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Taverne Menaltienne (#3)

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Cri. Curiosité. Noirceur. Folie.


Ce dixième jour du mois de Descendre 643 allait marquer les esprits. A grands renforts de phénomènes tectoniques, un portail obscur venait de d’apparaître en plein milieu de la verdoyante Forêt d’Amakna. Celles et ceux qui osèrent en franchir le seuil ébénéen se retrouvèrent projetés dans une dimension où la seule et unique source de clarté était l’ombre. Ce que devait contenir ce pan de l’univers sembla marquer profondément les rares aventuriers qui en revinrent.

Ils y avaient vu ce que nul n’aurait jamais dû contempler. Ils savaient désormais des choses qui auraient dû être tues. Et ce savoir, cette connaissance nouvelle, aliéna l’esprit des plus faibles d’entre eux, les poussant à commettre les pires folies. Voici leur histoire.


Cinq jours après ce qui serait dorénavant connu comme « l’ouverture de la Dimension Obscure », le Monde des Douze s’emplit d’une agitation inhabituelle.

En dépit du bon sens, les légions conjointes de deux alliances venaient de se lancer à l’assaut d’un trône qui leur était demeuré inaccessible pendant près de six mois. On vit se dresser, çà et là, des étendards du Cœur Unique, frappés d’une rosace tannée sur fond de sable, ainsi que d’autres drapeaux, ceux-là d’azur et marqués d’une rose des vents de sable. Les symboles de ces deux alliances se mirent à fleurir dans les campagnes, sur les îles et même jusqu’au sommet des plus hautes montagnes. Puces, elles s’étaient mises en tête de réveiller un géant. Folles, elles comptaient mettre le ciel à bas.

D’une manière aussi imprévisible que le permet la démence, elles attaquèrent simultanément vingt-cinq des prismes, villages et autres territoires de conquête sous la coupe de Celle-Que-L’On-Ne-Nomme-Qu’à-La-Fin.

Sur la vingtaine de champs de bataille, l’atmosphère se mit à crépiter, chargée des flux magiques des sortilèges qui étaient formulés à tout-va. Les cheveux et les poils se dressaient, parcourus de fines décharges électriques, sous l’influence des incantations de renforcement qui étaient tantôt murmurées, tantôt scandées. Les corps, enhardis, se jetaient à l’assaut les uns des autres. Dans une mortelle étreinte, la plupart d’entre eux semblait danser. Danser avec l’ombre de la camarde.

Sans commune mesure avec les batailles de jadis, les lieux des affrontements furent le théâtre d’exploits martiaux qu’on avait rarement pu voir et qu’on n’admirerait sans doute plus jamais. Un point commun se détacha cependant desdits affrontements : leur fugacité. Aussi soudainement qu’ils avaient débuté, les combats s’achevèrent. L’élément de surprise n’avait que modérément porté ses fruits : sur les vingt-cinqprismes attaqués, seuls treize palpitaient désormais d’une lueur orangée, affaiblis.

Piqûres de puces, certes, mais piqûres quand même.

La folie des roses des vents, le délire des rosaces tannées… tout semblait appeler une réaction.

Alors L’Aurore se leva… pourpre, comme à l’accoutumée. Et peu lui importait que le soleil fût déjà couché. La démence, même d’origine obscure, ne donnait aucun droit. Et encore moins celui de venir récuser l’autorité de celle qui tenait le monde sous sa coupe.

Dès lors, le ciel nocturne se drapa d’une robe nuageuse et la lune, presque pleine, se mit à jouer à cache-cache derrière les longues traînées de coton céleste.

Djaul le Pataugeur, démon-lige du méphistophélique Rushu, semblait avoir suspendu ses occupations frigorifiques, focalisant son entière attention sur ce qui allait se dérouler. Le temps semblait suspendu, la bise du Protecteur de Descendre était tombée, le froid s’évanouissant avec elle. N’étaient-ce les apparitions sporadiques de l’astre lunaire, le Monde des Douze tout entier semblait entièrement tourné vers la suite des évènements, dans l’expectative. Les démons des minutes de la vingt-et-unième heure se succédèrent et, lorsque vint le tour du trentième, la nuit s’illumina.

