[Chronique] Jita 4-4

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Et voila, la traduction de la awesome chronique jita 4-4, écrite par CCP Dropbear :
http://www.eveonline.com/background/...p?cid=06-09-10

C'est véritablement une des meilleurs (et c'était vraiment un gros morceau de traduction, il écrit bien le bougre !). Des tonnes d'informations sur le background, notamment caldari et gallente

Encore une fois j'ai pris parfois quelques liberté pour garder une fluidité, j'ai relu pour les coquilles mais j'ai pu en oublier. Si vous avez des remarques (vocabulaire ou orthographe, je suis tout ouïe.

Sinon, j'ai mis quelques annotations concernant certains fait de la chroniques qui relève du background

Bonne lecture.

Citation :
Jita4-4.jpg
Jita 4-4


Première partie.


Il est 9 heure du matin quand j'arrive au terminal. La plupart des shuttle changent leur fréquence de départ de 15 a 30 minutes. Les gens se rassemblent et attendent, tentant difficilement de se distraire dans l'intervalle qui semble sans fin. Les bars, les distributeurs automatiques et les cabines de réalité virtuelle remplissent les recoins assez grands pour les abriter, offrant un échappatoire rapide, facile et onéreux des murs en béton intentionnellement gris , éclairés par les seuls néons monotones. Pâle et exsangue dans cette lueur factice, tout le monde ressemble a un vampire, quelque chose que je décrirais comme approprié.

Les heures creuses commencent, quand les choses commencent retomber, si l'on pouvait décrire quoi que ce soit ici dans ces termes. Jita 4-4 a beau être l'un des centres les plus occupés de l'univers, surtout pour les Capsuleurs, mais la prépondérance du rythme biologique se fait connaître même ici. Moins de shuttle qui partent maintenant ? C'est la station qui ralentit son souffle. Réellement c'est nous, notre souffle collectif, mais l'empreinte humaine est désormais dans tout – pour le meilleur ou pour le pire.

Une des règles est que nous ne pouvez pas dormir ici. Pour moi, fatigué de voyager au travers du réseau hasardeux d'une station des frontières profonde, cet usage singulier est malheureux. Voyez vous, malgré ma bien plus jeune apparence, aujourd'hui marque un anniversaire bien plus avancé, et sans rentrer dans les détails techniques, je n'ai pas dormi depuis plus de trois jours. J'ai plus ou moins oublié comment maintenant, et il y'a cet instant dans l'accalmie, ce séduisant rêve éveillé qui me prends par surprise quand j'en veux le moins.

Néanmoins, en espace Caldari, je ferais de mon mieux pour me comporter. Et ce à cause de la liste massive des intendants de station, d'agents de sécurité et de «conseillers d'information», qui vous réveillerons carrément et vous le rappellerons, comme ils aiment le dire.

«M'dame, je voudrais vous rappeler qu'il est interdit de dormir dans le Terminal 1.»

Comme si vous aviez vraiment oublié. Comme si vous vouliez vous étendre endormi et vulnérable, pendant que des passants anonymes enjambaient votre corps sans vie et sans défenses. Comme si vous vouliez tomber dans leur piège. Comme si vous étiez, et bien... du bétail.

Ils prennent une note, voyez vous, et la lie a votre Identifiant Temporaire de Station. C'est votre premier et seul avertissement. La seconde fois que vous vous assoupissez ils ne disent rien, ils lancent juste la montre. Si vous vous réveillez avant la fin des dix minutes, cela fait deux. Le troisième c'est soit dix minutes, ou un troisième assoupissement. Vous pensez que je plaisante. Vous vous dites qu'il n'y a aucun moyen qu'ils s'emmerdent avec ces conneries. Et bien, tout a un protocole, ses paramètres sévère, ses limites. Bon, ou est ce qu'on en était déjà ? Exactement.

Trois avertissement convertissent ces petites annotations en inculpation de vagabondage. Les contrevenants sont chassés brutalement, rapidement et sans un mot. Les vagabonds ne méritent pas qu'on leur lisent leurs droits, car par définition ils n'en ont pas.

Je me souviens que quelques dizaines d'année plus tôt, tout le monde tombait dans le panneau. Il y avait les véritables vagabonds; des Minmatar a l'œil morne et la bave typique du Sooth Sayer, ostensiblement sans abri, puant leur propre merde, et a côté l'homme d'affaire Caldari, style cadre supérieur, qui pensent que les règles ne s'appliquent pas a eux. Souvent leur premier passage ici, venant d'un poste de frontière régionale, Lonetrek ou quelque chose comme ça. Même ces types la, habillés dans des costumes qui coûtent plus que le salaire annuel des trois hommes qui trimballent leur cul endormis, désorientés, et fringués en haute couture hors de la: Même les plus puissants pouvaient être traités comme les plus modestes. Pourtant personne, a ce que je peux voir, n'a pour l'instant fait de faux pas.

Je suis venu ici pour me rappeler les Caldaris. Et c'est aussi la raison pour laquelle je prends les stimulants.

Il y'a le facteur d'amusement bien sur, mais ça a plus a voir avec mon aversion pour les rues de ciment glacial et des types de personnes qui traînent dedans jusqu'à l'aube. Il y a des vampires ici aussi. La faute au rythme biologique, ou autre chose.

En ce qui concerne ce que je fais ici, et bien, disons pour le moment que je ne veux pas m'endormir. En réalité, ça n'a pas grand chose a voir avec ce qui pourrait m'attendre la bas, et plus a voir avec mon absence d'Identifiant Temporaire de Station.

