[Kirin Tor] Aube sur les Maleterres

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Le soir tombait sur le ciel altéré par magie de Tirisfal, qui semblait être fait de nuage absorbant la lumière du crépuscule. Soren et sa douzaine de compagnons se préparaient à camper pour leur unique nuit dans Tirisfal. C’était la fin de ces mois de voyage sous les montagnes des Steppes Ardentes et de Dun Morogh, dans les Paluns, Menethil, et Hillsbrad.
L’ex-voleur espérait bien profiter de cette dernière nuit avant leur entrée dans les Maleterres, et la découverte de dangers pires que tout ce qu'ils avaient pu rencontrer jusqu'alors.
Ils avaient quitté Southshore depuis quinze jours. Les habitants s’étaient montré curieux de voir des agents de Stormwind aussi loin au nord. Il leur avait alors expliqués qu’ils étaient chargés par l’Église de Stormwind de savoir ce qu’il était advenu de Lordaeron en général, et de la tombe du fameux héros Uther Lightbringer en particulier.
Ils n'auraient même pas du être ici, mais ils s'étaient égarés, et s'étaient enfoncés dans les montagnes d'Alterac au lieu de prendre la route vers l'est et la Pointe du Noroit. Ils avaient alors décidé de traverser une partie du lac Lordamere, afin de passer par Tirisfal.
" On arriverait demain n’est-ce pas ? demanda Han, paladin éxilé qui revenait sur les terres qu’il avait abandonné trois ans et demi plus tot. On serait où ? Près d'Andorhal ?
- Plus à l'ouest, répondit, Erins, un chasseur nain. On sera dans une région plate, où il y avait des fermes jadis. Ce sera le commencement."
Soren avala sa salive. Leur véritable mission était bien différente de l'explication qu'ils donnaient au paysan. Sotrmwind commençait à envisager une intervention armée dans les Maleterres. Mais pour ça, il fallait découvrir ce qu'il s'y tramait, les forces du Fléau, et quel était le role de la Croisade Ecarlate.
Peu importait combien d’entre eux se faisaient tuer, tant qu’ils réussissaient à faire un rapport de la situation.


Fastofe, prêtre de l’Eglise de Stormwind, et Han patrouillaient autour de la zone de campement. En territoire hostile, ils avaient décidé de vérifier qu’ils n’étaient pas établis à coté d’un camp de Réprouvés ou autre niches de Darkhound. La seule chose qu’ils avaient trouvé dans leur inspection, c’était une vieille maison en ruine, abandonnée. Ou qui du moins en avait l’air.
« Tu crois qu’on devrait vérifier à l’intérieur ? demanda Han.
Fastofe réfléchit une seconde. La maison semblait déserte, mais si des éclaireurs du Fléau en sortaient en pleine nuit… C’était imprudent, mais à eux deux, ils étaient bien capable de battre même une goule ou un nécromancien si quelqu’un les repérait.
- Oui, répondit-il. On entre. »
Ils entrèrent sur leurs gardes. Les deux hommes s’avancèrent lentement dans l’entrée, armes brandies. Le bois grinçait légèrement sous leurs pieds, et tout était silencieux. Ils s’immobilisèrent, tentant de repérer une voix, un souffle, une latte de parquet vermoulu grinçant sous le poids d’un squelette sans âme.
Rien. Fastofe se détendit un peu.
« Examine la cuisine et le hall d’entrée, dit le prêtre. On y trouvera peut-être quelque chose. Je m’occupe de la salle de séjour. »
La maison était encore plus délabré à l’intérieur. Les armoires étaient pourries et recouvertes d’une épaisse couche de poussière. Les seuls objets dans les armoires étaient brisés. Soudain, il remarqua un endroit sur un meuble où le bois aparaissait beaucoup plus sombre, comme si il n’y avait pas de poussière à cet endroit..
Soudain sur ses gardes, il s’avança. Il avança la main et la passa sur une partie de la trace. Aucune différence entre là où il avait touché et là où la poussière avait déjà été enlevée.
« C’est tout récent », se dit-il.
Il examina le sol. Là. Encore des endroits où le sol apraissait nettement. Les traces conduisaient jusqu’à l’escalier vers l’étage. Elles étaient également visible sur les marches. Il avança lentement sur la permière marche, qui poussa un gémissement sous poids. Il y avait une marque sur la rampe. Il la prit tout d'abord pour une trace de doigt, mais il se rendit compte que c'était beaucoup trop fin, et qu'il ne voyait aucune ligne digitale. La marque était celle d’un os de la main.
Il regarda le haut de l'escalier et commença à reculer, quand quelque chose se jeta sur lui avec un hurlement désespéré. Il bascula à la renverse avec un cadavre animé qui le plaquait au sol. Il eut à peine le temps de crier un mot de pouvoir que la créature lui plongea une dague dans l’épaule. Il hurla et repoussa le mort-vivant par-dessus sa tête des deux pieds.
Tremblant sous le choc, il se remit debout. La créature avait deux vertèbres et les os du tibia apparents. Sa peau était grise et paraissait moulée à es os et à quelques muscles. Raffermissant sa prise sur son arme, le mort-vivant avança à nouveau. La porte du salon s’ouvrit à la vollée, preque arrachée à ses gonds pourris.
C’était Han, au grand soulagement de Fastofe. Le paladin lança un renvoi des morts-vivants sur leur ennemi, qui recula de quelques pas mais ne s’enfuit. Poussant un juron, le paladin enchaina avec un exorcisme. Cette fois, le mort-vivant fur projeté contre le mur de la salle, mais ces chairs ne s’enflammèrent pas comme elles le fasaient généralement. En le regardant se remttre sur ses pieds, Fastofe eut la confirmation de ce qu’il pensait depuis le début.
« C’et un Réprouvé » lança-t-il à Han.
Le paladin acquiesça d’un grognement. Il l’avait compris aussi.
Le Réprouvé, jadis une femme d’une trentaine d’année, les regarda l’un après l’autre, mais ne s’enfuit pas. Les deux hommes s’avancèrent, quand il y eut un hurlement déchirant. « Maman !
- Timmy ! Cours ! » lui cria la Réprouvée.
Il y avait un petit garçon en haut de l’escalier, mort-vivant également. Leurs voix étaient hideusement déformées, mais elles étaient humaine, pleine de sentiments humains.
Quand Fastolfe avait compris, il s’était figé. Les Réprouvés ne pouvaient pas se reproduire. Cette mère et son fils étaient restés unis par-delà la mort, par-delà les hideuses machinations du Roi Liche. Ils ne restait plus que l’un pour l’autre depuis près de quatre ans, et depuis la libération des Réprouvés. La mort-vivante n’était pas leur ennemi. Même dans sa condition de non-vie, elle n’avait agi que… que par amour.
Fastolfe sentit son cœur se briser. Il regarda la Réprouvée et son fils, puis il jeta un regard à Han, qui avait une simple expression de compréhension sur le visage. Mais sa voix était beaucoup plus émue.
« Après quatre ans de non-vie…
Le prêtre hocha la tête.
- Il y a peut-être quelque chose au fond des Réprouvés après tout. »
Fastolfe soigna sa blessure en y passant la main, après quoi les deux hommes baissèrent leurs armes, et sortirent sans se retourner.
Je pense qu'un auteur est toujours content lorsque l'on commente son texte, qu'il soit bon ou mauvais, de manière à ce qu'il puisse s'améliorer.
Et bien qu'on puisse toujours s'améliorer, il n'y a rien à dire sur ce texte, si ce n'est, bravo !
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