Surpopulation entre insuffisance et impact

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Publié par Kei-ling
Personnellement je pense surtout que c'est un refus d'admettre la nécessité de définir une limite au développement démographique et de responsabiliser l'activité humaine.
Tu sous entends que l'on a pas assez de ressources pour faire vivre toute la planete.

Mais ton raisonnement est faux : ca serait vrai si nous utilisions nos ressources d'une manière optimale, intelligente et équitable. Or ce n'est pas le cas, c'est même loin de l'être. Paradoxalement, c'est toi qui fait l'autruche en mettant ça sur le dos de la surpopulation

kurd a bien résumé ce que je pense aussi.
Citation :
Tu sous entends que l'on a pas assez de ressources pour faire vivre toute la planete.

Mais ton raisonnement est faux : ca serait vrai si nous utilisions nos ressources d'une manière optimale, intelligente et équitable. Or ce n'est pas le cas, c'est même loin de l'être. Paradoxalement, c'est toi qui fait l'autruche en mettant ça sur le dos de la surpopulation

kurd a bien résumé ce que je pense aussi.
Je ne dis pas du tout que nous manquons de ressources.

Ce que je dis c'est que notre modèle de développement qui tend à consommer sans penser aux conséquences nous pousse vers un état constant de surpopulation local.

L'exemple de la mer d'Aral est très révélateur du problème de cette politique de URSS sensé régler les problèmes d'irrigation pour les cultures et d'acheminement de l'eau pour une population en pleine croissance à l'époque.

Résulta pour l'Ouzbékistan de nos jours :

"La dessiccation et la salinisation du lac provoquent des tempêtes de sel et de sable qui détruisent l'agriculture des régions environnantes ainsi que leurs écosystèmes et perturbent la santé de la population locale. La désertification provoque la perte d'espèces animales et botaniques, diminue la terre arable ainsi que sa qualité, change le climat et détruit des monuments culturels et historiques. Chaque année, de nombreuses tonnes de sel sont emportées jusqu'à 800 km par les vents. "

Dans ces conditions n'aurai il pas été plus judicieux de contrôler la croissance démographique de façon plus restrictive au vue des conséquences catastrophiques qui touchent aujourd'hui ce pays de 27 millions d'habitant dont 27 % vie en dessous du seuil de pauvreté ?
Citation :
Publié par Kei-ling
Ce que je dis c'est que notre modèle de développement qui tend à consommer sans penser aux conséquences nous pousse vers un état constant de surpopulation local.
Hmmm... pas nécessairement je pense, prends l'exemple des pays occidentaux, champions en sur-consommation, et pourtant on ne peut pas dire que "localement", ils soient en sur-population. Par contre, leur mode de vie a des conséquences dramatiques au niveau global.

Citation :
Dans ces conditions n'aurai il pas été plus judicieux de contrôler la croissance démographique de façon plus restrictive au vue des conséquences catastrophiques qui touchent aujourd'hui ce pays de 27 millions d'habitant dont 27 % vie en dessous du seuil de pauvreté ?
Contrôler oui, mais comment ? Demander à la grande majorité de la population mondiale qui crève la dalle de ne plus se reproduire comme des lapins, pour qu'une poignée de nantis puisse se gaver comme des porcs ? Je schématise un peu, mais c'est pourtant une des directions suivies depuis pas mal d'années...
Citation :
Hmmm... pas nécessairement je pense, prends l'exemple des pays occidentaux, champions en sur-consommation, et pourtant on ne peut pas dire que "localement", ils soient en sur-population. Par contre, leur mode de vie a des conséquences dramatiques au niveau global.
Si les pays occidentaux s'en sortent pour l'instant c'est en grande partie du fait de ses importations et de sa politique d'agriculture intensive sans vraiment se soucier de ses conséquences.

Car dans le fond nous en sortons nous si bien que ça entre l'appauvrissement de nos sols à cause de l'agriculture intensive , la pollution au tétrachlorure de carbone ( un solvant ) des nappes d’eau souterraine au nord de Strasbourg depuis bientôt 30 ans , le Rhône déclaré mort depuis le 13 juin 2007 par arrêté préfectoral du fait du déversement des engrais et pesticide provenant des champs et de rejet de l'industrie et j'en passe et des meilleurs.