Soixante-quatorze percepteurs, porteurs de l’écu d’azur, furent attaqués. D’un seul coup d’un seul. L’ensemble de leurs quarante-cinq prismes fut pris d’assaut. Et, à chaque imbécile qui se portait au secours des uns ou des autres, il était délivré un unique message, une seule sentence :

« Qui casse…
- ... paye. »

Les centaures furent taillés en pièces, leurs défenseurs réduits à l’état de pulpe sanguinolente. Les prismes de cette Alliance dans un Monde Irréel tâtèrent d’un acier bien tangible : celui de la réalité, celui du courroux, celui de L’Aurore Pourpre. Ils gisaient, brisés, démantelés et descellés. Leurs carcasses, éparpillées sur des kamètres à la ronde, étaient autant d’avertissements à quiconque n’aurait pas compris le message : nul ne remettait la suprématie de L’Aurore en question sans en subir les conséquences.

Vu du ciel, le scintillement des foyers et des brasiers évoquait la forme de quelques constellations, à ceci près qu’il s’agissait de maisons de guildes et de repaires d’alliance qui avaient été incendiés, rasés ou encore pillés. Les enclos d’élevage, les champs de céréales et les serres alchimiques furent ravagés avec la même détermination, la même fureur.

« Ce n’est pas tellement à propos de la conquête de quelques territoires, non… C’est plutôt au sujet de la manière de faire passer un message. »

Les témoins des cent dix-neuf agressions meurtrières relayèrent bien vite la nouvelle. Les runes de contact chauffèrent en masse, certaines virèrent même au blanc ! De cette hécatombe, de ce massacre grandiose, de ce carnage ignoble, s’éleva une idée. Une vérité. Simple. Froide. Implacable.

Cette boucherie aurait pu être évitée.

Depuis leurs cachettes, ceux qui s’étaient terrés le comprirent. Hélas, il était déjà trop tard.

La démence venait d’être chassée des cœurs, des corps et des esprits par une émotion bien plus ancienne, ô combien plus primale : la peur.

Les cris des derniers malheureux terminèrent de retentir alors que le Démon III s’apprêtait à passer le flambeau à la Démone IV.

Les dépouilles jonchaient le sol, éparses, souillant de leurs fluides corporels le manteau noir de cette nuit du 16 Descendre 643. Quelques râles d’agonie se faisaient encore entendre, s’achevant généralement dans une suite de borborygmes infâmes. Nul n’était venu au secours des écus d’azur… Pas même les instigateurs de la folie qui scella leur sort.


L’aube se leva, à l’image de sa sœur purpurine, l’astre solaire dardant de timides rayons sur les macabres tableaux peints durant la nuit, à grands renforts de larmes et d’hémoglobine.

Les maîtres peintres de L’Aurore, ces assassins chevronnés, allaient tout de même devoir assurer la défense de leurs treize prismes affaiblis. Ce nombre avait porté malheur à ceux qui étaient à l’origine et il continuerait, fatalement, d’exercer son emprise symbolique sur l’un des camps de belligérants.
A l’aliénation fuligineuse allait succéder une autre forme de folie… celle de l’or. Et, plus précisément, celle des pépites. Fragments de pouvoir translucides et luminescents. Sur l’ensemble des treize territoires vulnérables, 850 000 d’entre elles allaient être relâchés.

De quoi motiver même les plus lâches.

Les quarante-cinq structures de cristal, de roche et d’acier victimes de l’ire de L’Aurore Pourpre allaient, elles aussi, avoir l’opportunité de changer de propriétaires. Leurs défenseurs s’organisèrent donc en conséquence.

Jusqu’aux deux tiers de la journée, les maigrelettes possessions des adeptes du Cœur Unique ne firent l’objet d’aucune attaque. Rassérénés, les porteurs des bannières de sable frappées d’une rosace tannée abordèrent en toute quiétude le règne éphémère de l’amnésique Démon XVII.

Mal leur en prit.

Ils virent débarquer sur leurs terres trente porteurs du soleil d’or sur fond de gueules. Las, il ne leur vint même pas à l’idée de contester l’action de ces derniers. Perdant, à cette occasion, l’un de leurs derniers territoires. Cette prise de position fit office de coup de semonce avant le début des hostilités.

