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Vous pensiez que le topic de Soir avait bide ? Et bien non.
Voici les textes en compétition, 3 c'est pas beaucoup alors faites un effort. Le plus long équivaut au quart d'un pavé d'Heathcliff.
Bonne lecture !
Texte 1
La nuit
Je sentais l'herbe se courber délicatement sous la plante de mes pieds. Un nuage passait au loin. La brise du vent caressait mon visage et semblait me délivrer un message à travers les feuilles des arbres. Un nuage encore. Les ombres deviennent étrangement envahissantes. Je humais l'air environnant, en tendant les doigts j'eus la sensation de toucher les vibrations de la vie.
Oui, je le sens. Elle est là. Je n'ai jamais vraiment sur pourquoi la nuit m'attire autant. J'aime bien le feu aussi. La danse des flammes au gré du vent exerce sur moi un pouvoir hypnotique. Cette danse est une combinaison parfaite entre l'ordre et le chaos. Comme la vie, je crois. Comme cette folie qui chaque jour me ronge toujours un peu plus. Oui, je suis fou. Je suis le rôdeur de nuit qui va de porte en porte. Celui qui roule sa bosse de ville en ville. Celui que personne ne veut voir ou entendre même quand je hurle à la lune.
Tiens aujourd'hui, la lune est rousse. C'est quoi ces sirènes qui résonnent encore dans ma tête ? Si elles continuent de chanter de leurs voix pleines de fureur. Ils vont m'emmener. C'est un endroit sans ténèbres et sans vie. Un lieu où même l'ombre de la lune n'existe pas.
L'autre jour, je n'ai pas dormi. Je suis resté les yeux braqués sur une tache rouge. Cette tache, elle ressemble à une vieille godasse abandonnée sur le bord d'une route de vacances. Je ne sais plus quand je suis devenu fou. Ah si ! C'était un mardi, je crois. Ma tête a le poids d'une enclume. Je suis devenu fou parce que j'ai fermé mes yeux trente secondes et quand je les ai rouverts, je n'étais plus moi. Le soulier perdu au milieu du papier peint aux taches de rouille me fixe de ses yeux narquois. J'ai envie de le mordre et de le griffer.
La vie est là, je la sens au bout de mes doigts. Je souris à la vie parfois. Dans la grande maison blanche c'est l'enfer. Je ne veux plus y retourner. Pourquoi ma jambe me gratte autant ? Quelle étrange sensation, je me demande à quoi servent les démangeaisons. Mes oreilles bourdonnent. Elle est là je le sens.
Oui c'est elle, la fin de ce récit boiteux.
Texte 2
23H52, 8 minutes avant minuit. Sur le toit d’un immeuble New Yorkais.
« -J’ai la cible en visuel
-Roger
-La cible s’est arrêtée sur un banc, je prends position.
-Roger
-Cible vérouillée, je demande l’autorisation de tirer
-Roger
-…
-Roger
-Quoi ? Tu me la donnes cette autorisation de tirer ou bien ?
-Roger… C’est pas le bon gars. »
Désabusé, Roger lâche un juron, puis il repense à ce que lui répètent sans arrêt sa mère et son psy et s’excuse. Il se retire alors, comme le lui demande la voix de son équipier dans l’oreillette.
-Rentre à la base, faut qu’on fasse le point.
Alors Roger rentra à la base, il y retrouva comme prévu Andrea, Georges et bien sûr Dennis. Ce qui n’était pas prévu c’était les trois balles dans la tête de Dennis et les flingues dans les mains des deux autres.
« -Toujours aussi sexy lorsque tu portes une arme Andrea. » fit Roger en espérant que son compliment ferait, par réflexe, relever ses cheveux à Andrea d’un brusque mouvement de la tête qui ne manquerait pas de le déconcentrer, permettant ainsi à Roger de profiter de ce moment d’inattention pour se jeter sur le mécréant.
Ce plan infaillible ne fonctionna cependant pas très bien car Georges, lui, n’avait absolument aucune raison de relâcher son attention ou son arme, qu’il gardait pointés sur Roger.
Donc lorsque Andrea releva ses cheveux Roger se jeta sur lui (surprise !) et Georges lui tira dans la jambe ce qui me permit de le rendre boiteux pour le reste de cette histoire. Il se roula alors de douleur en chialant comme une putain de fillette et se fit achever par Andrea qui avait justement fini son mouvement de rotativité circulaire de la tête.
