Pendragon va se refaire une jeunesse en français

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Les droits de traduction de Pendragon ont été racheté par les Editions Icare :
Citation :
Les éditions Icare et Nocturnal Media s'associent pour donner un nouveau souffle à un jeu pour le moins mythique : Pendragon.

Dans le cadre de la licence concédée pour la publication du jeu en langue française, les éditions Icare vous proposeront :

- un livre de règles, traduction de la version ultime 5.1 de Greg Stafford, augmenté en version française du premier chapitre de la Grande Campagne ainsi que d'un scénario original. L'ajout d'illustrations du talentueux Remton sont prévues ainsi qu'une nouvelle couverture du même dessinateur. Le livre de plus de 300 pages sera publié en format A4, couverture rigide, papier épais de qualité pour un prix de vente de 39.95€. La sortie est prévue pour Décembre 2011.

- La Grande Campagne sera divisisée en deux tomes d'environ 200-250 pages chacun.

- Bien entendu les "Book of Battles" et "Book of Manor" seront également traduits et publiés courant 2012.

- Nous traduirons et publierons également tout le nouveau matériel de jeu à paraître chez Nocturnal Media.

C'est avec une grande fierté que les éditions Icare s'engagent dans ce projet et nous ferons tout pour vous assurer une version française à la hauteur de l'originale.

Comme le dit Monsieur Stafford :

"I've always liked the French flair in game publishing, and am very excited about this updated Pendragon and supplements."
-- Greg Stafford


Jean-François Morlaës

Editions Icare


ça, c'est une bonne nouvelle pour cet excellent jeu qui était moribond au niveau de l'édition dans sa version française ! On va enfin avoir The Great Pendragon Campaign en français !
Citation :
Mh il me faisait de l'oeil mais on m'a dit que el jeu devenait vite relou surtout en campagne avec les multiples feuilles (descendants, domaines...)
ça, si le côté gestion ne plaît pas au joueur, c'est au mj de s'adapter.
J'ai un joueur qui ne veut pas se prendre la tête avec des terres, c'était clair dès le début. Pas de soucis, j'ai géré en fonction, son personnage n'a jamais été récompensé en terre, mais détient maintenant un office auprès de son seigneur (connétable). J'ai d'autres joueurs qui ont des terres histoire de dire qu'ils en ont, et d'autre qui tiennent quasiment un registre complet de leurs terres. Chaque joueur voit midi à sa porte et gère la chose comme il le souhaite (à condition que je sois au courant bien entendu^^)
C'est un jeu qui demande, en campagne longue, un gros investissement du mj. Mais le plaisir ressenti n'en est que plus intense.
Après, on peut se contenter de le jouer en one-shot, ou scénarios qui se suivent sans forcément jouer en campagne (mais on passe, à mon avis, à côté d'une des grosses particularités de ce jeu).

Citation :
C'est surtout la grosse linéarité des campagnes et le manque de diversité qui devenait juste vite ennuyeux.
J'ai mastérisé quatre campagnes à Pendragon (et suis sur la 5ème depuis presque 3 ans) en 17 ans. Pour le moment, je n'ai jamais pu en mener une à son terme (pas la faute du jeu, mais des réalités de la vie qui ont fait qu'on ne se voyait plus avec les joueurs - changements d'études, fin des études, boulots, déménagement...)
Sur la campagne que je mastérise actuellement (depuis août 2008), on a fait 27 années de campagne sur 71 de prévues, soit environ 1/3 à raison d'environ 2 parties par mois.
Et sur ces 5 campagnes, j'ai réutilisé 3-4 scénarios max (par contre, je me sert de mes campagnes précédentes pour ajouter encore plus de profondeur à la toile de fond du jeu)

Ensuite, à propos de la diversité (qui rejoint également la dernière réponse de sirernor où tout le monde joue des clones), je dirais que ce sont les joueurs et le mj qui font les chevaliers (et la campagne, et les scénarios).
Pour ma part, effectivement, je ne fais jouer que des chevaliers en premier perso. Mais chacun est différent en fonction de la manière dont l'incarne le joueur. De plus, les personnages ont tendance à évoluer plus rapidement que dans les autres jeux (au niveau feuille de perso, mais aussi et surtout en caractère). Les personnages vieillissent, se reproduisent, meurent.
Par exemple, un de mes joueurs a souhaité former sa fille comme chevalier et la jouer. Soit. Il assume les regards en coin, les moqueries, les remarques... même si il n'est pas le seul chevalier féminin du monde. Dans l'Enfant Roi (la campagne officielle - très bien, mais demandant énormément de travail de préparation du mj), il est précisé qu'un comte a octroyé un château à un groupe de chevaliers féminins nommé "Les Filles de Boudicca". On s'éloigne là de l'idéal chevaleresque de Chrétien de Troyes, tout en restant quand même dans le classique médiéval : il suffit de jeter un oeil au Roman de Troie, écrit par Benoît de Sainte-Maure au XIIe siècle pour se convaincre qu'une femme chevalier est, tout du moins de manière merveilleuse, loin d'être totalement anachronique. Attention, je ne dis pas que toutes les femmes dans Pendragon doivent être chevaliers, juste qu'il peut y en avoir sans trahir l'esprit du jeu ou de l'époque*.

