[HRP : un vieux récit que j'avais concocté alors que je faisais mes premiers pas sur UO, quand je minais avec Bevier pour me fournir ma maigre pitance

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Le matin d'un jour pluvieux, Bevier, aspirant Paladin entre dans Haven pour la première et certainement pas la dernière fois. Dans son esprit, Haven n'était qu'une ville parmi tant d'autres qu'il devra traverser et vite oublier. D'abord poussé par la curiosité puis par le désir d'un peu d'or, il entra dans le manoir du notable espérant par là trouver un boulot qui au mieux l'équiperait au pire lui donnerait un toit et un peu de nourriture pour une journée.
Cependant, l'accueil plutôt froid lui fit renoncer à son idée première et il choisi plutôt les bois, source intarissable de monstre en tout genre qu'il pouvait tuer pour le bien de la communauté et pour le sien. Non pas que les monstres alentours de Haven soient réellement dangereux mais son échec flagrant face au premier minion venu fut plutôt dû à son manque d'expérience et à son arrogance.
Renoncant à sa deuxième idée, il reprit donc la première et alla voir le notable. L'accueil lui paru plus favorable. Il faut dire qu'il n'avait pas bel air : ses vêtements sales et son armure légèrement rouillée ne lui donnait pas bon aspect.
Néanmoins, le notable passant outre cette apparence lui confia une mission. Il allait devoir se battre aux frontières de la commune. Bien que le nom de "Horde Minion" lui rappela de biens mauvais souvenirs récent il accepta dans l'espoir d'un bon combat facile.
Il remarqua alors face aux bandes de ces monstres envahissants qu'ils n'étaient pas très fort. Il prit donc du renom mais du s'en retourner au palais, submergé par les multitudes renforcées de quelques monstres de cauchemar tel que des zombies et des orcs.
Blessé, il revint au palais ou le notable -malgré l'insistance de Bevier pour amener de plus grandes troupes- affirma que seul un mage armé d'un parchemin de puissance et d'autres ingrédients pourrait terrasser les terribles monstres. Il envoya donc le brave Bevier au devant de danger inimaginable pour un novice tel que lui.
Pourtant, contre toutes attentes, Bevier réussi a parler au mage qui l'envoya quérir son assistant qui s'était bêtement perdu -ce qui est assez étrange dans un endroit aussi exigu. Bevier le trouva mais le malheureux avait succombé à ses blessures et gisait là, mort, entouré d'ombres et de fantômes. Bevier, n'écoutant que son courage, fonça au milieu de ces spectres et en trancha quelques uns. Redoutant alors sa brillante épée, elles prirent un peu de recul pour élaborer une autre stratégie ce qui permis à Bevier de s'emparer du précieux parchemin et, se frayant un chemin à la pointe de l'épée, il réussi à rallier le portail et à revenir couvert de bleus et de bosses à Haven, fatigué mais fier de ses prouesses.
Quelle ne fut pas sa déception lorsque le notable -toujours lui- lui appris qu'il devait maintenant aller voir la Dryade perdue au fond des malfamés bois de Haven. Après des péripéties que je ne raconterai pas ici, Bevier s'approcha tremblant de la Dryade, superbe femme enchanteresse aux parfums forestiers. Il retient sa fougue et lui parla en doux termes.
Le surprise fut de taille premièrement parce que la Dryade accepta sans rechigner, deuxièmement parce que le précieux colis n'était autre qu'un bon gros paquet de fumier ! Il lui fallu un moment pour se remettre de son étonnement et, lorsqu'il revint à lui, la Dryade avait disparue.
Il se traîne sous le poids de sa déception vers Haven où il jeta le "précieux" fumier au pied du notable, s'apprêtant à lui signifier en termes châtiés ce qu'il pouvait en faire mais le notable parla le premier avec autorité, le priant tout simplement d'aller lui chercher cette fois du sang !
Maugréant dans sa moustache, Bevier y alla et tomba dans une embuscade de minion bien décidés, on ignore toujours pourquoi, a empêcher le Paladin d'aller chercher le sang.
Mais ce que Bevier n'ignorait en rien c'était la médiocrité des minions qu'il ailla en pièce en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Ensuite, après avoir trouvé le sang dans une cahute puante il prit le chemin du retour pour le manoir.
Là, il donna le sang, réfrénant sa colère. Mais là, comble de malchance, le notable l'envoya dans le sinistre cimetière de Haven, hanté comme chaque novice le sait, par des revenants en tout genre. Là-bas, il devait chercher un os de démon. Le notable le congédia hautaine-ment et Bevier se retint de lui mettre son poing en pleine figure.
Sur ce, il prit le téléporteur et se rendit au cimetière où il vit qu'il n'était pas seul a être envoyé par le notable. Point commun, tous étaient de fiers Paladins et tous avaient le même air renfrogné qui convainquis notre héros qu'ils venaient également de subir les fantaisie du maire. Là il peina comme tant d'autres et là il réussi enfin à ramener l'objet au prix de terribles combats et là aussi il failli exploser lorsque le notable lui dit : "Cela peut m'être utile, oui. Prenez ces quelques pièces mon brave et, s'il vous plaît, ne venez plus ici. Vous n'êtes pas très en accord avec le genre de personne que l'on voit dans un palais."
C'est là que notre amis Bevier décida pour de bon de ne plus servir les gens du pays qu'occasionnellement et d'aider les autres aventuriers tels que lui. Ses pas le ramenèrent au cimetière.
Là-bas, on pouvait faire fortune vite grâce à la foule de monstres qui y stagnaient comme des mouches. Après de longs combats répugnants dans les effluves de chairs putréfiées il eu de quoi s'acheter un cheval.
Content, il alla voir les fermiers locaux et leur demanda de lui en vendre un. Mais ils lui répondirent qu'une loi à Haven interdisait la vente de chevaux depuis qu'il y eu pénurie. Ils lui répondirent également qu'un cheval de bât, ça, il pouvait avoir. Tout content, il l'acheta et là, vit que la bête ne se laissait pas monter. Couvert d'ecchymoses de la tête au pieds il se renseigna et compris qu'il devait aller à la "moongate", prendre vers Luna -sa ville natale- et là, il savait bien sûr où acheter le précieux animal. Voilà donc notre héros chevauchant fièrement sa monture par maints endroits dangereux -d'où il fut souvent refoulé d'ailleurs- et qui s'en va au combat.