De l'utilité du Français à partir du lycée

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Publié par lezebulon
(Je te cite toi parce que tu fais la réflexion, mais je m'adresse á tous ceux sur le thread qui ont posté cette meme idée)

Perso je crois que ca c'est exactement l'attitude scolaire que je méprise le plus...
En gros tu as un texte souvent reconnu mondialement comme l'un des trucs les mieux écrits (je parle pour les classiques), que l'auteur a probablement mis plusieures années a écrire avec moults modifications, relectures etc. Bref rien n'est laissé au hasard. Ensuite tu as souvent derrieres plusieurs SIECLES d'analyses sur ce texte fait par des gens qualifiés. Franchement penser que des trucs ont étés mis "par hasard" c'est hyper-prétentieux... en gros ca revient a dire " je pourrais pas écrire aussi bien donc c'est pas possible que d'autres y arrivent".
Surtout quand le mec est réputé pour écrire bourré..

Je repense à un texte de Mallarmé (je crois qu'il n'était pas alcoolique par contre) vu en première.. Incompréhensible. Que des phrases sans aucun sens. Le prof avait donné un sens à tout sans expliquer comment.
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Publié par Cerbardus
Je vois pas en quoi un texte de français est plus useless que de connaitre la force gravitationnelle exercé d'un objet sur un autre ...

Tes profs étaient peut-être pas intéressant, mais le français n'est pas une matière useless, c'est une matière ou tu dois réfléchir et utiliser ton esprit d'analyse, comme en maths ...
La théorie de la gravitation peut permettre de sauver l'humanité, ni plus ni moins. Si une énorme comète devait percuter la terre, on le saurait bien assez tôt pour pouvoir la dévier.
C'est l'application de la science qui aurait le plus d'impact sur notre vie finalement. Il y en a des milliers d'autres.
Par contre, la littérature a permis le développement de l'imprimerie (on imprime pas des pages blanches), et donc de la science quelque part.

Mais toujours est-il que les profs au lycée oublient le plus souvent d'expliquer ce qu'ils feront en cours et pourquoi (cf la méthode de la dissert, de l'analyse)
Citation :
Publié par Priape/!\
Le truc c'est que pour réfléchir il faut des bases.
ah... si on fait pas 8h de philo pendant 10ans, on est con et on sait pas réfléchir.
Même discours que mon vieux prof de philo.

ça donne vraiment envie d'aller plus loin ?
Citation :
Publié par G.Skilled
Je repense à un texte de Mallarmé (je crois qu'il n'était pas alcoolique par contre) vu en première.. Incompréhensible. Que des phrases sans aucun sens. Le prof avait donné un sens à tout sans expliquer comment.
Borf encore une fois, c'est pas parceque c'est incompréhensible pour toi que le gars écrit au pif. Après que ta prof explique pas la méthode c'est plus un problème de prof. Et pour le gars qui écrit bourré ben va pas me dire que c'est pas un cas particulier...

Citation :
Publié par G.Skilled
Par contre, la littérature a permis le développement de l'imprimerie (on imprime pas des pages blanches), et donc de la science quelque part.
Franchement c'est dur de faire autant de "scientisme"... et si c'était l'imprimerie qui avait permis le développement de la littérature (et je te fais pas dire à quel point...)? Tu vois tellement les sciences comme une fin à tout que c'en est triste pour être honnête.
Quant à la gravité qui "peut sauver l'humanité" et ton scénar improbable hyper futuriste digne d'Armagedon, t'es encore en plein scientisme... combien de fois tu penses que l'humanité "a été sauvée" grâce au fait que l'on sache lire, écrire et que il y a eu sans cesse une circulation d'idée philosophique dans le monde depuis 4000 ans? (les Lumières pour citer un truc obvious)