Nous sommes tous censés en avoir un vous voyez. Celui d'Otro Gariushi était le 19, le premier numéro de citoyen disponible dans le registre. Même lui, Otro Gariushi. (4)

Mon premier arrêt est l'aire de restauration. La principale, je veux dire. Celle qui fait la taille de quatre arènes de Mind Clash, qui domine l'entrée du Terminal 1. Vous ne pouvez pas la rater, l'endroit n'est pas conçu comme ça. C'est une étendue de quatre kilomètres sur neuf de consumérisme gastronomique comme vous n'en avez jamais vu.

Les gens viennent ici juste pour ça.

Les Jumpdrives ont apportés des changements extraordinaires. Ils nous ont aidés a remodeler notre monde avec une vitesse et une efficacité dramatique. Ici au rez de chaussée de Jita cependant, on me rappelle la façon dont nous avons détourné cette technologie vers des utilisations plus basiques.

Je dis ça car je peux sentir une autre empreinte humaine, quelque chose comme l'odeur piquante du poisson fraîchement pêché. Peut être vieux d'à peine plus d'une heure. A ce moment la, plein de vie, remontant le courant vers le néant sous l'un des très nombreux cieux extraterrestres. Je suis l'odeur et feint de pouvoir discerner ou: quelle planète, quel continent, quelle implantation. Peut être quelque part dans Urlen, j'estime, près de l'une des implantations polaire, ou les champs magnétiques créent ces horizon mauves fabuleusement hypnotiques avec ces étoiles nettes et scintillantes qui brillent a travers la fine atmosphère. De l'immobilier bon marché parfait pour les pêcheries aventureuses. Ça doit être encore moins cher maintenant, j'imagine, étant donné la proximité des planètes par rapport aux centres commerciaux, et la dernière folie de CONCORD qui autorise les Capsuleurs a lâcher leurs extracteurs ou bon leur semble. Oubliant un instant ce que je suis, d'une certaine manière, je recommence a imaginer des rivières d'eau fraîches et pures, enrichies artificiellement avec l'espèce la plus économiquement favorable du mois.

Puis j'imagine ce poisson, dirigé seulement par son instinct aveugle alors qu'il glisse inexorablement vers un sombre destin. J'imagine une fin inévitablement froide et maussade; un filet; peut être, mais d'une façon peu probablement quelque chose d'aussi romantique. Ces rivières artificielles ont tendance a être littéralement fabriqué pour la fin, avec le courant d'eau qui mène parfois directement a l'abattoir. Les Caldaris l'ont rendu si efficace que vous en arrivez a remettre en question leur utilisation du mot «pêcher».

Ce qui est important cependant, c'est que ce courant, il trouve son chemin jusqu'à l'entrepôt, peut être 10 minutes ou moins, puisque ces choses ont tendances a être également construits dans la rivière même. (En tout cas s'ils on s'en tient aux pêcheries d'Urlen.)

20 minutes de plus et ce poisson est chargé dans la soute d'un Freighter, et nage peut être quelques heures dans des sacs en plastique géant remplit de fluides nourrissants, attendant le décollage. Puis, le plus souvent notre poisson meurt quelque part en orbite, si l'accélération hors de l'atmosphère est un peu rude. Un ascenseur spatial est probablement inévitable ici.

Après au moins 10 autres minutes, c'est dans une station (et ça peut être a peu près n'importe ou dans l'amas connu, si vous avez un réseau de cyno assez grand [Et les meilleurs marchand en ont toujours un]).

Après tout ça … toutes ces heures passées a mourir, charger, lancer, warper, s'arrimer … après tout ça, notre poisson est dans quelque chose avec un jumpdrive.

En quelques secondes il est ici dans les mains de l'un des meilleurs experts culinaires de la Fédération, ou ces atomes délicieusement fumés et sautés et embrochés pénètrent les terrasses à dôme, s'effaçant avant d'être lentement masqué par le mélange triste du pain et des épices bas de gamme. J'essaye d'imaginer exactement combien d'atomes différents, de combien de planètes différentes, doivent rentrer en collision a l'instant même. Cosmologiquement parlant, Jita doit être un lieu de rassemblement pour eux comme aucun endroit avant, dans toute l'histoire de l'humanité. Tout ça grâce aux isotopes, aux champs cynosuraux et aux jumpdrives. Réfléchissez a ça la prochaine fois que vous passez pour un morceau.

Parce qu'il est important de réaliser comment certaines choses se produisent.

Je suis venu ici pour me rappeler les Gallente. Si vous avez jamais douté de la puissance capitaliste de leurs entreprises géantes, vous devriez faire une visite ici aussi un jour. Cette zone entière est dominée par leur cuisine, ce qui est logique en un sens, puisque la nourriture Gallente satisfait tout le monde. Elle le doit. Si vous avez jamais pensé que la politique et les lois étaient la préoccupation primordiale d'une population infiniment fractionnée, repensez y. Pensez au diner de ce soir. Je sais que moi j'y pense.

L'une des grandes réussite de l'industrie de la restauration de la Fédération est la manière dont ils sont parvenus a absorber lentement leur compétiteurs. Ils l'ont fait a travers l'utilisation subtile et appliquée de l'influence des médias de la nation, qui s'étend au travers de tout les empires. Une tactique prévisible, évidemment, mais aussi efficace qu'une autre. Ils ne jouent pas le jeu d'entreprise des Caldari non plus, et cela leur donne en fait des avantages lorsqu'ils opèrent en espace Caldari et à l'étranger, même pendant les «guerres» quand tout est censé devenir la merde.

