[MyLife] Blues de fin d'études.

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Bonsoir. Je viens vous raconter un peu ma vie car je suis en période de doute. Et comme je sais que derrière vos airs de durs et vos DGV se cache un coeur d'or et une envie irrépressible d'aider votre prochain, je m'adresse à vous, compagnons Bariens.

Je finis mes études d'ici 2 mois avec un DESS d'informatique, j'ai déjà mon stage de fin d'études et l'emploi qui ira derrière. Dans ma jeunesse, j'ai sauté une classe, depuis je n'ai jamais redoublé, je vais donc me retrouver à 22 ans à peine avec un salaire de cadre.

Je vais pas me plaindre, j'imagine que j'ai beaucoup de chance.

Mais... mais je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il me manque quelque chose, que je suis en train de passer à côté d'expériences et que cette perte est irrémédiable. Pourtant, j'ai pas eu une jeunesse triste, j'ai jamais bossé des masses, je suis sorti, j'ai eu mon lot de petites amies, j'ai fait du sport, de la compétition, j'ai rit (beaucoup), j'ai voyagé (un peu). Mais... mais quand même. Depuis plusieurs semaines, j'ai le sentiment de plus en plus insistant d'avoir raté quelque chose.

Fin du 3615 MyLife. Voici donc la question : est-ce que vous aussi, lorsque vous avez décroché votre premier emploi, vous avez eu ce genre de regrets diffus ? Ou est-ce que vous vous estimiez satisfait de votre jeunesse et avez attaqué avec sérénité l'entrée dans la vie active ?

Ô JoLiens, Ô JoLiennes, répondez-moi, je le veux.
OOOOOOOOh bah mais alors, faut pas être nostalgique comme ça!!!

Le premier emplois (enfin celui qui n'est pas pour les vacances quoi!) c'est pas la fin de la vie!!!
C'est le début de nouvelles aventures, et ça ne va pas t'empêcher ni de sortir, ni de sortir avec des filles, ni de faire du sport!!!
Que tu redoutes ce moment je comprends, car moi même je le repousse sans cesse!!

Et en même temps, c'est les clés (enfin les dernière) vers l'autonomie totale!!!

Et puis tout va dépendre du boulot que tu as!

Pour ce qui est des regrets j'en ai aucun en ce qui concerne ma jeunesse (enfin 22 and je suis pas une mamie non plus!) et pour le boulot même si j'ai les chocottes il me tarde de faire ce qu'il me plais et de gagner des sous grâce a ça!
Voila!
A lire ton résumé de la vie parfaite de quelqu'un de parfait, je donnerais mon avis qui vaut ce qu'il vaut:

Ce que tu a loupé, c'est peut-être la douleur, la solitude, la tristesse.
Ce qu'il me manque c'est à peu près tout ce que tu as.

Je suis dans la vie active depuis que j'ai 14 ans et demi mais j'ai encore aucun papier, suite deux fois à des allergies.
Visiblement, tu n'as pas profité des masses de ces dernières années... sinon tu serais heureux de bientôt pouvoir bosser et accomplir ce dont tu rêvais encore au lycée.
Je sais pas, moi, casses toi d'ici un an ou deux. tu prends deux mois, tu te barres loin, ailleurs, et tu vas voir d'autres trucs. ça vaut le coup, surtout dans ta situation où tu pourras facilement mettre de la thune de côté (moi avec un SMIC je me suis tiré l'année dernière, à 21 ans...)
Rêve. c'est tout. c'est ça qui te manque sans doute, un but, à part faire de la maille (ce qu'on a du te rabacher dans la face toute ta scolarité...).
On en est tous là, hein, moi je vais bosser jusqu'a rembourser mes dettes, après je repartirais sans doute... et faire des dettes et devoir bosser pour... ok j'arrête, mais j'ai envie de cette vie.
Trouve ce dont tu as envie; si ça se trouve ton truc d'info ça va te peter les couilles au bout de deux mois... Je confirme un truc: tu as raté quelque chose, ton but dans la vie: tu l'as pas encore trouvé.
Ha, la je m'y connais !
J'ai eu les mêmes inquiétudes, et j'avais raison
Alors, j'ai fait une guindaille de 6 mois (à LLN pour ceux qui connaissent) pour faire passer la pilule, .... puis .... le jour fatidique est arrivé, le premier jour de travail dans la vie active, cadre aussi à 23 ans.