Georges et Andrea, tout contents de leur méfait, sortirent alors que minuit sonnait (la base n’était vraiment pas loin de là où se trouvait la cible). A l’ombre de la lune ils se tripotèrent et autres vilaineries que je ne mentionnerais pas plus en détails (non pas qu’il y ait quoi que ce soit de mal à ça !).
Naïfs, ils ne pensaient pas être suivis, et ils ne l’étaient pas. Suivis, pas naïfs. Parce qu’ils étaient naïfs, oh oui ils l’étaient ! Et ils crurent à mon imitation d’homme complétement bourré et mon histoire de soulier perdu et ils m’aidèrent à le chercher dans le caniveau ce soulier pendant que mes collègues de la police NYPD arrivaient discrètement, accompagnés de leurs sirènes, beaucoup moins discrètes, elles.
Comment avait-on su qu’ils venaient de tuer leurs deux petits camarades ? Eh bien grâce à l’appel, dès le premier coup de feu, du cinquième de la bande, le plus discret du club. Grâce à celui qu’Andrea et Georges avaient oublié alors qu’il faisait le guet devant la base. Grâce à ce rôdeur de nuit, Pat’.
Texte 3
Comme tous les matins, Ella parcourait les docks. Officiellement interdit depuis l'Incident – une explosion qui avait coûté la vie à des centaines d'ouvriers -, elle continuait d'y aller en cachette, en souvenir des sorties avec sa sœur.
Cela faisait maintenant trois ans que Sarah était morte, mais elle se rappelait de tous leurs moments ensemble. La fois où elles avaient été chassées par un chien errant dans les ruelles autour de leur maison, les docks où elles pouvaient s'amuser des heures avec rien du tout, c'était des enfants après tout. Elle se souvenait encore du soulier perdu que Sarah avait trouvé, elle était tellement heureuse qu'Ella avait du batailler pour pouvoir le chausser. Elles marchaient une main sur la hanche, l'autre tenant un cigare imaginaire, elles se prenaient pour les dames des lunes voisines.
En levant les yeux au ciel, elle les aperçues.
Ophelia, où vivaient tous les créateurs et inventeurs. Des centaines d'archipels reliées les unes aux autres par des voies rapides sous-marines, une végétation magnifique et une vie sous-marine extraordinaire.
Ymir, QG du gouvernement. Sur cette lune résident les hommes et femmes politiques chargés du bon fonctionnement des trois mondes. Terre de feu, le président vit littéralement dans un volcan.
Et enfin Theodora, planète des ouvriers. C'est ici que la famille d'Ella est né, c'est dans des immeubles à peine debout que vivent des millions de personnes. La plupart travaillent en tant que mécanicien, réparent les vaisseaux spatiaux endommagés ou servent de main d'oeuvre aux idées d'Ophelia.
Bip bip bip.
Ella regarda sa montre, il était l'heure de son premier jour. Pas de mécanique pour notre héroïne, elle avait eu la chance d'intégrer un programme spécial, pour promouvoir l'intégration des jeunes vers les autres lunes.
Intimidée, Ella avança doucement jusqu'à l'accueil. Avant que le moindre son ne sorte de sa bouche et sans lever les yeux de son écran, l'homme assis en face d'elle lui montra la file d'attente à sa gauche. Elle le remercia et fit la queue.
Trente minutes plus tard, elle entra dans une salle moite qui sentait le renfermer. Un crâne luisant d'une quarantaine d'années l'invita à prendre une chaise.
“Bonjour, tu t'appelles comment?
- El-... Ella.
- Bonjour Ella, bienvenue chez Un Monde Meilleur, tu n'as rien à craindre, je vais te poser quelques questions pour ton dossier, ensuite tu passera cette porte et on te fera visiter les lieux. Enfin on t'emmènera sur ton poste de travail et tu recevras ton badge.
- D'accord” répondit Ella dans un soupir de soulagement.
“T'as quel âge?
- 14 ans.
- T'as des frères et sœurs?
- J'ai une grande sœur... J'avais je veux dire, elle est décédée il y a trois ans...
- Je suis désolé, tu étais proche d'elle?