Une heure plus tard, les dix-huit coups marquant l’avènement du démon éponyme retentirent. Trois prismes d’importance remettaient leur destin et le trésor tapi au fond de leurs entrailles entre les mains des derniers vivants qui se dresseraient à leurs côtés à la fin du décompte fatidique.

Trois fronts. Trois alliances. Bientôt rejointes par une quatrième…


Les séides du soleil d’or vinrent garnir les remparts de leur village de Terrdala, gardiens implacables et sentinelles imperturbables. Sous la canopée, à travers les volutes de poussière et de pollen, la lueur des torches se réverbérait sur les plis et le tissu vermillon des étendards aux liserés dorés.

Les fourreaux huilés, les lames affûtées, les boucliers briqués, tous étaient parés. A leur tête, un vieillard court sur pattes, fervent du Dragon d’Or Flamboyant, à la barbe d’une teinte violine.

A l’image des siens, sous ses innombrables rides d’expression, il restait concentré. Son attention entièrement focalisée sur d’éventuels mouvements, là-bas, à l’orée de la bambouseraie. Nulle trace d’un quelconque adversaire…

Soudainement, l’une des nombreuses poches de la jambe droite de son pantalon rapiécé se mit à chauffer puis à émettre une lumière d’un blanc laiteux. Sans s’alarmer outre-mesure, il en sortit une pierre de contact à la rune luminescente. D’une syllabe stridulante, il activa l’objet enchanté et appris, par la même occasion, que les champs de glace du continent frigostien faisaient l’objet d’une incursion massive des irréels blasons d’azur.

A peine cette nouvelle lui parvint-elle qu’une flèche fusa depuis le sous-bois pour venir se ficher dans la palissade ceignant le village.

D’une main crevassée, l’adepte d’Enutrof rangea la pierre magique et entreprit de lisser sa barbe broussailleuse. Les bamboutos grinçaient dans le vent. Ce dernier rendait la moiteur de l’endroit un peu plus supportable. Il faisait presque nuit, les moskitos vrombissaient autour des lanternes.

Depuis la bordure voisine qui leur appartenait encore, la horde du Cœur Unique se rua à l’assaut du village de Terrdala. L’impassible petit chef de guerre lança un bref sifflement. Et l’enfer se déchaîna.


Au même moment, à des milliers de kilokamètres de là, une disciple de Féca rangeait dans sa besace une pierre de contact semblable à la précédente.
L’opération effectuée, elle jeta un coup d’œil aux onze personnes qui l’accompagnaient.

Pataugeant dans la boue, à l’abri des regards, le groupe s’était installé au fond d’une dépression dans le sol inégal et traître de la putride Tourbière Nauséabonde. Quatre de ses membres arboraient, à l’instar de l’adepte de la Gardienne des Troupeaux Célestes, l’emblème du soleil d’or sur fond de gueules.

Les gargouillis et les ricanements stridents des tourbassingues masquaient les chuchotements des sept derniers membres de cette équipée visqueuse. Ceux-ci étaient venus en tant que partenaires. Cela faisait déjà plusieurs semaines que leur alliance cohabitait en bonne entente avec les représentants de L’Aurore Pourpre. Ce soir-là, c’était à leur tour d’apporter leur soutien. A charge de revanche…

La disciple de Féca les observa, songeuse.

L’une de ses consoeurs, aux mœurs de bisouglours, riait aux facéties de deux fervents du dieu Iop. Le premier avait été élevé par une meute de blérauves tandis que la seconde se proclamait collectionneuse de koinkoins, de préférence vivants. L’une de leur compagnes, une représentante de la Maîtresse des Compresses, voletait, de-ci de-là, à la poursuite de lépidoptères aux couleurs bigarrées. Leurs trois derniers comparses étaient aussi incongrus et saugrenus qu’eux. Sans oublier d’être mortellement efficaces.

Et vice versa.

Relativement retirée des conflits, sous des airs placides et nonchalants, leur alliance se suffisait à elle-même. Jusqu’à ce que les envoyés du Cœur Unique ne viennent lui chercher noise, troublant ainsi son calme. Eveillant l’eau qui dormait… La vindicte de cette dernière se fit sentir et, de fil en aiguille, conduisit à cette association dont les adversaires du soleil d’or allaient, une fois de plus, faire les frais.