Et mention spéciale à Itaal'h Itchak qui déforme complément les propos qu'il quote... franchement ça me fait de la peine de me retrouver en école d'ingé et de devoir défendre la littérature...
Citation :
Publié par lezebulon
Quant à la gravité qui "peut sauver l'humanité" et ton scénar improbable hyper futuriste digne d'Armagedon, t'es encore en plein scientisme... combien de fois tu penses que l'humanité "a été sauvée" grâce au fait que l'on sache lire, écrire et que il y a eu sans cesse une circulation d'idée philosophique dans le monde depuis 4000 ans? (les Lumières pour citer un truc obvious)
.
L'histoire de la comète arrivera forcément un jour ou l'autre et on sera bien contents de pouvoir l'éviter. (pas certain que nous soyons encore en vie pour le voir)
Citation :
Publié par lezebulon

Franchement c'est dur de faire autant de "scientisme"... et si c'était l'imprimerie qui avait permis le développement de la littérature (et je te fais pas dire à quel point...)? Tu vois tellement les sciences comme une fin à tout que c'en est triste pour être honnête.
Les deux vont de pair. Une fois que la demande a créé l'offre (d'imprimerie) la demande peut augmenter, ainsi que l'offre.
Citation :
Publié par G.Skilled
La théorie de la gravitation peut permettre de sauver l'humanité, ni plus ni moins. Si une énorme comète devait percuter la terre, on le saurait bien assez tôt pour pouvoir la dévier.
C'est l'application de la science qui aurait le plus d'impact sur notre vie finalement. Il y en a des milliers d'autres.
Par contre, la littérature a permis le développement de l'imprimerie (on imprime pas des pages blanches), et donc de la science quelque part.
Quelle ouverture d'esprit en tout cas. La science comme ''finalité absolue'' de toutes les autres disciplines... Ce n'est même plus une déformation professionnelle à ce niveau.
@G.Skilled : En fait je vois vraiment pas où tu veux en venir... le gars que tu quotes disait pas que la force de gravité était useless dans l'absolu, mais juste pour lui. Là en gros t'es en train de nous prouver que la physique (et là c'est aussi beaucoup de l'ingénierie) sert à résoudre des problèmes concret... ça merci mais bon c'est un peu captain obvious. Par contre en même temps tu négliges tous les apports de la littérature sur le dévelopement de l'Humanité...

"Les deux vont de pair. Une fois que la demande a créé l'offre (d'imprimerie) la demande peut augmenter, ainsi que l'offre. " ... point de vue que tu omets de mentionner dans ton premier message, c'est bien là le problème

@Gotran Wilson: oui en fait c'est même pire que du scientisme là
Citation :
Publié par Gotran Wilson
Quelle ouverture d'esprit en tout cas. La science comme ''finalité absolue'' de toutes les autres disciplines... Ce n'est même plus une déformation professionnelle à ce niveau.
Non, la finalité n'est pas la science en elle même, mais ses applications. Par exemple, l'étude des mouvements à forces centrales en 1/r^pi²/2 n'apporte strictement rien. Alors que ceux en 1/r² c'est la gravitation. Et rien que ca, ca a beaucoup d'applications pratiques. Les satellites par exemple.
Citation :
Publié par G.Skilled
Non, la finalité n'est pas la science en elle même, mais ses applications. Par exemple, l'étude des mouvements à forces centrales en 1/r^pi²/2 n'apporte strictement rien. Alors que ceux en 1/r² c'est la gravitation. Et rien que ca, ca a beaucoup d'applications pratiques. Les satellites par exemple.
C'est encore pire en fait, parce que tu choisis un champ encore plus réduit de la physique (en gros ce qui est applicable ici et maintenant) comme "finalité" de tout le reste. En gros c'est pour le coup de l'utilitarisme au plus bas niveau... et ça rejoint un peu ce que fustigait Hiro qui disait que tu considère comme "utile" que ce sur quoi tu passes tes journées.

@MoaYs : borf je crois pas qu'en Prépa j'aurais sorti ça... et je crois pas non plus que ça soit déterminant pour faire un bon ingé
Il faut le pardonner il est en pleine immersion scientifique ( prépa je crois ) .

Pour faire simple le facteur civilisation est plutôt basé sur la culture,
la science, quand elle a véritablement pris son essor, a plutôt servi de "moyen" .