Les premières semaines, tu découvres, t'as pas trop le temps de penser à ce que devient ta vie. Mais celle-ci s'enfonce inéluctablement

Tu t'installes dans le fameux métro-boulot-dodo.
Exemple : levé 7h - départ 7h30 - arrivée au taff 8h30 - taff jusque 18h00
retour à 19h00, 20h00 manger. Puis télé une heure ou deux, puis dodo parce que fatigué.

Et la, les questions existentielles débarquent! Mais c'est quoi ma vie la ? Ca sert à quoi tout ca ?
Réponse : parce qu'il faut bien bouffer
La tu te rends compte que ton salaire de cadre est un misère qui te sert juste à bouffer et habiter quelque part, et c'est tout.


Ce qui suit est pire, si tu ne te sens pas capable de lire ca tout de suite, reviens dans quelques années :

Cliquez ce bouton ou survolez le contenu pour afficher le spoiler

A ce moment la, tu devras faire un choix, ou tu continue comme ca pendant 40ans, ou tu fais un virage à 180° pour aspirer à une existence meilleure.
Si tu choisis la deuxième option, attention, tu perdras sans doute des amis, des membres de ta famille qui eux ne comprennent pas du tout ce qui se passe dans ta tête.
Ils diront "Mais il était pourtant bien, avec une bonne situation"
Sauf que toi, tu sais que cette vie la n'est pas pour toi que tu vaux mieux et que tu vas tout faire pour mener à bien ton projet de vie.


Bref, ca s'annonce mal, alors profite un maxx
Refait des études, autre chose (je sais bien que moi, sans mon diplôme de plomberie et ou électricité que je ferais après avoir fini ingénieur, je commence pas a bosser). Je sais pas moi, y'a des programmes d'aide a l'étranger, ou simplement année d'échange. Bref : t'a encore un bout de temps avant d'être casé ...
Enfin, c'est mon avis de tit jeune de 20 piges, hein ... patapé (actuellement en seconde ingéniorat, après avoir fait une année en Alleumagneu, ce que je conseille a tout le monde (pas l'Allemagne, hein, mais l'année à l'étranger)).
Citation :
Publié par Dioxine
Ha, la je m'y connais !
J'ai eu les mêmes inquiétudes, et j'avais raison
Alors, j'ai fait une guindaille de 6 mois (à LLN pour ceux qui connaissent) pour faire passer la pilule, .... puis .... le jour fatidique est arrivé, le premier jour de travail dans la vie active, cadre aussi à 23 ans.

Les premières semaines, tu découvres, t'as pas trop le temps de penser à ce que devient ta vie. Mais celle-ci s'enfonce inéluctablement

Tu t'installes dans le fameux métro-boulot-dodo.
Exemple : levé 7h - départ 7h30 - arrivée au taff 8h30 - taff jusque 18h00
retour à 19h00, 20h00 manger. Puis télé une heure ou deux, puis dodo parce que fatigué.

Et la, les questions existentielles débarquent! Mais c'est quoi ma vie la ? Ca sert à quoi tout ca ?
Réponse : parce qu'il faut bien bouffer
La tu te rends compte que ton salaire de cadre est un misère qui te sert juste à bouffer et habiter quelque part, et c'est tout.


Ce qui suit est pire, si tu ne te sens pas capable de lire ca tout de suite, reviens dans quelques années :

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A ce moment la, tu devras faire un choix, ou tu continue comme ca pendant 40ans, ou tu fais un virage à 180° pour aspirer à une existence meilleure.
Si tu choisis la deuxième option, attention, tu perdras sans doute des amis, des membres de ta famille qui eux ne comprennent pas du tout ce qui se passe dans ta tête.
Ils diront "Mais il était pourtant bien, avec une bonne situation"
Sauf que toi, tu sais que cette vie la n'est pas pour toi que tu vaux mieux et que tu vas tout faire pour mener à bien ton projet de vie.