Tôt ou tard cette politique du "Tant qu'il à des ressources à utiliser on se développe sans contrôle " nous péteras à la gueule....

Citation :
Contrôler oui, mais comment ? Demander à la grande majorité de la population mondiale qui crève la dalle de ne plus se reproduire comme des lapins, pour qu'une poignée de nantis puisse se gaver comme des porcs ? Je schématise un peu, mais c'est pourtant une des directions suivies depuis pas mal d'années...
C'est un cercle vicieux dans le sens ou plus la population est importante plus elle influe directement ou indirectement sur les conditions de vie générale et sur l'écosystème.

Fatalement l'humanité devras arriver à une politique de restriction.
Citation :
Publié par Kei-ling
Fatalement l'humanité devras arriver à une politique de restriction.
Kei Ling, je te conseille de lire du Malthus, c'est un peu ta théorie.

Et puis sinon ya Ricardo pour la théorie inverse.

Même si à l'époque l'environnement n'était pas au coeur des préoccupations, ca reste très adapté. A mon avis, la population n'est limitée que jusqu'au moment où le progrès nous permet de passer outre et cela même si il y a réduction des ressources ou destruction de la planète.
Citation :
Publié par T£K
Mais ton raisonnement est faux : ca serait vrai si nous utilisions nos ressources d'une manière optimale, intelligente et équitable. Or ce n'est pas le cas, c'est même loin de l'être. Paradoxalement, c'est toi qui fait l'autruche en mettant ça sur le dos de la surpopulation
On les utilise déjà pas mal : il y a 200 ans, on était seulement 1 milliard sur la Terre et pourtant l'énorme majorité galérait pour se nourrir et était la proie des famines. À l'heure actuelle, on est presque 7 milliards, dont "seulement" 1 milliard galère à manger.
Le nombre d'humains est donc loin d'être le principal facteur de la situation actuelle, tant qu'on aura les mêmes capacités de productions en tout cas.

On en parlait il y a quelques jours sur France Inter.
Citation :
Publié par kermo
On les utilise déjà pas mal : il y a 200 ans, on était seulement 1 milliard sur la Terre et pourtant l'énorme majorité galérait pour se nourrir et était la proie des famines. À l'heure actuelle, on est presque 7 milliards, dont "seulement" 1 milliard galère à manger.
Le nombre d'humains est donc loin d'être le principal facteur de la situation actuelle, tant qu'on aura les mêmes capacités de productions en tout cas.

On en parlait il y a quelques jours sur France Inter.
C'est sur que si tu te base uniquement sur le facteur nutritionnel pour justifier d'une surpopulation et bien nous en sommes encore loin.

Par contre si tu te base sur l'impact général des activités de la population sur notre écosystème là c'est déjà de suite plus problématique.

La question n'est pas de savoir si nous sommes trop nombreux pour assurer la pérennité de notre descendance mais plutôt si ce nous ne sommes pas trop nombreux pour assurer la pérennité de notre écosystème.

Tout comme le montre l'exemple du Rhône déclaré mort et ses poisons impropres à la consommation du fait des rejets des activité humaines incontrôlés le risque est de nous retrouver avec des ressources paradoxalement indisponible car contaminé et n'assurant plus la pérennité de notre descendance.

Citation :
Kei Ling, je te conseille de lire du Malthus, c'est un peu ta théorie.

Et puis sinon ya Ricardo pour la théorie inverse.

Même si à l'époque l'environnement n'était pas au coeur des préoccupations, ca reste très adapté. A mon avis, la population n'est limitée que jusqu'au moment où le progrès nous permet de passer outre et cela même si il y a réduction des ressources ou destruction de la planète.
Elle est un peu différente mais elle s'en rapproche c'est vrais.
Citation :
Publié par Kurd
si tous les habitants de la terre avaient le meme train de vie que les occidentaux, nous serions en surpopulation.

Par "chance", la majorité des populations crèvent la faim, ont une mortalité infantile qui dépassent l'entendement, vivent a 20 dans une cabane et ne consomme pas d'énergie.

