Les chateaux forts...et l'huile

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Bonsoir, c'est pas une blague, je voudrais savoir de quoi etait faite l'huile qui servait au moyen age pour ebouillanter ses enemis lors d'une prise de fort.Et est ce que c'etait courant ? et est ce que c'etait toujours de l'huile?

Et question bonus, connaissez vous d'autres systemes de defense de fort?
...
Contrairement a la legende urbaine on n'utilisait absolument pas d'huile a cette epoque ... enfin si mais c'etait un bien "precieux" qu'on ne se serait pas amuser a utiliser pour ca. On utilisait de la poix ^^




(comment ca je pinaille ? )
Citation :
Publié par Ask
Bonsoir, c'est pas une blague, je voudrais savoir de quoi était faite l'huile qui servait au moyen age pour ebouillanter ses enemis lors d'une prise de fort.Et est ce que c'était courant ? et est ce que c'était toujours de l'huile?

Et question bonus, connaissez vous d'autres systemes de defense de fort?
"l'huile" bouillante était surtout composée de tout ce qui est le plus ignoble dans un château, Pot de chambre, reste de nourriture... le tout chauffé... bon app.

Sinon j'aime assez les trous pratiqué dans la muraille au dessus de la porte <vers la ou y a le chaudrons "'d'huile"> qui permettent de balancer des gros cailloux sur ceux en dessous.
Je viens de chercher sur google avec 'poix', et apparement c'est bien ce qui etait utilisé, mais aucun explication sur ce que c'est C'est un legume genre?


Aaaah ou ca se trouve je viens de comprendre: poix = pisse et reste de bouffe?
Citation :
Publié par Ask
Je viens de chercher sur google avec 'poix', et apparement c'est bien ce qui etait utilisé, mais aucun explication sur ce que c'est C'est un legume genre?


Aaaah ou ca se trouve je viens de comprendre: poix = pisse et reste de bouffe?
c'est un genre de liquide visqueux, inflammable proche de l'huile mais puant, un peu comme du goudron il me semble, et tout les castel n'y avaient pas acces.
Ca serait a base de resine d'arbre apparement.
En fait, vu que l'huile était rare et couteuse, c'etait bien plus souvent de l'eau très chaude, utilisée pour ébouillanter, et très rarement de l'huile pour inflamer, mais de façon tout a fait exeptionelle.
Bon, soyons clair tout de suite, je laisse une chance à ce thread qui est tourné de façon plutôt ouverte et à orientation pédagogique on va dire. Il a eu un prédécesseur qui a atterrit ici : https://forums.jeuxonline.info/showthread.php?t=620359 grâce à la Coalition des Vilains Floodeurs J0Liens Associés (CVFJA pour les intimes). Bref, si certains se sentent l'âme joyeuse et enjointe à la blague à deux sous, je les encourage à aller flooder sur la Bar.

Merci d'avance.
Citation :
Publié par Junrhod LockWood
Contrairement a la legende urbaine on n'utilisait absolument pas d'huile a cette epoque ... enfin si mais c'etait un bien "precieux" qu'on ne se serait pas amuser a utiliser pour ca. On utilisait de la poix ^^

(comment ca je pinaille ? )
Tu ne pinailles pas, tu as entièrement raison, et il faut insister d'ailleurs car beaucoup trop pensent qu'il s'agissait bien d'huile.
Citation :
Poix
Nom féminin invariant en nombre

1 - en technologie, substance visqueuse et gluante à base de résines et de goudrons
© Encyclopædia Universalis 2004, tous droits réservés
on balançait de l'eau bouillante depuis les mâchicoulis, pas de l'huile (comme dit plus haut, c'était bien trop rare et cher), ainsi que de la poix (plus rarement) qui a le grand avantage de s'enflammer facilement une fois chauffée.
je recommande la lecture du Cycle d'Ogier, par Pierre Naudin, c'est très romancé concernant les personnages, mais la précision historique est irréprochable. L'histoire se déroule au début de la guerre de Cent Ans, et comporte des descriptions étendues de siège, de tournois et des moeurs de l'époque.
les Créneaux; les Machicoulis, les douves, le pont levis, les enfilades, les pierres, les hommes aussi , les pics, chemins de rondes, les fosses, les tours, ...

