait l'handicaper fortement en cas de combat.


-(Il faut que je trouve une solution et vite)
Aërandis était revenu au camp peu avant le coucher du soleil. Il descendait tranquillement sur la route alors que le soleil commençait tout juste à embraser l'horizon.

Etrangement, il semblait bien chargé, lui qui ne possédait que sa harpe et ses vêtements. Il portait un étrange paquet sous son bras.


-"Bonne nouvelle pour tout le monde, ce soir on se passera des rations de route, j'ai de la bière et de la charcuterie naine."

Il posa par terre son paquet qui était en fait un tonnelet de de bière et un paquet envelopper dans des peaux.
En désespoir de cause, elle déchira sa cape et les enroula autour de ses jambières et de ses pieds avant de boiter ainsi jusqu'au campement. Elle s'assit ensuite lourdement dans un coin, essayant de faire bonne mine, ce qui était plutôt difficile.
Tout en sautillant sur une jambe et en essayant d'enfiler sa dernière botte d'équitation, Mariko s'avança vers le feu qui avait été allumé, impatiente de goûter cette fameuse nourriture naine...
Aërandis s'était assis près du feu, laissant le tonnelet de bière au frais dans un recoin de la rivière là où le courant n'était pas très important. Puis, sortant la viande, il avait commencé à la rôtir doucement sur le feu. Ses compagnons commençaient à se rassembler autour du feu probablement heureux de pouvoir varier un peu leur repas.

-"C'est près, ce qui veulent de la viande, servez vous." Et en disant cela, le jeune homme se servit une bonne tranche de viande.
*Eleldor s'installa près du feu aux côtés de Serena mais il n'avait pas l'air de vouloir se servir, il semblait très penseur depuis qu'ils s'étaient arrêtés et de toute façon, il n'avait pas faim.*
Mariko se servit une petite tranche encore bien juteuse et commença à mastiquer lentement, ses yeux émeraudes perdus dans l'eau sombre de la rivière.

Pendant ce temps là, d'autres paires d'yeux scrutaient la berge où s'était rassemblé le petit groupe. Les Duergars survivants s'étaient concertés et étaient tombés d'accord pour une action punitive qui vengerait leurs frères d'armes mort au combat dans l'après-midi. L'attente serait longue, mais dès que les aventuriers dormiraient, les nains gris fondraient sur leurs proies et les égorgeraient sans la moindre pitié !
Félis hésita, la douleur lui prenait encore les jambes, seul le mince tissu dérobait aux yeux de ses compagnons l'apparence que ses pieds et jambières avaient prises.

-Hum.... excusez moi, quelqu'un pourrait me passer une tranche? Je me suis bêtement foulé le pied tout à l'heure en revenant et j'ai un peu de mal à marcher...
*Lorian se leva et se dirigea vers la viande et ses autres compagnons, elle se coupa une tranche; puis, coupa une deuxième tranche pour Félis. Puis elle se dirigea vers Félis et lui tendis la viande en souriant.*

- Tenez... au fait pour votre cheville, je crois avoir un baume au plantes et quelques bandelettes de tissus avec moi. Je vais essayer de vous faire une atelle avec quelques branches et peut être que celà vous soulagera. Qu'en pensez-vous?
Il ne faisait pas trop froid ce soir, et même si le feu réchauffait agréablement les voyageurs, il n'était pas vraiment nécessaire. Aërandis avait sorti le tonnelet de la rivière, la bière naine était vraiment bonne pour de la bière mais il aurait quand même préféré de l'hydromel. Le repas touchait à sa fin, tous semblaient assez content de leur repas.

La nuit était clair et le ciel dégagé, chose relativement rare dans la région. A quelques mètres de la, le Surrin s'écoulait doucement, long miroir aux étoiles qui réfléchissait les lumières célestes. Le jeune homme finit par se lever, attrapant sa harpe et alla s'asseoir au bord de l'eau. Il pinça doucement les cordes de sa harpe, créant l'espace de quelques secondes l'illusion d'une petite cascade. Puis il se mit à jouer... C'était un air assez connu dans les Vaux, une ode aux enfants de Séluné:


-"Telles une couronne de diamants,
Ornant le front de la sombre dame,
Elles illuminent le firmament,
De plus de mille petites flammes.