"Malheureusement", ces pays sont en voie de développement, ce qui laisse supposé qu'ils vont atteindre notre développement actuel dans un avenir plus ou moins lointain. Quand ce sera le cas, on aura intérêt a avoir trouvé d'autres habitudes alimentaires, de confort énergétique, d'urbanisme, de loisirs et bien d'autres points.

Un avenir a long terme tel qu'aujourd'hui est inconcevable.
C'est le discours un peu neuneu et simpliste des partisans de la décroissance. Sauf que quand on creuse un peu, on s'aperçoit que c'est un peu plus complexe que ça.

Argumentation classique des décroissants : "il n'y a pas trop d'êtres humains, il y a trop d'automobilistes" -> la surpopulation n'existe que dans la mesure où les occidentaux roulent en voiture et mangent de la viande, les pauvres ascétiques n'endommagent pas leur environnement.

Si on en reste à ce niveau d'analyse, c'est vrai. Mais si on creuse un peu, ça part en couille. Exemples :

1) un faible niveau de développement (Haiti, Madagascar, Soudan...) signifie que la principales énergie utilisée pour la cuisson, le chauffage voir la fabrication du sel sera le bois --> déforestation catastrophique, entraînant érosion, désertification et dépérissement des récifs océaniques proches, noyés sous les sédiments. Bien sur, quand la population était 30 fois plus faible, c'était négligeable. Manque de chance, elle a été multipliée par 10, 15 ou 30 en un siècle et ce n'est pas fini.

2) une croissance très rapide de la population signifie une charge insurmontable pour les États concernés en terme d'éducation. Pas d'éducation, pas de développement, ou alors basé entièrement sur des industries à bas coûts, souvent gourmande en énergie et polluante.

3) Le Sahel n'est pas la Beauce. Les belles discussions sur "la planète peut nourrir 30 milliards d'habitants si on mange tous du soja et du riz" oublie cet aspect des choses. L'eau n'est pas disponible partout et les décroissants seraient les premiers à hurler si on créait des aqueduc allant de la Sibérie jusqu'au Yemen, ou de Scandinavie jusqu'au Sahel. Partant de là, pour nourrir les pays dont la population explose mais dont le biotope ne peut supporter l'accroissement massive de la population, il n'y a que deux solutions : soit importer la nourriture (et développer une dépendance aux marchés internationaux...), soit puiser allégrement dans les ressources fossiles en eau ou en pétrole pour dessaliniser ce qui donne un répit de 20 ou 30 ans avant le désastre, et implique une énorme consommation d'énergie (en plus d'encourager une agriculture intensive à haute teneur en engrais & pesticides).

4) la plupart des écosystèmes mondiaux sont déjà aux limites de la rupture dans les pays du Sud : les fronts pionniers qui progressent à toute vitesse entraînent une réduction drastique de la biodiversité, des conflits avec les populations aborigènes, l'émergence de nouvelles pandémies, une déforestation par le feu généralisée (avec milliards de tonnes de CO2 relâchées à la clé). Une partie de ces fronts pionniers servent certes à des besoins futiles du Nord (baguette en bois japonaises, pneu en caoutchouc, biocarburant...) mais la plus majeure partie est à usage locale. La quantité de terres défrichables ne fait que réduire, tandis que les besoins augmentent mécaniquement avec la population. Les effets de seuil sont fortement susceptibles de créer des situations irréversibles à l'échelle d'une vie humaine (destruction des sols, modification climatique, assèchement de cours d'eau majeurs...).


Autrement dit, même en dehors de toute notion de développement des pays du Sud, la croissance massive de la population conduit dans le mur. Le pays avec le taux de croissance démographique naturel le plus élevé du monde doit être le Niger. Le Niger, c'est ça : http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/monde/fleuve-niger/dune-gao/750265-1-fre-FR/actu-monde-fleuve-niger-Dune-Gao_galleryphoto_paysage_std.jpg. Un pays qui dépend pour sa survie d'un fleuve qui est en train de disparaître pour ne laisser qu'une vague mare de boue... Et dont la population est censée atteindre 50 millions en 2050 (12,6 aujourd'hui) contre 2 millions en 1950 (et 1,5 millions en 1900*). C'est un exemple extrême, mais on retrouve le même genre de situation effroyable de la Mauritanie à l'Afghanistan. Une solution serait l'émigration vers des régions plus accueillante, mais la xénophobie explose partout dans le monde, y compris et surtout dans les régions voisines (cf guerre en Côte d'Ivoire).



