Par contre, vendre ou donner un livre, c'est génial ! Penser que d'autres paires de mirettes vont parcourir les pages qui vous ont tenues en haleine des heures durant, ça a un petit côté exaltant.
Puis, tout simplement, j'aime bien l'idée qu'un bouquin circule, qu'il soit un peu vivant.
Pour beaucoup d'entre vous (78,1%

), c'est la réaction du collectionneur qui ressort, il existe apparemment une réelle satisfaction à voir des bouquins s'entasser.
Ok pour donner, mais vendre, non.
Je sais pas trop si c'est de la collectionnite en ce qui me concerne. Les romans noirs que je garde chez moi, c'est pour me replonger dans le genre quand j'ai envie d'écrire, pareil pour le fantastique. Si jamais ça me pète un jour de me remettre à écrire, maintenant, je passe un coup de fil à mon pote garde-meuble, je pose mon cul sur ma moto et je ramène les bouquins chez moi en moins de 24h. Si je donne ceux-là ou que je les vends, y'a comme une impossibilité technique après.
Et y'a une part de rituelite aiguë chez moi. Si il se passe plus d'un an dans ma vie sans que je relise
Le Horla et autres nouvelles,
Boule de Suif,
Le joueur d'échecs ou
On achève bien les chevaux (je fais pas la liste complète, doit y'en avoir une vingtaine), c'est que je suis aveugle et que j'ai pas encore trouvé les versions en braille. D'ailleurs à la réflexion, je ne les relis pas vraiment (je connais les histoires par coeur, c'est même pas drôle), mais je zappe dans le bouquin, je lis un chapitre de ci de là, et puis voilà. Ceux-là, je ne les vend pas, je les ai en jolies éditions bien chères chez mes parents et en poche chez moi, des fois je les donne et je les rachète, mais au final j'ai toujours une copie chez moi.
Malgré le nombre de bouquins jamais retournés je persiste dans ma bêtise et je prête toujours mes bouquins préférés (que je ne possède qu'en un exemplaire évidemment).
Moi je pars du principe qu'un livre prêté est un livre perdu. Mais à la limite, ça me dérange pas. Ca m'ennuyait quand fallait que je choisisse entre un steak ou un bouquin, mais aujourd'hui, ça va, je peux me permettre.
Si je devais perdre ma collec' de manga/bouquins/playboy j'en serais malade c'est clair >_<
La seule fois où j'ai vendu des bouquins, c'est parce que j'étais vraiment dans la merde, et que me fallait des thunes. Ca fait mal au derche mais y'a quand même des fois où les évènements de la vie te font réaliser que la culture, c'est pas absolument nécessaire à la survie. Genre je sais pas, si mon appartement cramait là maintenant tout de suite, ben pas glop, mais si j'y survis j'irai pas pleurer sur mes bouquins... J'irai les racheter