GW - Le théâtre de Dame Althéa

malheur aux vaincus

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Cela faisait un moment que je n'avais pas écrit et puis.. paf un éclair d'inspiration que je me suis empressée de coucher sur le papier (ou taper sur le clavier au choix) C'est que le début mais si ça plait je continuerais.


Le feu…. Le sang… ma fuite…
Le souffle me manque mais la peur me donne des ailes. Derrière moi les cliquètements métalliques d’armures et d’épées se font entendre au milieu des cris et des râles d’agonie. Je m’arrête net, ne sachant plus où aller, devant moi, des hommes et leurs loups empêchent ma retraite vers le fort. Mes jambes flageolent, et un frisson me parcours l’échine. Je suis prise en tenaille. Autour de moi, d’autres villageois se sont stopper, le regard terrifié et hagard. Les Démons de Tyrie nous ont prit au piège. Certains s’agenouillent déjà pour demander clémence. Ils devraient pourtant savoir que c’est inutile, que les Lycanthropes sont des brutes sanguinaires, dépourvus de la moindre pitié. Mes mains tremblent lorsque je me saisis d’une vieille faux rouillée, laissée à l’abandon dans un tas de foin. Nous n’avons aucune chance, ils ne nous laisserons pas passer, ils nous tuerons ou feront de nous des esclaves. J’ai entendu les rumeurs sur ce clan, et je ne tiens pas à être une de leur nouvelle proie.
Je m’avance, serrant mon arme improvisée à m’en faire blanchir les jointures des mains. Je n’ai jamais combattu, je n’ai aucune chance je le sais bien, mais attendre la mort n’est pas envisageable. Je récite une vague prière à ma Déesse, pour qu’elle me protège, qu’elle fasse que ma mort ne soit trop douloureuse.
Les battements de leurs tambours de guerre résonnent dans ma tête comme l’écho du sang qui me bat les tempes. Mes doigts glissent sur le manche de la faux, ils sont moites, et une terreur indicible monte lentement de ma gorge. Je ferme les yeux un instant, laissant la légère fraicheur de l’aube m’aider à me reprendre. Je suis forte. Je dois…


Je m’élance. J’ai déjà vu les soldats de la garde du Seigneur s’entrainer mais je n’avais jamais combattu. Ma souplesse naturelle de danseuse me permet d’esquiver facilement un premier coup d’épée. Mue d’une volonté propre la faux, dans un tourbillonnement s’écrase dans le torse du lycanthrope devant moi. Il s’effondre mais je n’ai pas vraiment le temps de le voir, trop préoccupée à éviter les lames meurtrières qui fondent sur moi. Le temps semble ralentir, mes mouvements se font plus précis. Je ne sais s’ils sont désorientés par ma façon de combattre, qui ressemble plus à une danse qu’à autre chose. Je m’arrête soudain. Des villageois, je suis la seule qui soit encore debout, mais nos envahisseurs sont toujours aussi nombreux. Ils m’encerclent totalement mais ne font mine de s’approcher. Qu’attendent-ils ? Une sourde angoisse me noue l’estomac. Ils m’observent, me jaugent, me jugent. Un mince filet de sang coule d’une entaille à mon bras. Ma robe n’est plus qu’une loque déchirée et sale, mon corset dévoile quelques uns de mes charmes. Je resserre machinalement ce qu’il en reste sur ma poitrine, comme un faible rempart devant leurs yeux observateurs.


Au loin je n’entends plus les cris, ni les bruits des mécanismes de guerres, le Hall a du tomber. Je suis encore vivante mais pour combien de temps encore.
Les guerriers s’écartent légèrement, l’un d’eux vient d’entrer dans le cercle. Je ne comprends pas ce qu’il dit, ce qu’ils se disent, mais cela n’a plus d’importance, je suis prête à continuer à me battre, jusqu'à ce que je tombe. Il reste stoïque devant moi, alors que le silence règne à présent. Des peintures noires et rouges lui barrent le visage en motifs complexes. Grand, de stature large, il me dépasse de plus de trois têtes. A coté de lui je dois ressembler à une naine. Ses yeux brillent d’un éclat étrange qui ressemble a de l’amusement, de la pitié, je ne saurais le dire, ponctué par un sourire carnassier au coin de ses lèvres.


Son attaque fut foudroyante. Je ne vis qu’à peine l’éclair de ses lames, juste à temps pour les esquiver maladroitement et tomber en arrière. Je me relève aussi vite que possible. Celui-ci est différend des autres, il est dangereux, beaucoup plus dangereux que tous ceux que j’ai affronté jusqu’à présent. Mon cœur bat la chamade. Je ne suis pas prête à abandonner, je ne suis pas prête à le laisser me vaincre. Il tourne agilement autour de moi, comme une charogne autour d’un morceau de viande. Un prédateur. Je suis sur mes gardes, il continue, cherchant une faiblesse ou une ouverture. Mes mains se remettent à trembler, comme si c’était le moment ! Son regard inquisiteur me déstabilise, je sais bien que je ne dois pas montrer un seul signe de ma faiblesse mais… J’ai peur. Je sens toute la flamme de mon courage s’éteindre sous le souffle de ses yeux sombres. Il passe de nouveau à l’attaque, cette fois ci je vois venir l’assaut, et sa hache rencontre le fer de ma faux. Je manque de force, il en profite, je me retrouve à terre de nouveau. Il rit. Il joue avec mes nerfs, avec moi. Je me relève et me jette furieusement sur lui, esquissant des pas rapides, la faux tournoie manquant de peu son visage. Il sourit toujours, mais je ne lui laisse pas le temps de s’amuser un peu plus. Mes coups pleuvent, je ne sais pas s’ils l’atteignent, car ma vision se trouble de plus en plus. Soudain je tombe à genou. épuisée, totalement vidée de mes forces. Cette fatigue étrange qui engourdit mes membres lentement, qui les ankylose me terrasse. Cela vient de lui j’en suis persuadée. Je n’arrive presque pas à garder les yeux ouverts et encore moins à me relever. J’ai la tête qui tourne, j’ai beau essayer de me ressaisir, rien n’y fait. L’obscurité m’engloutit dans un dernier papillonnement de paupières.
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