GW - Le théâtre de Dame Althéa

Wu Song et le Liang Shang Po (recit Factions)

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Wu Song est né au village de Tsumei où il grandit dans l'admiration de son grand frere Wu Jing qui combattit en soldat lors de la Guerre des Guildes. A son retour Jing fut acceuilli en heros mais les retrouvailles furent entachées par une affligeante nouvelle: Wu Jing avait été gravement bléssé et il était desormais infirme et diminué.
Il enseigna cependant l'art du combat à Song qui voyait toujours en son frere ainé un guerrier indestructible. Un jour, lors de son entrainement quotidien en forêt, Wu Song tomba nez à nez avec un tigre gigantesque, véritable fléau du village qui ravageait les troupeaux et dévorait les bergers. Song le reconnu immediatement car l'animal n'avait qu'une oreille, l'autre ayant été coupée par Wu Jing des années auparavant. La bête, croyant reconnaitre son ancien adversaire se rua sur Wu Song et une terrible lutte éclata à l'issue de laquelle Song brisa à mains nues la nuque du tigre.
Song ramena la depouille au village et connut son heure de gloire. Le ministre Cho lui même vint felliciter le jeune homme car l'empire avait été saisit de l'affaire, le tigre s'étant montré jusqu'alors inssaisissable. Il lui proposa aussi de rejoindre l'armée et c'est ainsi que Wu Song pu suivre les traces de son cher frere.
Grâce à ses talents et à son entrainement, Song gravit rapidement les echellons et se vit nommer Capitaine de la Garde de Kaineng. Il invita donc son frere et l'épouse de celui-ci à le rejoindre à la capitale afin que Wu Jing puisse bénéficer des meilleurs medecins de l'Empire et, pour un temps, Wu Song connut le bonheur.
Mais l'épouse de son frere, lasse d'être mariée à un "demi-homme" ne tarda pas à faire des avances à Song qui lui promit les pires tortures et une mort sans sepuluture si elle deshonnorait son mari.
Loin de se décourager la jeune femme prit pour amant un courtisan, fils du ministre des rites et bientôt, les pêcheurs voulurent vivre leur passion publiquement, ainsi fut-il decidé que Wu Jing devait disparaitre.
La femme adultere profita que Song, qui veillait toujours sur son frere, fut envoyer en mission dans le sud pour melanger à son remède quotidien de fortes doses de cyanure et une nuit, Jing ne put retenir son âme. A son retour, Wu Song prit donc le deuil et Jing eut droit à des funerailles de heros, la cour ayant pris en charge les obsèques. On dit que l'empereur lui même y assista et declara à Song "nous perdons en ce jour un veritable fils de l'Empire".
Mais Wu Song se refusait à croire, comme le reste de son entourage, que l'etat de santé de son frere s'était simplement dégradé; il mena donc son enquette et decouvrit l'affreuse vérité. Il alla alors trouvé sa belle-soeur et lui fit tout avoué. Puis, comme promis il lui fit connaitre une mort attroce mais ne pouvant emporter le cadavre jusqu'au desert pour l'y abandonner sans sepulture, il le devora et tint ainsi sa parole. Ensuite Song se rendit au palais du ministre des rites et, à la faveur de la nuit, y massacra tout ses occupants à savoir le ministre, son épouse, leurs enfants (parmis lesquels se trouvait l'amant de sa belle-soeur), leurs serviteurs et toute la garnison qui s'y trouvait. Il fit de même avec les deux palais adjacents à celui du ministre et, enfin, il entassa la centaine de cadavres dans la cour d'entrée, pour qu'au matin les passants decouvrent ce sinistre spectacle, et il inscrivit sur le mur d'en face avec le sang des victimes la phrase: "La punition celeste ne souffre aucun délai, car un véritable fils de l'Empire reclame vengeance."
Par cette phrase, Wu Song se demasquait, il quitta donc Kaineng et se fit passer pour un voyageur visitant chaque temple du pays, ce qui lui valu plus tard son surnom de Pèlerin. Lors de ce voyage il rencontra le célèbre Lu Da dit Bonze Tatoué qui lui proposa de devenir un homme "au bord de l'eau" (un brigand). Song accepta et c'est ainsi qu'il fut mené au mont Liang pour y integrer la fameuse bande de justiciers qui l'habitait.