c'est si ingenieux ce que l'homme a put inventer pour se defendre et pour attaquer de surcroit et parfois ca fait peur.

a plus
J'avais lu une encyclopédie sérieuse sur le sujet qui stipulait que lors de certaines batailles épiques, on utilisait des trolls qui urinaient directement sur les assaillants faisant fondre leurs armures.

Sinon au prix de l'extraction du métal je doute tout de même qu'on ait réellement beaucoup utilisé de plomb si ?
La production de métal au moyen-âge était tout à fait suffisante pour avoir assez de plomb pour en remplir un récipient, le faire fondre et le couler sur l'assaillant (aille aille.) D'autant plus que le plomb tu le fonds, tu le balances, il refroidit, tu le récupères et rebelote. Pour mémoire, si on trouve assez de fer pour vêtir en armure la chevalerie française, on trouve assez de plomb pour remplir un chaudron. Généralement on employait les tuyaix de plomberie... ah oui, la plomberie est connue depuis l'empire romain (on les soupçonne de l'avoir pris aux grecs ou aux celtes), pareil pour les toitures en zinc.

En dehors de la poix et du plomb on trouve aussi dans la liste des joyeusetés à expédier à ses ennemis :

L'eau bouillante.
Le sable brûlant.
la chaux vive.
Le feu grégeois.

Ce dernier est une pure saloperie car il colle et ne s'éteint pas avec de l'eau. A vrai dire on est même pas sûr qu'il pouvait être éteint. Comble du raffinement, il brûle aussi sur l'eau.

Pour la poix il me semble que certaines substances récupérées dans les marais peuvent faire l'affaire, mélangées à des résines.

Ceci dit ces méthodes étaient vraiment employées rarement. La plupart de places fortes se défendaient en expédiant sur les assaillants les morceaux de murs pulvérisés par les machines de guerre adverses, voire des cadavres. De façon pragmatique un bon carreau d'arbalète ou quelques flèches ont des résultat similaires et vu la quantité que les défenseurs recevaient sur la tronche c'est pas ce qui leur manquait pour repousser l'assaillant.

Quand j'y pense, je crois avoir lu que les défenseurs d'une place forte en arrivaient parfois à faire s'effondrer des pans de mur sur l'ennemi. A vérifier, ça peut être une affabulation d'auteur.
Citation :
Publié par Fenrhyl Wulfson
Quand j'y pense, je crois avoir lu que les défenseurs d'une place forte en arrivaient parfois à faire s'effondrer des pans de mur sur l'ennemi. A vérifier, ça peut être une affabulation d'auteur.
Je vois bien une tactique qui se rapproche de celle dont tu parles: celle à laquelle ont recours certains ingénieurs des forteresses assiégées, à l'époque moderne; face aux forteresses imprenables qui apparaissent au XVI ème siècle, avec le développement de la trace italienne, la prise d'un fort nécessite en effet que les sapeurs des assaillants creusent des tranchées afin de placer des mines (on a recourssoit des charges explosives, soit à des étais en bois que l'on place en dessous des sous bassements et que l'on brule ensuite, pour que tout s'affaisse, rempart compris); un travail de sape bien réalisé entraine l'écroulement des murs, et la prise de la forteresse, donc c'est vers cela que converge les efforts;

d'où l'idée défensive des contre mines, c'est à dire le recours à des pratiques similaires à celles del'assaillant mais destinées à faire s'écrouler les tranchées que celui ci creuse; Vauban avait ainsi fait creuser de longues galeries souterraines dans le périmètre immédiat de la muraille; lorsque les tranchées ennemies avancaient trop, des hommes d'armes étaient envoyés dans les galeries pour bloquer la progression des sapeurs, et en cas de problème, on faisait sauter la voûte de ces galleries, pour bloquer leur avancée;