Il fera un excellent ingénieur, par contre j'ai un doute sur ces talents en politique

Pour ma part mettre une frontière entre sciences et littérature est absurde.
Tout deux exploitant nos facultés d'imagination.
Avoir une image mentale de concepts abstraits versus ( dans le cas d'un commentaire en Français) explorer le champ des possibilités d'interprétation ....
Citation :
Publié par MoaYs
Il faut le pardonner il est en pleine immersion scientifique ( prépa je crois ) . Et dégouté du français après une semaine de révision pour le DS final...



Pour ma part mettre une frontière entre sciences et littérature est absurde.
Tout deux exploitant nos facultés d'imagination.
Avoir une image mentale de concepts abstraits versus ( dans le cas d'un commentaire en Français) explorer le champ des possibilités d'interprétation ....
Si tu me permets la comparaison hasardeuse :
En français, quand je lis une analyse d'un texte, je suis comme mon père (prof d'anglais qui a arrêté les maths en seconde) qui lit mon classeur de maths (par exemple, "m est la moyenne des xi, on a donc trivialement m=1/n *somme des xi")
En maths, on nous apprend à surmonter ces difficultés. (incapables de faire le DS au début du chapitre, on le comprend intégralement une fois le cours su)
En français, pendant tout le lycée (philo aussi donc) j'ai eu l'impression de devoir faire des exercices sans cours, avec le prof pour les ponctuer de "c'est trivial"
Personne ne m'a appris la méthode du commentaire, de la dissertation, de l'analyse...

J'ai pu exploser tous mes records en français une fois que m'a prof nous a donné un algorithme à suivre (une vraie méthode de travail, je dis algorithme car elle a précisément détaillé et imposé chaque étape)
Tiens pour une fois que tu dis un truc avec lequel je suis d'accord G.skilled.
C'est d'ailleurs à ce propos qu'on devrait avoir des cours de français "théorique" ou plutôt avoir un apprentissage de l'écriture, plutôt qu'un gros "LULZ".
Parce que sérieux, j'ai pas souvenir d'un seul cours de français utile sur tout mon lycée. J'ai même pas le souvenir d'un seul cours, si ce n'est "Le dernier jour d'un condamné" de V. Hugo.
Citation :
Publié par lezebulon
......
@MoaYs : borf je crois pas qu'en Prépa j'aurais sorti ça... et je crois pas non plus que ça soit déterminant pour faire un bon ingé
Il faut savoir ménager la chèvre et le choux
S'il avait eu un sujet la dessus, on aurait peut être pas eu sa réaction d'urticaire.

La mémoire peut jouer de drôle de tour, on est plus marqué par les évènements désagréables quitte à nier tout les petits moments de plaisirs qu'on a pu y éprouver .
Et le pire il suffit d'un mauvais prof dans une quelconque discipline pour que certains en soient dégoûter à jamais.
Savoir faire la part des choses ou simplement en avoir le temps, maturité...

Ce qui est bien en prépa, d'ailleurs il en conviendra, on est obligé de tout repenser. Je le vois mal réussir un quelconque concours s'il n’apprécie pas un minimum le français.

DE toute le scientisme n'est plus une doctrine à la mode,
la notion de progrès n'est plus positive ... synonyme de trop de souffrance ( avec le 2nd guerre mondiale bombe atomique/pollution chimique etc ....)
Et paradoxalement c'est l'écologie, qui en est issue, qui s'en auréole .


PS: @G-skilled ,pour le chèque avec 2 m, le nom de famille
Citation :
Publié par MoaYs

Ce qui est bien en prépa, d'ailleurs il en conviendra, on est obligé de tout repenser. Je le vois mal réussir un quelconque concours s'il n’apprécie pas un minimum le français.


PS: @G-skilled ,pour le chèque avec 2 m, le nom de famille
Il faut vraiment revenir là dessus.
deux points très positifs en prépa :
- Seuls les trois livres au programme sont à utiliser, contrairement au lycée ou on survolait beaucoup de livres en étant censés les connaitre entièrement.
- On a passé 1/4 ou 1/3 de notre temps à faire juste de la méthode, en première année. Contrairement à un quart de cours en seconde et c'était tout pour le lycée..
Cette méthode est la même dans toute les classes de sup et de spé de France.

