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Dark Age of Camelot
Le miroir des âmes
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Broc - Grandeur d'âme

Épisode 1 : l’assassinat

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Certains feront remonter cette histoire à la mort du Roy Arthur, d’autres à son épisode le plus connu, le duel contre le Maître-Démon. Pour ma part, je commencerai à la rencontre, un matin, sur le chemin de Mithra, entre le Paladin Mac Leod et sa s½ur, la prêtresse Diandra.

- « Diandra ! Je te croyais dans les Cornouailles ! » s’exclama Mac, souriant tendrement.
- « J’en suis rentrée hier », répondit la belle jeune femme, avec un regard préoccupé pour son frère.
Celui-ci, avec son armure aux couleurs bleue et jaune de sa guilde, avait fière allure. Pas assez fière, toutefois, pour rassurer sa s½ur, qui ajouta :
- « Tu es sur le chemin de la Tombe, c’est ta destination ? »
- « Oui, ne fais donc pas cette tête inquiète, je peux y survivre sans problème, je ne suis plus un petit garçon mais un chevalier aguerri maintenant. » avec un sourire amusé, cette fois-ci. « Si ce sont ces nouveaux mort-vivants mangeurs de cerveaux qui t’inquiètent, ils sortent plutôt la nuit, je devrais être tranquille. » ajouta-t-il.
- Je n’en ai point vu. Je suppose qu’il s’agit d’une légende. Non… Ce qui m’inquiète, c’est ce petit homme que j’ai vu… À son allure très discrète, ses armes et ses fioles… je pense que c’est un assassin professionnel, un Sicaire.
Mac la regarda en haussant les sourcils.
- Et ? Quel rapport avec moi ?
- Et bien il se préparait visiblement à tendre une embuscade à quelqu’un sortant ou entrant de la Tombe. Et comme tu y vas.. je n’aimerais pas que cela soit pour toi.

Mac s’assit dans l’herbe. La journée était belle et la campagne paisible, il était difficile de croire que la mort et la violence se donnaient rendez-vous.

- Hum… Je ne vois pas pourquoi l’on voudrait m’assassiner… Pourtant… je suis mêlé, depuis peu, à des événements qui me dépassent. Cela a peut-être un rapport.

Diandra sortit de son équipement un grand tissu sombre, qu’elle posa par terre avant de s’asseoir dessus.

- Raconte-moi tout.
Mac leva les yeux, se remémorant….
- J’étais en mission avec un guerrier, mon camarade de combat McFil. Nous devions vérifier les rumeurs sur de nouveaux morts-vivant s’échappant de la Tombe de Mithra, surtout le soir, et tuant les habitants aux alentours pour manger leur cervelle. Ce n’est pas une légende.
Ce fut au tour de Diandra de lever les sourcils.
- « Nous sommes tombés sur un groupe de paysans encerclés par ces créatures. C’était terrible. Alors que le combat faisait rage, une de ces abominations avait déjà ouvert la tête d’une femme pour commencer son horrible festin. Nous nous sommes lancés dans le combat et avons commencé à les détruire. Ce fut un dur combat, McFil fut terriblement blessé et tomba inanimé. Toutefois les paysans furent courageux et le combat tourna en notre faveur. Mais alors que nous nous débarrassions du dernier, quelque chose est intervenu. De la taille d’un homme, mais plus épais, habillé de métal noir et armé d’une masse de métal noir et… la tête en feu ! »
- « Quoi ?! » s’exclama Diandra, incrédule.
- « Oui, la tête en feu, et nous attaquant. Je sais maintenant que c’était un démon mineur. Bon, je vais passer les détails. Disons que je les paysans ont fuit, que le démon m’a surpris et que je n’ai eu la vie sauve que grâce au Seigneur Nakron, un puissant Paladin qui a fait fuir ce démon juste avant qu’il ne me tue. »
- « Ouf ! » s’exclama Diandra ! « Il faudra que je remercie ce chevalier d’avoir sauvé mon frère ! »
- « Ce qui m’a surpris, c’est que non seulement il ne tua pas ce démon, mais qu’il m’a interdit de le poursuivre. Lui-même avait plus important à faire à Mithra, a-t-il dit, et qu’au nom de l’intérêt supérieur d’Albion, je devais laisser ce démon vivant. »
- « Surprenant »…
- « Oui, d’autant que le démon était parti sur la trace des villageois. Le Paladin fit une invocation à Dieu et sortit McFil du coma et nous quitta. Moi, je décidais que je ne pouvais laisser les paysans se faire tuer et je suivais la trace du démon, laissant McFil récupérer ».
Diandra secoua la tête.
- « Toujours le même, Mac, à n’en faire qu’à ta tête quand tu penses défendre la justice… »
Mac sourit et continua.
- « Tu me connais. J’ai retrouvé le démon alors qu’il attaquait les villageois terrorisés. Ce coup-ci, je n’étais pas surpris, je l’ai tué. »
- « Bravo, tout est bien qui finit bien, alors. » sourit Diandra.
- « Heu.. pas exactement… Au moment où il s’est écroulé une silhouette de feu est apparue, de 3 mètres de haut. Cette créature avait un visage visible à travers les flammes, il me regardait avec haine et d’une voix froide me dit : « Pour avoir abattu mon lieutenant tu périras. Je te tuerai moi-même. Mais pas maintenant, je n’ai pas le temps, car je te réserve une mort très longue et douloureuse ! Pour être sûr de te retrouver, je vais te marquer de mon sceau ! ». Il tendit sa main vers moi, un rayon noir me frappa à la poitrine, j’ai perdu connaissance. »
- « Wow. Et ensuite ? »
- « Je me suis réveillé à Camelot, où les paysans m’ont amené. J’avais cette marque à la poitrine ».

