Netflix est là !

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Citation :
Publié par Galatium

Pas du tout :
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La première personne qui aborde cela, c'est le fils du policier. Et en fait, la personne qui a le plus utilisé cette rhétorique... c'est Katie, la victime. C'est elle qui a désigné Jamie comme un "incel", elle qui a fait référence à la théorie du "80/20".

Et c'est un aspect que n'a pas du tout compris la police, qui était persuadé qu'elle était amie avec Jamie, parce qu'elle postait des messages (insultants, du coup) sur Instagram.

La masculinité toxique est évidemment un sujet essentiel de la série, mais imo, comprendre que Jamie en est un représentant, c'est être à côté de la plaque. Ce que je comprends personnellement, c'est que même si Jamie (et son père et probablement d'autres personnages) rejette ces éléments volontairement, il y a plein de facteurs extérieurs qui l'empêche de s'en soustraire : les remarques de Katie (et des autres), celle à l'école quand son ami est frappé par une fille, les questions de la psy qui tournent presque uniquement autour de ça, le vendeur, la vidéo sur laquelle tombe son père...

Ce dernier élément n'arrive à mon avis pas parce que Jamie consomme massivement les vidéos d'Andrew Tate, mais parce que c'est le type de contenus que poussent les algorithmes.

Et oui, il finit par intégrer plein d'éléments... mais justement, je trouve ça beaucoup plus percutant que ce soit parce que la société surexploite ces concepts plutôt que parce que Jamie a volontairement regardé plein de vidéos.


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Le fils du policier les oriente sur l'ambiance générale et le fait que c'est un sujet dans le collège. Katie ne s'exprime dans la série que via les autres, donc ils rapportent selon leur point de vue.
Donc si, complètement, le niveau de harcèlement, il est indiqué par Jamie. Il ne s' agit pas de dire que ce n'etait pas le cas, ça n'est pas vraiment dit dans la série en fait. Donc c'est probable qu'il ait été harcelé, c'est même un des sujets de la série au final, mais ça n'empêche que ça ne justifie rien du tout.

Sur le second point, oui, Jamie a 13 ans donc il est plutôt influencé par les contenus qu'il regarde que moteur ou représentant. À nouveau la présentation faite de Jamie est completement positive le plus souvent, c'est une critique de la société.
Personnellement j'aime bien le dernier justement parce qu'on voit le désarroi de tous les membres du reste de la famille qui ne comprennent pas ce qui s'est passé (et qui ne pourront pas comprendre sans assistance extérieure), qui se serre les coudes comme ils peuvent en étant chacun à leur tour dans le déni et chaque déni de l'un est saisi par les autres pour se réfugier dedans car c'est un échappatoire possible.
La reconstruction sera extrêmement compliquée clairement et il est difficile, voire impossible, à des parents et frère/soeur d'admettre que le fils/frère soit une personne devenue abjecte et dangereuse. L'espoir que cela soit juste un accident reste vivace et je trouve cela bien rendu et surtout très réaliste.

Après le 3ème épisode est certainement le plus impressionnant parce que tu découvres vraiment la nature de l'adolescent et que tu te prends de sérieuses claques.
Le 1er est juste traumatisant avec un démarrage assez hallucinant mais vraiment top parce que tu ne comprends pas le pourquoi du comment au départ.
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Pourquoi tout cela pour un gamin qui pisse dans son pantalon ? Tu te dis que c'est vraiment n'importe quoi et après cela se comprend petit à petit.
Citation :
Publié par Bjorn
Et bien c'est justement ce que j'ai trouvé un peu dommage sur cette série, elle aborde de nombreuses problèmatiques, ouvre de nombreuses interrogations, mais les traite / fait avancer la réflexion de manière tellement superficielle qu'on passe facilement à côté.
[...]
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[...]
C'est appuyé discrètement dans l'épisode 4 où le père dit que Jamie passait son temps sur son ordi, et que lui, son père, est tombé sur une vidéo probablement de Tate en faisant une recherche classique de truc à acheter - ça laisse à penser à une suggestion d'algo basée sur l'histoirique de connexion du foyer. C'est un élément pour nous dire la aussi que si, Jamie etait bien plus influencé par la masculinite toxique qu'il ne voulait l'admettre.
[...]