Je suis pas un grand fan mais ca devient une matière dans laquelle il est possible d'améliorer ses résultats en travaillant.
G.Skilled relativisera tout ça en arrivant en école, il est dans la phase transitoire où il se rend compte qu'omg les sciences ça gère vraiment et où sa formation est trop exigeante et restrictive pour qu'il réalise qu'il faut plus que ça pour faire un monde. Ceci dit j'en serais pas arrivé à de tels extrêmes en fin de sup non plus.

Citation :
Publié par MoaYs
Ce qui est bien en prépa, d'ailleurs il en conviendra, on est obligé de tout repenser. Je le vois mal réussir un quelconque concours s'il n’apprécie pas un minimum le français.
Mon ancien camarade deuxième à Ulm-info te contredit. Il boycottait la physique aussi d'ailleurs.

Citation :
Publié par G.Skilled
Cette méthode est la même dans toute les classes de sup et de spé de France.
Non ça c'est quand t'as de la chance, on a pas tous eu de la méthodologie. La crainte de la dissertation de français-philo dont j'avais le format en horreur a probablement été un facteur décisif dans mon choix d'intégrer en 3/2.
Le coup du t-shirt blanc c'était la vision que j'avais quand j'étais au lycée.
Maintenant je considère que toutes les analyses pour savoir quels sens cachés il y a, ou autres du même genre sont des analyses sur les angles d'approche possible du texte plutôt que des analyses sur ce que l'auteur a voulu dire. Depuis je suis en paix avec moi-même.
Citation :
Publié par G.Skilled
Si tu me permets la comparaison hasardeuse :
En français, quand je lis une analyse d'un texte, je suis comme mon père (prof d'anglais qui a arrêté les maths en seconde) qui lit mon classeur de maths (par exemple, "m est la moyenne des xi, on a donc trivialement m=1/n *somme des xi")
En maths, on nous apprend à surmonter ces difficultés. (incapables de faire le DS au début du chapitre, on le comprend intégralement une fois le cours su)
En français, pendant tout le lycée (philo aussi donc) j'ai eu l'impression de devoir faire des exercices sans cours, avec le prof pour les ponctuer de "c'est trivial"
Personne ne m'a appris la méthode du commentaire, de la dissertation, de l'analyse...

J'ai pu exploser tous mes records en français une fois que m'a prof nous a donné un algorithme à suivre (une vraie méthode de travail, je dis algorithme car elle a précisément détaillé et imposé chaque étape)
Et donc ton expérience personnelle si particulière soit-elle démontre l'utilité de la science et l'absurdité du français? Tu insultes les scientifiques à te prétendre un des leurs, par ta suffisance alors que tu es sans doute le plus ignorant.
Citation :
Publié par Tawtin
Et donc ton expérience personnelle si particulière soit-elle démontre l'utilité de la science et l'absurdité du français?
Démontre l'absurdité de l'enseignement du français au lycée. De manière plutôt générale, voir par exemple Nerggal qui pour une fois est d'accord avec moi.
Il suffit de voir la différence 1°/prépa au niveau du français, le changement est encore plus radical qu'en maths.
Citation :
Publié par MoaYs
Pour ma part mettre une frontière entre sciences et littérature est absurde.
Tout deux exploitant nos facultés d'analyse et de raisonnement.
fixed

Si je peux me permettre d'appuyer cela... rappelons nous que les premiers grands philosophes étaient également des hommes de science.
Citation :
Publié par ]-[it0
Je dis qu'il n'y a pas d'opposition littéraire/math.

Que l'idée de déclarer des disciplines comme "inutile" ( le choix du mot est quand meme important je trouve ) c'est une idée politique meme si ils ne s'en rendent pas forcément compte et que ça ne leur appartient meme peut-etre pas.
Et pourtant c'est pas moi qui cloisonne les matières, c'est l'enseignement en France qui est fait comme ça...Il n'y a aucun lien entre les matières. Pourtant si en français on se penchait plus sur les fameux auteurs qui sont à la fois philosophes et scientifiques ça aiderait un peu mais bizarrement on ne m'en a jamais fait lire en collège/lycée, que ça soit en français ou en philo. Et après vous vous plaignez de la guerre sciences vs littérature ? C'est l'éducation française qui fonctionne comme ça, sur une base punitive (notation principalement) et qui te force à t'orienter dès le collège (lol).

