Il ne faisait pas trop froid ce soir, et même si le feu réchauffait agréablement les voyageurs, il n'était pas vraiment nécessaire. Aërandis avait sorti le tonnelet de la rivière, la bière naine était vraiment bonne pour de la bière mais il aurait quand même préféré de l'hydromel. Le repas touchait à sa fin, tous semblaient assez content de leur repas.
La nuit était clair et le ciel dégagé, chose relativement rare dans la région. A quelques mètres de la, le Surrin s'écoulait doucement, long miroir aux étoiles qui réfléchissait les lumières célestes. Le jeune homme finit par se lever, attrapant sa harpe et alla s'asseoir au bord de l'eau. Il pinça doucement les cordes de sa harpe, créant l'espace de quelques secondes l'illusion d'une petite cascade. Puis il se mit à jouer... C'était un air assez connu dans les Vaux, une ode aux enfants de Séluné:
-"Telles une couronne de diamants,
Ornant le front de la sombre dame,
Elles illuminent le firmament,
De plus de mille petites flammes.
Petite lumière dans le noir,
Feu follet au fin fond de la forêt,
Qui guide le pauvre homme qui s'égare,
Vers sa route, pour la fin de soirée.
Rose d'argent dans le jardin des cieux,
A la douce robe étincelante,
Fleur au parfum merveilleux,
Belle, calme, ô combien tentante.
Elles forment mille et une figures
Dans l'imagination des vieux humains,
Du mythe, à l'envoyé de Nature,
Certains dise y lire le lendemain.
Cette douce et vibrante lumière,
Qui guide les hommes sous la voile,
Est à jamais entourée de mystère,
Fascinnantes et magnifiques étoiles."
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