Mac prit le temps de sortir sa cotte de mailles, sa protection de cuir et de soulever sa chemise de flanelle, sur sa poitrine, à l’emplacement de son c½ur, était dessiné un ½il noir et inquiétant. En se rhabillant, Mac ajouta :
- « L’Église m’affirme que c’est la marque du Maître-Démon, et qu’il est impossible de l’effacer. Que grâce à cela, le Maître-Démon peut effectivement me retrouver… et que je n’ai pas une chance contre lui. »
- « C’est horrible ! » s’écria Diandra. « Que peut-on faire, dis-moi !!! »
- « Et bien c’est la raison pour laquelle je vais à la Tombe de Mithra, figure-toi. Michel Sansfer le vieux scribe m’a dit que le Maître-Démon ne peut apparaître dans un royaume que si ce royaume contient la Pierre de ce démon. Que si cette Pierre est détruite, il lui est impossible de venir dans ce royaume. Et que cette Pierre est dans une salle cachée des sous-terrains de Mithra. »
- « Tu vas la détruire ? Je vais avec toi ! »
- « Elle est indestructible… sauf si l’on a été marqué par le Maître-Démon ! C’est le prix qu’il paye pour me retrouver… il met en danger sa Pierre ! »
- « Mais quel rapport avec cet Assassin ? »
- « Je ne sais pas… Mais il y a deux jours, alors que je cherchais comment trouver cette Pierre, une étrange jeune femme m’a offert beaucoup d’or pour que je détruise la Pierre ! Comme je devais le faire de toute façon, j’ai accepté et j’ai remis cet or à l’Église. J’ai cherché à suivre cette femme pour en savoir plus, mais elle m’a semé sans difficulté.. À croire qu’elle aussi fait partie des gens de l’ombre… et aujourd’hui tu me dis qu’il y a un Assassin qui peut-être m’attend… Il y a décidément beaucoup de choses que je ne comprends pas, dans cette histoire… »

Diandra jeta un coup d’½il tout autour d’elle et posa la question :
- « Que comptes-tu faire, alors ? Si on capturait ce Sicaire et si on le faisait parler ? »
- « Si l’on y va comme cela… Il pourra toujours prétendre être là pour quelqu’un d’autre. Si cela se trouve d’ailleurs, il n’est pas là pour moi. »
- « Que proposes-tu, alors ? »
- « Je vais y aller seul. Je serai sur mes gardes, il ne pourra pas me surprendre et je peux défaire un Sicaire en combat singulier. S’il m’attaque il ne pourra nier être là pour moi… »
Diandra avait l’air contrarié.
- « Ce n’est pas prudent. C’est un assassin professionnel. Et si ses armes sont empoisonnées ? »
- « D’accord. Voilà ce que l’on fera : reste à l’orée de la forêt, compte deux minutes et suis-moi. Même s’il m’a blessé avec du poison, entre le moment où je tombe évanoui et la mort, il y a quelques minutes, j’ai déjà vu leur poison agir… Tu feras appel à Dieu pour me sortir de là…»

Malgré les réticences de Diandra, ils prirent tous les deux la direction de la tombe. Mac, sur ses gardes, approcha sans voir personne. Il était presque sûr de lui, ce paladin, il verrait bien ce sicaire sortir de l’ombre…