Et oui, je maintiens qu'un enseignement mal fait est inutile. C'est comme si une lubie du gouvernement voulait que tous les élèves de terminale passent 1 heure par semaine à étudier leur langue régionale (occitan par exemple), ça ne serait rien d'autre qu'une énorme perte de temps. Déjà commencer un enseignement en terminale n'aide pas à la motivation et 1 heure par semaine serait tellement ridicule que ça ne servirait à rien (à part aligner 3 mots dans une langue morte qu'on n'utilisera jamais). Je précise, juste au cas où, que je ne crache pas sur ceux qui étudient une langue morte, parce que c'est leur domaine et parce qu'ils aiment ça mais qu'à aucun moment on ne peut contredire le fait que c'est inutile pour une grande partie des gens. Je sens venir la réflexion "oui mais savoir ce qu'est un nombre complexe c'est également inutile pour une majorité de la population". Certes, mais les math ça fait réfléchir, l'étude d'une langue apporte forcément quelque chose mais la différence c'est que les langues il n'y en a pas qu'une et qu'elles ne sont pas toutes inutiles pour le commun des mortels...

C'est justement ce que je critique dans l'enseignement du français, les bouquins y en a des tonnes pourtant c'est toujours les mêmes qui ressortent. Je veux bien croire que dans le lot il y en ait qui soient de bons supports mais je doute que ces bouquins là soient les seuls...La littérature est riche mais sa diversité n'est pas exploitée. Et c'est juste par souci pratique qu'on ressort les mêmes bouquins ad vitam aeternam.
Si le but de l'enseignement de français est de savoir analyser un texte et organiser ses idées par écrit alors le support ne devrait pas être si important que ça. Si le but est d'étudier l'oeuvre de quelques auteurs en particulier alors il faudrait que les élèves aient déjà acquis la méthodologie pour le faire...Là on demande aux lycéens de faire les deux en même temps, étudier et comprendre des classiques (souvent barbant quoi qu'on en dise) et en même temps de savoir faire une analyse, pas étonnant que ça merde. Si t'a pas la méthode pour analyser un truc de manière objective et qu'en même temps tu peux pas te plonger dans la lecture parce que tu trouves ça à chier forcément l'enseignement sera un échec. D'autant plus lorsque tu n'as pas en parallèle le bagage historique pour remettre le truc dans son contexte...

Je rejoins G.Skilled sur son expérience au lycée, on ne m'a jamais enseigné la méthode. Ca m'a fait le même effet que quand on m'a balancé pour la première fois de ma vie sur un terrain de basket en 6ème. Je connaissais pas, je m'y étais jamais intéressé et on m'a balancé comme un con et bien sûr t'entends des "faute !" et autres "faut dribbler" mais à aucun moment on ne m'a expliqué les règles, il a fallu que je me démerde à comprendre...

Mais oui, Shockwave est un vilain scientifique qui veut supprimer tout ce qu'il considère comme inutile...Même moi je n'aurais jamais supporté au lycée de ne faire que de la science et si c'était le cas on ne pourrait plus qualifier le bac S de bac général. Je dis juste que l'enseignement tel qu'il est est mauvais et que c'est un échec. Seulement je doute que l'orgueil des profs des matières concernées permette par exemple une fusion français et philosophie ou un renouvellement des oeuvres étudiées...En tout cas c'est ironique que les littéraires parlent de dualité science-littérature/philosophie alors qu'ils sont les premiers à ne plus suivre d'enseignement scientifique dans leur bac (qui, au passage, est qualifié de général)...
Citation :
Publié par Shockwave
Pourtant si en français on se penchait plus sur les fameux auteurs qui sont à la fois philosophes et scientifiques ça aiderait un peu mais bizarrement on ne m'en a jamais fait lire en collège/lycée, que ça soit en français ou en philo.
Etrangement tu ne te plains pas, en sens inverse, qu'en cours de maths les profs n'aient pas privilégié les scientifiques ayant eu également la casquette de philosophe. Faut-il y voir un problème de raisonnement, un manque de méthode ?