* si la France avait connu une transition démographique aussi brutale que celle qui s'annonce là bas, entre son moyen-âge et aujourd'hui, elle compterait 600 millions d'habitants.
Citation :
Publié par kermo
On les utilise déjà pas mal : il y a 200 ans, on était seulement 1 milliard sur la Terre et pourtant l'énorme majorité galérait pour se nourrir et était la proie des famines. À l'heure actuelle, on est presque 7 milliards, dont "seulement" 1 milliard galère à manger.
Le nombre d'humains est donc loin d'être le principal facteur de la situation actuelle, tant qu'on aura les mêmes capacités de productions en tout cas.

On en parlait il y a quelques jours sur France Inter.

Je m'auto quote

Citation :
Posté par T£K https://jolstatic.fr/forums/jol2/images/buttons/viewpost.gif
Mais ton raisonnement est faux : ca serait vrai si nous utilisions nos ressources d'une manière optimale, intelligente et équitable. Or ce n'est pas le cas, c'est même loin de l'être. Paradoxalement, c'est toi qui fait l'autruche en mettant ça sur le dos de la surpopulation
Citation :
Publié par Aloïsius
C'est le discours un peu neuneu et simpliste des partisans de la décroissance. Sauf que quand on creuse un peu, on s'aperçoit que c'est un peu plus complexe que ça.
je passe sur les commentaires pas forcement plaisant sans pour autant connaitre mon point de vue sur le sujet...

En effet, tu penses que je suis POUR une décroissance alors que c'est en fait l'inverse. Je pense que l'on a maintenant tous les outils pour franchir une nouvelle étape d'évolution.

Je pense que l'ère industrielle polluante fut une phase essentielle, obligatoire pour nous permettre d'atteindre un suffisamment haut niveau technologique afin d'entrer dans une nouvelle ère qui consisterait en une utilisation raisonnée et planifiée des ressources (chose qui était impossible avant d'obtenir notre savoir et nos moyens actuels), au lieu d'un stockage des produits en fin de vie, un retour au debut de la chaine, l'arret de l'utilisation des ressources fossiles et épuisable.

Le probleme est qu'aujourdhui on se heurte a la RENTABILITE du recyclage et de l'utilisation des energies renouvelables... De mon point de vue, meme si je comprend ce choix étant donné notre systeme économique, la rentabilité n'a aucun sens dans ce cas, car c'est juste OBLIGATOIRE si l'on veut continuer notre évolution vers un monde avec des ressources en quantité finie et une population sans cesse croissante.

Alors forcement, c'est un discours neuneu si tu m'attribues des choses que je n'ai pas dites...

Un changement d'habitude ne veut pas forcement dire un rejet du progres, dans ma vision des choses, ce serait bien le contraire.
Citation :
Publié par Aloïsius
C'est le discours un peu neuneu et simpliste des partisans de la décroissance. Sauf que quand on creuse un peu, on s'aperçoit que c'est un peu plus complexe que ça.

Argumentation classique des décroissants : "il n'y a pas trop d'êtres humains, il y a trop d'automobilistes" -> la surpopulation n'existe que dans la mesure où les occidentaux roulent en voiture et mangent de la viande, les pauvres ascétiques n'endommagent pas leur environnement.

Si on en reste à ce niveau d'analyse, c'est vrai. Mais si on creuse un peu, ça part en couille. Exemples :

1) un faible niveau de développement (Haiti, Madagascar, Soudan...) signifie que la principales énergie utilisée pour la cuisson, le chauffage voir la fabrication du sel sera le bois --> déforestation catastrophique, entraînant érosion, désertification et dépérissement des récifs océaniques proches, noyés sous les sédiments. Bien sur, quand la population était 30 fois plus faible, c'était négligeable. Manque de chance, elle a été multipliée par 10, 15 ou 30 en un siècle et ce n'est pas fini.

2) une croissance très rapide de la population signifie une charge insurmontable pour les États concernés en terme d'éducation. Pas d'éducation, pas de développement, ou alors basé entièrement sur des industries à bas coûts, souvent gourmande en énergie et polluante.

