Inutile, inutile….
Je plains vos vies moroses et insipides si, pour vous, le but des études est de se contenter de faire ce qui est « utile » et évacuer « l’inutile », le « barbant », le « merdique ».
En fait le problème, ça ne doit pas être le français et l’étude des textes mais les enseignements en maternelle qui doivent vous traumatiser quelque part.
Shockwave, j’aimerais bien connaître les établissements que tu as fréquenté, qui ne proposent jamais des auteurs philosophes et scientifiques à la fois. De la même manière, déclarer que le français n’a strictement aucuns liens avec les autres matières, c’est prendre ceux qui te lisent pour des ânes ou alors tu étais dans une école imaginaire qui appliquait un programme imaginaire. Plutôt que de proclamer votre expérience personnelle, et si touchante, en tant que vérité absolue, vous pouvez aussi prendre du recul sur votre vécu, ouvrir des programmes scolaires et à la fois ouvrir les yeux, pour sortir de cet affrontement littéraires vs scientifiques complètement stérile.
Rien que le fait d’ouvrir un programme scolaire, ça te permettrait d’arrêter de déblatérer un tissu de conneries sur ta vision imaginaire de l’éducation nationale et tu comprendrais, enfin, la définition du mot « inutile », le fait que l’on ne peut l’employer pour ce que nous n’aimons pas, sur le moment.
« Les bouquins, c’est toujours les mêmes… »
A aucun moment, le sacro saint lycée te fouette les fesses et proclame « Tu ne liras pas des livres qui ne sont pas au programme, tu n’utiliseras pas ton esprit critique ». C’est à l’école maternelle que l’on supporte le fait de prendre par la main les enfants (et encore), pas au lycée. Non, l’étude des classiques ne répond pas à un souci « pratique » (lol), ce n’est pas un hasard, tes enseignements ont du sens, même si quelquefois, les profs peuvent avoir des problèmes pédagogiques.
Peut-être que vous avez eu des mauvais profs, comme vous aurez des mauvais collègues au boulot, peut-être un mauvais médecin et que sais-je encore. Mais avoir un mauvais prof et déclarer virilement « cette matière, c’est de la merde, elle est inutile », ne prouve qu’une chose : descendez de votre nuage et passez le cap de la maternelle.
Après tu dis que si tu n’as pas le bagage historique, la méthode et l’envie pour aborder un classique, ça ne sert à rien. Mais mon pauvre, ton lycée devait être peuplé d’incapables, ou alors, le souci venait de toi car là les carences sont nombreuses. Car jusqu’à preuve du contraire, quoi que tu dises, sauf mauvais prof, la méthode est enseignée, le bagage historique est donné (même s’il y a d’autres paramètres qui rentrent en compte et qu’il y a des inégalités). Oui, oui, il reste l’envie, mais tu ne veux pas aussi que les profs te donnent l’envie de te lever et de marcher?
Au fait, pour finir : les œuvres au programme évoluent, les L abordent les enseignements scientifiques et les mathématiques en première. Bien entendu, et malheureusement selon moi, il n’y a plus rien en terminal (mais possibilité d’avoir des mathématiques en spécialité). Les S n’ont plus de français non plus en terminal et, il me semble, l’histoire est en passe de devenir optionnelle (réforme des lycées, appliquée la rentrée prochaine ?). Dernier avis personnel, j’exècre cette hyperspécialisation dès le lycée.
|