Je présume que la plus insidieuse des choses quant à leur succès commercial n'est pas le niveau de tromperie employé sur leur propres consommateurs mais plutôt l'anonymat fondamentalement répugnant de tout ça. Pour survivre économiquement de cette façon dans le réseau commercial de votre opposant, vous devez laisser tomber votre visage. Vous devez devenir quelque chose de presqu'entièrement impersonnel. Vous devenez devenir un système, une façon de faire les choses.

C'est pour ça que les gens parleront de la diversité trouvée dans la cuisine Gallente. C'est l'un de ses côtés les plus sombre. Pour la plupart des gens cela est perçu comme quelque chose de légèrement plus simple. On dit que les Gallente ont copiés la cuisine de toutes les autres nations, fait des mélanges et l'ont appelé la leur, vendu comme la leur. Cela saisi l'essence du problème, mais n'en identifie pas le cœur.

Ces personnes la disent que nous sommes arrivés a un point ou il n'est même plus clair qui possède quoi désormais (hyperbole : Les marques déposées gardent ça parfaitement clair, au moins pour les avocats – la plupart des consommateurs ne comprennent même pas les mécanismes les plus rudimentaires de la propriété juridique). Le sujet favori parmi les économistes est la manière étrange (particulièrement étrange pour les Caldari) dont le modèle économique Gallente fonctionnait en poussant tout dans le domaine public pour le recycler, encore et encore, le rendant juste assez différent pour justifier la marque déposée. C'est en partie ce que je veux dire quand je dis qu'ils ne jouent pas le jeu des Caldaris. Mais la encore, les gens négligent la façon dont ça a été accompli.

Ce n'est pas tout ce qu'il négligent non plus.

Vous voyez, pour la plupart des gens a Jita 4-4 et a l'étranger en espace Caldari, il suffit que le logo du restaurant ou ils mangent soit Caldari, et pour les entrepreneurs et les patron Gallente, il suffit qu'un peu de faux semblant soit tout ce qu'il faut pour continuer a servir de la nourriture en tout genre, tout en essayant de monopoliser (ou, plus communément, inventer) une autre créneau dans ce marché déjà hypersaturé. Tout le monde connait le jeu, mais leur indifférence a ce genre de choses est bien enraciné.

Prenez le Rockjaw salé Amarr.

Cette chose est un monstre impressionnant, plutôt familier avec les intérieurs de chambres de torture Amarr aussi. Il a un goût plutôt sucré, avec un léger goût salé pour la chair. Vous pouvez prendre ça chez Diurelli avec un accompagnement d'ailes de Rossignol Achura dans une délicieuse sauce noix-et-baies. Ce plat, pour qui que ce soit qui le mange, est incontestablement Amarr. C'est un mariage gôutu et politiquement correct de la cuisine Amarr et Caldari. Parfait pour les repas d'affaire haut de gamme que vous voulez sans accroche. (en fonction du client, bien sur).

Un peu plus loin, hors des mezzanine de luxe et dans l'un des nombreux couloirs formant une toile nébuleuse en contrebas, chaque Rockjaw peut être plus aventureux a chaque coin. A la Carvane des délices de Pmokka vous pouvez le faire revenir sur un four Khan Brutor traditionnel, puis le voir lentement désembroché et servi avec des tendres morceaux de steak traditionnel de Pator, sanguinolent et encore riche de vie a côté de leurs homologues empalés.

Certains repas parlent d'eux même, et beaucoup ont en pratique, quelque chose a dire. Celui ci dit «Je suis incontestablement Minmatar.»

Mais dans chacun de ces restaurants, tout ce que vous verrez jamais sont de jolies filles Civire préparant les tables, avec le logo argenté circulaire de l'état Caldari en devanture. Pendant ce temps, dans la salle des machines, c'est les plus souvent un chef Gallente qui mènera les choses. Pas seulement a Pmokka, mais aussi a Diurelli, et quasiment partout ailleurs ou vous prendrez la peine de voir l'envers du décor. Les Caldaris pensent qu'ils exploitent le travail des Gallente, et les Gallente pensent qu'ils influencent la culture Caldari, une bouchée a la fois. Les Amarr et les Minmatar ? Merde, ils ne sont même pas vraiment là. Ils ne sont que des fantômes; des apparitions manipulées qui dansent au son des amis et ennemis au nord.

Et tout ça … ça n'a jamais vraiment changé.

Cependant, j'opte pour un repas rapide et discret (et j'évite de penser aux steaks...), donc je m'arrête a QuafeSnacks. Ici la nourriture est, je pense qu'on pourrait dire, très bas de gamme. Ce n'est pas comme si Quafe le cachait non plus. Ils ont des devanture QuafeSnacks Premium et QuafeSnacks Premium Ultra, et des restaurants Quafe Deluxe, Quafe Deluxe Premium et Quafe Elite dans toutes les cours intérieures également. Et si vous êtes dans ce restaurant en particulier, vous n'avez pas vraiment d'illusions sur le pourquoi.

Personnellement, j'ai une sorte de joie perverse et fantaisiste a regarder les familles commander et supporter. La plupart de la nourriture ici est exceptionnellement bon marché, voyez vous, mais il n'y a ni table ni fauteuils. La foule consommatrice doit se disperser et manger au milieu de la populace grouillante, aux tables et rebords près des ascenseurs, des escalators, des allées et – le meilleur d'entre tous – dans les sales d'attentes bondées de gens qui tuent le temps avec l'estomac vide.

Tout est prévu, vous voyez.

Le sac qui contient leur nourriture projette de subtils hologrammes sur le dessus: un petit téléscripteur de nouvelles, la température de l'air ambiant, les arrivées et les départs, les annonces de station. Partout autour, presque dévorés par le vert néon froid du logo Quafe. Et puis il y a l'odeur parfaitement manufacturée du tout, le regard de satisfaction et de délectation.