Nul besoin de présenter des heros tel que Dai Zong le Messager Magique, Grande Soeur Gu, les frères Ruan, Li Kui la Tornade Noire, Liu Tang le Diable à Poils Roux, Kong Liang le Météore ou encore leur chef bien-aimé Sun Jiang la Pluie-Opportune. Qu'il soit simplement dit que Wu Song fut compté parmis les onze grands Capitaines du Liang Shang Po et que les exploits des cent huit brigands en defiance de la tyrannie des ministres felons et avides de richesses comme de pouvoir furent longtemps chantés par le peuple.
"36 astres cellestes sont cachés parmis les roseaux, 72 contellations terrestres sont assemblées au bord de l'eau."
Un jour pourtant, Lun Jun Yi la Licorne de Jade, très noble parmis les brigands, fit un rêve étrange et il en fit part à l'Assemblée des Preux: dans ce reve il voyait une tablette mortuaire ou était inscrit les mots "paix sous le ciel" signe indiquant que l'Empire ne connaitrait bientot plus de troubles ce qui signifiait la fin du Liang Shang Po.
Après avoir envoyé des éclaireurs aux nouvelles, les bandits aprirent que le perfide ministre Gao, las de ses multiples et infructueuses tentatives d'invasion des monts Liang, avait cette fois envoyé les dix légions impériales pour investir le repère des cent huit heros. Mais n'etant pas des laches, les brigands affronterent leur ennemis et une terrible battaille s'engagea, bataille qui oposait cent huit braves à des milliers de soldats. Apres dix jours d'une lutte acharnée, Gao le ministre envoya un emissaire déclarant que les brigands seraient amnestiés si leur chef Sun Jiang se livrait pour plaider sa cause face à l'Empereur.
Plein de sollicitude pour ses hommes, Sun Jiang accepta malgré les suplications des ses cent sept freres d'armes et, à peine arriver au camp du ministre, il fut torturé et décapité. Sa tête fut envoyée à Kaineng pour y être exposée et l'ordre de reprendre dès le lendemain l'assaut sur le mont Liang fut donné.
Mais ceux qui étaient désormais cent sept, la rage au coeur, chargèrent vaillammant les légions impériales dans un terrible cri qui ébranla le ciel: Frère Sun Jiang.
Ils combattirent avec l'energie du desespoir car la perte de leur chef leur etait cruel et leur charge fut des plus meurtriere car aucun des cent sept astres ne se souciait de sa vie, n'aspirant qu'à venger son chef assassiné injustement et à mourir avec honneur.
On dit qu'ils manquèrent de peu de briser les lignes ennemies et ce jour là neuf legions furent décimées mais la derniere eut raison des malheureux brigands.
Ainsi furent anéanti ceux qui oeuvrait pour le peuple et la justice.
Un poète luxon déclara un jour à leur sujet: ils sont morts mais leur mémoire ne perira jamais. car tout les coeurs, même les plus vils, ont admiration et respect pour les nobles sentiments qui seuls élevent l'homme au dessus de la bête.
Quant à Wu Song, il fut laissé pour mort sur le champ de bataille et il reprit ses esprits trois jours plus tard. Il enterra ses amis et parti pour Kaineng où il deroba la tête de son chef pour la remettre en terre aux cotés des hommes qui l'avaient si longtemps suivit et aimé. On attribu aussi à Wu Song la mort du ministre Gao qui fut retrouvé dans son lit la gorge tranchée quelques jours apres la bataille du Mont Liang, car sur le mur de la chambre on pouvait lire, écrite avec le sang du ministre, l'inscription: Liang Shang Po, Paix sous le ciel.

Nul ne sait ce que devint Le Pélerin après cet évenement. Les rumeurs disent qu'il aurrait embrassé la cause des Luxons et qu'il aurrait pris les armes contre les Kurziks en tant que simple soldat, comme l'avait jadis fait son frère lors des Guerres des Guildes.
Une seule certitude demeure: Wu Song vivra, et mourra, selon l'unique loi du Liang Shang Po, "rendre la justice quand le ciel y manque."


Références:

Vous vous en doutez, le thème n'est pas de mon cru (pas entierement du moins). J'indique donc ici les ouvrages qui ont inspirés cette adaptation à l'univers de Guild Wars.
-Au bord de l'eau
-les 47 ronins
En esperant que la curiosité de certains sera suffisament piquée pour qu'ils lisent ces classiques du roman historique.

Si ce récit rencontre une critique favorable, je posterais d'autres textes.
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