Quant à la remarque sur la polygamie, elle me surprend. C'est une pratique qui a toujours été répandue par le passé. Alors la voir dans une œuvre qui s’inscrit dans une époque moyenâgeuse ne me surprend pas. C'est d'ailleurs assez courant dans les animés, en bien plus prononcé pour ne pas dire lourd. Finalement, le héros a, à la fin de la deuxième saison, eu "que" 3 partenaires et il vit avec deux femmes. Mais c'est abordé avec respect et considération envers les femmes. Il demande d'ailleurs à Elfy. Aujourd'hui il n'est pas rare de voir des relations ouvertes ou polyamoureuses.
Ah bah s'il lui demande alors ça va !
C'est le pire dans une oeuvre de fiction : y'a juste à écrire qu'elles soient consentantes pour qu'elles le soient, c'est pratique !
A l'époque la polygamie pouvait se justifier plus qu'aujourd'hui ? Déjà c'est faux, l'anime se place dans un monde medieval fantastique principalement inspiré du moyen age européen. Et dans le moyen age européen, la polygamie, ça passait pas.
Mais limite, ça on s'en fout. Quel que soit le monde dans lequel il vit, si le héro vient d'un monde moderne, on aurait pu attendre de lui que, à la manière de sa force au combat, il puisse amener aussi sa force morale et apporter le progrès social à son époque. Mais non, Rudeus c'est l'exact opposé. Il se vautre derrière les traumatisme de sa vie passé pour justifier le fait qu'il se comporte comme une merde, y compris dans le contexte de l'époque dans laquelle il a res.
Si le sujet de la polygamie était contextualisé et traité intelligemment, je dis oui à ce genre de thématique.
Mais non, ici la polygamie n'est là que pour justifier un harem au sens stricte du terme. La justification ne vient qu'après, et, vraiment, elle va pas chercher bien loin. Si la polygamie résolvait magiquement tout les problèmes de triangles amoureux sans poser plus de problèmes, aucun soucis qu'elle serait démocratisé dans le monde entier :]
On met en place une situation issue d'un fantasme masculin, souvent malsaint, puis on oriente l'intrigue et les personnages de façon à ce que ça paraisse moralement acceptable, et hop là on justifie le comportement.
Les premiers amours, ben... comme l'anime nous rappelle en permanence qu'il a été Isekai, y'a beaucoup de passages qui ont juste l'air d'être de la pédophilie. D'ailleurs la première fois qu'il essaye de toucher Eris et qu'elle refuse, elle a 12 ans, et lui 10 dans ce corps. Et dans le déroulé de la scène, on voit très clairement qu'il est victime de pulsions qui ne lui viennent pas de son corps d'enfant. Non, j'arrive pas à voir ça comme un premier amour mignon, désolé x)
L'adultère de Paul. Certes, c'est très réaliste.
Et je conclurai par ça parce qu'au final ça illustre parfaitement ce que je reproche le plus à cet anime. C'est très réaliste, c'est très humain, c'est crédible. Ca prends les pires aspects de l'humanité (ou plutôt de la masculinité, parce qu'au final ça tourne surtout autour de ça), et plutôt que les condamner et proposer des héros qui arrivent à surpasser leurs problèmes et leurs faiblesses, ça propose des héros qui se sont vautrés dedans et qui s'en sortent par la fuite et la résignation. Comme, effectivement, de façon très réaliste, beaucoup l'auraient fait dans la vrai vie. Et ça fait passer le message "non mais se comporter comme une merde, c'est pas si grave au final, c'est juste humain".
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EDIT : par rapport à Made In Abyss, ça a un côté assumé en plus. Sur Made In Abyss, j'admet que c'est difficile de se convaincre à 100% que l'auteur n'a pas un peu de fascination pour les corps d'enfants. Mais si on arrive à passer outre (et dans l'anime ça se résume à un téton de petite fille à un moment, et quelque blagues de zizi) y'a un vrai propos derrière qui renforce l'oeuvre, à savoir l'idée de jongler en permanence entre l'horreur et l’émerveillement, l'innocence enfantine des protagoniste servant directement ce propos. Ca rends le truc, à mon sens, plus digeste et moralement tolérable. Et surtout, bah c'est beaucoup, beaucoup moins présent quoi.