C'est la meilleure façon pour moi de me fondre, voyez vous, devenir juste un autre panneau d'affichage.

Ouais, vous pouvez quasiment tout faire ici. Sauf dormir.

Ce serait un échec pour moi de toute façon. S'il je m'endors, ils me verront très vite. Ils verront les prises a la base du cou, annonciateur de problème.

En rêvant agréablement, je leur donnerais une excuse, une raison, une motivation de regarder de suffisamment près, et ils réaliseraient rapidement ce que je suis. Dans ces situations ou nous comme exposés, seuls et incognito, rôdant au milieu des masses, ils trouveraient ça plus simple de nous tirer dessus directement.

Quand des Capsuleurs sont impliqués, c'est la seule voie avec une fin prévisible.

S'ils me réveillaient, et me faisaient savoir ce qu'ils savent, et bien, qui sait ce qui se passerait après.

Je pourrais être chargé de nanites virales, armés de drones espions invisibles, ceinturé de contaminants biologiques. Qui sait ?

Peut être …

… Que je suis ici pour honorer un contrat sur un civil dans la ligne de mire d'une personne avec trop d'argent et de sérieuses rancœurs. Juste marcher vers eux pendant qu'ils se dirigent d'un pas fatigué vers une shuttle et alors boom, spray, bang, zap...qui sait, mais c'est fini de toute façon et je ris sur le chemin a la banque de clonage la plus proche.

Je pourrais être ici pour résoudre tout type de problèmes. Ou, je suppose, les créer.

Quoi que ce soit, c'est admis par défaut que lorsqu'un Capsuleur essaye de se fondre dans la foule (b-lining (NDT : baseliner = bas peuple ou approchant), ils disent, assez répugnant si vous y pensez), ce n'est pas parce qu'ils sont ici pour socialiser.

D'ailleurs, le fonctionnement du tout est le même pour eux que le mien. Ils ont l'autorité d'agir avec une force létale a n'importe quel moment. Contre nous, bien sur.

Caché, découvert, ça suffit. Après ça ils ont l'impunité.

Moi, eux, ça a toujours été comme ça – Alors ils se rattrapent. Un jeu dangereux auquel je ne veux pas jouer. Certains d'entre vous ne pourraient pas croire les rumeurs que j'ai entendu. Des histoire de sauvagerie opportuniste lâchée sur notre espèce quand personne que ça intéresse ne regarde.

J'espère qu'un inoffensif mais ferme bluff sera suffisant. Je sais exactement ce qu'ils redoutent, mieux encore qu'eux ne le savent. C'est extrêmement important. Je comprends leurs contremesures, et quand vous connaissez leur méthodes de retour a la sûreté, vous faites très attention. Eux, malheureusement, n'ont qu'un seul essai. Pour moi c'est de l'entraînement. Quelque chose pour garder mes sens alertes après un long moment sans faire grand chose, juste une bagarre. La faute au rythme biologique.

En ce qui concerne ce que je fais ici, en ce moment, au fin fond d'un sous sous-sol juste après deux Brutors qui sentent l'alcool (fais a partir de blé Amarr fermenté, je détermine, mais en le gardant pour moi) … et bien, je suis l'odeur. Je suis ici pour me rappeler les Matari (j'ai toujours préféré ce terme).

Mais plus particulièrement, j'effectue un achat.

Plus spécifiquement, des drogues, et pour être explicite, on parle de celles assez rare, qui curieusement sont devenus bien moins chères récemment... «récemment» signifiant ici dans les semaines, les mois et les années qui ont suivi l'ouverture des wormholes.

Étrange non ? Et bien, vous voyez quelqu'un se plaindre, faire un scandale a propos de ça ? Exactement.

C3-FTM (Acide C3-fullero-tris-methanodicarboxylique (3), au cas ou vous vous demandiez) – J'avais l'habitude de devoir allez a la mezzanine pour ça, et je me rappelle comme il était inconfortable d'acheter de si petites quantités d'un air dégagé, entouré par une opulence qui surpassait la valeur de mon achat d'un ordre de grandeur certain. Manifestement la situation de l'offre et de la mande était compliquée a l'époque.

Maintenant tout ce que j'ai a faire c'est de rentrer en contact avec les contrebandiers Minmatar locaux, suivre ces deux Brutor, et bien assez tôt j'aurais une putain de caisse entière pour le prix d'un des repas que j'avais l'habitude de commander pour me déguiser.

Peut être que vous comprenez maintenant pourquoi je ne suis pas un cynique quand je demande: ou est l'arnaque ?

Alors que je suis ces ceux la dans cette artère vaguement éclairée vers une destination inconnue, j'écoute une tonalité fugitive et laconique jouée dans les enceintes invisibles encastrées dans les murs, parfaitement audible même ici dans les intestins de la station. Les deux Brutors me regardent par dessus leurs épaules en attente d'une explication; ils comprennent le jeu, mais n'en connaissent pas le langage. Je hausse les épaules «Rien dont vous n'ayez a vous soucier» et je garde le rythme au long du couloir assombri.

C'est intéressant qu'ils saisissent autant de choses. Peut être que l'opération ici n'est pas aussi imprudente que je ne le pensais au départ. Ma suspicion immédiate est que je vais bientôt rencontrer un de mon espèce. Ou, au moins, un autre Capsuleur.

Presque.