- Oui, nous étions les meilleures amies. Après le décès de ma mère, elle a été obligée d'aller travailler, malheureusement il y a eu un accident... Une fuite de gaz je crois, je ne connais pas vraiment les détails. C'était notre rêve de quitter cette lune.
- Tu es au bon endroit, nous ferons tout pour que tu réalises tes souhaits. Je ne vais pas t'embêter plus longtemps, le reste peut être complété par la suite, bonne chance !” dit-il dans un grand sourire.
Un peu triste mais pleine d'espoir, Ella entra dans les locaux d'Un Monde Meilleur.
Six mois plus tard.
Ella était heureuse, le travail n'était pas de tout repos mais elle avait l'occasion de discuter avec des inventeurs chaque jour, et surtout c'était le jour de son premier stage sur Ophelia.
Accompagnée de 2 jeunes garçons, elle allait passer la matinée au 34ème étage, personne ne savait ce qu'il y avait là-bas, c'était excitant.
“Ok, voici le plan. Je vous emmène en haut, vous allez rencontrer des personnes qui vont vous briefer une dernière fois et vous donner votre pass pour aller sur Ophelia. La navette décolle à 12h pile, avec ou sans vous, hangar 3. Ne soyez pas en retard.”
Une fois en haut, les trois jeunes furent répartis dans trois salles différentes.
La salle était plongée dans une semi pénombre, un homme plutôt mignon était adossé à un bureau en chêne massif, un verre à la main. Il invita Ella à s'asseoir sur un fauteuil.
“Tu es sûre de vouloir aller sur Ophelia? Le monde est très différent là-bas, tu pourrais être un peu perdue, si tu pars tu ne pourras pas revenir avant 6 mois minimum.
- C'est mon rêve depuis toujours, je suis sûre!”
L'homme sourit et regarda sa montre.
“Mmh, encore 3 heures avant le départ de la navette, tu veux un verre?
- … J'ai 14 ans monsieur...”
L'homme posa son verre sur son bureau, et s'approcha du fauteuil.
Doucement, il caressa la longue chevelure brune d'Ella, laissa glisser sa main sur son épaule. Lentement, il défit sa ceinture, déboutonna son pantalon, et le baissa jusqu'aux genoux. Pétrifiée, Ella ne savait pas comment réagir. Elle sentit une main tendre mais ferme sur sa nuque, la poussant en avant. Instinctivement, elle ouvrit la bouche, et commença des va-et-vient. Des larmes coulaient le long de ses joues, elle entendait une voix lointaine la guider.
Soudain elle fit un bon en arrière, toussota et essaya de reprendre son souffle, un arrière goût amer dans la bouche. Dans le même temps, l'homme lui prit la main, et entreprit de la guider d'avant en arrière en poussant des gémissements de plaisir.
Sans un mot, il attrapa le visage d'Ella et l'embrassa, c'était son premier baiser. Trop choquée pour réaliser ce qu'il se passait, l'homme l'allongea sur le tapis au sol et la pénétra. Ella avait mal, des sensations inconnues parcouraient son corps, elle avait mal, elle pleurait, elle voulait s'enfuir, elle voulait retourner sur les docks avec Sarah, elle voulait revoir sa mère, elle voulait que ça s'arrête. Elle détourna la tête, elle regarda par la fenêtre, l'ombre de la lune créait des formes bizarres.
Elle trouva le courage de regarder l'homme à nouveau, il était debout, son verra à la main, rhabillé. Depuis quand? Ella n'en avait aucune idée. Blessée, salie, tremblante, elle se redressa, remit ses habits comme elle pu. Elle attrapa le pass tendu par l'inconnu.
“Il te reste 20 minutes, amuse-toi bien!”
Elle sortit de la salle et se dirigea vers le hangar 3.
Elle retrouva les deux garçons dans la navette, visages rivés vers le sol, sanglotant. Personne ne dit un mot du voyage.
“Bienvenue sur Ophelia, faites attention de ne rien oublier dans la navette!”
On les escorta jusqu'à une voiture, qui les conduit directement dans le plus grand complexe sous-marin de l'archipel. Sans attendre on les poussa dans une sorte de cabaret, sauf que personne ne chantait. Il n'y avait pas de vitres, une lumière tamisée, et pleins d'adultes attendaient dans une grande salle.
On les conduit dans une salle annexe, avec un grand rideau, puis on les déshabilla. Ils devaient étre une vingtaine dans la salle, de tout âges.
