Histoire à la taverne de Skara Brae.

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La taverne de Skara Brae, tard dans la soirée. C'est l'heure où les gens manquent cruellement de distractions, après une dure journée de labeur, aux champs pour la plupart. C'est aussi l'heure des conteurs, ces gens qui vivent de l'art de raconter des histoires, récentes ou légendaires, qui vont des faits réels aux récits mythologiques. Et ce soir là, un jeune conteur appelé Leyland Strongwood se trouvait dans la taverne.

Leyland est bien connu à Skara Brae : c'est un enfant du pays. A 25 ans, ce n'est qu'un conteur débutant, qui arrondis ses fins de mois en écrivants des articles qu'il cloue parfois sur les murs, s'en remmettant à la générosité du public et de la gazette de Skara Brae. Tout ce que vous voulez sauf travailler aux champs ! Leyland a ça en profonde horreur. Fils de ferme, il ne cherche qu'a trouver une autre voie. Il met d'ailleurs beaucoup de soin dans son apparence, ce qui le fait ressembler à un étrange mélange de ménestrel et de noblion déchu de sa fortune.

Fixant l'assemblée attentive, il s'éclaircit et répond à la question qui vient de lui être posée...

- Bien sûr que je connais cette histoire, même si je doute que personne ici n'ait jamais eu les détails. Ecoutez moi bien car vous allez comprendre à quel point nos soldats sont modestes, au moins autant qu'ils sont courageux...

Je pense qu'on ne peut pas cacher qu'on a tous eu peur. Ni vous, ni moi. Après tout, ce n'était pas une armée régulière qui foncait sur nous, mais bien une horde de brigands sans foi ni loi. Mais ce genre de choses, ça nous fait peur à nous. Non, ne croyez pas que ça ait déstabilisé ne fut-ce qu'une seconde nos défenseurs. Faites-moi confiance j'ai tout vu !

J'étais caché pas loin, dans les fourrés, je m'en rappelle bien parce que c'était pendant le long hiver qu'on a subis y a pas si longtemps.

Pourquoi me cacher ? Ah, mais parce que j'avais peur de tomber en plein milieu de la mêlée. Quand je suis arrivé, nos soldats étaient occupé de fortifier les docks. Alors je me suis dit : "Mon vieux Leyland, si tu sors et que tu te retrouve coincé, je donne pas cher de ta peau". Alors je suis resté caché.

Il y avait pas mal de nos soldats là, et notre Maître Templier aussi. Je vous assure, le rempart de bois montait si vite que ça semblait miraculeux. Et solide. Personne n'a pensé qu'ils arriveraient par l'autre côté...

Oui oui, c'est par là qu'ils sont arrivé. Ils sont vicieux ces brigands ! Mais nos militaires se sont retournés d'un bloc et ont fait front. Vous auriez vu ça !! Des grenades improvisées pleuvaient sur les combattants des deux bords, des traits tirés par les archers sifflaient partout, rebondissaient sur les boucliers, parfois jusqu'à quelques mètres de moi !

Par chance et surtout par présence d'esprits, nos vaillants Skara Braens avait aussi un peu fortifiés leurs arrières. Oh, pas beaucoup mais assez pour tenir ! Ce qui fait que le début de la batailel se fit surtout à distance comme je viens de dire : des projectiles partout !

Seulement voilà, les brigands étaient nombreux. Ils sapaient les défenses des docks, brisants petit à petit les murailles de bois. Le vent venant de l'océan m'apportait les bruits de la batailles comme si j'étais à côté du général Mokhano !

Finalement ces bandits ont créés une brèche et ils s'y sont engouffrés comme mille démons en furies ! Mais les nôtres n'ont toujours pas reculés, que du contraire !
Ils se sont lancé aux devants de cette masse dans une puissante charge, ignorant le fait qu'ils se battaient probablement à 1 contre 3 voire 4 !

Et je peux témoigner de leur habileté au combat à nos braves !! Il suffisait de voir Javelle et Zora qui tiraient entre nos soldats, le Général et le Maître Templier fendre en deux la vague ennemie, Azuline derrière protégeant leurs flancs en repoussant et pourfendant tous les lâches voulant prendre les deux hommes à revers ! Le moine Ingelheim lancait soins et sorts d'attaque, le feu, l'éclair et le froid sortait de ses mains ! J'aurais aimé que vous soyiez là pour voir ça, c'était bougrement plus impressionant que ce que je peux raconter !

Quant aux ennemis, ils étaient comme fous ! Enragés même ! Je vis de mes yeux ébahis leur champion qui ferraillait en tout sens avec une habileté digne de louanges. Mais le croquant fut mis à bas. C'est là que ses petits copains se firent plus hésitants. Il n'en fallu pas plus, mes amis, à nos vaillants soldats pour forcer l'ennemi à la débâcle. J'en aurais hurlé des joie si je n'avais eu peur que quelques malandrins embuscé ne vienne me tranhcer la gorge.

Nos glorieux combattants étaient tous blessés, et ils laissèrent les ennemis emporter les leurs. Ceux-ci le firent sans traîtrise. Après quoi, les nôtres sont allé se reposer et panser leurs plaies à l'auberge.

Moi, je suis resté un moment encore dans le froid, craignant pour ma vie, n'osant les déranger dans leur douloureux voyage. Quand j'ai été rasuré, je suis rentré chez moi, les yeux brillants d'avoir pu contempler tant de bravoure.

Et content aussi, car depuis ce jour, je peux raconter aux autres citoyens de la ville quelle fut leur courageuse résistance. Je ne me sens pas coupable, même si vous pourriez dire que je bafoue leur modestie. C'est ce que j'ai vu et je ne pourrai jamais assez les en remercier...

Sur ce, Leyland vide sa bière et contemple les gens autour de lui, un petit sourire sur son visage mince et rasé de près.

Je crois que ça mérite bien une autre bière !

Certaines personnes du public lui sourient, un homme émet un petit rire et dépose quelques pièces sur le comptoir pour que le tavernier donne à boire au jeune homme. Quelques personnes vont aussi lui faire un modeste don, pour son récit. Le fait que les choses ne se soit pas passée exactement comme il l'a raconté n'importe pas tellement à Leyland. Bien entendu, il n'était pas présent ce jour là, il tient son récit, passablement enjolivé, de témoignages divers.

La bataille fut malgré rude, mais les armées combattaient plus ou moins à armes égales. Les brigands n'ont pas vraiment pris la fuite. Ils se sont plutôt rendu que la résistance était farouche et qu'ils ne passeraient qu'au prix de grands efforts. Mais ça, vous l'avez deviné, n'empêche pas Leyland de raconter son histoire et ne l'empêchera pas d'en raconter d'autres. Après tout, c'est le métier qu'il a choisi.

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