Les lieux étaient déserts, l’entrée de la tristement renommée tombe plongée dans une semi-obscurité. Un relent de pourriture flottait dans l’air. Mac approcha l’air dégagé, même si son ventre se nouait d’appréhension.
« Ne pas donner l’alarme… » se disait-il.
Rien dans l’ombre, rien dans la prairie… Les feuilles craquant sous ses pieds, il avança dans cette bouche en pierre qu’est l’entrée…
Un petit paquet à l’entrée de la tombe attira son attention, il s’en approcha en tachant de surveiller toutes les directions.. Le paquet s’enflamma en un instant ! Mac fit un bond en arrière et échappa facilement aux flammes… et ressentit une douleur dans le dos quand une masse sombre se laissa tomber sur lui !
Mac se roula sur le sol et se redressa, le marteau de combat au poing, en face du Sicaire, lui aussi sur ses pieds. Petit et malingre, en armure de cuir bon marché, il n’était pas très impressionnant, malgré une arme dans chaque main. Mac était plus inquiet de la douleur vive dans son dos, il commença à chanter une bénédiction de soins…
- « Tu es mort, Paladin ! » murmura le Sicaire, avec un petit sourire…
- « Pas encore, je te tuerai d’abord » répondit Mac en levant son marteau et en s’écroulant, toute force s’évanouissant de son corps…
Soir eu un rapide coup d’½il sur sa victime, déjà la peau changeait de couleur, signe de l’action du poison…
- « Bon, j’ai mentit, paladin, ce poison te laisse encore quelque minutes de vie… »
Posant son arme, le sicaire enleva le casque de Mac, puis il reprit son épée et souleva la tête de Mac par les cheveux.
- « Mais il n’y a pas de raison que j’attende ta mort par le poison… Puisque l’on m’a demandé ta tête, tu vas mourir immédiatement ! » dit-il en levant son épée…
- « De la cervelle fraîche ! » dit une voix étrange…

Soir leva les yeux, l’épée toujours levée, et vit deux hommes à l’allure effrayante, la peau trouée et grise, des vers et des insectes entrant et sortant de la bouche et des yeux.. Il eut un frisson, ces morts-vivants mangeurs de tête étaient de sortie le jour… Le premier poussa un cri et jeta sur lui, d’un bond grotesque mais puissant. Soir esquiva l’attaque, se fendit et donna un coup d’épée. La lame rentra dans le corps avec un bruit de succion éc½urant.
- « Une cervelle fraîche… » dit l’autre mort vivant qui s’approcha de la tête dénudée de Mac, un énorme couteau à la main…
- « Non ! » s’écria Soir ! « J’ai besoin de cette tête ! »

Il esquiva à nouveau le premier mort vivant et se précipita vers le second, épée levée. Il y eut un formidable craquement dans l’air et un terrible spasme de douleur plia en deux le corps de Soir ! Il tomba à genoux, faible, tourna la tête pour savoir d’où venait cet éclair dans un ciel sans nuage et vit Diandra, en train à nouveau d’appeler la colère de Dieu contre lui… Au second éclair il s’évanouit, avec une pensée pour la tête de Mac, pas de prime si elle était mangée…
Mais les deux morts-vivants comprirent que la nouvelle venue était dangereuse et se précipitèrent vers elle. Un seul arriva, l’autre fut foudroyé. Le second n’eut pas plus de chance, car bien que beaucoup moins puissante que mon Maître, Diandra, bardée de bénédictions divines, l’acheva rapidement.
Elle appela la Puissance de Dieu pour tirer Mac, juste à temps, de la mort, et remit sur pied, après l’avoir attaché, le Sicaire.

C’est ainsi que se forma le trio qui mena le combat contre le Maître-Démon.
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Épisode 2 : Tous pour un, un pour tous.

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. J’ai fouillé les âmes et les mémoires, pour apprendre même les détails oubliés.

Je choisis de raconter comment Mac, Diandra, Soir et Alfania partirent sur la piste du Chevalier des Hautes Cimes.

Je ne m’étendrais pas sur l’interrogatoire auquel le Sicaire Soir fut soumis par Mac et Diandra. Il fut… rude… mais le résultat en fut étonnant. Asseyez-vous. Ah, vous êtes déjà assis ? Bien bien…

Il s’avérait que Soir était persuadé d’avoir agi pour le bien d’Albion. Mac était un traître à éliminer car il mettait en danger un projet secret vital pour le Royaume. D’ailleurs il avait reçu de l’or pour sa trahison, Soir l’avait vu de ses propres yeux quand il le surveillait.