Soudain une voix retentit.
“Bienvenue chez Red Light District, nous vous proposons aujourd'hui de nouvelles expériences, jeunes, expérimentés, prêts à satisfaire tous vos besoins.... Comme d'habitude les règles sont simples, prix unique, le 1er qui choisit remporte la mise, c'est parti !”
Le rideau s'ouvrit et une lumière blanche aveugla Ella.
Elle entendait un brouhaha de l'autre côté de la vitre quand soudain un bras l'agrippa et la tira en dehors de la salle.
“non Non NON NON S'IL VOUS PLAIT PAS MOI, PAS MOI”.
En pleurs elle essaya de résister mais elle était bien trop faible, elle s'évanouit.
“... je... Je rêve? …
- Non ce n'est pas un rêve, je savais que tu viendrais ici, je t'attendais.
- Ce n'est pas possible, tu es morte, je t'ai vue mourir.
- Tu n'as rien vu du tout, le gouvernement a camouflé l'affaire, tout ça pour..."
Ella ouvrit les yeux, un homme d'environ 30 ans était debout en train de plier du linge propre.
En voyant la jeune fille se réveiller, il sourit:
“Comment vas-tu? Tu en crains rien ici, je ne te ferais aucun mal.
- *pris de palpitations* Qu'est-ce que vous m'avez fait?
- Calme-toi, rien du tout, tout va bien. Je sais ce que tu as du subir en venant ici, tout va bien...
- Je... Je crois que je deviens folle, j'ai cru voir ma sœur un peu plus tôt...”
L'homme sourit et se déroba, découvrant Sarah qui écoutait la conversation adossée sur la porte, tout sourire.
“Comm... Comment?
- C'est une longue histoire, tu es sûre que tu es d'attaque?
- *hoche la tête*
- Très bien.
Il n'y a pas eu d'accident. Un certain groupe d'ingénieurs et de créateurs avaient trouvé le moyen de faire passer un dispositif permettant de rétablir l'égalité entre les trois lunes. Malheureusement Ymir s'en est aperçue et a réussi à contrecarrer le plan original. Pour punir toutes les personnes impliquées sur Theodora, ils ont simulé un accident et nous ont transféré sur Ymir. Très vite, ils se sont servis de nous pour tirer un maximum de profit et d'influence auprès de la communauté d'Ophelia. C'est là que j'ai rencontré Hughes, il m'a acheté pour me sauver. Je n'étais pas la première, ni la dernière, mais quelque chose s'est passé entre nous. Sans entrer dans les détails, nous sommes restés ensemble. Je lui ai fait promettre qu'à chaque fois qu'un nouveau vaisseau venait faire une livraison, il sera là dans le cas où tu serais parmi eux. Je savais que tu viendrais ici, c'était ton rêve... Si seulement j'avais pu te prévenir avant...
- Mais il a l'âge de Papa !
- *sourit* Tu sais, ce qu'on a vécu, ça nous fait grandir plus vite, et puis c'est pas tes oignons de toute manière !”
En se chamaillant avec sa soeur, Ella oublia ce qu'elle venait de vivre, pendant un temps.
Six mois plus tard.
Hughes fit irruption dans la salle à manger, où les deux soeurs savouraient une sorte de bouillie sans goût, sans couleurs, sans âme.
“C'est parti, tout le monde est prêt, allez vite vite vite, c'est aujourd'hui ou jamais!”
On dit que le temps guérit, et c'est vrai. Ella reprit goût à la vie après quelques semaines. Elle intégra même le nouveau groupe pour libérer et donner du pouvoir aux habitants de Theodora.
Le plan était simple.
Une équipe chargée de voler une navette et transporter l'Objet sur Theodora.
Nos 3 compères chargés de faire diversion du côté d'Ymir pour gagner un maximum de temps.
Aujourd'hui était le seul jour de l'année où les hauts dirigeants d'Ymir se réunissent tous sur Ophelia, pour discuter du futur avec les ingénieurs et les créateurs, l'occasion rêvée.
Comme à chaque sommet, il y avait un grand concours, celui qui apportait la meilleure compagnie au président gagnait un milliard d'unités, assez pour faire vivre sa famille jusqu'à la fin des temps. Sarah et Ella étaient la compagnie, Hughes participait au concours.