De toute façon je ne peux pas croire que l'affirmation soit vraie. Qu'on puisse traverser toute une scolarité sans jamais croiser, en français ou en philo, des gens comme Newton, Russell, Pythagore, c'est bien possible, mais n'y avoir jamais lu aucun texte d'Aristote, de Pascal, de Descartes, de Comte... ?

Ca n'empêche pas ton ressenti d'être vrai, ni l'enseignement tel qu'il est fait lacunaire, et au besoin barbant.
Citation :
Publié par Shockwave
...
Il faudrait que tu arrives à faire la distinction entre tes frustrations de lycéen ( les profs sont nuls, ceux d'en face ils sont contre nous, le programme il est trop nul etc ... on a tous connu ça ) et les disciplines qui ont vécu et continueront à vivre sans toi ( si personne ne vient les supprimer ).

Pour la méthodologie je n'ai jamais eu de problèmes avec ça ( et heureusement vu le prof que je me suis tapé pour le BAC ), j'ai eu un peux l'impression de ne faire que ça au collège et lycée ( on a meme eu droit à des rappels à la FAC c'est pour dire ) mais il est vrai que ça commence à dater un peux. Parcontre ce que tu dois comprendre c'est que, outre la contrainte de programme et de temps, ce qui oblige à étudier des "incontournables" c'est qu'ils sont justement indispensable pour faciliter tes analyses méthodologiques. Parler d'un "roman rose" sans avoir étudié par exemple "La Princesse de Clèves" est beaucoup plus difficile, pas parcque son auteur l'a lu ( meme si il y a 90% de chance que oui ), pas par ce qu'il y a pensé ou qu'il y fait directement référence, mais parcqu'il aura subit son influence au travers de tout les feuilletons, films et livres qu'il aura lui meme vu.

Ces classiques le sont pas parcque qqun l'a forcement décrété un jour, mais parcque ( je m'essaye à une comparaison hasardeuse ) ils ont produit une sorte d'effet papillon sur les oeuvres qui les ont suivi. "La Princesse de Clèves" lancé dans l'histoire humaine ça a fait un "gros plouf" dont l'on voit encore les traces jusqu'a nos jours simplement en allumant la télé et en regardant "Les feux de l'amour".

Tu vois par exemple tu prends l'exemple de l'occitan, tu tombes un peux mal vu que je l'ai étudié à la FAC brièvement, c'est peut-etre une "langue inutile" au quotidien ( comme pleins de choses ) mais dont l'etude est loin d'etre elle-meme inutile. En littérature et en art il n'est pas simplement question d'esthétique comme tu l'as dit dans ton autre poste mais aussi de la pensée humaine, de sa transmission, de son autonomie, des traces qu'elles laissent sur les individus et l'histoire ... bref d'humanité.

Alors oui des profs nuls on en a tous eu, les politiques jouent aux apprentis sorciers avec l'enseignement, mais pour le coup le "c'etait mieux avant" mettra un coup fatal à ta thèse étant donné que le politique il va justement dans ton sens malheureusement. Et ça donne des gens qui semblent détester la culture, le passé et qui se disent incapable de faire une analyse car la maitrise de la méthode leur semble un cap infranchissable pour en profiter.

Mais moi je te le dis franchement le probleme il n'est meme pas dans les oeuvres contenues dans les programmes mais plus d'ordre psychologique et pédagogique. Et ce n'est pas en allant dans le sens que tu crois que cela s'arrangera. Parcque la base du sujet je le rappel quand meme c'etait de supprimer les études de textes et de faire que de l'orthographe et de la grammaire.
Inutile, inutile….

Je plains vos vies moroses et insipides si, pour vous, le but des études est de se contenter de faire ce qui est « utile » et évacuer « l’inutile », le « barbant », le « merdique ».

En fait le problème, ça ne doit pas être le français et l’étude des textes mais les enseignements en maternelle qui doivent vous traumatiser quelque part.

