Allez un petit mot du Seigneur de guilde
Je voulais préciser étant donné les débats actuels sur les noms de guilde que notre nom de guilde n'a rien de prétentieux et vous pourrez comprendre je pense pourquoi il n'y aura pas que des hommes chez nous avec notre histoire. Nous ne sommes pas RP pour autant mais comptons respecter les réglementations sur les noms des joueurs et de guilde (j'y veillerai !)
Pour ce qui est de "Nùmenor", ce nom n'apparaît dans la trilogie du seigneur des anneaux que par référence aux origines d'Aragorn seulement. J'espère donc ne pas avoir à changer notre nom de guilde qui nous portent déjà tous à coeur surtout vu le choix de notre serveur non-RP.
Voici notre histoire :
Par un doux jour de Printemps, alors que le soleil commençait à peine
à percer le feuillage du grand chêne qu’Aganor aimait contempler chaque matin en sortant de sa ferme avant d’entamer une dure journée au champs, Aganor fut en cette matinée étonné de voir trois formes humaines dont deux de petite taille au pied de cet arbre ancestral.Un homme d’une barbe de plusieurs jours tenait blottit contre lui et emmitouflé dans sa grande cape deux enfants de trois printemps tout au plus. L’homme avait déjà un aspect cadavérique et sa main gauche était crispée juste en dessous de son cœur, agrippant le haut de sa tunique tirée vers le bas et laissant apparaître une blessure noire comme les abysses d’où partaient plusieurs veines sombres. Aganor, qui ne s’était jamais préoccupé d’autre chose que les résultats de ses plantations, se sentit investi d’un devoir. Il recueillit ces deux enfants et enterra leur défunt protecteur au pied du vieux chêne. Il les nomma Thalar et Esishor ; enfin c’est ce qu’il crue déchiffrer des inscriptions sur les médaillons finement gravés et dorés que portaient les deux enfants autour du cou.
Il leur apprit à vivre durement par le travail de la terre et apprirent à vivre dans la ferme sous le vieux chêne qui semblait surveiller toute cette petite vie. L’adolescence venu, le vieux fermier décida de leur faire apprendre le maniement des armes par un maître dans cette compétence en ville afin de canaliser la fougue qui les habitaient. Alors que Thalar acquis une très grande prestance au combat de cet entraînement, Esishor excella dans le maniement des armes transformant cette fougue en une adresse spectaculaire. Mais la vie quitta Aganor ainsi que celle du vieux chêne ancestral qui laissa sa robe de feuilles tomber au sol à l’apparition d’un automne annonçant un hiver rude. L’hiver passa en même temps que la tristesse qui avait rempli le cœur des deux orphelins. Puis ils scellèrent ce mal-être en décidant de quitter le foyer de leur enfance et d’arpenter les chemins de la vie d’aventurier.
Cette nouvelle vie les amena à défendre la vie sous toute forme contre l’ombre qui commençait à se répandre sur le vieux monde. Ils apprirent ainsi le langage des elfes auprès de deux compagnons qui se joignirent à leur communauté ; Elenluin et Alexandrax, qui leur montrèrent la beauté du combat elfique ainsi que leur adresse à l’arc tout en restant à l’écoute de la nature qui les entouraient. Leurs aventures les firent rencontrer un maître du savoir du nom de Rom. Cet érudit de Bree, maître des langages et de l’administratif les aida plusieurs fois à déchiffrer des écrits dans des langages que seul les plus cultivés peuvent traduire. Un jour, alors qu’ils discutaient tous sur comment refaire le monde à l’auberge du Poney Fringant autour d’une bonne chopine, à fumer de la bonne herbe à pipe, Rom entrevit le pendentif que portait Thalar autour du cou. Ses yeux s’écarquillèrent comme s’ils voulaient s’approprier l’histoire de cet objet qui n’était resté pour son propriétaire que le symbole d’une petite enfance dont il ne possédait aucun souvenir. Rom bondit alors de sa chaise et sauta au cou de Thalar en saisissant l’objet précieux dans ses petites mains en criant « Numenor ». Puis sa voix s’assagit alors qu’il levait ses yeux pour fixer celui de Thalar et se figea en voyant la lame d’Esishor sous sa gorge. Une réponse de Thalar à une simple question sur son âge confirma ses soupçons : « un descendant du peuple de Numenor… ». Elenluin et Alexandrax s’étonnèrent des 45 ans qu’annonça Thalar alors qu’Esishor ne fit qu’acquiescer en confirmant qu’il avait le même âge. C’est ainsi que Rom rejoint la communauté afin de suivre ceux qu’il nomme les fils de Numenor. Depuis ce jour, les 5 amis décidèrent de constituer une grande confrérie visant à lutter contre l’ombre de Sauron qui était à l’origine de la chute de ce glorieux peuple.
