On vient de regarder la série
Astérix de Chabat, sur Netflix.
Bon je vais pas m'étendre, comme ma femme et moi venons d'expliquer à notre fils,
au premier degré c'est très très bien. On voit qu'il y a de la thune, il y a des références à plusieurs albums, c'est beau, dynamique, bien doublé, bien joué, bien écrit, c'est très bien.
Par contre.
Dans les autres degrés de lecture... j'ai détesté. J'ai détesté parce qu'aujourd'hui, on est enfin en train d'amorcer un rejet de la culture américaine, merci à Trump et ses actions mondiales depuis 3 mois.
Et 80, que dis-je, 90% de la série... est faite de références américaines. 90%. Le moindre évènement, clin d’œil, nuance, réflexion, même les noms inventés, sont purement et totalement issus de la culture américaine. Je vais pas spoiler par les exemples, ils sont des plus ""subtils"" avec de vieux films américains jusqu'aux dernières marvelleries.
Et aujourd'hui je trouve ça insupportable.
Goscinny était américanophile, un grand admirateur de la culture américaine, et il la distillait dans ses scénarios. Il n'en était pas un adorateur pour autant et ses références ne servaient que le temps d'un rire, d'un clin d’œil, voire d'une légère dénonciation.
Ici, l’œuvre de Chabat ne tient qu'avec des références à la culture américaine. Il y a bien 2 (oui, j'ai compté) références à la culture française, ça s'arrête là. Tout le reste, tout le putain de reste, le cœur même du film repose sur la culture américaine. Jusqu'au dialogue final, putain.
Évidemment créer un truc pareil se fait des années en amont. Evidemment alors on ne voyait pas le problème de continuer à infuser dans les américaneries comme on le fait depuis le Plan Marshall, depuis 75 ans.
Mais aujourd'hui, pour moi en tout cas, ça me reste en travers de la gorge, parce que si on retire à cette production toutes les réfs US, il ne reste plus rien.