C'est l'un des jeux vous voyez. Ou l'une des façon dont ils nous divisent, nous trient, nous parlent... prenez le comme vous voulez. Je vois un jeu. Dans ces bips audios fugitifs il y a un autre message secondaire, un meta-flux lourdement compressé intriqué de main experte dans du bruit blanc et statique – le tout soigneusement intégré dans un inoffensif et fugace bip. Dans chacun d'entre eux il y a souvent une foule d'information. Tiens, celui ci: Une carte neurovisuelle indiquant les points d'accès des ascenseurs VIP, les lignes de communications sécurisées, les postes de sécurité, et bien sur, des publicités pour des restaurants, logement et autres lieux qui sont tous des kilomètres au dessus de la ou nous somme maintenant, et avec les étiquettes de prix qui vont avec.

C'est a moitié Guide de Survie du B-Lining, moitié Voilà ce que vous manquez ici.

Peut être que maintenant vous comprenez vous aussi également, pourquoi je n'allais pas expliquer ça a mes guides Brutors.

«Ça ? Oh, c'était une publicité pour une paire de chaussures a 4,600,000 ISK, et une carte montrant vingt cinq des chemins les plus courts pour sortir d'ici.»

Ces gars là ne font que regarder droit devant et marchent d'un bon pas dans une cage d'escalier sinueuse qui descends rapidement en dessous de ce que je pensais être le fond de la station. Je commence a me demander a quelle distance nous somme de la surface, du vide a l'extérieur. Tout est calme mis a part le ronronnement grave des conduits de ventilation, raclant occasionnellement un nouveau souffle d'air chaud au travers de ces catacombes faiblement éclairées. J'imagine le tout se défaire un instant, et j'imagine suivre. La pensée est rassurante. Après quelques temps nous arrivons a une porte. Les deux hommes se tiennent sur les côtés alors qu'elle s'ouvre vers l'intérieur. Je fais mine de rentrer a l'intérieur et de la seule façon dont ils se tournent tout les deux vers moi, je comprends que c'est aussi loin que j'irais.

Regardant a l'intérieur de l'extérieur, je rencontre ce qui semble être une Vherokior sobrement vêtue assise derrière un bureau avec d'archaïques commodes en bois qui semble fonctionner avec des roulements a bille. Elle écrit quelque chose sur du papier. Des rangées entières d'étagères l'entourent, chacune remplies de caisses de drogues – et, de ce que je peux voir, une arme étrange également.

J'hésite instinctivement, avant même de pouvoir refréner la pulsion.

Elle le remarque et sourit, abaissant son crayon. Elle est habillée comme une roturière, apparemment, mais la façon dont elle se tiens et dirige cette étrange scène crie argent et influence, et conforte la supercherie.

«Oui nous comme un peu vieux jeu ici,» dit elle, à travers les mèches de ses cheveux parfaitement raides, arrangés à la manière Vherokior traditionnelle, pas de bijoux (a moins que vous comptiez les élastiques en caoutchouc).

«Tant pis pour ce qui est de ne pas laisser de trace écrite.» Avec une imitation de prétention, je ne peux pas m'empêcher de jouer un peu avec elle. La tension c'est de l'adrénaline, et l'adrénaline est bonne; elle vous tiens aux aguets.

«C3-FTM ?» demande-t-elle, ignorant le pic. J'acquiesce.


«Bien sûr, heureuse d'aider.»

«Le coût ?» Elle sait que je ne demande pas vraiment, que je n'ai pas besoin de demander. Elle peut voir le sous entendu.

Elle acquiesce a son tour. «Pas beaucoup, ces temps ci.» Je soutiens son regard. «Vous semblez curieux sur le pourquoi, hmm?»

«Je suppose qu'on pourrait dire que oui,» lui dis-je.

Elle me fait signe d'entrer. «Alors nous pouvons probablement nous entraider. Entrez.»

Je rentre alors qu'elle ouvre une autre porte au bout de la pièce, la suis dans un couloir étroit éclairé par par des rayons bleus et froids, chacun d'entre eux reflétés par des angles méticuleusement conçus au travers des espaces caverneux au dessus de nous, parfaitement placés pour que tout rebondissement le long des lignes droites et rigides de l'acier Caldari (peut être devrais je dire Caldari Steel, puisque c'est leur produit). Quelque chose qui ressemble a une tourelle est pointé sur moi pendant que je la suis, s'orientant depuis son socle au plafond et déployant une toile de lumière rouge sur moi.

Je ne suis pas sur de savoir ce que c'était.

«C'est encore a propos du C3?» Je demande, élevant mes mains d'un instinct archaïque. La Vherokior me regarde par dessus son épaule alors qu'elle glisse hors de sa robes sales, révélant un uniforme complet de Capsuleur en dessous, noir avec des liserais blanc. Ça doit être un style YC111.

«Bien sur,» réponds-t-elle. «Nous pouvons parler en toute confiance ici, vous savez ?»

Je ne sais pas.

Nous atteignons le bout du couloir et nous arrêtons a une autre porte. Elle me regarde bizarrement. Je sens monter un sentiment de révélation dans son expression. Je suis censé réaliser quelque chose aussi, mais bon, ça pourrait être beaucoup de choses pour l'instant.

«Vous êtes chez vous, entre connaissances,» dit elle calmement, sentant les raisons de mon hésitation alors qu'elle regarde cette étrange pièce devant nous, mais il y a quelque chose de répété dans la façon dont elle le fait, et quelque chose de définitivement faux dans la façon dont ses yeux me suivent ou qu'elle regarde. Je pense qu'elle me reconnaît.

«Non,» je dis, «Je crois que vous faites erreur.»

«Je ne suis pas ici parce que je suis,» commence-t-elle, me laissant le soin de finir sa phrase pendant que la porte devant nous s'efface. «Je suis la parce que je reconnais un Sabik (1) lorsque j'en vois un,» l'entends-je dire, a peine.