Le sommet avait lieu dans un énorme amphithéâtre couvert, plus de 70 mètres de haut, au balcon les différents participants du concours avec leurs compagnies, gardées par des gardes armés. Au niveau du sol, les différents politiques participant au débat. Tout le monde affichaient un grand sourire, heureux d'être là, ou faisaient semblant du moins. Tout le monde sauf nos trois compères, ils attendaient le signal.
Cinq minutes, quinze minutes, une heure quand une agitation commença à s'apercevoir en contrebas.
Soudain une alarme retentit. Ni une ni deux, Hughes sauta sur le garde le plus proche, arracha son revolver et lui tira deux balles dans le flanc, une dans la tête. Sarah et Ella le regardèrent, tétanisées.
“GO GO GO, vous pouvez le faire, c'est maintenant ou jamais dit-il en le jetant un revolver et un couteau.”
Rassemblant tout leur courage, les deux soeurs s'extirpèrent de leurs sièges et prirent la direction des politique en contrebas.
Avec les coups de feu d'Hughes, c'était la panique, tout le monde s'était levé et courraient dans tous les sens, les gardes essayaient de reprendre le contrôle, beaucoup tiraient dans le tas.
Sarah arriva la première. Dans la salle personne ne savait ce qu'il se passait, elle tua les 3 personnes en face d'elle, la 4ème lui sauta dessus et le revolver tomba par terre. Les deux se battaient à mains nues, l'une sur l'autre, quand soudain l'homme, ou plutôt le garçon, s'écroula, un couteau dans la tête. Ella aida Sarah à se relever, ramassa le revolver, et vida le chargeur sur toute l'électronique de la salle.
L'amphithéâtre avait un côté rétro des plus appréciables, mais le gros point faible était qu'il n'y avait qu'un seul moyen de communiquer avec l'extérieur, les appareils mobiles étant confisqués à l'entrée pour des raisons de sécurité et de confidentialité. Le temps de les récupérer devrait laisser assez de temps à la première équipe pour s'échapper d'Ophelia sans encombres.
Les deux soeurs quittèrent la salle et entreprirent de s'échapper des lieux... sans succès.
La panique était telle que les issues étaient bloquées, trop de gens, trop de cadavres, trop de coups de feux, trop de pleurs, trop de sang. Elles firent demi-tour.
Elles n'avaient pas de plan, elle courraient sans direction précises.
Probablement motivées par l'absence d'air à l'intérieur, elles finirent sur le toit, seules. Levant les yeux aux ciels, elles virent la navette s'envoler vers Theodora. Elles avaient réussies. Elles s'asseyèrent sur le bord du toit, les pieds dans le vide. La panique en dessous, les tirs de laser au dessus pour stopper le vaisseau, trop tard. Ça avait quelque chose de beau, presque surnaturel.
“Hey !”
Ella et Sarah se redressèrent doucement, inquiètes. Lentement, elles firent face à l'individu, qui sourit. Il avait un pistolet à la ceinture et s'avançait vers elles, d'un pas boiteux.
“Je savais que c'était toi, je croyais bien t'avoir vu monter ici.
- C... C'e... C'est l-lui...” murmura Ella, sentant son coeur s'emballer et ses jambes se dérober.
“Tout ira bien Ella, on a réussi.”
Sarah lui prit la main.
Au contact de sa soeur, le coeur d'Ella s'arrêta de battre, c'était fini. Elle échangèrent un regard une dernière fois, puis levèrent les yeux aux ciels avant de se laisser tomber dans le vide.
Deux semaines plus tôt.
“C'est ça qu'on emmène sur Ophelia? C'est tout petit !
- Oui c'est ça, le rôdeur de nuit.
- C'est quoi un rôdeur de nuit?
- Je ne sais pas, c'est pas moi qui ait choisit le nom, mais ça en jette non? *rires*
- J'ai du mal à croire qu'un truc aussi petit puisse détruire Ymir.
- *rires* C'est parce que ce n'est pas prévu pour. C'est impossible de détruire le pouvoir en place, ils sont trop gros et trop influents.
Ce sont des connaissances, tous les outils nécessaires pour que Theodora puisse se libérer du pouvoir dont ils dépendent aujourd'hui. Est-ce une valeur sûre? Non. Est-ce fiable? Non. C'est un pari, un acte de foi.”
Bon vote
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