Petite lumière dans le noir,
Feu follet au fin fond de la forêt,
Qui guide le pauvre homme qui s'égare,
Vers sa route, pour la fin de soirée.

Rose d'argent dans le jardin des cieux,
A la douce robe étincelante,
Fleur au parfum merveilleux,
Belle, calme, ô combien tentante.

Elles forment mille et une figures
Dans l'imagination des vieux humains,
Du mythe, à l'envoyé de Nature,
Certains dise y lire le lendemain.

Cette douce et vibrante lumière,
Qui guide les hommes sous la voile,
Est à jamais entourée de mystère,
Fascinnantes et magnifiques étoiles."
-Merci... et pour mon pied, ne vous dérangez pas, cela ira très bien comme ça.
D'un hochement de tête poli, elle prit la viande et y mordit de belles dents. Elle se rappelait alors avec nostalgie ses amis nains et surtout le maître forgeron Zhetmon, il faudrait qu'elle retourne les voir un jour se dit elle.
Mariko avait grandement apprécié le chant. Cela faisait longtemps qu'elle rêvait d'une telle soirée, avec des gens qu'elle appréciait, une bonne nourriture, de la musique et les étoiles pour couvrir son sommeil. Elle bailla, se leva et se dirigea vers ses affaires, non sans avoir posé un instant sa main sur l'épaule du conteur pour le remercier. Trop fatiguée pour être consciente d'un quelconque danger, elle s'endormit en quelques secondes...
Séréna avait goûté du rôtis. Se souvenant qu'Eleldor ne mangeait pas de viande elle se sentit un peu fautive et lui proposa quelques gâteaux secs.
Finalement, lorsque Mariko s'endormit, elle fit le tour du camp en posant des alarmes magiques... au cas où... Avant d'aller se coucher, elle renouvela ses sorts de protection sur elle et Eleldor.
Après son manège, qui prit une dizaine de minutes, elle finit par se coucher sur sa paillasse, dans les bras du rôdeur... Pourtant il fallut quelques temps encore avant qu'elle ne se laisse emporter par la rêverie, faisant confiance en sa magie...
*Eleldor avait eu l'intention de ne pas dormir pour garder le camp mais Serena n'avait pas eu l'air d'être d'accord et il s'était laissé faire, sachant que ses alarmes magiques ne possédaient aucun défaut. Il garda quand même ses armes près de lui avant de partir dans sa rêverie.*
*Après avoir mangé en écoutant le chant du conteur, Lorian alla s'adosser a un arbre. Elle était bien décidée a ne pas dormir au cas où... et puis il fallait qu'elle "répare" son erreur lors de la première intervention de leurs assaillants.*
Le duergar était essoufflé. Avoir courut autant de lieues en si peu de temps était pour lui un véritable exploit. Il entra dans le camps provisoire qu'ils avaient établis à leur sorti d'Ombre-Terre et demanda immédiatement à voir le Shaman du groupe. Un garde le mena à la tente du sorcier et le laissa devant l'entrée, hésitant... Jusqu'à ce qu'une voix éraillée lui intime l'ordre d'entrer !

- Entre Mär'Athon guerrier des sept cavernes !

- A vos ordres Oh grand Shâli'Mär ! Nous avons été défait par un groupe de puissants aventuriers sur la route que nous devions surveiller. Un grand nombre d'entre nous ont péri aujourd'hui.

- Je le sais. Et je connais aussi votre désir de vengeance. Aussi vais-je nous téléporter ensemble à l'endr... Le sorcier s'interrompit brusquement et observa un point fixe au plafond de sa tente. Alors il se mit à rire :

- Ah ah ah ! Alors Esprit, on nous espionne ? Pauvre folle d'elfe, tu ne peux rien faire pour nous empêcher de réduire tes compagnons au silence ! Allons-y, allons percer les défenses magiques de ces oreilles pointues !