donc on fait bien s'effondrer une partie de son dispositif défensif pour en retarder la prise, mais cela m'étonnerait beaucoup que l'on abatte la muraille principale pour écraser les assaillants dessous (des assaillants qui ne sont pas exposés au feu du reste, puisqu'ils attendent l'ouverture d'une brêche dans la muraille pour s'y engouffrer; donc, bah euh, c'est romancé cette histoire peut être? (comme l'histoire des haches des vikings que j'avais vue développée y'a pas longtemps dans un post ici même )
Citation :
Publié par Fenrhyl Wulfson
Le feu grégeois.

Ce dernier est une pure saloperie car il colle et ne s'éteint pas avec de l'eau. A vrai dire on est même pas sûr qu'il pouvait être éteint. Comble du raffinement, il brûle aussi sur l'eau.
Exactement : tout comme le phosphore pendant la seconde guerre mondiale, ou de nos jours le napalm, ce liquide visqueux imprègne les plaies, et ne cesse de brûler qu'une fois privée d'oxygène pour la combustion. Un point dont je suis sur pour le napalm et le phosphore, c'est que leur exposition à l'air libre est à l'origine de l'embrasement, et ainsi l'étouffer ne résout rien.

Petite anecdote : les habitants d'Hambourg purent faire la démonstration du phosphore lors du fameux bombardement. De nombreuses personnes réussirent à survivre à leurs blessures enflammées et aux incendies en sautant dans le fleuve, puis en s'y accrochant via le quai, amarres et autres. Ils tinrent bon plusieurs jours, quasiment immergés en totalité, malgré que de temps à autre l'un deux lâcha prise, d'épuisement ou par la gravité de ses blessures. Mais au final, tous furent achevées par les SS, étant donné l'incapacité totale de soigner leur blessures qui reprenaient feu dès qu'ils sortaient de l'eau.

Merci Broutenay, c'était ça. Mine et contre-mine, guerre de sape.

Pour Essence : effectivement, l'emploi du phosphore par les alliés fait partie des crimes de guerre impunis qui ont eu lieu pendant la seconde guerre mondiale... quand on sait qu'au moyen-âge les armées faisaient souvent évacuer une ville avant de la raser (en laissant aux habitants le temps de prendre leurs effets et de la nourriture) on a du mal à voir en quoi cette époque peut-être considérée comme barbare comparée à la nôtre.
Citation :
Publié par Broutenay
J'ai une vingtaine de pages de notes sur la poliorcétique et les forteresses de Vauban, que je peux compiler, mais je doute que ça soit captivant
Au contraire, maintenant que chuis lancé, autant tout savoir
Citation :
Publié par Fenrhyl Wulfson
(...) quand on sait qu'au moyen-âge les armées faisaient souvent évacuer une ville avant de la raser (en laissant aux habitants le temps de prendre leurs effets et de la nourriture) on a du mal à voir en quoi cette époque peut-être considérée comme barbare comparée à la nôtre.
J'ai un gros doute là quand même.
J'imagine mal un conquérant tenir un discours comme "J'ai une grosse épée, ça veut dire que je pourrai violer vos filles, égorger vos maris et vous réduire en esclavage. Mon armée n'a pas bouffé depuis trois jours et ça m'arrangerait bien de piller vos réserves de grain. En plus mon meilleur ami est mort de la gangrène la semaine dernière et j'ai une putain d'envie de brûler votre maison pour me défouler. Bon c'est pasque j'aime pas discuter avec vous mais il faudrait penser à évacuer maintenant. N'oubliez pas de prendre ce qui a de la valeur dans votre maison et de la nourriture."
Désolé mais ça n'a rien du comportement d'une armée en campagne.
Les armées ne brûlaient pas et ne pillaient pas tout systématiquement. A quoi sert de conquérir du terrain si tu le ravages avant de pouvoir l'exploiter ?
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