Aussi loin que je me souvienne j'ai toujours eu des envies de meurtre. La première a en pâtir fut ma jeune soeur. On aurait dis que mes parents l'avaient fait naître parce qu'ils n'étaient pas s'atisfaits de moi. Elle m'était en tout point supérieur. C'est du moins ce que mes parents pensaient. Mais ils se trompaient. Pour moi ce n'était qu'une idiote qui m'avait ravi l'amour de mes parents. Je ne pouvais pas le supporter. J'en étais folle de chagrin. Je m'enfuyais tous les soirs pour aller pleurer. Elle devait disparaître et mes parents devaient payer pour cet affront.
Papa étais bûcheron. C'était un homme charmant qui plaisait beaucoup aux femmes. Il était doux et attentionné envers ma mère et ma soeur. Mais pas envers moi. Il avait toujours voulu un garçon comme premier enfant. Il avait un penchant pour l'alcool et c'était toujours sur moi que retombait ses excès. Il ne m'aimait pas comme je le méritais. Il devait payer pour ça.
J'eu l'idée un soir de mélancolie, un soir de nouvelle lune, un soir passé a pleuré dans le sous bois. Papa était de nouveau rentré saoul et j'avais encore pu essuyer sa mauvaise humeur. J'allais lui faire perdre sa fille bien aimée de la pire façon qu'il soit. Il allait la tuer lui-même.
Le lendemain, papa parti travailler, sa hache sur l'épaule, le sourire aux lèvres. Il devait abattre quelques arbres non loin de la maison. Le destin me souriait enfin. Je pris ma soeur avec moi pour aller jouer à cache-cache dans le bois. Maman nous fit promettre de ne pas aller embêter papa dans son travail. Je n'aime pas mentir mais c'était pour la bonne cause. Le jeu dura un bon moment. Je trépignais d'impatience, me faisant prendre plus souvent qu'a l'accoutumé, rapprochant toujours plus ma proie de mon piège.
Papa avait du mal à travailler, il était distrait et s'était déjà plusieurs fois blessé avent que le drame n'arrive. J'avais empoisonné sa gourde. Un poison léger, presque insipide, qui provoquait des étourdissements. La connaissance de ce poisson m'était vue toute seul et je l'avais préparé avec des gestes absents comme si quelqu'un d'autre dirigeait mes mains.
Alors que je me cachais et que ma soeur me cherchait, elle entendis le bruit de la cogné. Oubliant la promesse faite plutôt à maman, ma soeur alla dire bonjour à papa. Il ne l'entendis pas venir. Elle l'appela plusieurs fois, mais le poison et son travail l'empêchèrent de l'entendre. Alors elle se rapprocha, encore et encore. Papa devait avoir beaucoup de mal à se concentrer sur son travail. Mais il fesait de gros effort pour ne plus se blesser. Quand elle le toucha dans le dos, il fut très surpris et eu un geste malheureux. D'un violant coup de hache il blessa mortellement ma soeur.
Je sortie de ma cachette juste après le drame. Papa était effondré. Elle était morte. Je m'approcha un peu et quand j'eu bien vu le cadavre ensanglanté de ma soeur, je m'enfui en hurlant d'effroi. Je couru vers la maison prévenir maman. Papa avais tué ma soeur. Apprenant le drame, maman couru hors de la maison. Elle alla rejoindre mon père. Elle le trouva effondré, pleurant comme un bébé, le cadavre de ma soeur dans les bras. Ma mère demanda, en pleurant, des explications a mon père. Il baragouina quelque phrase. Le choc et le poison l'empêchant de faire des phrases correctes, maman en conclu qu'il était saoul. Elle le lui reprocherait pour le restant de ses jours.
Apres le drame, Papa arrêta de travailler. Il était devenu incapable de manier une hache. Il sombra dans l'alcool. Maman faisait de son mieux pour nous permettre de vivre. c'était une femme intelligente. Elle fini par avoir des doutes sur les véritables raisons du drame.
Vers mes 14 ans, j'eu la confirmation que maman savait ce qu'il s'était passé. Elle me le faisait bien sentir. Alors je charma mon père, lui donnant l'amour et le réconfort dont il avais besoin mais que ma mère lui refusait depuis l'accident. En à peine quelque mois, je l'avais complètement transformé. Il m'aimait comme une femme, allant jusqu'à oublier que j'étais sa fille. Maman en était furieuse. Je sentais qu'elle allait tout révéler à mon père. Je me fit offrir la bague de fiançailles de ma mère, prenant soin de préparer papa à la révélation que maman allait lui faire. Quand maman me vit la bague au doigt, elle sorti de ses gons. Elle hurla, m'insulta jusqu'a ce que je pleure. Je me réfugias dans les bras de mon père. Il prit parti pour moi. Ils se disputère pour la première fois.
Je n'avais pas encore fini de me venger. Je n'en voulais pas particulièrement à maman. Mais elle était l'instrument par le quel je devais détruire mon père. Pendant un an, je continuais à alimenter leur dispute, je continuais à entretenir l'instabilité mentale de mon père. J'en fit même mon amant. A partir de ce moment la, il fut dévorer par sa propre conscience. Il avais commis un crime odieux aux yeux de sa religion et de ses ancêtres. La mort de ma soeur était un accident, mais l'inseste n'avait aucune possibilité de rédemption.
Ma mère fini par récupérer sa bague de fiançailles. Je fit boire mon père et exigea qu'il me rapporta la bague. La dispute qui s'en suivi fut d'une violence phénoménal. Je sorti de la maison en pleurant. Papa devait à tout prix ramener la bague à sa fille, son amour, son amante. Alors il frappa ma mère, jusqu'a ce qu'elle perde connaissance. Il pris la bague et sorti pour me rejoindre. Je me glissa furtivement à l'intérieur et fit boire quelques gouttes d'un poisson mortel à ma mère inconsciente.
Quand mon père rentra, il me trouva pleurant sur le cadavre de maman. Je lui dis "tu l'a tuée". Il s'assis sur une chaise. Regarda bêtement la bague qu'il avais en main, réalisant l'horreur qu'il croyais avoir comise. Sanglontante j'ajouta : "tout ca pour cette bague". Il se leva et me la tendit. Je refusa de la prendre. Il voulu me réconforter, je me refusa à son étreinte. Il insista. Je me retrouva prisonnière de deux gros bras. Il me sera fort, m'étouffa presque et se mis à pleurer.
Il me lâcha sentant mon poignard lui piquer le coeur. Il me regarda avec effroi, comprenant que c'était moi qui avais tout manigancer. Il voulu ce jeter sur moi, me rouer de coups, me faire payer toute la misère qu'il avait vécu. Mais il était déjà trop tard. Le poisson de mon poignard avais déjà fait effet. Il s'effondra sur le sol incapable de bouger, ce vidant de son sang. Je lui fit un baiser d'adieu.
Je ramassa mes affaire et mis le feu a la maison. Il ne devait rien rester de mon passé. Sauf ce poignard libérateur. je disparue dans les ténèbres, consciente d'avoir été aidée.
Waut, sicaire..
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