Bref, ca s'annonce mal, alors profite un maxx
tout à fait d'accord, amasse la maille et casse toi, voyage; ton diplome tu l'as alors la situation tu la retrouveras t'inquiete. au pire, diplomes européens, va t'installer dans l'UE, avec un peu de bol tu te déplacera souvent: toujours bouger tant que tu n'as pas trouvé.
J'espère que tu n'habites pas Paris...
Agree Dioxine, c'est ça ma vie en fait. Debout 6h30, je pars à 7h pour commencer à 7h30, je finis à midi, j'arrive à 12h20 chez moi, je mange en vitesse, je repars à 13h pour recommencer à 13h30, je finis à 17h45, j'arrive chez moi à 18h05, je tourne en rond, je mange, je regarde la télé, je parcoure JoL et autre, puis dodo pour pouvoir me lever à 6h30.
Il vous manque...
Une année sabbatique !
Ou bien... une année de volontariat actif, pour voir du pays. Foncez à l'étranger, faire un stage, voyagez ! Avec vos compétences vous pouvez intégrer une ong si le coeur vous en dit !
Citation :
Publié par Kaelys
Agree Dioxine, c'est ça ma vie en fait. Debout 6h30, je pars à 7h pour commencer à 7h30, je finis à midi, j'arrive à 12h20 chez moi, je mange en vitesse, je repars à 13h pour recommencer à 13h30, je finis à 17h45, j'arrive chez moi à 18h05, je tourne en rond, je mange, je regarde la télé, je parcoure JoL et autre, puis dodo pour pouvoir me lever à 6h30.

Il te faut un mec pour changer tout ça, ASV?
Kaelys ayant répondu pour moi, je me permets d'ajouter toutefois une petite note.

Moi, je bosse pour un salaire de merde 8h30 par jour, et je me suis fait jeter, je suis au chômage à partir de janvier, et j'ai pas de papiers, ayant commencé à tafer à 15 piges.

Mais je trouve que ma vie rox... Mon boulot est pas super intéressant (quoique certainement plus que la moyenne), j'ai pas d'copine, j'ai à peine la thune pour bouffer et avoir un toît sur la tête, mais n'empèche...

Tous les matins je me reveille avec le sourire (enfin, disons après avoir ouvert les yeux j'ai le sourire.. soit deux ou trois heures après le reveil), et quand je me fais chier, je me fais chier avec le sourire. Faut prendre la vie en déconnant, c'est pas dans la tombe qu'on va se marrer. Je suis pas spécialement branché religion (voir meme pas du tout), j'me suis trouvé des réponses à mes grandes questions ("mais pourquoi lave-t-on les serviettes destinées à s'essyuer après une douche, alors qu'on est propre, en sortant de la douche?"), et quand j'ai un coup de blues, bah... J'essaye d'en rigoler, meme si c'est pas toujours facile.

J'imagine que ta situation, vu qu'elle est exactement contraire à la mienne, doit être tout à fait semblable. Essaye de prendre ta vie au second degrès. Et prend toi des vacances à 10'000km de chez toi, tu verras, ça fait du bien.
A peu près pareil que Kaelys et Clair de Lune

Et j'ai souvent des moments de déprime à cause de ça, j'ai un niveau BTS(je l'ai pas eu) et atm je fait du standard, secrétariat 39h par semaine pour un salaire de misère. 23 ans bientôt et toujours pas de copine également pour ma part, c'est sûrement ça qui me déprime le plus je pense

Pour le reste, je vis encore chez mes parents et même si je sais que jvais bientôt me prendre un licenciement économique derrière les oreilles(ma boite a vendu), je me dis que ça pourrait être pire.

On a tous nos coups de blues, et ta situation est pas si catastrophique que ça pour le moment, il faut regarder les choses du bon côté je pense
cool comme poste moi qui suit à la recherche d'un emploi ca me remonte le morale , mais bizarrement je me dit la même chose que vous. C est bien de ne pas se sentir seul.

