J'ai du trop lire d'histoires,
Trop me pencher
De l'autre côté des miroirs,
Trop fouiller dans mes pensées.
La tête me tourne,
Mes yeux sont embrumés.
Enveloppée de couleurs mordorées,
Des vapeurs opiacées
Me chavirent, un peu écœurée.
Quel poison a touché mes lèvres?
Est-il possible que je l'aie aimé?
Son goût fut sûrement subtil,
Je ne m'en suis pas méfiée.
Je peux encore en goûter le souvenir,
Un délicieux parfum,
Mélange d'amour et de désir,
D'un élan soudain.
Il me ronge de l'intérieur,
Ne me laisse aucun répit;
Et seule sa ferveur
M'autorise une survie.
Si c'est une maladie,
Un remède existe-t'il seulement?
Ai-je réellement envie de le trouver,
Pour m'éveiller soudainement,
Et découvrir terrifiée
que je me suis trompée.
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