puisque vous semblez apprécier les textes, en voilà un autre qui je l'espère vous satisfaiera.
Le mage descendit un étroit et sinueux escalier qui s'engoufrait profondément sous la forteresse.
Dès qu'il l'avait pu, Sarnack avait installé son laboratoire dans les sous sol afin que ses expériences ne soient pas troublées par les bruits des autres Prophetes.
Arrivé au bas de l'interminable escalier, le mage faisait face à un mur sombre, sur lequel était dessinées d'étranges runes avec du sang.Un malaise prenait n'importe qui aprochait du laboratoire.Les ondes maléfiques qui émanait du mur était quasi palpable.
Le thaumaturge s'approcha et prononca ces mots: "Rimhsho abh aktarel!"
Le sang émit une faible lueur puis une porte se dessina dans le mur.
Elle souvrit lentement et le demi-elfe pénétra dans son laboratoire.
Sarnack fut assaillit de toute part par des cris stridents d'une horreur sans nom.
-Imr steh Shalafi, murmura-t-il.
Les cris cessèrent.
-Gâsh! souffla Sarnack, Gâsh voulant dire feu en Orc.
Simultanément, des nombreux cierges et chandelles s'alumèrent magiquement.
Le mage observa la pièce dans laquelle on pouvait dénombrer une multitude de cages mettaliques.
Les cris provenaient de ces cages, dans lesquelles étaient enfermées les Autres Vivants.
Ces créatures avaient été créées par sa mère de son vivant.
Elles étaient les preuves de nombreux échecs. Les malheureuses créatures étaient condammnées à rester dans leurs cages tant que le thaumaturge ne maîtrisait pas encore assez bien les puissances magiques permettant de les contrôler.
Sarnack approcha de l'une des cages et observa l'être. Les autres vivants étaient à la fois tous différents, mais aussi tous semblables. Un immonde amas de chair suintante duquel sortait des protubérances que l'on pourrait qualifier de membres.
La pauvre créature se tortillait dans sa cage cherhcant à échapper au regard de son maître.
Le mage se détourna et continua d'avancer dans la pièce.Il arriva devant une banale porte en bois. Il l'ouvrit et s'apprêter à la franchir, mais se faisant, il se retourna:
-Je ne veux entendre aucun bruit.
Il referma la porte.
Il se trouvait à présent dans sa bibliothèque personelle ou tous ses livres les plus précieux étaient soigneusement rangés et entretenus.
Il s'assit à un bureau de marbre qu'il avait ramené de son ancienne demeure.Sur celui ci était posé l'un des parchemins Prophétiques, celui que Alasen, son cousin, avait trouvé à la mort de ses parents.
Bien qu'il ait traduit, interprété et étudié le parchemin, le mage continuait a le lire et le relire sans cesse, cherchant un indice qui pourrait l'aider dans sa quête.
Pendant des longues heures il resta ainsi à étudier le fameux parchemin, cherchant dans de vieux grimoires des informations sur la Prophétie, s'informant auprès des vents magiques...rien.
Sarnack était fou de rage, comme à chaque fois qu'il tentait d'en savoir plus sur la Prophétie.
Il s'apprétait à réduire en cendres un alambic fendu, quand il fut brutalement dérangé.
Les Autres vivants s'étaient mis à crier.Les cris étaient bien plus forts qu'à l'accoutumé et, fait étrange, même si le mage n'était pas encore tout à fait leur maître, jamais ils n'auraient oser le déranger, par peur des représailles.
Le mage accourut et ouvrit vivement la porte de bois.Un souffle glacial lui cingla le visage, le faisant trembler comme une feuille.Les cierges étaient éteints, mais il sentit une présence dans la pièce.Dans les ténèbres, il apercu deux lueurs qui semblaient être des yeux.Le regard dégageait une telle aura maléfiquen une telle haine, que la volonté du demi-elfe faillit flancher.
Il ne put articuler aucun son. Aucun sorts ne lui venaient à l'esprit, c'était comme s'il les avaient tous oublier.
Autour des yeux se matérialisa un visage affreux et blafard, puis ce fut un personnage tout entier qui apparut.
Sarnack faillit perdre conscience.L'apparition éclata d'un rire soudain qui retentit dans tous le château, glaçant le sang à tous les Prophètes, même au puissant Alasen que la mort n'effrayait guère.
Le spectre disparut et emporta avec lui le froid insuportable qui s'était installé dans la pièce.
**********************
Sarnack ouvrit la porte de la salle commune ou s'étaient rassemblés les Prophetes, suite au terrible cri qu'ils avaient entendu. Le silence se fit.Le demi-elfe, encore plus pâle que d'habitude avança en titubant, les yeux agards.Il semblait être inconscient mais il avançait tout de même.
-Sarnack! cria Alasen se levant brusquement et se précipitant vers son faible cousin.
Le thaumaturge lui tomba dans les bras.Il était glacé.
Il tomba dans l'inconscience et le dernier mot qu'il prononca plongea l'assemblée dans l'incompréhension:
-Mère...
|