POUF !
Félis ne pouvait pas dormir, ses jambes la transperçaient encore de douleur. Elle resta donc assise à la même place même s'il lui semblait que la souffrance s'atténuait.
*Lorian n'avait pas sommeil, elle était fière de pouvoir rester éveillée et de garder le someil de ses compagnons. Bien que Séréna ait posé des pièges magiques, Lorian n'était pas tranquille, elle avait le sentient que quelque chose se tramait du côté du clan adverse. Elle descida alors de se lever, comme ça, s'il arrivait quelqu'un, il lui serait plus facile de se défendre et d'avertir les autres.*
POUF !

Le sorcier et le guerrier duergar réapparurent au milieu des survivants de leur petite troupe, provoquant quelques secondes d'émoi. Puis, un éclaireur montra le campement au shaman qui entreprit immédiatement de lever les protections magiques posées tout autour de la berge.

Pendant ce temps, la lune parcouru un long chemin à travers les nuées d'étoiles qui parsemaient la voûte, ignorante de ce qui se tramait au bord de cette petite rivière.

Mëryl, qui sous sa forme astrale avait surprit les plans des nains gris ne savait que faire. Comme l'avait dit le sorcier, elle était dans l'incapacité de les prévenir, et encore moins d'intervenir. Même les chevaux ne percevaient plus sa présence.

Enfin, deux heures avant que ne pointe l'aube, le sorcier duergar termina son oeuvre. Les guerriers pouvaient discerner dans la nuit les alarmes magiques qui luisaient d'un bleu lumineux. Au centre, un couloir prouvait que le sorcier avait réussit à percer un petit orifice dans la muraille protectrice de la magicienne, et, un à un, commencèrent à se glisser dans le campement.

Soudain, le premier de la file aperçut une ombre, debout près d'un arbre.


- Par les attributs poisseux de Lloth ! Une sentinelle ! Et dans un terrible cri de rage, tous se lancèrent sur les compagnons endormis, bien décidés à se venger de leur défaite de la veille !
*Lorian vit les intrus s'introduire dans le camp.*

-AUX ARMES, AUX ARMES. COMPAGNONS REVEILLEZ VOUS LES DUEGARS SONT LA!!!

*Lorian dégaina son épée et se jeta sur l'un deux, elle avait la rage qui marquait son visage.*

- Je vais te pourfendre le crâne ! JAMAIS tu ne tuera l'un d'entre nous, tu entend, jamais!!
*Ce réveil en sursaut fit un mal de chien à la pauvre tête du rôdeur. Le bruit caractéristique de l'acier contre l'acier le ramena rapidement à la réalité et il se releva le plus rapidement possible tout en prenant ses deux épées qui traînaient à côté de lui.
Tout en ramassant l'épée longue que lui avait donné Guillaume le roi d'Alvencys, il eut une pensée pour lui.*

- Un bon guerrier comme lui n'aurait pas été de trop dans cette foutue aventure !*cria-t-il à Serena qui se réveillait en même temps que lui*

*Alors que le combat s'engageait, le rôdeur resta sur ses gardes pour tenter d'analyser la situation et d'aller combattre là où il le fallait.*
A l'annonce de la bataille, Félis se leva d'un coup avant de tituber légèrement, n'ayant pas l'habitude de ses nouvelles jambes. Elle avança un peu et s'aperçut que le tissu l'empêchait de marcher, elle prit le temps de les arracher.

-(Tant pis s'ils voient ce qu'elles sont devenus!)

Elle activa ensuite son cimeterre et alla rejoindre Lorian, un sourire sadique sur le visage.

-Par les Ténébres BlaKhardef! ("nains noirs en langue naine il me semble) Vous n'avez pas encore compris la leçon?!

Et elle combattit alors aux côtés de Lorian même avec la douleur qui l'accompagnait toujours.
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