[...]
Personnellement j'ai apprécié que la série m'invite à la réflexion et je me suis régalé en découvrant sur ce topic des interprétations et des angles que je n'avais pas du tout envisagé durant mon visionnage.

Par exemple, je ne comprends pas du tout le passage sur le père et les vidéos de la même manière que toi.
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Pour moi, l'épisode 4 nous montre que les parents sont paumés, le père tout particulièrement puisque c'est seulement quand son fils lui dit qu'il va changer sa plaidoirie qu'il finit par accepter que son fils est coupable alors qu'il était totalement dans le déni avant ça.

En partant de ces parents qui sont paumés, la série propose un propos plus général sur le fait que les parents ne connaissent pas bien leurs enfants et ne savent pas réellement ce qui se passe à l'école, dans la rue ou derrière leur écran d'ordinateur.

Tel que je le comprends, dans ce contexte, les vidéos des influenceurs masculinistes sont présentés comme des bouc-émissaires bien pratique pour que les parents puissent s'inventer une explication toute faite.

Citation :
Publié par Azraëll
Je trouve fascinant de lire cela car la masculinité tout court est clairement l'un des sujets central de la série.
[...]
Je n'ai pas écris le mot "masculinité", j'ai écris le mot "masculinisme".
Tu as remplacé mes propres mots par les tiens dans ton quote...
Citation :
Publié par Azraëll
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On a le père, qui n'a aucun ami femme, qui dirige sa famille en patriarche et donne des ordres, il force son fils a faire du foot à la place du dessin, il essaie en permanence de renvoyer une façade solide alors qu'il en mène pas large, il fuit ses problèmes, il en discute pas et reste dans le déni le fantasme jusqu'à ce qu'il craque dans une crise de colère violente/irrationelle et soit obligé de les confronter.


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C'est simplement une famille tout ce qu'il y a de plus traditionel (j'emploi le terme de manière non-péjorative) de "blue collar".

Quant à considérer la colère du père irrationelle, faut vraiment avoir aucune empathie et ne pas savoir ce que c'est d'être poussé à bout.

En plus de toutes ses emmerdes traumatisantes liées à son fils meurtrier, tous ses amis/voisinage qui tournent le dos à sa famille voire colportent des rumeurs et les gamins du coin qui vont vandaliser son camion professionel de tags impliquant qu'il est un détraqué sexuel (car c'est la rumeur du moment) et sachant qu'il n'a pas une thune pour payer les rénovations...heu non désolé. Sa colère n'est absolument pas irrationelle. Elle est au contraire parfaitement compréhensible et qui plus est relativement maitrisée par rapport aux émotions qu'il se prend dans la gueule. Même lors de son pétage de plomb, il ne lève la main sur personne alors que y en a qui auraient bien mérité des baffes.

Ca aurait été moi, je ne pense pas que j'aurai pu avoir un tel sang-froid et j'aurai probablement à minima claqué les ados-vandales au lieu de m'en prendre à leur vélo.

Pour moi le père est le personnage le plus humain (et auquel je m'identifie le plus facilement) de la série. En plus on voit bien que c'est un gros bosseur venant d'un millieu ouvrier avec des valeurs traditionnelles et alors que la série aurait pu tomber dans le cliché du père ouvrier travailleur qui rentre chez lui pour mettre les pieds sous la table et matter le foot, traitant sa famille comme de la merde et qu'il faut pas emmerder, on voit bien au contraire (et merci les scénaristes de ne pas tomber dans le cliché) qu'il réserve du temps à sa famille, aide comme il peut (voisins inclus), est taquin/blagueur et que c'est une crème.