La pièce en face de moi est censé être une sorte de salon, mais je reconnais son double usage comme la chambre de quelqu'un (pas la sienne, un homme). Elle s'arrête au sommet de quelques petites marches qui mènent a une zone centrale en contrebas, seulement meublée par un grand canapé circulaire, débordant de coussins bleus et violets. Je pense qu'elle me fait signe de m'asseoir, peut être, mais elle me m'éloigne sur l'un des bords de la pièce vers un rebord. Autre chose que je reconnais. Des panneaux argentés s'étendent sur le dessus, ornés de petits boutons lumineux de différentes couleurs.

Raffiné. Cela me plaît, mais je le garde pour moi (elle l'a probablement remarqué de toute façon). Chaque couleur est rassemblée par groupe de quatre (pour les variantes Synth, Standard, Improved et Strong) et arrangés en rangées qui tombent agréablement.

Je veux garder mon flux sanguin aussi légal que possible, donc si elle offre--

«Synth ?» demande-t-elle; déjà au moins un coup en avance sur moi. Elle se retourne pour me faire face, sa main gauche maintenant posée sur l'un des panneaux; couleur de cieux pastel gradué jusqu'à un bleu océan profond et encré. Ça doit être du Blue Pill.

«Déjà essayé la variante NOH ?» demande-t-elle. Je secoue la tête. «C'est pour moi» indique-t-elle d'un geste. Ses doigts se retirent des bleus et se dirige vers un panneau de chaudes lumière orange. Je me rappelle encore de la première pièce ou je suis entrée cependant. Ça doit être le Mindflood, et ses quatre doigts reposent désormais sur les faibles bosses sur la surface autrement impeccablement plate. Je suppose que c'est sa façon de dire que je ne serais pas le seul sur le point de baisser ma garde. Je la fixe alors qu'elle appuie dessus et j'entends les injections pressurisées des produits chimiques qui s'échappent des petits nœuds.

«Légèrement plus fort, encore légal,» dit-elle, inspirant doucement alors qu'elle se frotte le poignet en se tournant vers le canapé. Pendant un instant je considère le panneau qui abrite le bouton de décharge. Bleu ciel comme les autres, mais avec un minuscule logo NOH au dessus pour le différencier. «Intéressant,» dis-je alors que je me sers.

Elle glisse sur le bord du canapé sans effort et s'assoit sur ce qui semble être la tête. Je n'avais pas remarqué ça dans le design jusqu'à maintenant. Je me sens légèrement étourdi alors que je grimpe sur le canapé et m'assoit a une distance acceptable a mi chemin, pas trop près, pas trop loin. Il y a un nombre ridicule de coussins ici. J'ai l'impression d'être dans un parc pour enfant. J'en dégage quelques un de mes pieds.

«Mettez vous a l'aise,» dit elle.

«Étrange endroit que vous avez la,» dis-je avant même d'y réfléchir. «Plutôt difficile a trouver.»

En vérité, je commence a me sentir couler un peu dans cette chose et a me relaxer, mais c'est plus grâce a la dextérité pharmaceutique des derniers NOH qu'a cette coussinotopie surpeuplée. Coussinocratie. Oui, définitivement, merci a NOH.

«Je suis curieuse a propos du C3,» dit la Vherokior, presqu'absente.

Je suis curieux a propos de cette remarque sur le Sabik, mais je suppose qu'on y viendra.

Je me tourne vers elle. Elle ne semble plus intéressée par les jeux de regard désormais. «Quoi, en particulier ?» Je demande.

«Je m'occupe juste de la marchandise,» dit elle. «Je n'ai pas besoin de comprendre plus que les bases. Le C3 est intéressant cependant.»

Ah bon ? Je ne m'embête même pas a le dire. Je peux sentir mes expressions me trahir assez pour me faire comprendre.

Elle me regarde comme si c'est un gros secret. Une vaste conspiration. Je ne suis pas sur de savoir quoi dire.

Je lui demande combien de temps cela fait qu'elle est un Capsuleur. 3 ans. Cela fait un bon bout de temps. Plus longtemps que je l'avais deviné.

Je lui explique que le C3 n'est pas vraiment une drogue. Vous ne vous défoncez pas avec cette merde. C'est une sorte de produit dopant. Vous devez savoir comment l'utiliser cependant, et ce qu'il offre n'est pas extraordinaire en fait – juste utile dans certaines situations.

Elle demande quelles situations, naturellement.

Imaginez, je lui dis, que vous êtes en dehors de votre capsule, et ce que vous voulez faire n'est pas très compliqué. Peut être que vous devez rencontrer quelqu'un, ou que vous voulez manger dans un vrai restaurant, peut être dormir dans un vrai lit.

Bien sur, ce n'est pas difficile a imaginer, pas vraiment. Nous sommes tout deux débranchés en ce moment. Elle acquiesce, une légère impression d'impatience en elle. Je lui donne une expression de «gardez patience» et me tourne dans mon assise, tapant un autre coussin a l'écart. Je peux voir qu'elle décolle de plus en plus aussi, juste par la façon dont elle le regarde tomber pas dessus bord.

Pour une situation comme ça, ou au moins quelques unes, je lui dis, vous n'avez pas vraiment besoin de vos souvenirs d'enfance, ou votre savoir du pilotage d'un Jump Freighter. Et plus vos besoin sont circonstanciels, plus vous pouvez les réduire, moins vous avez a en emporter.

Elle demande si je parle de mémoire sélective, compartimenter différentes parties de nous même dans différentes zones (ses mots, pas les miens). J'acquiesce.

Le C3 aide pour ça, j'explique.

Elle semble réellement intéressée par l'idée. Soit a cause de ses applications potentielles ou historiques, je ne peux pas dire.