Les douze infiltrés se réunirent en cercle au fond de la cuvette brunâtre et puante.

Ils étaient en territoire ennemi. Seuls cinq naïfs montaient la garde dans ces marécages fétides dont le prisme venait de virer à l’écarlate.

Au vu de la configuration du terrain, il n’y aurait pas d’effet de surprise.
L’approche discrète était interdite par la vase qui trahissait les déplacements, accompagnant chaque pas d’un bruit de succion sonore.

En fin de compte, cela ne les dérangeait pas outre-mesure.

Ainsi, dans un même élan, les douze personnages émergèrent de la vase et chargèrent leurs adversaires. Tandis que quatre des sentinelles se ruaient au contact des intrus avant de s’écrouler, sans vie, dans la fange aux remugles infâmes, la dernière d’entre elles appelait en renfort les troupes parties à l’assaut de Terrdala.

Par le truchement des portails magiques bleutés, des sortilèges de téléportation et des modules technomagiques de quelques prismes de conquête voisins, la totalité des assaillants de Terrdala la Luxuriante atteint la Tourbière Nauséabonde devenue vulnérable.

Se heurtant à un mur de défenses ensorcelées, s’empêtrant dans d’innombrables pièges et glyphes, ils comprirent que le petit nombre de leurs adversaires était inversement proportionnel à leur efficacité et leurs qualités martiales. La résistance des importuns qui s’étaient débarrassés de leurs gardes en surprit plus d’un.

Et le pire ne tarda pas à arriver.

Un quart des défenseurs de Terrdala les avait suivis. Les plaçant, de fait, entre le marteau de leurs armes et l’enclume des sorts des infiltrés.

Les corps glissaient dans la boue puante, les décharges magiques fusaient dans tous les sens, pulvérisant les arbres tordus et marquant les chairs. Les dépouilles flasques des servants du Cœur Unique jonchaient le sol ou flottaient à la surface des trous d’eau stagnante, faisant le festin de la faune locale. En plein combat, les ouassingues glousseurs venaient s’emparer des cadavres avant de les engloutir au plus profond de la vase.

Terrdala était sauvée. La Tourbière Nauséabonde était perdue.


Sous des latitudes plus fraîches, balayés par des vents chargés de neige, les champs de glace du continent frigostien ne tardèrent pas à suivre le mouvement. Les contestataires qui s’y étaient réunis furent éliminés en l’espace de dix minutes, le prisme qu’ils pensaient pouvoir convertir à leur cause continuant d’arborer les couleurs bien connues de L’Aurore.

A peine les clochers douziens avaient-ils célébré la prise de fonction du charismatique Démon XIX que l’épopée glorieuse des guerriers pourpres se poursuivit à la surface du gigantesque lac gelé de Frigost.

Leurs plaies pansées, remis d’aplomb ou ramenés d’outre-tombe, les agents de L’Aurore Pourpre se remirent en route.

La coalition des fous entendait se remettre en travers de leur chemin avec trente de leurs soldats fantoches ? Trente-huit chiens de guerre et sept de leurs alliés leur feraient mordre la neige, à défaut de poussière.

Réveillée une fois de plus, l’eau douce qui dormait naguère se fit vive. Ses agents devinrent autant de gouttes, poisons d’eau jadis douce, ruisselant dans les rangs adverses, faisant preuve d’une véritable maestria au combat.

Discorde et mésentente éclatèrent alors chez leurs ennemis, achevant de miner les efforts pathétiques de ces derniers. Les kaniglous, voraces, se régalèrent de leurs restes.


Défendre le reculé village des Zoths fut une simple formalité et d’un ennui qui s’avéra mortel… pour l’unique inconscient qui en tenta d’en franchir les portes condamnées.

Cet intermède permit néanmoins aux serviteurs de L’Aurore de remercier leurs partenaires en leur offrant la bordure de Terrdala. Y éradiquant, par la même occasion, les quelques représentants d’une absconse Union Utilitariste Amaknéenne qui avait cru qu’elle pourrait se servir dans le monceau de prismes affaiblis par Celle-Qui-Règne-Encore-Et-Toujours.