Alors oui, parfois il a des accès de colère, il est humain. On a le droit d'être mal lunés parfois. Tant que ça ne dérive pas.
Citation :
Publié par Sang-blaireau (#31627836).
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Pour moi, l'épisode 4 nous montre que les parents sont paumés, le père tout particulièrement puisque c'est seulement quand son fils lui dit qu'il va changer sa plaidoirie qu'il finit par accepter que son fils est coupable alors qu'il était totalement dans le déni avant ça.

En partant de ces parents qui sont paumés, la série propose un propos plus général sur le fait que les parents ne connaissent pas bien leurs enfants et ne savent pas réellement ce qui se passe à l'école, dans la rue ou derrière leur écran d'ordinateur.

Aussi oui je pense qu'il y a derrière chaque protagoniste plusieurs sujets.
Citation :
Publié par Jyharl
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C'est simplement une famille tout ce qu'il y a de plus traditionel (j'emploi le terme de manière non-péjorative) de "blue collar".

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Il me semble assez évident que le modèle traditionnel a une part toxique, sexiste, etc. Ça ne contredit pas tellement ce que je disais.




Citation :
Publié par Jyharl
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Quant à considérer la colère du père irrationelle, [...] Alors oui, parfois il a des accès de colère, il est humain. On a le droit d'être mal lunés parfois. Tant que ça ne dérive pas.

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Irrationnel était le mauvais mot, je voulais souligner le côté violent qui est très contrasté avec l'attitude de la mère et la fille. La colère ne s'exprime pas toujours par la destruction, la violence physique, la vengeance, etc. Il aurait pu crier, pleurer, courir, s'épuiser. Il choisit de bousiller sa bagnole, envoyer valdinguer un vélo, etc.
Oui il y existe des avenues de colère et de frustration plus violentes, et le mec revient de loin et gère comme il peut, mais ça reste une représentation d'un besoin de contrôle et de stoïcisme impossible, d'une frustration embouteillé sous pression qui pète une fois la goutte de trop atteinte. Il parlent jamais immédiatement du problème, il enterre, minimise, essaye de le gérer seul, etc. jusqu'à ce que ce ne soit plus possible pour lui et qu'il craque, et entre en furie. C'est cette furie que je désignais par "irrationnelle" même si ce n'était pas le meilleur terme.

Cette furie violente issu de la frustration, de l'enfouissement stoïque, c'est un héritage de masculinité toxique.
Tout les excès de colère ne sont pas destructeur.

Il est mieux que son père abusif, mais il n'est pas pleinement libéré de ses biais pour autant.
On vient de regarder la série Astérix de Chabat, sur Netflix.

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Bon je vais pas m'étendre, comme ma femme et moi venons d'expliquer à notre fils, au premier degré c'est très très bien. On voit qu'il y a de la thune, il y a des références à plusieurs albums, c'est beau, dynamique, bien doublé, bien joué, bien écrit, c'est très bien.

Par contre.

Dans les autres degrés de lecture... j'ai détesté. J'ai détesté parce qu'aujourd'hui, on est enfin en train d'amorcer un rejet de la culture américaine, merci à Trump et ses actions mondiales depuis 3 mois.

Et 80, que dis-je, 90% de la série... est faite de références américaines. 90%. Le moindre évènement, clin d’œil, nuance, réflexion, même les noms inventés, sont purement et totalement issus de la culture américaine. Je vais pas spoiler par les exemples, ils sont des plus ""subtils"" avec de vieux films américains jusqu'aux dernières marvelleries.

Et aujourd'hui je trouve ça insupportable.

Goscinny était américanophile, un grand admirateur de la culture américaine, et il la distillait dans ses scénarios. Il n'en était pas un adorateur pour autant et ses références ne servaient que le temps d'un rire, d'un clin d’œil, voire d'une légère dénonciation.