Ce résultat est somme toute plutôt surprenant, bien que pas du tout inattendu. Premièrement, je ne suis toujours pas convaincu que ces Capsuleurs (il y en a plus ici, et 5 sorties, 2 non gardées) sont justes des frimeurs, et ce surprolongement, ce vernis de «trop essayer» n'est pas que le récapitulatif de qui et de ce qu'ils sont vraiment.

Je ne leur en tiens pas rigueur. Mais elle a dit Sabik, qui est une différenciation intéressante a faire, même si j'ai la fâcheuse tendance de trop analyser ces remarques souvent sans signification. Je suis les rayons de lumières bleues dans leur chemin a travers la pièce, me demandant même s'il essaye de m'embrouiller.

Parce qu'une part ce tout ceci doit être de l'ego – mon ego, je veux dire, nourrissant cela, le rendant plus significatif que ce qu'il est vraiment. Bien sur. Une part de tout ça. Une part.

Et puis, bien sur, il y avait eu cette période d'une demi décade, plusieurs dizaines d'années auparavant avec les Blood Raiders, puis les Sahtogas, et Mabnen, (2) et tout ça. Une association hors de propos dans le plan plus vaste des choses, mais avec nos actions viennent diverses étiquettes et catégories, familles et amitiés, des petits bips dans des enceintes que vous entendez ou pas. Je n'avais pas vu de sang, si c'est a ça que vous pensez. Je ne suis pas taré de fidèle et Omir n'aura jamais le plaisir de même voir mon cul, encore moins l'embrasser.

«Sabik, vous avez dit plus tôt,» Je fais remarquer avec une hésitation anxieuse. «C'est a dire ?»

Une partie de la raison que ça échappe de mes lèvres de façon aussi parfaitement neutre c'est parce que je n'en ai moi même plus aucune idée.

Elle replie de nouveau ses bras et repousse légèrement son assise, prenant un temps artificiellement long en considérant sa réponse. Elle peut voir que j'attends quelque chose d'important dans la réponse. Elle se penche vers moi et tends le bras. Un homme que je n'avais pas remarqué jusqu'à maintenant (un autre Capsuleur) lui tends une petite boite de métal, contenant des fioles que je reconnais, même si elles sont légèrement mise a jour et... et bien, agrandies.

Les tubes étaient habituellement épais de quelques millimètres au plus large, souvent beaucoup, beaucoup plus petit, quelques microns généralement (dans les premiers temps, premier contact). Elle tiens ce qui semble être plus de 7 litres. Elle me regarde de haut en bas, souriant de façon prédatrice alors qu'elle m'offre les capsules, son bras décharné tremblant légèrement sous le poids.

C'est une putain de quantité, peu importe la façon dont vous le regardez.

«C'est à dire, Joyeux anniversaire.»

Peut être que je suis allé trop vite. Peut être que je ne vous ai pas assez expliqué. Vous ne comprenez pas vraiment ou nous sommes, ce qu'il l'a rendu possible, ou même ce qu'est un Capsuleur. Vous ne prendre pas la valeur de ce qui va se passer sans saisir certaines bases, et vous êtes loin de ça.

Et bien, c'est mon intention, oui. Mais c'est comme ça que j'ai commencé, vous voyez. Je ne vais pas vous donner un quelconque avantage. Apprenez le de quelqu'un qui est véritablement devenu un Capsuleur, de quelqu'un qui en sait plus qu'assez, que nous commençons tous ici – noyé au fond, essayant de donner un sens a ces choses. Jita 4-4 est un bon endroit pour commencer. C'est conçu pour vous désorienter. Si vous pouvez lui donner un sens, par contre, vous commencerez a comprendre beaucoup plus.

Mais essayez de comprendre, également, que ça ne vous rendra pas les choses faciles, pour la simple raison que ça n'a pas été facile pour moi.


Seconde Partie

Je vais nous ramener un peu en arrière, avant que Jita 4-4 n'existe vraiment, a l'aube de l'ère des Capsuleurs. Certains de mes associés de l'époque découvrirent que je n'étais pas seulement bon avec leur technologie de clonage, j'étais compatible avec les capsules aussi. Des nouveaux arrangements furent fait. J'étais deuxième cohorte. M'engager dans la première ruée aurait un peu trop attiré l'attention, vous voyez, alors j'ai attendu un an et rejoins les rangs en YC 106.

Les premières heures passées a être un véritable Capsuleur vous ne vous en souvenez pas vraiment. Pas des années plus tard, pas quand tout ce que vous avez accompli laisse ces premiers jours comme des souvenirs embarrassants de votre propre empreinte primitive de cette pièce de technologie avancée. Même pour moi, c'était vrai.

Bien sûr, tout le monde ne le ressent pas ainsi. Certains peuvent réciter leur jour de cérémonie avec une clarté qui frôle l'angoisse et le pathétique, le plus souvent comme partie d'une anecdote bien répétée mais banale a propos de leur «premiers temps.» Ce sont le genre de gens que vous voyez dans la Navy.

Ce que je veux dire, c'est que vous ne vous vous souvenez pas vraiment parce que vous ne vous rendez pas compte de la valeur de ce que vous faites dans cet œuf, ou de ce dont vous êtes capable. Pas encore. Vous pouvez vous rappeler les tape sur la tête d'un agent instructeur, et l'excitation de vos premiers warp et combats, mais cette merde est annexe a la vue d'ensemble. Il faut du temps pour que cela pousse dans votre esprit, et si vous avez la bonne tête pour ça, vous finirez par réaliser les choses importantes tôt ou tard.

La première chose a comprendre est que les Capsuleurs peuvent avoir la richesse de nations, l'influence de nations, et le plus important de tout, la souveraineté des nations.