3) Le Sahel n'est pas la Beauce. Les belles discussions sur "la planète peut nourrir 30 milliards d'habitants si on mange tous du soja et du riz" oublie cet aspect des choses. L'eau n'est pas disponible partout et les décroissants seraient les premiers à hurler si on créait des aqueduc allant de la Sibérie jusqu'au Yemen, ou de Scandinavie jusqu'au Sahel. Partant de là, pour nourrir les pays dont la population explose mais dont le biotope ne peut supporter l'accroissement massive de la population, il n'y a que deux solutions : soit importer la nourriture (et développer une dépendance aux marchés internationaux...), soit puiser allégrement dans les ressources fossiles en eau ou en pétrole pour dessaliniser ce qui donne un répit de 20 ou 30 ans avant le désastre, et implique une énorme consommation d'énergie (en plus d'encourager une agriculture intensive à haute teneur en engrais & pesticides).

4) la plupart des écosystèmes mondiaux sont déjà aux limites de la rupture dans les pays du Sud : les fronts pionniers qui progressent à toute vitesse entraînent une réduction drastique de la biodiversité, des conflits avec les populations aborigènes, l'émergence de nouvelles pandémies, une déforestation par le feu généralisée (avec milliards de tonnes de CO2 relâchées à la clé). Une partie de ces fronts pionniers servent certes à des besoins futiles du Nord (baguette en bois japonaises, pneu en caoutchouc, biocarburant...) mais la plus majeure partie est à usage locale. La quantité de terres défrichables ne fait que réduire, tandis que les besoins augmentent mécaniquement avec la population. Les effets de seuil sont fortement susceptibles de créer des situations irréversibles à l'échelle d'une vie humaine (destruction des sols, modification climatique, assèchement de cours d'eau majeurs...).


Autrement dit, même en dehors de toute notion de développement des pays du Sud, la croissance massive de la population conduit dans le mur. Le pays avec le taux de croissance démographique naturel le plus élevé du monde doit être le Niger. Le Niger, c'est ça : http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/monde/fleuve-niger/dune-gao/750265-1-fre-FR/actu-monde-fleuve-niger-Dune-Gao_galleryphoto_paysage_std.jpg. Un pays qui dépend pour sa survie d'un fleuve qui est en train de disparaître pour ne laisser qu'une vague mare de boue... Et dont la population est censée atteindre 50 millions en 2050 (12,6 aujourd'hui) contre 2 millions en 1950 (et 1,5 millions en 1900*). C'est un exemple extrême, mais on retrouve le même genre de situation effroyable de la Mauritanie à l'Afghanistan. Une solution serait l'émigration vers des régions plus accueillante, mais la xénophobie explose partout dans le monde, y compris et surtout dans les régions voisines (cf guerre en Côte d'Ivoire).