Ici, l’œuvre de Chabat ne tient qu'avec des références à la culture américaine. Il y a bien 2 (oui, j'ai compté) références à la culture française, ça s'arrête là. Tout le reste, tout le putain de reste, le cœur même du film repose sur la culture américaine. Jusqu'au dialogue final, putain.

Évidemment créer un truc pareil se fait des années en amont. Evidemment alors on ne voyait pas le problème de continuer à infuser dans les américaneries comme on le fait depuis le Plan Marshall, depuis 75 ans.

Mais aujourd'hui, pour moi en tout cas, ça me reste en travers de la gorge, parce que si on retire à cette production toutes les réfs US, il ne reste plus rien.
Citation :
Publié par THX
On vient de regarder la série Astérix de Chabat, sur Netflix.

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Bon je vais pas m'étendre, comme ma femme et moi venons d'expliquer à notre fils, au premier degré c'est très très bien. On voit qu'il y a de la thune, il y a des références à plusieurs albums, c'est beau, dynamique, bien doublé, bien joué, bien écrit, c'est très bien.

Par contre.

Dans les autres degrés de lecture... j'ai détesté. J'ai détesté parce qu'aujourd'hui, on est enfin en train d'amorcer un rejet de la culture américaine, merci à Trump et ses actions mondiales depuis 3 mois.

Et 80, que dis-je, 90% de la série... est faite de références américaines. 90%. Le moindre évènement, clin d’œil, nuance, réflexion, même les noms inventés, sont purement et totalement issus de la culture américaine. Je vais pas spoiler par les exemples, ils sont des plus ""subtils"" avec de vieux films américains jusqu'aux dernières marvelleries.

Et aujourd'hui je trouve ça insupportable.

Goscinny était américanophile, un grand admirateur de la culture américaine, et il la distillait dans ses scénarios. Il n'en était pas un adorateur pour autant et ses références ne servaient que le temps d'un rire, d'un clin d’œil, voire d'une légère dénonciation.

Ici, l’œuvre de Chabat ne tient qu'avec des références à la culture américaine. Il y a bien 2 (oui, j'ai compté) références à la culture française, ça s'arrête là. Tout le reste, tout le putain de reste, le cœur même du film repose sur la culture américaine. Jusqu'au dialogue final, putain.

Évidemment créer un truc pareil se fait des années en amont. Evidemment alors on ne voyait pas le problème de continuer à infuser dans les américaneries comme on le fait depuis le Plan Marshall, depuis 75 ans.

Mais aujourd'hui, pour moi en tout cas, ça me reste en travers de la gorge, parce que si on retire à cette production toutes les réfs US, il ne reste plus rien.
Alors, je ne contredis pas ton avis car je n'ai pas vu la serie.

Par contre ma mère de 79 ans a regardé hier toute la série d'une traite. Elle connait bien Goscinny, ne regarde absolument rien d'Américain, et elle a adoré ... elle m'a sorti pas mal de vanne à midi qui sont du ressort de la culture française. Donc je me demande donc si tu n'es pas un peu dans l'exagération ...

Dernière modification par Lagh ; 02/05/2025 à 14h39.
J'veux bien que tu listes sous spoiler, et même si je me trompe ce qui n'est pas impossible vu que j'ai posté 2min après visionnage sous le coup de l'énervement, je m'engage à mettre face à 1 réf française 2 réf US
Ou comment inverser la charge de la preuve ou faire tout le boulot par l'autre. J'avoue c'est fort de le faire sur un thread culture. Surtout que bon, tu demandes à un posteur d'aller embêter sa mère et noter la liste des choses qu'elle a remarqué, j'avoue que la probabilité que cela se fasse est de l'ordre du zéro.