Beaucoup d'entre nous arrivent au premier point. Il y a un nombre incalculable d'entre nous maintenant, colonisant les mondes extérieurs, construisant des corporations et des alliances qui existent et opèrent hors du contrôle des empires. Bien sur, les quatre nations ne sont pas vraiment sous représentées la bas. Elles ont leur propre flottes immense, et il y a beaucoup de notre espèce qui ont emmenés leur allégeance avec eux jusqu'au étoiles, dont le patriotisme n'a pas été amoindri par les changements drastiques que le destin nous a offert. Certains ont juste peur de ce noir infini a l'extérieur, ou même CONCORD ne peut protéger les Capsuleurs de leur propre espèce. Ils n'ont pas grand chose a craindre et pourtant, les gens – mes gens – soutiennent qu'il n'y a absolument rien a craindre.

Ce sont des absurdités.

Ce qui nous amène a la deuxième chose qui émerge un jour, a une échelle plus faible, presque a un millième. La seconde prise de conscience est que les Capsuleurs peuvent mourir. Ils ne sont pas immortels.

Beaucoup de me semblables refusent de l'admettre, mais c'est pourtant assez évident. Le re-clonage standard d'un Capsuleur repose sur l'utilisation de la technologie du transfert d'esprit, qui transfert la conscience d'un environnement hautement contrôlé a un autre; Corps A dans une capsule (un «oeuf») et Corps B (pour Plan B) dans une installation de clonage.

La phrase importante ici est environnement hautement contrôlé. Vous ne pouvez pas dire que c'est autre chose. Un scanner est plongé dans voter cerveau, capture toutes vos pensée, vos souvenirs, défauts de personnalités, et il le fait pourquoi ? Parce que votre capsule a été rompue.

Parce que quelqu'un vient juste de prouver a quel point cet œuf est réellement fragile.

Et cette installation de clonage dans laquelle vous vous réveilliez ?

Cette installation de clonage est encerclée par certaines des plus hautes autorisations dans le domaine – ces gardiens invisibles qui supervisent la renaissance de l'élite de l'univers. Ils ont un travail d'une importance comme aucun autre dans notre monde, et avec celui ci, une surveillance et un contrôle que nous ne verrez jamais ailleurs non plus. Ce sont les vrais garde du corps. Si le Ceo d'une corporation se réveille dans l'une de ces installations, ses troupes sur le terrain ont déjà faillis, et ça, le plus sacré des plans de secours, dépends maintenant des gens en uniforme blancs. Manifestement, tout le monde n'est pas a l'aise avec ça, encore moins les Capsuleurs qui n'admettront pas souvent a quel point notre emprise sur la réalité est mince.

Pourquoi ? Parce que ces gens en costume blanc pourraient faire tourner les choses très mal pour vous et moi.

Je pense que la raison pour laquelle nous avons commencé a installer des cuves de clonage sur nos vaisseau les plus gros et les plus puissants a moins a voir avec la logistique avec des problèmes de confiance.

Quoi qu'il en soit, il y'a des plans de secours pour des menaces aussi évidentes, si vous avez les ressources pour les mettre en oeuvre. La chose a retenir de cette idée est que si votre plan pour l'immortalité repose sur ne jamais poser de question comme que se passe-t-il quand l'environnement n'est plus si contrôlé que ça, alors il y'a des chances que votre plan ne vaille rien. La plupart d'entre nous ont encore confiance en le système, bouffant la merde qui nous ai servie sans jamais vraiment se demander qui l'a cuisinée, si vous voyez ce que je veux dire.

Pour la troisième chose, nous avons besoin de revenir au moment ou la capsule se rompt, quand votre cerveau est scanné et transmis via votre capsule jusqu'à cette installation.

La troisième chose a réaliser est qu'a ce moment, le Capsuleur est devenu des données. Peut être seulement pour une seconde, une demi seconde, même moins en réalité, mais a cet instant nous ne sommes rien d'autre que 0 et 1 alors que nous traversons les années lumières entre deux battements de coeur. C'est si court que presque personne ne reconnaît l'importance de cet instant, et c'est quelque chose que seul quelques un d'entre nous veut apprécier.

L'idée de l'infomorphe.

La question: Que se passerait il si nous restions la bas, sans jamais retourner a un autre clône ?

Que se passerait il si on pouvait vivre la bas, et construire un monde meilleur et lumineux dans cet espace intermédiaire ?
(1) Les Sani Sabik sont un culte hérétique élitique Amarr qui existait bien avant l'ère des capsuleers, l'une de ses branches, dirigée par Omir Sarikusa (le même cité dans le texte), avait pris pour sale habitude de boire du sang de gamins . Finalement ils ont abandonné l'idée mais se sont rabattu sur le sang des Capsuleers. (Blood Raiders)

(2) Ici ça fait référence a une attaque terroriste des blood raiders qui ont revendiqué le gazage toxique d'une planète entière Amarr. Le leader des bloods raiders a cette époque était le fameux Omir (et l'est toujours d'ailleurs)

(3) Pour les non initiés le C3-FTM est un polymer nécessaire dans la chaine de production de T3 il est fabriqué a partir de Fullerite-C540, de Fullerite-C84 et de Megacyte

(4) Otro Gariushi est le dernier leader en date de Ishukone, l'une des plus puissantes corporations Caldari, également un ancien pirate Guristas. Il est décédé l'année dernière
Merci pour ce texte.
La traduction est très bonne aussi.
Il y a plusieurs passages vraiment aboutis, comme l'ouverture de fin ou encore sur notre façon de penser et de considérer les choses, la nourriture par exemple...
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