Sans aller dans un cas aussi extrême, j'affirme que parmi mes joueurs (on joue en club, en fonction de qui est dispo, qui veut jouer..., même si la campagne a tendance à se centrer sur les 4 qui sont les plus présents), aucun n'est le clone d'un autre. Tous sont joués différemment et ont évolué en fonction des aventures qu'ils ont vécus. Et tous n'ont pas les mêmes aspirations.

* à ce sujet, un excellent article, en anglais
ma dernière partie de Pendragon doit remonter à une 15aine d'années, mais j'en ai globalement de très bons souvenirs. J'ai trouvé les scénarios officiels (de l'époque), bien écrits, tout à fait dans l'esprit des légendes Arthuriennes. Et le supplément "Chevaliers Aventureux" et probablement l'un des meilleurs que j'ai lu, tous RPGs confondus.

J'aimais beaucoup le jeu pour son esprit, mélange de réalisme et d'onirisme, et la simplicité des règles (pour l'époque). Mais si je dois lui donner quelques défauts, je ne le trouvais pas très équilibré, certaines caractérisitiques (la Taille) et certaines origines (Kimri chrétien) donnaient de très gros avantages, si bien que les PJ avait progressivement tendance à se ressembler, en tout cas sur le plan des caractérisitiques, mais également sur le plan du caractère. Bon, c'est un peu dans l'esprit de la Légende, les différents Chevaliers de la Table Ronde n'étant pas si différents les uns des autres.
Autre chose, la chance compte énormément dans l'évolution des personnages, un joueur malchanceux voit son perso prendre blessure grave sur blessure grave, même face à des brigands et donc régresse au fur et à mesure des parties.

Bon tous ces commentaires concernent l'ancienne édition, je ne connais pas l'évolution du jeu.
C'est marrant parce que l'apparente rigidité de l'univers en terme de perso jouable a à mon sens ajouter un grand intérêt à jouer des personnages différents.
C'est finalement assez difficile de jouer un héros réellement différent dans des univers plus classique, genre D&D ou Vampires, vu que le "multi-culturalisme" est la base de ces univers.
Alors que dans Pendragon, il y a un vrai challenge à vouloir rendre viable un personnage un peu farfelu et hors norme.
Et là je souhaite bon courage à tous les futurs meneurs de jeu de Pendragon.

Parce qu'avec Kaamelott, ça va bien pourrir l'ambiance..

"Vous croisez le chevalier Perceval"
"- C'est pas faux, on en a gros etc...."
pour mener ce jeu régulièrement depuis trois ans avec la même table et de temps en temps en convention, c'est vrai que l'effet Kaamelott est là.
Mais loin de pourrir l'ambiance, ça permet de rigoler un bon coup, tout le monde comprend la blague, et hop, on repart sur du jeu plus "sérieux".
Parfois, j'en profite même pour placer du Kaamelott (la différence entre les vieux chevaliers style Léodagan et ceux de la nouvelle génération style Arthur, le druide débile, enfin pour ça, je me sert aussi de Terry Pratchet et de sa série sur les sorcières, dans les annales du disque monde, ou simplement d'Excalibur de Boorman)
Ce jeu m'attire fort mais j'ai peur de ne pas avoir les joueurs pour, entre le type qui veut absolument virer cultiste dans warhammer & le mec qui kidnappe des gens pour servir de cobayes afin de creer une nouvelle drogue dans shadowrun ça va pas le faire .
Pourquoi ?
Tes joueurs jouent toujours les mêmes types de persos ?
Non, mais mes joueurs sont des grosbills qui vont négocier chacune des mes décisions, ce qui me tanne au plus haut point & limite leurs chance survie car les seuils de difficulté ont tendance à mystérieusement grimper quand ils font ça avec trop d'insistance, ce qui fait qu'ils négocient encore plus et qu'ils crèvent encore plus etc... & j'en ai un qui va toujours partir "méchant" (le type qui prend une mutation volontairement dans warhammer, ou qui va tester une nouvelle drogue sur des clodos qu'il enferme dans sa cave dans shadowrun).