C'est maintenant qui faut faire un choix et pas se planter .... .
pas de boulot mais je croie que j ai bien fait de faire des études artistiques.
Peut être que le problème vient justement que vous tafez que pour l'alimentaire?
A quoi bon tafer pour revenir chez soit le soir, tv dodo et repartir le lendemain... Tu taf pour quoi?
Je ressent ca aussi, ca me fout la trouille, car dans 2/3 ans je suis susceptible (vous moquez pas ^^) d'arriver sur le marché du travail et de m'intégrer dans le système....
Et je veux pas, pas de routine, je veux pas mourir avant mon heure... Donc, trouves toi un taf dans lequel tu vas vraiment t'éclater... Mais pas seulement dans le sens s'amuser, car ca ca va quelques temps après les questions reviennent... Trouvent un sens à ta vie, c'est con comme truc mais c'est comme ca que je le ressent perso....
Merci à tous pour les réponses.

@Belmorgha : Je pense que tu as en partie raison dans le sens où les seules grosses claques que j'ai prises dans la face étaient du domaine sentimental, mais jamais financières ou scolaires. Et le fait de ne pas avoir connu l'échec est peut-être ce qui me manque pour pouvoir apprécier ce qui m'arrive.

@Kaelys, Clair de Lune, Adriana : Je suis parfaitement conscient d'avoir une chance énorme au niveau des étude, ainsi que d'avoir trouvé un emploi aussi rapidement. Ce qui me fait réfléchir en ce moment et qui m'empêche de savourer cette chance à sa juste valeur, c'est comme le dit Dioxine la routine qui risque de s'installer derrière et la peur de ne pas pouvoir faire marche arrière.

Aux autres qui parlent d'année sabbatique, j'y ai pensé... j'ai commencé par m'éloigner volontairement de l'endroit où j'avais toute ma famille et mes amis pour essayer d'étudier autre part et de découvrir une autre région (en pratique, je suis descendu de Bretagne vers la région toulousaine). Mais le problème de l'année sabbatique, c'est qu'il faut de l'argent pour pouvoir la financer, et je vis pour le moment aux frais de mes parents, donc j'aimerais pouvoir les décharger de ça avant.

Bon, au vu de ce que vous m'avez dit, je pense que j'essaierai d'orienter mon plan de carrière à 2 ou 3 ans d'expérience dans ma première boite, amasser l'argent, prendre quelques mois de vacances loin, très loin, et revenir avec du recul. Dis comme ça, ça parait simple en fait.

Encore merci aux gens qui ont pris la peine de répondre.
*des cymbales tintinnabulent en arrière-plan*

"Je suis en bonne santé, je peux subvenir à mes besoins, j'ai des perspectives professionnelles et sentimentales et j'ai déjà au moins un personnage de niveau 50 à DAoC" après l'étalage du pedigree, einnandavancetoussa, la constatation cruelle : le cadre occidental jeune sorti d'une coquille dans laquelle la société a mis environ 21 ans pour le rendre opérationnel a tout pour être heureux, sauf peut-être une vague raideur nuquale l'empêchant de pratique de l'auto-fellation. C'est l'heure du retour sur investissement, la société récupère ses billes.

Pourtant, il doute. Il est même un peu...disons le tout net : la dépression le guette, tapie insidieusement dans les rails qui étaient censés le mener au moins jusqu'à la crise de la quarantaine (celle succédant la trentaine, ses amères constations sur le couple et la cinquantaine, son cancer, nous surprenant alors qu'on croyait avoir encore 20 ans devant nous). Chez certains, l'ennui suprême c'est l'écrasement d'une paire de lunettes par la copine ou l'épaisseur comme-un-bras d'un dossier de recrutement, chez d'autres c'est le gouffre existentiel, celui que même l'argent ne suffit à obstruer.

*les cymbales s'éteignent jusqu'à un silence complet destiné à renforcer l'intensité dramatique de la scène. Eclairage minimaliste, un spot est braqué sur l'acteur récitant son monologue d'un ton monotone*

Ce que dit Belmorgha est assez adéquat : il te manque un peu de douleur et de problèmes. Mais tu es venu sur JOL pour des solutions ET NOUS AVONS CE QU'IL TE FAUT ! Car un forum, n'est ce pas, c'est aussi fait pour ça quoi qu'on en dise.

