Recherche Mëryl Désespérément

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Pourchasser les fuyards n'avait jamais été dans ses habitudes, alors, lorsqu'Eleldor en eut fini avec les duergars, il se contenta de récupérer son fourreau et de rengainer sa lame, puis en prononçant un mot de commande, les cordes de la harpe réapparurent.

Malheureusement pour lui, il avait du effrayé son cheval en chargeant les nains, et ce dernier c'était enfui pendant la bataille; il était maintenant à pied, ce qui, dans l'absolu n'était pas forcément pour lui déplaire.

Il avait accroché sa harpe dans son dos et marchait tranquillement en suivant Eleldor, étrangement, il semblait éviter Séréna et de Joshua
*Lorsque les Duegars étaient apparus, Lorian avait été désarçonnée et son cheval était parti en sens inverse, effrayé par la rapidité de la bataille.*

- Raaaahhh...*elle se releva en titubant et tenta de sortir son épée de son fourreau, mais le pommeau de celle-ci c'était brisé dans la chute*

Comment vais-je faire maintenant, je ne vais pas pouvoir me défendre avant que l'on fasse halte dans une autre ville.... il faut absolument que j'aille chez un forgeron! Je ne veux pas les ralentir, j'ai perdu mon cheval et mon épée est cassée... Que faire?
Darcia grommela quelques mots à propos de la magie qu'on entendit pas forcément mais qui se devinaient lorsque l'on regardait l'expression sur son visage.
Il s'était approché du groupe de mage pour les protéger mais n'avait finalement même pas pu planter son hast-épée dans de la chaire tant les Duergars avaient été occis rapidement.


La prochaine fois je resterais prêt des combattants maugréa-t-il prêt de Joshua et Serenia.
Il retourna auprès de son étalon noir et lui caressa le museau pour le calmer avant de monter en selle et s'approcha de la jeune femme à l'épée cassée, lui tendant le bras pour qu'elle monte derrière lui.
-J'aurai été d'avis d'offrir une petite réception d'avant goût à ces duergars mais si tel est votre désir... fit simplement Félis avec une expression sans équivoque, dévoilant son sadisme. Elle se pencha sur quelques corps pour en prélever l'âme dont elle avait tant besoin pour se contenir mais aussitôt, elle cracha son sang argenté qui couvrit l'herbe. Elle resta pétrifiée par l'horreur pendant deux secondes, elle avait cru entendre une voix... puis elle se releva, tâchant de paraître la plus naturelle possible en espérant que ses compagnons n'aient rien vu. Elle s'essuya furtivement les lèvres avant de rabattre sa capuche, puis elle remonta sur son cheval.
Le Kensaï souleva Lorian pour lui faciliter la montée, le hast-épée dans l'autre main. L'étalon bien dressé ne bougea pas d'un poil sous la pressions de ses genoux.

Accrochez vous bien dit-il en prenant les reines.
Puis il se dirigea vers Mariko, lui faisant un salut martial comme l'exige le code de conduite envers les combattantes des Vierges des Batailles.

Oai dekite ureshii desu, Mariko. (Enchanté de faire votre connaissance)
Puis-je voyager à vos côtés pour que nous puissions combattre avec honneur les prochains ennemis que nous rencontrons ?

Puis il jeta un regard au katana qu'il scruta de son unique oeil valide.
Une bien étrange arme pour une dame de votre qualité, mais je gage qu'elle a du boire de nombreuses vies sous votre main.
- Anata to shiriaete ureshii desu. (également enchantée de faire votre connaissance ^^) - Doko de Kara-Tur wo naraimashita ka ? (où avez-vous appris la langue de Kara-Tur ?)
Reprenant la discussion en langage commun (surtout pour éviter de traduire mais ), le Kensaï répondit :

Je suis originaire de l'Anauroch, mais j'ai grandi à Kuo Te’Lung, sous la tutelle de Maître Sho Yun Lee dans l'Ordre monastique du Dragon d'Or, afin d'y obtenir mon rang de Maître ès Arme.

Darica leva alors légèrement son hast-épée dont la lame était estampillée du Dragon d'Or.

D'après votre façon de guerroyer et votre prestance à cheval, je parierais sur votre appartenance aux régiments des Vierges de Batailles.