Shockwave, j’aimerais bien connaître les établissements que tu as fréquenté, qui ne proposent jamais des auteurs philosophes et scientifiques à la fois. De la même manière, déclarer que le français n’a strictement aucuns liens avec les autres matières, c’est prendre ceux qui te lisent pour des ânes ou alors tu étais dans une école imaginaire qui appliquait un programme imaginaire. Plutôt que de proclamer votre expérience personnelle, et si touchante, en tant que vérité absolue, vous pouvez aussi prendre du recul sur votre vécu, ouvrir des programmes scolaires et à la fois ouvrir les yeux, pour sortir de cet affrontement littéraires vs scientifiques complètement stérile.

Rien que le fait d’ouvrir un programme scolaire, ça te permettrait d’arrêter de déblatérer un tissu de conneries sur ta vision imaginaire de l’éducation nationale et tu comprendrais, enfin, la définition du mot « inutile », le fait que l’on ne peut l’employer pour ce que nous n’aimons pas, sur le moment.

« Les bouquins, c’est toujours les mêmes… »

A aucun moment, le sacro saint lycée te fouette les fesses et proclame « Tu ne liras pas des livres qui ne sont pas au programme, tu n’utiliseras pas ton esprit critique ». C’est à l’école maternelle que l’on supporte le fait de prendre par la main les enfants (et encore), pas au lycée. Non, l’étude des classiques ne répond pas à un souci « pratique » (lol), ce n’est pas un hasard, tes enseignements ont du sens, même si quelquefois, les profs peuvent avoir des problèmes pédagogiques.

Peut-être que vous avez eu des mauvais profs, comme vous aurez des mauvais collègues au boulot, peut-être un mauvais médecin et que sais-je encore. Mais avoir un mauvais prof et déclarer virilement « cette matière, c’est de la merde, elle est inutile », ne prouve qu’une chose : descendez de votre nuage et passez le cap de la maternelle.

Après tu dis que si tu n’as pas le bagage historique, la méthode et l’envie pour aborder un classique, ça ne sert à rien. Mais mon pauvre, ton lycée devait être peuplé d’incapables, ou alors, le souci venait de toi car là les carences sont nombreuses. Car jusqu’à preuve du contraire, quoi que tu dises, sauf mauvais prof, la méthode est enseignée, le bagage historique est donné (même s’il y a d’autres paramètres qui rentrent en compte et qu’il y a des inégalités). Oui, oui, il reste l’envie, mais tu ne veux pas aussi que les profs te donnent l’envie de te lever et de marcher?

Au fait, pour finir : les œuvres au programme évoluent, les L abordent les enseignements scientifiques et les mathématiques en première. Bien entendu, et malheureusement selon moi, il n’y a plus rien en terminal (mais possibilité d’avoir des mathématiques en spécialité). Les S n’ont plus de français non plus en terminal et, il me semble, l’histoire est en passe de devenir optionnelle (réforme des lycées, appliquée la rentrée prochaine ?). Dernier avis personnel, j’exècre cette hyperspécialisation dès le lycée.
Citation :
Publié par Atergo
Au fait, pour finir : les œuvres au programme évoluent, les L abordent les enseignements scientifiques et les mathématiques en première.
Le programme scientifique de L c'est pas le bouquin de 20 pages? Et le niveau si je me souviens bien c'est pas "dire pourquoi on ne voit pas une lumière qui est sous une table"?


Et pourquoi si on trouve une matière inutile/barbant/merdique c'est forcément qu'on a eu des mauvais profs?
Citation :
Publié par Atergo
Dernier avis personnel, j’exècre cette hyperspécialisation dès le lycée.
Je suis tout à fait d'accord. Les trois bac généraux pourraient aisément n'en faire qu'un. C'est pas pour l'influence que ça a sur les études supérieures... Même en prépa scientifique on recommence à zéro, il y a régulièrement des gens issues de L qui réussissent le concours de médecine, je suis sûr que c'est pareil dans la plupart des filières.
Citation :
Publié par kermo
Même en prépa scientifique on recommence à zéro, il y a régulièrement des gens issues de L qui réussissent le concours de médecine, je suis sûr que c'est pareil dans la plupart des filières.
Pareil en Fac d'Histoire, tu passes véritablement les trois années de Licence à ''désapprendre'' ce que tu as appris respectivement au collège et au lycée.

Cette spécialisation du Bac n'est pas réellement légitime pour la suite et devient excessive et d'autant plus nuisible en terme de ''culture générale''.
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