Mec, tu balances en premier des informations, on te dit qu'a priori tu exagères, tu réponds en citant les références qui t'ont tellement marquées que cela ne devrait pas être un souci pour t'en souvenir et tu évites de faire un contre feu de mauvaise foi digne de l'agora dans ce qu'il y a de pire, tu ne crois pas ?

Sinon fin du hs.
Je regarde Héros Fragile, K-Drama coréen "Grâce à l'aide d'amis improbables, un étudiant talentueux mais introverti affronte les brutes qui le malmènent, ignorant tout des nombreux périls qui l'attendent.",
je suis à son sixième épisode, et pour le moment, ça va...
Mais c'est le premier du style que je regarde, alors je ne sais pas comment vous qui le regardez aussi, l'appréciez.
C'est ton premier K-Drama ? Il y en a plusieurs qui valent vraiment le coup.
Je citerai notamment :
  • The Glory
  • My Name
  • All of Us Are Dead
  • Vagabond
  • Hyper Knife
Concernant Héros Fragile je n'ai pas encore commencé mais c'est sur ma liste.

Dernière modification par Ghalatée ; 01/05/2025 à 20h31.
En parlant de série Coréene j'ai matté récemment les pouvoirs de l'ombres et c'est assez sympas.
En gros ça parle d'ado qui ont des super pouvoir et qui essaye de les cacher.

ça met du temps a démarrer car au début ont suit justement ces adolescents assez jeunes, mais une grosse partie de la série s'attarde plus sur leurs parents par la suite.
Les scènes de baston sont assez cool.
Je viens de le finir, j'ai bcp aimé aussi, surtout que ça s'écarte du livre et du coup c'est à moitié inédit.

Plein de référence plus ou moins connues mais qui passe bien même si on connaît pas.

Les voix vont pas mal, même si pour moi, j'arriverais jamais à complètement imaginer Asterix sans la voix de Roger Carel.

Bref: Du plaisir, clairement mieux qu'un certain film...
J'ai regardé Cash sur les conseils de France Inter. Un film humoristique de 1h30.
À Chartres, deux amis se font démonter leur affaire par la grosse firme de parfums du coin, la De Breuil.
Ils décident de s'en venger, en s'assurant que depuis l'intérieur des salariés aident à dévaliser ses stocks.

C'était bien distrayant.
Fini le nouvel Astérix de Chabat. Je commence par dire que je suis un des rares à ne pas avoir adoré son Mission Cléopâtre, que j'ai trouvé relativement quelconque au niveau de l'humour, sachant que pour moi l'album éponyme est le meilleur Astérix tout confondu. Il y a des gags et sous-gags dans quasiment chaque case, Goscinny s'était complètement lâché. Le film de Chabat en comparaison, ce n'est pas du tout aussi fin et très TV dans l'aspect où tu pourrais quasiment synchroniser les différentes séquences "drôles" avec un mec tenant une pancarte "Riez !" destiné au téléspectateur. Et je dis ça en étant un grand fan des Nuls. Bref Mission Cléopâtre, ça fait, pour moi, partie des trucs franco-français pas trop mal mais excessivement surcôtés par les médias et le grand public comme culture "pop" à la française (comme un certain ZZ avec la culture "foot", mais ça c'est un autre sujet).

Le Combat des Chefs fut le premier album d'Astérix que j'ai eu, donné par mes grands-parents, dans son édition originale de 1966 (ce n'est pas dur il y a seulement 6 autres BD Astérix listées au dos sur le menhir). Je l'ai donc poncée et reponcée et la connais tout aussi par coeur que les aventures égyptiennes du moustachu.