* si la France avait connu une transition démographique aussi brutale que celle qui s'annonce là bas, entre son moyen-âge et aujourd'hui, elle compterait 600 millions d'habitants.
Bien résumé je pense.
Citation :
Publié par Kurd
Le probleme est qu'aujourdhui on se heurte a la RENTABILITE du recyclage et de l'utilisation des energies renouvelables... De mon point de vue, meme si je comprend ce choix étant donné notre systeme économique, la rentabilité n'a aucun sens dans ce cas, car c'est juste OBLIGATOIRE si l'on veut continuer notre évolution vers un monde avec des ressources en quantité finie et une population sans cesse croissante.
Faut juste faire comprendre ça à un Hindou ou un Chinois.
pas seulement malheureusement.
on aura autant de difficulté a convaincre les américains, canadiens, français, italiens, allemands tant que ce principe de rentabilité restera en place. C'est justement au nom de cette rentabilité qu'on sacrifie des usines en occident pour les implanter en chine et faire en sorte que n'importe quel objet de notre usage quotidien parcours parfois des dizaines de milliers de kilomètres entre sa fabrication et son utilisation.
Citation :
Publié par Kurd
pas seulement malheureusement.
on aura autant de difficulté a convaincre les américains, canadiens, français, italiens, allemands tant que ce principe de rentabilité restera en place. C'est justement au nom de cette rentabilité qu'on sacrifie des usines en occident pour les implanter en chine et faire en sorte que n'importe quel objet de notre usage quotidien parcours parfois des dizaines de milliers de kilomètres entre sa fabrication et son utilisation.
Le principe de rentabilité n'est pas le seul facteur qui pose problème comme Aloïsius le démontre bien il y à aussi un vrais problème de surpopulation dans le sud compte tenu des ressources disponibles.
Citation :
Publié par Kei-ling
Le principe de rentabilité n'est pas le seul facteur qui pose problème comme Aloïsius le démontre bien il y à aussi un vrais problème de surpopulation dans le sud compte tenu des ressources disponibles.
faux, ou du moins en partie. C'est surtout qu'on interdit ( fmi omc ) certains types du cultures moins rentable au profit d'autres pour l'export. Si on le voulait, beaucoup de pays pourrait s'"auto-alimenter"
Citation :
Publié par T£K
faux, ou du moins en partie. C'est surtout qu'on interdit ( fmi omc ) certains types du cultures moins rentable au profit d'autres pour l'export. Si on le voulait, beaucoup de pays pourrait s'"auto-alimenter"
A part l'encouragement de certains pays à ne pas cultiver le Pavot au profit d'autre cultres je vois mal en quoi l'OMS irai interdire quoi que soit.

Au contraire il me semble que dernièrement l'OMS à encouragé la culture de Artemisia annua en Afrique oriental dans le but de mieux combattre le paludisme.
Citation :
Publié par T£K
faux, ou du moins en partie. C'est surtout qu'on interdit ( fmi omc ) certains types du cultures moins rentable au profit d'autres pour l'export. Si on le voulait, beaucoup de pays pourrait s'"auto-alimenter"
Pas dans le Sahel. Le Soudan exporte quoi ? Ne va pas me dire que c'est un grand producteur de café, de coton, de chocolat ou de bananes. Pourtant, le conflit du Darfour a y fait 200 000+ morts et est du, à la base, à la surpopulation et à la désertification.

Je vais prendre un exemple qui n'est pas africain : la Future Grande Puissance, la Plus Grande Démocratie du Monde : L'Inde. J'ai l'air de me moquer comme ça, mais en fait je veux juste rappeler que je parle pas d'un pays misérable et sans défense, soumis à la voracité du FMI, mais bien au vraisemblable N°3 du 21e siècle. Et en plus, un pays qui est un des plus sympathique de la planète.
Bref, l'Inde, un poids lourd. 1,1 milliards d'habitants aujourd'hui, sans doute 1,5 d'ici 2050. Et bien l'Inde est menacée d'une crise de surpopulation monstrueuse. Pourquoi ?
http://www.lemonde.fr/planete/articl...8190_3244.html
Parce qu'elle produit l'essentiel de sa nourriture elle même. Que son agriculture a réussi à suivre l'explosion de sa population grâce à la révolution verte (= engrais+ truc-icide +mécanisation + semences améliorées + irrigation). Et dans la révolution verte comme dans l'agriculture indienne en général, le machin le plus important, c'est l'eau.

Le pays a déjà perdu 10% de ses réserves totales en 6 ans, dans seulement trois régions : je doute que les autres soient épargnées. Sachant que la consommation de flotte par habitant augmente, sachant que la population augmente (et risque de subir des vagues de réfugiés climatiques) , sachant que la qualité des eaux diminue (pollution...), sachant que les glaciers himalayens reculent à toute vitesse, sachant que le réchauffement climatique peut entrainer une aggravation des sécheresses.... Combien restent-il d'années avant la grosse, grosse crise agricole qui se répercutera sur la terre entière ?

Et la situation hydrique, d'une certaine manière, est la même ailleurs, que ce soit dans le Sud-Ouest de la France ou des USA, en Australie ou au Bangladesh. Ce n'est pas seulement une question d'import-export ou de répartition : les besoins de 9,2 (estimations revues à la hausse) milliards d'habitants dépassent largement ce que la planète peut fournir durablement. Même si on devient tous végétariens et qu'on bouffe du soja midi matin et soir, ce qui n'arrivera pas.
Pourtant en cas de paix durable au soudan, avec les surfaces agricoles qu'il y a (840000km² environ dixit wikipedia, seulement 18% utilisés, à verifier mais bon... ) , y'aurait moyen de nourrir du monde en Afrique, tu penses pas?

