Voila, Eörndil et moi on est en train de réfléchir a une super idée pour une nouvelle guilde Light

Donc pour l'instant on est en train de mettre nos idées en commun pour faire un bon concept, innovant et fourni.
J'ai commencé a écrire un background pour cette guilde et j'en appelle a la communauté de DnL pour donner son avis dessus
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C'était fini.
Arcenon fils de Farnon regardait s'envoler les derniers dragons dans le crépuscule sanglant.
Son père était mort. Son peuple décimé. Ils avaient vécus comme des ombres dans les cavernes des Gnomes durant des mois, fantômes dans l'obscurité harcelant un ennemi innombrable et retardant une défaite qui ne pouvait être que la seule issue possible.
Et puis les Immortels furent envoyés par les Dieux, apprenant aux hommes l'art du combat et leur transmettant certains de leurs pouvoirs afin de combattre les dragons. Les peuples libres de Ganareth les suivirent, empreints d'une folie, d'un rêve qui pénétrerait les ténèbres et d'atteindre la lumière.
Et elle était la, cette lumière. Dans ce ciel furieux de couleurs ou leur ennemi commun s'enfuyait a tire d'aile ...
Arcenon tomba a genoux, et il se mit a pleurer comme un enfant se réveillant d'un horrible, si horrible cauchemar. Lentement il comprit que tout était fini. Que les dragons ne reviendraient pas, que plus jamais les hommes n'auraient a faire face a leur extermination. Il senti une main presser son épaule. En tournant la tête il reconnu son ami, Erathien Chantenuit. Arcenon vit dans les yeux du barde la même émotion qui étreignait son coeur, celle de sortir d'une profonde torpeur, de voir ce jour inespéré.
Il se remit debout avec l'aide d'Erathien. Il prit soudain conscience des autres gens autour de lui , et de l'immense champ de bataille qui s'étendait a ses pieds. Des nains, des elfes, des hommes, et d'autres encore qui pleuraient, ou hurlaient de joie. Tous, sans distinction de race ou de clan, célébraient chacun a leur manière, mais tous avec la même intensité ce jour ou les dragons furent vaincus.
Arcenon ne conserve que peu de souvenir de ce qui se passa ensuite. Lui et son ami demi-elfe furent rassemblés par les généraux, lui même rappelant les siens a ses cotés. Ils ne furent qu'une poignée. Les blessés furent soignés et nourris sommairement, puis ceux qui comme Arcenon furent trop épuisés pour fêter la victoire regagnèrent une des tentes communes pour dormir d'un sommeil sans rêve.
Ce n'est que deux jours plus tard qu'il se réveilla.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, il ne vit qu'un visage baignant dans une lumière dorée, et la chanson que l'être fredonnait semblait celle d'un ange de lumière. Alors que sa conscience faisait surface, l'illusion se dissipa et Arcenon découvrit qu'il s'agissait d'une elfe. Une elfe Sylvaine si les légers reflets verts sur sa peau et dans ses cheveux ne le trompaient pas.
- Ysatis vous a eu en grande grâce, Messire, dit-elle
- Que ...
Arcenon sentit une douleur sur son flanc alors qu'il tenta de se redresser.
- Chhhuut... ne bougez pas. Vous avez reçu une sévère blessure. Si Erathien ne l'avait pas vue en tentant d'enlever votre armure, elle aurait pu être mortelle.
La lumière fit mal aux yeux d'Arcenon lorsque Erathien rentra a cet instant dans la tente.
- Ah mon ami, tu es enfin réveillé ! Quel dommage que tu aie manqué le début des festivités, une caravane naine est arrivée hier matin avec des fûts entiers de leur bière. Autant dire qu'ils furent accueillis comme des héros, dit Erathien en riant.
- Tu t'es bien remis a ce que je vois, grimaça Arcenon en remerciant l'elfe des bois d'un signe de tête.
- Certes ! Mais tu constatera que je t'ai placé entre de très bonnes mains, dit-il avec un sourire goguenard. Eïlana est non seulement adroite, mais son sourire pourrait faire pâlir le ciel !
- Flatteur, lança-t-elle. Tu avais moins fière allure lorsque tu es venu me chercher pour le soigner !
- J'ai l'impression d'assister a une querelle de couple ... Si tu m'aidais plutôt a me lever ?
Erathien aida Arcenon a se lever, tandis que Eïlana rangea ses bandages et ses pommades. Les joues de celle-ci semblaient avoir rosi délicatement aux mots du jeune seigneur.
- Ne vous forcez pas, Messire, votre blessure pourrait se rouvrir.
- Je vous remercie pour vos attentions, dame Eïlana, dit Arcenon humblement. Pourrais-je vous demander de vous enquérir du sort des miens ?
- Je vous ferait parvenir un message, Messire.
Lorsque les deux compagnons sortirent de la tente, la fête battait encore son plein.
Avançant parmi les fêtards, soutenu par son ami, Arcenon demanda :
- Ai-je rêvé ou a-t-elle vraiment rougi ?
- Disons que je me suis empressé de vérifier si je n'avait rien perdu de mon charme auprès de ces dames ...
- Ha ! Pourquoi n'en suis-je point étonné ?, sourit Arcenon.
- Mon ami tu me blesses grandement !, répondit le demi-elfe, faussement indigné, est-ce donc la toute l'estime que tu me porte ?
Ils riaient encore lorsqu'ils s'installèrent dans un endroit plus calme, d'où l'on pouvait voir une grande partie du camp.
- Raconte moi, mon ami, demanda sombrement Arcenon. Quelles sont les nouvelles ?
- Il y a tant a dire ... bien peu de choses gaies et tant de choses tristes, répondit Erathien sur le même ton. Le fils du roi des elfes est mort, balayé par la queue d'un dragon. Sa mère Dil'thiel n'a plus prononcé une parole depuis. La succession des Haut-elfes en est profondément perturbée, car la reine est désormais la dernière représentante de la lignée royale .....
Erathien continua son récit, dictant la liste des rois, des princes et des héros disparus. Il résuma les nouvelles pour chacune des races, narra les actes de bravoures dont il entendu les rumeurs, et en vint a la race des hommes ...
- La lignée des rois des hommes est a présent presque éteinte. Ce sont les humains qui ont subi le plus de pertes. Tu es un des rares seigneurs encore en vie, a l'exception d'une poignée d'autres, de quelques comtes et du duc de Eirfen. Mais celui ci ne souhaite pas de couronne, car il est déjà bien vieux et que les hommes ont besoin de gens plein d’énergie pour amorcer la reconstruction du monde ...
- Le duc Arnath est un vieil homme, mais il est sage. Les nouvelles générations auront besoin de ses conseils.
- En effet ... Il faudra bien longtemps avant que le monde ne se relève. Tous ont subi de terribles pertes. Puissent les vents de la guerre rester loin de nous pour les siècles a venir.
Arcenon ne put qu’acquiescer a ces mots, avant que, les yeux perdus dans le vague, les deux êtres se perdirent dans les pensées silencieuses du souvenir.