Sotte, cette même alliance jugea bon de dépêcher ses troupes aux portes du Village des Brigandins. Hélas, fidèles à l’esprit de la terrible Mama Ayuto, ses propriétaires légitimes leur en refusèrent l’accès, propulsant leurs corps désarticulés, vulgaire poupées de chiffon, du haut des grandes passerelles aériennes.

Le prisme de conquête associé reprit une teinte ordinaire. Lévitant bien loin au-dessus du sol, en plein cœur du village arboricole du Peuple Enfant. Personne n’avait pu en décrocher la bannière qui y flottait, au gré du vent.

Commune à celles qui désignaient les propriétaires des plus importantes parties du Monde des Douze, elle arborait un unique symbole. Un soleil d’or. Sur fond de gueules.


Une fois la moitié du règne du Démon XXII passée, L’Aurore Pourpre trouva une occasion supplémentaire de rappeler à ses détracteurs qui avait droit de vie et de mort sur ce plan d’existence.

Le Cœur Unique n’avait pas encore assez payé la folie dont il avait été l’instigateur. Il devait défendre son territoire du feuillage de l’Arbre Hakam. Une fois n’étant pas coutume, ce furent les larrons qui firent l’occasion...

Dans les moindres recoins de l’arbre géant, des plus larges branches jusqu’au bout de rameaux insignifiants, cinq gouttes d’eau vive et vingt-six blasons sanguinolents traquèrent les vingt-cinq défenseurs de l’édifice végétal. Les malheureux n’eurent d’autre choix que de périr, abandonnés de tous, goûtant aux effets de ce qu’ils avaient déclenché.


La dernière bataille, l’ultime défense, allait se dérouler sous le regard curieux de XXIII, la Démone potelée. L’intégrité de l’île de Grobe devait être sauvegardée. Or, leurs nombreux combats avaient mis ses protecteurs en retard.

Baignée de brumes éternelles, l’île aux tombeaux de Pandala était reliée au continent de la déesse de l’Ivresse par un pont aussi antique que délabré. Ses eaux étaient à l’image de ses occupants, froides comme la mort. Les spectres d’anciens disciples de Pandawa y erraient sans autre but que de se repaître de la chaleur des rares vivants qui osaient s’y aventurer.

A proprement parler, il ne s’agissait pas du plus attractif des lieux de villégiature. Mais il était hors de question de l’abandonner à quiconque n’en était pas digne.

Les éclaireurs de L’Aurore prévinrent leurs pairs : l’entrée de l’île était le théâtre d’une bataille rangée entre les alliés de la veille. Leur folie n’avait manifestement eu de cesse que de les poursuivre jusque dans la tombe. L’Alliance dans un Monde Irréel affrontait le Cœur Unique qui avait pris à parti l’absurde Union Utilitariste Amaknéenne.

Soit, ceux qui étaient devenus et restés les maîtres de ce monde se réunirent sur le pont menant à Grobe, laissant aux belligérants le soin de s’écharper entre eux.

La clameur des combats leur parvenait, particulièrement vive. Lorsque celle-ci commença à perdre en intensité, ils chargèrent.

Comme un seul être.

Qu’ils furent à pied ou portés, grands ou petits, jeunes ou vieux, tous étaient mus par une volonté commune, une soif insatiable, un désir inassouvi.

Ils avalèrent les kamètres, réduisant la distance entre eux et leurs dernières proies. Leurs cibles, trop occupées à s’entretuer, ne les virent arriver qu’au dernier moment. Plus par instinct qu’autre chose. Leurs yeux s’écarquillèrent et, le temps qu’elles réagissent, qu’elles se rendent compte qu’elles s’en prenaient aux mauvaises personnes, avant même qu’elles ne fassent front commun, il y eut…

L’impact.

Le choc fut d’une violence ahurissante. Déluge d’acier, de chair et de sang. Toute humanité avait déserté les prédateurs, leurs victimes tombaient sous leurs coups. Taillant, écrasant, mutilant et tranchant dans le vif, ils se frayèrent un chemin à travers les corps de leurs proies. Le choc mat des dépouilles contre le sol ponctuait le fracas métallique des armes qui en rencontraient d’autres. Sortilèges et autres invocations furent laissés de côté. Seules comptaient la sauvagerie et la bestialité. La Horde Pourpre, la Plaie du Monde, les Saigneurs du Ciel n’avaient aucunement besoin d’artifices magiques pour se repaître des âmes et de la terreur de ceux qu’ils terrassaient. Les hurlements d’effroi, les cris de douleur et les détonations ajoutèrent encore à la cacophonie ambiante.