Mais comme beaucoup de pays du sud, ils ne cultivent pas de quoi être autosuffisant toute manière ( meme en cas de "paix" )... Des petits trucs par ci par la, mais rien de bien concluant. Normal, vu que ces produits là sont généralement importés la bas, car ça revient moins cher, toussa. S'ils plantent pas de blé ou de riz par exemple, la plupart du temps c'est parce que c'est interdit. ( et encore je pourrais aussi bifurquer sur les pantins qui les dirigent et qui s'engraissent comme des porcs, et dédicasse aussi à leur copains chez nous )

La plupart des pays d'afrique de l'ouest par exemple marchent avec l'elevage. Paradoxalement, ils ne peuvent pas produire leur lait, ils sont obligés d'acheter européen pour ça.

Et tu me dis qu'en gros le soucis n'est pas l'invasion de produits subventionnés? Et que le fait de n'avoir peu ou pas d'agriculture nourricière ne joue pas sur le manque de nourriture ?

Pareil pour l'inde, qui est un cobaye pour pas mal de groupes ogm, vu le nombre de terres cultivables et de nappes phréatiques pollués en peu de temps. Voir les réquisitionne pour fabriquer du coca au détriment des cultures de riz et de la population ( source

Et le pire, c'est que des exemples dans le style, y'en a des tonnes, et pas que pour l'inde :/


En fait, avant de parler de surpopulation, faudrait déjà apprendre la gestion, , l'organisation et beaucoup moins gaspiller, la paix toussa... Bon, c'est pas pret d'arriver, je le conçois. Mais parler de surpopulation c'est parler de l'arbre qui cache la forêt. Les plus forts taux de natalité sont dans les pays du sud. C'est la aussi qu'il y a le plus de mal lotis.... CQFD

Mais bon on est d'accord sur le fond, si on continue comme ca, on va droit dans le mur.
Une fois n'est pas coutume, je ne réponds qu'au post de départ, après avoir lu l'ensemble du topic.

La définition citée est : "La surpopulation est un état démographique caractérisé par une insuffisance des ressources disponibles pour durablement assurer la pérennité d’une population ou de sa descendance, sur un territoire (qui peut être local, régional, national, continental ou être la planète Terre elle-même)."

L'impact environnemental, dans l'affaire, est présent derrière ces mots : "ou de sa descendance". Si la population actuelle endommage de par son seul nombre son environnement au point de diminuer ce qu'il peut produire, alors il y a surpopulation puisque la descendance des populations présentes ne trouvera plus de quoi subsister.

Donc je ne pense pas que la définition soit incorrecte.
__________________
HIL, over.
L'homme n'écrit pas que des conneries la définition est bonne aussi pour moi.
Sur exploitation des ressources=industrialisation powa !
On le voit tout les jours quasiment dans les médias les ressources s'épuisent, charbon, gaz, pétrole, plus récemment le nucléaire quoi demain ?
Mais l'homme la comprit ca il est pas si con que ca !!!
Il cherche a se casser sur une autre planète pour trouver une autre HOME peut être.
Il faut respecter les animaux ce sont nos amis hihi la nature en général koa

Yen a souvent aussi qui disent que l'homme a renier ses origines animal, le singe, l'arbre,
Si un de ces 4 je trouve un lien pour illustrer mes propos je repasserais, histoire de rafraîchir la mémoire a certains
Pour en revenir à a définition, je pense également qu'elle mérite de changer.

En effet, cela s'applique aussi pour la faune et la flore, certaines espèces d'animaux ayant déjà fait des ravages sur leurs environnement.

Je pense notamment aux 600 millions de lapins qui se promène en Australie, ou encore à la surpopulation de sanglier (dans certaines régions), qui en retournant les prairies tourbeuses, augmentent ainsi la prédation de certains végétaux (certaines variétés de plantes sont mis à nu et deviennent donc accessible aux herbivores) et animaux (comme le hamster sauvage, en voie de disparition, qui voit son habitât complètement démoli).
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