Thalar : « Elfes, nains, humains, hobbits vous avez choisi de nous suivre dans notre quête contre l’ombre de Sauron. Nous vous considérons tous comme nos frères. Vous êtes pour nous, descendants d’Earendil, tous des Fils de Numenor »
Grace aux compétences de chaque membre, la confrérie acquis une puissance non négligeable. Alors que nous déplorions le départ d'Elenluin pour son pays natal, plusieurs compagnons nous rejoignirent tel que Pantocrator, maître en négociation, qui devint notre Ambassadeur et l'une des têtes des Fils de Numenor, Cassandra à la voix perçante, Ulchiorra Maître Armurier et bien d'autre encore. Dans son soucis d'améliorer l'organisation, les Fondateurs s'organisèrent pour répondre aux attentes des membres pour devenir Esishor Maître de l'Artisanat, Thalar Seigneur de Guilde, Alexandrax Grand Organisateur et Rom le Scribe. Déjà de grands faits furent accomplis et certaines confréries frappèrent parfois aux portes de notre Maison de Guilde afin de partager leurs opinions sur la lutte contre l'Ombre. Nous n'étions que trop peu encore face aux envoyés de Sauron et la modeste maison de Rom à Bree nous servait de maison de guilde. Certes cette maison était modeste mais déjà très réorganisée : la Chambre d'Artisanat où beaucoup d'artisans s'afféraient à confectionner armes, armures et autres, ainsi que la Table des Sénéchaux où les décisions des têtes de la confréries décidaient de l'avenir de la guilde, la Salle des réunions où logeaient les membres et qui faisait aussi office de dortoir. Le coeur de Thalar et Esishor était empli d'une certaine fierté mais les deux héritiers de Numénor gardaient toujours un regard sérieux car ils savaient que ce n'était que le début d'une vocation à emmener ceux avec qui ils partagent leur table, vers une mort plus que certaine...
Et ce qui du arriver, arriva. Un soir de Printemps où la Confrérie dormait paisiblement d’en un doux silence, les Fils de Numenor furent tirés de leur sommeil par le cri d’un des leurs « Les Nazguls ! ». Des cris terrifiants nous percèrent les tympans. Alors que certains se préparaient déjà aux combats avec ce qu’ils avaient sous la main, certains n’eurent pas assez de courage pour pouvoir se lever et restèrent blottis dans un coin. Les trois Nazguls se frayaient un chemin, tranchant membres qu’ils firent voler en l’air en faisant tournoyer leurs immenses lames qui s’abattaient sur les plus courageux comme sur les plus terrifiés. Nul ne les arrêtait et même les plus expérimentés tombèrent. Seuls certains hobbits bénirent les dieux d’être d’assez petite taille pour se trouver les meilleures cachettes. Seuls restaient les Fondateurs qui se préparaient pour l’affrontement final. Mais cet affrontement ne donna gère plus l’avantage aux Fils de Numenor. Les trois Nazguls s’avancèrent d’une même voix en poussant leur cri strident. Alexandrax tira une volée de flèches qui semblaient s’écraser sur un mur. Esishor fonça une arme à chaque main tandis que Rom incantait ses plus puissants sorts et que Thalar criait pour leur redonner courage en chargeant auprès de son frère. Mais les cris de courage que lança Thalar se transformèrent en cris de douleur. D’un revers d’épée un Nazgul balaya Alexandrax. Un autre trancha la poitrine d’Esishor tandis que le troisième planta sa lame dans le flanc de Thalar. Tous s’effondrèrent. Seul resta Rom qui vit ces incantations n’avoir aucun effet sur les créatures de l’Ombre. Les Nazguls s’avancèrent à l’unisson et embrochèrent le mage d’une traite. Rom cracha une gerbe de sang et tomba à genoux. Soudain, une lumière blanche et chaleureuse envahit la salle et Rom cru distinguer une forme humaine derrière les Nazguls qui hurlèrent face au nouvel arrivant. Il s’effondra au sol et sombra dans l’obscurité en murmurant dans sa barbe « le Magicien Gris ». Les Fils de Numenor, enfin ceux qui n’avaient pas succombé à leur blessures ou étaient mort en combat, se réveillèrent dans des lits. Leurs plaies étaient pansées et seuls les membres cassés les faisaient souffrir et ralentissaient leur mouvement saccadés. Tous récupérèrent en silence et la vie commença à s’éveiller au sein de la Confrérie. Ils étaient tous à l’Auberge du Poney Fringant et se réunirent aux premières lueurs du jour autour d’une table dans la taverne. Tous les Fondateurs étaient certes bien diminués mais en vie. Seuls vingt sept âmes sur une cinquantaine constituaient encore la Confrérie. Thalar entama alors un discours pour réanimer la flamme du courage enfouit dans le cœur de chacun et réussit à percevoir une simple et petite étincelle dans le cœur de la majorité. Elle était petite mais heureusement perceptible. Mais une minorité avait encore les cris des Nazguls dans leur tête et dans leur cœur meurtri qui ne pouvait s’arrêter de saigner et qui resterait une plaie béante jusqu’à ce que la mort les emporte. Seule une vingtaine resta fidèle aux héritiers de Numenor. Un beau matin, ils partirent tous en groupe une fois leurs blessures refermées, uni plus que jamais, prêt à venger la mort de leurs frères d’arme et les yeux rivés sur l’Ombre d’Angmar.
Thalar