Conseil N°1 : la voie de la lecture
Je ne cesse de déconseiller les ouvrages humoristiques de Paul Watzlawick "faites vous même votre propre malheur", mais le titre peut déjà te donner une idée générale de l'orientation que doit désormais prendre ton existence. Il te faut désormais lire. Mais pas n'importe quoi. Des lectures glauques, sombres, cafardeuses. Se nourrir des petites aigritudes de Céline ("Mort à crédit", par exemple, car Voyage porte encore une lueur d'espoir), se vautrer dans l'alcool avec Bukowski, dans le sexe avec Miller, dans le quagmire familial avec Faulkner, dans l'ennui toutes catégories avec Houellebecq. Les écrivains sales et méchants ne sont pas légions mais ont fait entendre leur voix. Evidemment côté forum il te reste Canivo, en plus l'abonnement est gratuit.
Après tu as 2 évolutions possibles, la voie du témoignage, du style le "scaphandre et le papillon" ou l'histoire déchirante de Lou Salomé, ou la voie de la littérature, un passage par l'existentialisme ("le mythe de sisyphe", "l'homme révolté" de Camus, kierkegaard, sartre, puis tu t'abimes dans la philo, nietzschilisme, tout péter tabularasa tout ça) qui s'achève en toute logique par une redécouverte de ce que l'existence à de plus beau à offrir jusque dans le moindre jeu d'ombre au plafond : la recherche du temps perdu.

Conseil N°2 : la voie de la Mour avec un grand M
L'homme seul est comme sur le bord d'un disque, penché au dessus d'un vide spatial et glacé. Réflexe : se pelotonner contre une source de chaleur. JOL ne fournissant qu'une image de chaleur il est urgent de trouver un copine qui deviendra une amie puis une femme avant de te quitter pour un amant en espérant que d'ici là elle aura rempli ses fonctions. Douter à deux c'est déjà être sûr qu'on est en phase avec quelqu'un. Et puis en vertu d'un gout prononcé pour l'aménagement d'intérieur, les femmes aiment les cadres, c'est bien connu (attend peut-être d'être cadre sup', l'exercice du pouvoir exerce un magnétisme puissant)

Conseil N°3 : la voie de la marmaille
Théoriquement après avoir fait 571 fois l'amour à la même femme l'ennui repointe le bout de son nez. L'homme doit être hyperactif sans quoi il pense à la mort. Et c'est là que les enfants interviennent. Au lieu de rentrer à 18h30 du boulot et de sangloter devant un mauvais film, tu rentres à 18h30, passage par monoprix pour acheter du lait, encombrement et dispute avec une mamy pour qui un cadre n'est rien qu'un jeune ayant tenté de le griller dans la queue. Arrivé à la maison les enfants doivent être lavés, nourris, éventuellement engueulés, divertis, changés, embrassés. ça t'amène à 21h et CROIS MOI tu ne percevras jamais plus les moments de désoeuvrement de la même manière.

Conseil N°4 : la voie de l'humanitaire
C'est là que Maleducata, un coeur gros comme ça, entre en jeu. Tu as voyagé un peu, c'est bien. Maintenant tu prends tes cliques et tes claques et tu vas dans un hopital d'enfants malades, aux restos du coeur, tu utilises tes compétences de cadre hydrocéphale pour aller concevoir un automate destiné à pomper de l'eau au Zaire, que sais-je : en librairie tu trouveras sans pb des magasines entiers dédiés au don de soi. Outre le fait que ça occupe, ton CV sera encore un peu plus gonflé, ton ego valorisé et ta copine fière. Si c'est utile et plus, tant mieux, mais on s'en fout un peu car celui qui a tout à y gagner, c'est toi. Vois ça comme ta première formation professionnelle : un recadrage pour cadre. Pour s'entrainer va donner tes plaquettes tous les 2 mois en plus les infirmières sont charmantes. Alternative moins chronophage : donner de l'argent aux bonnes oeuvres, mais c'est un succédané (donner au moins l'équivalent d'une journée de salaire par mois ça fait vite cher la substitution de bénévolat)

Dernier recours : la voie en sens inverse
Si tout le reste a échoué je n'ai plus qu'une carte : l'accident de voiture. Si même Proust n'a pas réussi à te rendre le gout de la madeleine, la perte de 2 membres (dans un premier temps) devrait au moins te donner :
- la nostalgie de la course à pied, du sport, toussa
- le désir de faire qque chose des membres restants (à toi de choisir si tu es plutôt manuel ou pedestre)
- qques semaines d'hopital pour t'introspecter sur les voies restantes, la religion, l'exil, la peinture, le kantisme, everquest...