Cela me rappelle, il y a environ quatre siècles, comment mon Maître mis à jour un complot Midgardien. Pensez à me rappeler de vous conter cette histoire, un jour.
Où en étais-je ? Ah oui… Soir avait reçu la mission d’éliminer Mac par un canal secret de la Fraternité des Ombres, qui oeuvre discrètement pour la défense d’Albion. Face à ces révélations, le paladin prit une décision qui sembla saugrenue à Diandra : il libéra Soir, se fiant à son instinct. Il expliqua qu’il n’était pas un traître. Et que Soir n’était pas son ennemi, s’il le fallait, il irait s’expliquer devant la Fraternité elle-même ! Soir fut surpris par cette attitude et décida de donner à Mac le bénéfice du doute.

Ah, je me fais vieux… Laissez-moi m’installer plus confortablement… Pendant que Diandra allait de son côté enquêter dans les milieux cléricaux, Soir et Mac rencontrèrent l’Ombre de Camelot, le plus haut responsable de la fraternité que pouvait contacter Soir. L’assassin apprit qu’il s’était fait manipuler, nul dans la fraternité n’ayant donné l’ordre de tuer Mac. Quelqu’un connaissait suffisamment la Fraternité pour berner un Sicaire débutant comme Soir et lui fournir un puissant poison. La fraternité allait mener sa propre enquête et Soir fut désormais chargé de veiller sur la vie de Mac !

Soir fut particulièrement ébranlé. Il laissa entendre que lui entre tous aurait dû se méfier des apparences et des soi-disant preuves, mais quand Mac lui demanda pourquoi, il resta silencieux.

- « On dirait que tu as l’art de te fourrer dans des situations impossibles. » dit Soir, marchant d’un bon pas dans une ruelle sombre de Camelot. « Qu’est-ce qui t’a amené dans cette histoire ? » ajouta-t-il.
- « Le hasard… ou la destinée. » répondit Mac, son pas résonnant sur le pavé. « J’ai vu un bel oiseau tout bleu… Je ne savais même pas que cela existait. Je me suis approché de lui… et j’ai entendu au loin quelqu’un qui appelait à l’aide. C’était Sansfer le vieux sage, qui en quelque sorte doit la vie sauve à cet oiseau. Je le secouru de l’attaque d’un de ces mort-vivants mangeurs de cervelle. C’est comme cela que j’en vins à m’intéresser à eux et à être chargé d’une enquête. »
- Et bien espérons retrouver ce Sansfer, puisque la femme qui t’as donné l’or a été retrouvée morte par la Fraternité. »

Soir jeta un regard surpris autour de lui, il était nouveau à Camelot et mémorisait chaque tours et détours de leur chemin. De ruelles en ruelles, Mac l’amenait dans les quartiers les plus sombres de Camelot. Les quelques lanternes ne jetaient qu’une lueur diffuse et laissaient les ombres danser à leur guise.

- « Je suis surpris qu’un paladin fréquente ce quartier. Il est aussi puant que les marais où j’ai passé mon enfance !
- Je n’ai pas toujours été paladin. Je le suis devenu assez tard en fait. Et j’ai passé des années dans ce quartier, au grand désespoir de mon tuteur, un moine. Ce quartier a plu à Sansfer, puisqu’il s’est établi à l’auberge du Rat Noir. Nous y voilà ! » dit-il, avec un large mouvement du bras vers une petite porte de bois noirci, surmonté d’une enseigne minable représentant un énorme rat.

Ils poussèrent la porte et à peine entrés furent assaillis par les parfums des jambons pendus aux grosses poutres de bois et par la fumée de la cheminée. Plusieurs tables rondes, éclairées par des petites bougies, étaient dispersées au hasard dans la grande salle où un brouhaha de conversations, de rires et de cris emplissaient les oreilles. Des silhouettes encapuchonnées murmurant entre elles, des mercenaires buvant de la bière et racontant à voix haute leurs exploits, des ouvriers, des marchands même… Une faune bigarrée occupait l’auberge et ne prêta pas attention aux nouveaux venus.

- « Eh ! Ils jouent aux dés ! » s’écria Soir en s’approchant d’une table. « Vous avez de la place pour nous ?
- Ah non ! Pas pour Mac ! » répondit un des joueurs, l’air contrarié. « Il a une chance de pendu, je ne joue pas contre lui ! »
- « MAC ! SALUT MON POTE ! VIENS ICI ! » s’écria quelqu’un à l’allure martiale.
- « McFil, pas la peine de crier, tu sais que je ne suis pas sourd. » répondit Mac avec un sourire.
Mac et Soir s’assirent à la table de McFil. Le guerrier avait devant lui une choppe de bière, une tranche de pain et sur la tranche, de la viande rôtie. Mac jetait un coup d’½il gourmand sur la viande quand Soir lui donna un coup de coude et lui souffla « Regarde ça ! ».