Sinon pendragon ne se fait pas une jeunesse apparemment : http://www.legrog.org/jeux/pendragon...inquieme-ed-en
oui, ça fait une semaine que je l'ai.

J'ai pas fini de l'éplucher, mais je vous livre mes premières impressions :
Négatifs :
Quelques coquilles : il manque des choses auquel le livre se réfère, comme des exemples de blasons ou la fiche de perso féminin, mais l'éditeur est à l'écoute de la communauté et va prochainement mettre ce qui manque en ligne.
Des fautes d'orthographe : environ une par page.


Positif :
C'est Pendragon ! L'ancienne édition datait de 1990, et le dépoussiérage des règles, je pense, fait du bien. Un gros avantage, c'est qu'on passe de la 3ème édition anglaise à la 5.1 directement, ce qui évite d'avoir à acheter des livres différents pour pleins de petits ajustements. Rien de bouleversant, mais des ajustements faits par le créateur (Greg Stafford) suite à ses propres ressentis et à ceux de la communauté anglophone, bien active.
Le livre est magnifique, beau papier, épais, de nouvelles illustrations (splendides) côtoient d'anciennes illustrations.
L'éditeur français, Icare, via son forum se veut à l'écoute de la communauté française.
Le livre de base anglais a été augmenté du premier chapitre de la Grande Campagne Pendragon, ce qui permet de lancer la campagne sans attendre la traduction complète de ce supplément .
Par rapport à l'édition précédente qui décrivait le monde et le comté de départ des personnages-joueurs au milieu du règne d'Arthur, c'est désormais le milieu du règne d'Uther qui est en première ligne. Et la Grande Campagne dont je parlais précédemment nous emmènera de cette période à la fin du monde arthurien, soit environ 80 années entièrement décrites (pour ceux qui ont l'Enfant Roi, toute la campagne y est décrite comme, voir même plus profondément que, les 20 premières années du règne d'Arthur), tout en laissant la place au mj d'en faire ce qu'il veut.

Il y a également un gros passage (quelques pages) sur les différences entre religions, plus poussé à première vue que dans Pendragon Oriflam ou Chevaliers Aventureux, mais je n'ai pas encore eu le temps de me pencher dessus sérieusement (tout comme sur une grosse moitié du livre en fait).

A noter que tous les suppléments sortis précédemment restent compatibles avec cette version.

Autre chose, l'éditeur a lancé une sorte de campagne parallèle à la Grande Campagne, une suite de scénarios sortant au rythme de un par mois, sous le nom de Chroniques de Pendragon. Personnellement, même si j'y ai souscrit, je ne les lirai pas, un de mes joueurs à Pendragon étant tenté par le mastériser (et s'en servira, je ne vais donc pas les lire) mais les critiques semblent plutôt bonnes (sur le forum d'Icare, sur le Grog et sur d'autres forum).


La prochaine sortie, l'écran et son livret, est prévue pour mars normalement.

J'essayerai de faire une critique plus complète quand j'aurais fini de l'éplucher.
Je l'ai enfin reçu. Un peu déçu par le fait que le livre ne soit pas en couleur, j'aime assez la varieté qu'il y a dans les personnages, le coté low fantasy, le mélange des époques, la création de personnages, le bg. Pas mal de coquilles aussi, mais en dehors de ça c'est plaisant à lire & les règles sont aisées à comprendre, même pour un débutant.
J'aime bien toutes les règles sociales qui en même temps sont assez logiques si on cadre bien l'univers arthurien avec les joueurs avant de jouer, à voir en partie, mais je l'ai dit plus haut, vu mes joueurs ça va pas être facile de faire durer leurs personnages.
Citation :
Publié par Soufflez Nous...
Non, mais mes joueurs sont des grosbills qui vont négocier chacune des mes décisions, ce qui me tanne au plus haut point & limite leurs chance survie car les seuils de difficulté ont tendance à mystérieusement grimper quand ils font ça avec trop d'insistance, ce qui fait qu'ils négocient encore plus et qu'ils crèvent encore plus etc... & j'en ai un qui va toujours partir "méchant" (le type qui prend une mutation volontairement dans warhammer, ou qui va tester une nouvelle drogue sur des clodos qu'il enferme dans sa cave dans shadowrun).

Sinon pendragon ne se fait pas une jeunesse apparemment : http://www.legrog.org/jeux/pendragon...inquieme-ed-en
Chaque fois que je te lis sur tes joueurs, j'ai l'impression d'assister à un sketch des "Knight of the diner table"
oui, ça a toujours été le problème avec Pendragon, il reste un jeu de niche malgré sa qualité et sa richesse.

faut croire que l'idée de jouer un groupe de paladins ne tente pas des masses
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