Au bout d’un quart d’heure d’affrontements, il ne restait plus qu’une seule faction en lice. Celle qui venait de défendre son dû.

Le brouillard immarcescible de l’île de Grobe fut balayé, l’espace de quelques minutes, par un vent venu de l’Est. Alors, à la lueur des brasiers et des troncs embrasés, çà et là, on vit bondir une silhouette. Sur les innombrables tombes qui venaient de se rajouter à celles qui parsemaient déjà l’île, sautait, jaillissait et cabriolait un Enutrof à la barbe violine.

Coiffé, pour l'occasion, d’un bonnet carmin à pompon et vêtu d’une cape écarlate, tous deux doublés d’une épaisse étoffe aussi blanche que moelleuse, il hurlait à tout va, riant à gorge déployée :

« Joyeux Nowel ! Joyeux Nowel ! »

Sans titre-1.jpg
Citation :
Publié par John-Slater
Joyeux anniversaire Jésus.
Citation :
Publié par Mangourette
Bon anniversaire au fervent du dieu Iop élevé par une meute de blérauves...
Coïncidence ? Probablement pas. Gloire et puisense aux Blaireaux. Ils régneront bientôt.
Pour le tournoi des 10 ans j'ai repéré seulement 2-3 team potable pour Menalt.
On pourra supporter :
- les CDM : Papy-Luke, Dana, thermo
- Les 3 chatons : Pero, Bantam, maltazart
- une team avec : Namitsuko, el-anna, jsaipluki
- une team qui s'appel Cor Unum, mais avec 3 inconnus
- une team avec Ashert et deux inconnus.
Les autres de menalt c'est des mega random.

Bonne chance a vous !
On s'était inscrit avec Centenaire et BP, mais apparemment trop tard, dommage !
Citation :
Publié par Malm
Pour le tournoi des 10 ans j'ai repéré seulement 2-3 team potable pour Menalt.
On pourra supporter :
- les CDM : Papy-Luke, Dana, thermo
- Les 3 chatons : Pero, Bantam, maltazart
- une team avec : Namitsuko, el-anna, jsaipluki
- une team qui s'appel Cor Unum, mais avec 3 inconnus
- une team avec Ashert et deux inconnus.
Les autres de menalt c'est des mega random.

Bonne chance a vous !
On s'était inscrit avec Centenaire et BP, mais apparemment trop tard, dommage !
Merci c'est cool On espère faire du beau gameplay mais comme pour le Phéno' on y va surtout pour le fun et rigoler ensemble.

Dommage pour votre team :/
Vu votre performance au Phenomenalt vous êtes pour moi la meilleure équipe de menalt dans ce tournoi ! Surtout que co traitement au Phenomenalt votre compo est plus efficace !
Yo.

Le forum Goultarminator est maintenant ouvert. Roubliios rejoint l'équipe de modération aux côtés de Gourette et moi-même. Pour s’inscrire, il suffit d'envoyer un mp IG ou via la messagerie JOL à Gourette/Centenaire (si possible heure/date, afin que ça soit plus facile pour vous retrouver/accepter).

Bonne soirée.

Dernière modification par Centenaire ; 17/03/2014 à 00h29.
Je précise qu'il faut vous inscrire sous votre pseudo joueur et également que les joueurs inscrits l'année dernière et toujours actifs (donc titus + remplaçants) n'ont pas été supprimés (normalement).

Dernière modification par Mangourette ; 17/03/2014 à 01h02.
Citation :
Publié par Yoshird
Qui nous certifie que c'est le bon schtroumpfs ?!
Qui d'autre ?!

@Malm je fais mieux, je récupère vos ip avec une petite manip' et je les vends à Via, infinite money
C'est désormais officiel, j'aurai mon Dolmanax le 1er Avril.

Mouvement symbolique (et savamment calculé), juste pour dire que l'obtention de ce Dofus est une grosse BLAGUE.

Voilà.
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