Un petit sourire charmeur fît se creuser les fossettes aux coins de ses lèvres, puis il s'adressa à Lorian.

Attachez vous bien lorsque nous repartirons, le cheval sait se maîtriser, mais c'est un étalon pur sang de Zakhara.
Je vois que votre arme semble mal en point, vous prendrez donc celle-ci .. elle est moyennement bien équilibrée mais au moins elle est utilisable
dit-il en désignant une épée dans un fourreau, attaché à la selle du cheval.
D'un bref salut de la tête presque martial, Mariko tourna bride et laissa paraître un petit sourire. Trouver quelqu'un élevé dans son pays d'origine si loin à l'Ouest était un miracle. Elle avança rapidement en tête, se promettant de parler plus longuement avec l'étrange maître d'arme.
*Lorian rougit.*

-Euh bien... je vais m'accrocher alors, je n'ai pas envie de me retrouver au sol une deuxième fois.*Posant les yeux sur l'épée qu'avait désigné Darcia plus tôt.* Hum...d'accord, au moin je ne ferais pas office de poid mort au cas ou nous rencontrerions d'autres difficultés... de toute manière je pense que nous ferons halte bientôt, il me sera alors possible de faire réparer mon épée.

Mais la poignée étant mal cassée il me sera impossible de la faire remettre... Oh Père! Si vous saviez comme je suis désolée d'avoir briser votre épée... Ne m'en veuillez pas, je paierai le prix fort s'il le faut mais elle redeviendra celle qu'elle était avant ma chute.
Darcia regarde Aërandis.

Hé bien guide ? Montez donc sur le cheval de quelqu'un et ouvrez la voie s'il vous plaît. Je n'aime pas vraiment ce lieu. dit-il en jetant un oeil au sol carbonisé par les mages.
Aërandis continua à avancer comme s'il n'avait rien entendu

-"Le gué du Surrin n'est plus très loin, nous y serrons avant la nuit, une fois passé le fleuve, nous serrons tranquille, la région est protégée par les nains de Mitrill Hall, allons-y."

Puis il continua à marcher du pas rapide de ceux qui ont l'habitude de voyager à pied.
Au couché du soleil, les voyageurs parvinrent au gué due Surrin. Séréna descendit de cheval et mit ses pieds toujours nus, dans l'eau. Son cheval se mit à boire.
- Qu'il est bon de profiter de cette fraîcheur... dit-elle en barbotant. Venez...
*Lorian descendit du cheval de sire Darcia et rejoint Séréna.*

- Rien qu'en s'approchant de l'eau il fait déjà plus frais, c'est agréable. *Lorian sourit, elle se mit a inspirer très fort* Huuuuuuum ça sent bon la nature, j'adore cette sensation de bien être, au bord de l'eau.
*Eleldor descendit de son cheval. Il aurait préféré continuer, aller plus vite, toujours plus vite, mais la fatigue commençait à le rattraper.
En bon maître qu'il était, il s'occupa d'abord de son cheval. Il lui retira tout poids puis lui donna à boire et à manger avant de le laisser vagabonder dans les entourages.
Le rôdeur se débarrassa de ses armes, il posa le tout au pied d'un arbre où il s'assit ou plutôt se laissa tomber.
Il observa un moment les personnes qu'il ne connaissait pas c'est à dire ce Darcia, la jeune Lorian ... Il savait qu'il devrait avoir une discussion avec eux juste pour s'assurer qu'ils n'étaient pas dangereux mais tout le monde et surtout Serena et Joshua semblaient leur faire confiance alors ...*
Mariko imita Eleldor et s'occupa en priorité de son cheval, puis elle s'assit sur une pierre bordant l'eau et nettoya sa lame, heureusement muette pour l'instant. Une fois la tâche terminée, elle entreprit de se déshabiller, puis, sans la moindre pudeur, ou plutôt ignorante des coutumes de l'Ouest elle plongea nue dans l'onde fraîche et claire où elle disparut un long moment, retrouvant les instincts du peuple de sa mère, la semi-esprit de la rivière. Elle explora longuement les alentours puis surgit dans une gerbe d'eau et atterrit délicatement dans l'herbe tendre du bord du gué. Là elle s'allongea pour s'exposer aux derniers rayons du soleil...
Aërandis était devenu rouge jusqu'aux oreilles, et encore, c'est peu dire, en voyant Mariko se baigner.