Et donc, sur les 3 premiers épisodes, parce qu'ils restent relativement bien fidèles à la BD (minus l'origin story qui est une pure invention, mais suffisamment banale pour être crédible), j'étais positivement surpris. Mais alors les 3 derniers... Ca s'éloigne totalement de l'oeuvre originale et pour un truc franchement moins bien. Mais vraiment moins bien. Apotika ne sert à rien comme personnage, là où dans la BD, ils allaient chercher un autre druide et les mecs faisaient des concours délirants de potions à la con (car Obélix frappe l'autre druide avec son menhir). Abraracourcix se bat avec Aplusbégalix dans l'arêne, n'importe quoi ce subterfuge de faire Obélix se battre. Métadata, la mère de César, ces ajouts sont soit inutiles soit crétins et mal foutus (surtout le changement d'attitude tout à fait soudain de la dernière).

Le personnage d'Astérix ne sert à rien dans cette adaptation, à part sur le dernier épisode. Sinon, c'est juste un faire-valoir d'Obélix, uniquement chargé de se disputer avec lui.

Il y a de très bonnes idées de réalisation (comme le début d'épisode avec le délire psychédélique de Panoramix), des trucs bien dessinés et animés et puis des trucs franchement crades sur le plan technique et artistique. Mais surtout il n'y a aucune unité visuelle. On passe d'un style graphique à l'autre en permanence, parfois juste au détour d'un zoom sur un élément du décor. Cela fait brouillon et amateur. Les doublages sont d'une qualité extrêmement variable et pareil, ça a eu tendance à me sortir du dessin animé. Par exemple, je n'ai pas réussi à retrouver la voix de Ludig, Commandeur ou Laffitte, parce qu'ils ont fait des efforts d'adapter leur voix à leur personnage, mais pour Lhermitte ou Zadi, j'imaginais Popeye des Bronzés ou Zadi et leurs mimiques faciales... Chabat n'est vraiment pas bon en Astérix non plus.

L'abondance des références US m'a dérangé dans le sens où Astérix, c'est quand même à l'origine une BD chargée de défendre l'esprit franco-français contre l'invasion culturelle américaine du début des années 60. J'ai trouvé notamment la surabondance des références à Star Wars très lassante. 1 plan, ça va, 2 plans, c'est pénible, 3 plans c'est bonjour l'ennui.

Bref, tout comme mission Cléopâtre, ce n'est pas trop mauvais, mais ce n'est pas folichon non plus et c'est de l'humour bien plus gras et grossier que Goscinny, ce qui n'en fait pas de très bons Astérix. J'ai du mal à faire la comparaison avec les Astérix d'Astier, que j'ai déjà complètement oubliés (c'est donc qu'ils sont très oubliables). Et c'est très franchement en-dessous des classiques animés 2D précédents d'Astérix... Allez au final un 5.5/10 pour l'effort. On doit vraiment arrêter de prendre Chabat comme le seul capable d'adapter Goscinny ou les autres de la bande de Pilote/Fluide Glacial (et lui-même aussi de se croire le seul capable). Son Marsupilami était franchement horrible. Ses 2 adaptations d'Astérix moyennes au mieux. Bref, peut-être qu'en fait ça mérite de rester en BD ou en animation classique.
Apothika à sert 2 choses :
- mettre une meuf gothique, avec le jeu d'humourisme sur son physique tiré de Rossy de Palma et le fait qu'elle soit goth/gothique
- mettre une référence US/FR, le film Gothika en l'occurrence.
Oui, ça j'avais compris. Mais pour l'intrigue, elle ne sert à rien. Mais vraiment à rien. Même sa séance de pseudo-analyse ne change en rien les rapports entre Astérix et Obélix.

PS : par contre le petit dessin animé en post-générique de l'épisode final est absolument extra. C'est du Looney Tunes / Tex Avery pur jus comme on n'en fait plus. Comme quoi, quand Chabat renonce à faire du Chabat et essaie juste d'imiter, il est excellent.
Les réf à la culture US je me demande si c'est pas lié à Netflix.
Netflix sont arrivés à quel étape du développement ? Ils sont seulement distributeur ou producteur ? Ils visent un très large public eux, ils vont pas faire des vannes franco-françaises juste pour nous, obligé de taper dans les grosses IP anglo-saxonne.
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