Rien d'autre à déclarer :-/
Citation :
Publié par Eltsyr
"Je suis en bonne santé, je peux subvenir à mes besoins, j'ai des perspectives professionnelles et sentimentales et j'ai déjà au moins un personnage de niveau 50 à DAoC"
Et 6L+ stp.

Plus sérieusement, merci pour les conseils Eltsyr, je pense que je vais commencer par le conseil 1, en m'efforçant de trouver la Mour du conseil 2, à grands renforts de soirées champagne / caviar / cocaïne qui devraient me fournir un éventail assez large de choix.

Par contre, tu n'as pas évoqué la solution de la reconversion complète, c'est par omission volontaire, par oubli, parce que tu as testé toutes les autres et que tu ne parles que de ce que tu connais... ?
Citation :
Par contre, tu n'as pas évoqué la solution de la reconversion complète
Si,
Citation :
qques semaines d'hopital pour t'introspecter sur les voies restantes, la religion, l'exil, la peinture, le kantisme, everquest...
dans les ... ( ou alors tu respé Lune )
Ton métier ne doit pas te plaire dans ce cas-là vu comment tu l'appréhendes. Tu as 22 ans, continues tes études et fais quelque chose qui te plais.

Enfin je te dit ça, je n'ai que 17 ans, et je passe mon bac S à la fin de l'année alors moi j'ai le sentiment inverse : celui de me fourvoyer dans des longues études en étant pas certain d'avoir d'un résultat gratifiant à la fin.
Citation :
Publié par Clair de Lune
Moi, je bosse pour un salaire de merde 8h30 par jour, et je me suis fait jeter, je suis au chômage à partir de janvier, et j'ai pas de papiers, ayant commencé à tafer à 15 piges.
Ha, moi c'est 8h15 + 30 minutes de pause pas comptées que je passe au taf pour 800 francs par mois.

Chouette à 19 ans et demi de commencer son 3ème apprentissage quand même.

Je hais les allergies, je vous le dit.
Citation :
Publié par Miasme Morbide
Enfin je te dit ça, je n'ai que 17 ans, et je passe mon bac S à la fin de l'année alors moi j'ai le sentiment inverse : celui de me fourvoyer dans des longues études en étant pas certain d'avoir d'un résultat gratifiant à la fin.
'Suis dans la même situation que toi et ça me les brise fortement :\
Le sentiment de pas être sûr que ce à quoi les études aboutiront me plaise, j'ai choisi mon orientation par défaut d'avoir trouvé autre chose qui me convienne mieux, et c'est pas super motivant pour l'avenir :|
Citation :
Publié par Miasme Morbide
Ton métier ne doit pas te plaire dans ce cas-là vu comment tu l'appréhendes. Tu as 22 ans, continues tes études et fais quelque chose qui te plais.
Ben pourtant, si. En tout cas, on peut pas dire que ça me déplaise comme domaine, et certains aspects me plaisent même vraiment.
Et pour ce qui est de poursuivre les cours, ce qui est paradoxal c'est que j'ai envie de pouvoir gagner ma vie grâce à ce que j'ai appris, et donc je ne veux plus repartir dans le cycle d'apprentissage depuis zéro. Y a juste la sensation à la con que j'ai décrite plus haut qui me gêne.
J'ressens un spleen assez similaire au tiens...
Je n'suis qu'à bac +2 mais déjà j'appréhende déjà l'avenir.
20 ans que la société me forme et j'ai l'impression que c'est dans le seul but de me donner un semblant d'utilité dans un cadre déjà pré-établi...
J'ai l'impression de ne pas faire ce que j'ai envie mais plutot ce qui pourrait être le plus susceptible de me faire gagner de la maille.
En bref, 20 ans de formation, 40 ans d'obligation.. on se fait plaisir arrivé à la soixantaine c'est ça ?
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