-"Euh... il y a un avant poste nain non-loin d'ici normalement... je vais aller les voir...."dit-il quelque peu embarrassé.

Le jeune homme remis son manteau sur le dos et reparti la harpe à la main vers le nord-ouest en suivant la piste.

-"Je serai revenu dans moins de deux heure."
Félis mit son cheval auprès des autres avant de s'éloigner bien loin de ses compagnons tout en leur précisant qu'elle reviendrait. Elle se trouva alors derrière une colline un endroit paisible, loin des regards indiscrets de ses compagnons.

-(attendons la nuit, ce sera là l'un des moments les plus durs...)

Elle retira alors les bandages qui entoure généralement sa taille, juste ceux autour du ventre, laissant apparaître une atroce cicatrice vers le bas en forme de croix. Celle-ci, retenue par quelques coutures semblait presque vivante par des mouvements singuliers. Bien qu'elle ressentait encore la douleur vive de la crise précédente, elle s'assit en tailleur, ferma les yeux et se mit à chanter dans la langue draconique de son père. Elle n'était pas une exceptionnelle chanteuse comme sa mère mais elle y mettait la dernière parcelle de son coeur, parlant des montagnes et des grottes, des forêts et des arbres, de la vie des dragons et de la mésaventure de son père qui avait pourtant eu la vie la plus exemplaire bien qu'il fut un dragon noir. Elle passa ensuite aux tons elfiques et elle parla de la beauté insaisissable dans sa mémoire de sa mère Hasil, elle parla du démon qui l'avait marquée à vie de son sang pour faire naître sa fille, elle parla de sa frustration de ne pouvoir retrouver sa mémoire et elle parla de la joie des combats et la poésie du sang.
Son chant terminé, elle se sentit un peu mieux et elle attendit ainsi la nuit...
*Après un moment d'hésitation, Lorian retira ses bottes et son pantalon et plongea dans l'eau vêtue de sa chemise et d'un panti.*

Qu'il est bon de se baigner après une si rude journée, pensa la jeune fille, il ne manque plus qu'un bon repas et ce sera le rêve.
*Après s'être occupé de son étalon, Darcia s'approcha de Mariko et s'assit, en tailleur, les mains sur les genoux et observant les remous de l'eau. Il retira sa chemise pour laisser le soleil lui réchauffer la peau, les tatouages de dragon dorés sur ses avant-bras semblant faits de véritables écailles vertes et or tant ils étaient bien dessinés*

Vous êtes bien loin de Kuo Te'Lung, Mariko ojôsan.
Avez vous quitté les régiments des Vierges de bataille pour parcourir le monde ou bien êtes vous simplement là en exploration, à la demande de votre soeur supérieure ?
- J'étais en permission à Kuo Te'Lung alors que mon régiment guerroyait dans le Nord. J'y ai rencontré un jeune voleur qui menait une quête. Je lui offrit mon aide pour retrouver son père et déjouer une sombre machination. Une lutte qui se termina dans le palais même de l'Empereur. Je fut gravement blessée, mais un évènement dont je n'ai pas le droit de vous parler me permit de le suivre lors de son retour en ces contrées.

Mariko regarda le soleil disparaître loin à l'Ouest dans la mer des épées et admira ses derniers rayons se refléter sur les monts de l'épine dorsale du monde, illuminant particulièrement un sommet un peu plus au Nord Est de leur position. Son regard s'attarda un instant sur cette montagne en particulier, puis, réprimant un frisson chercha des yeux ses vêtements. Elle les aperçut un peu plus loin, mais ne voulant pas paraître impolie elle croisa ses bras sur sa poitrine et continua la conversation :

- La sérénité de la Mizu uni no fuko me manque parfois. Tout comme je regrette le clan de la Licorne et la famille Utaku. Se sont eux qui firent de moi une Vierge de Bataille. Mais le vaste monde regorge de surprises. Qui aurait pu prédire que je rencontrerai un véritable Kenseï dans ces terres barbares ?
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