Soir, d’un mouvement de la tête, montra une belle jeune femme, à la flamboyante chevelure rousse, et aux vêtements qui en cachaient si peu qu’ils ne servaient que d’excuses aux bonnes m½urs. Elle discutait avec le patron.
- « Soniak la catin ! » sourit McFil.
- « Wow, je me la ferais bien ! » murmura Soir, le regard avide.
Soniak s’approcha de leur table, se mis derrière Mac, passa ses bras autour du cou du paladin et dit :
- « Mon chevalier préféré ! Il y a longtemps que je ne t’avais pas vu ! »
Mac tourna la tête vers elle et lui fit un clin d’½il amusé. Le patron avait accompagné Soniak, ils passèrent commande. C’est dévorant sa viande que Mac présenta Soir à McFil et entendit les dernières nouvelles. Sansfer avait été retrouvé mort, lui aussi, dans sa chambre à l’auberge. Les gardes royaux n’avaient pas de piste.

Alors que la discussion allait bon train, la porte s’ouvrit et deux ou trois hommes poussèrent des sifflements. Diandra venait d’entrer, sa beauté ne passait pas inaperçue, d’autant plus que la douceur de son visage contrastait avec son armure et ses armes. Elle s’approcha de la table en souriant, fit un signe amical à Soniak et salua McFil. Ils la mirent au courant de la situation.
- « De mon côté, j’ai appris des choses intéressantes. » dit Diandra. « D’abord, dans les milieux de l’église et des paladins, ton histoire de la marque du Maître-Démon a fait grand bruit, Mac. De fait, tant de personnes en ont parlé qu’il est inutile de chercher un suspect de ce côté-là. Par contre, le paladin qui vous a sauvés et qui t’a ordonné de ne pas poursuivre le démon… Nakron…il est très connu, c’est le Seigneur des Hautes Cimes. Un très puissant paladin, combattant exceptionnel, qui a son domaine dans les Highlands, et que l’on n’a pas vu depuis un certain temps.
- Celui-là même qui t’a dit qu’au nom de l’intérêt supérieur d’Albion, tu devais laisser le démon vivant » murmura McFil, songeur.
- « Je sais où est son domaine » ajouta Diandra. « Nous pouvons y aller dès demain. »
- « Ce sera sans moi, hélas. » ajouta McFil. « Demain je pars vers la zone frontière, escorter un magicien qui va enchanter un château contenant une relique d’Albion. Je ne peux me défiler…
- Dommage ! Nous serons néanmoins quatre, demain Alfania la paladine nous rejoindra à Humberton.» répondit Mac, qui attaqua vaillamment une deuxième tranche de viande rôtie.

Le lendemain, les yeux bouffis de fatigue, Soir rejoignit Mac et Diandra à la Porte Nord de Camelot. Mac eut un petit sourire ironique, murmura quelque chose à Diandra au sujet de Soniak et ils partirent vers Humberton. Là, Alfania les rejoignit. Même elle et sa juvénile beauté ne purent réellement réveiller Soir, qui somnolait sur sa selle. Le petit groupe s’enfonça dans les montagnes.
Après une journée sans histoire et une nuit passée dans les froides montagnes, ils arrivèrent dans une gorge étroite barrée d’une muraille et d’un poste de garde. Ayant décidé de venir en amis, ils s’annoncèrent mais virent le passage refusé par le guerrier qui gardait les lieux. Un seul guerrier, mais à l’aura si impressionnante que nos aventuriers préférèrent rebrousser chemin et tenir conseil.

- « Je perçois une aura très puissante, chez lui. Je ne suis pas sûr que même à quatre on puisse le vaincre. » dit Diandra.
- « Pourtant il faut passer ! » répondit avec une colère contenue Mac.
- « Mais comment ? » répondit Alfania. « Nous avons essayé la diplomatie, dit combien il est important pour nous et Albion de passer et de voir son seigneur, nous avons cajolé et menacé, ce guerrier est plus têtu qu’une vielle mule !
- Je sais comment faire. » dit Soir. « Son poste de garde n’a qu’une issue. Je peux facilement mettre le feu à sa porte, j’ai ce qu’il faut. Je peux même produire assez de fumée pour qu’il meure dans sa bicoque, sans risque pour nous ! »
Mac eut l’air horrifié.
- « Soir ! Je te rappelle que ce n’est pas vraiment un ennemi ! Il ne fait qu’obéir aux ordres de son seigneur ! Et ta façon de faire est absolument déloyale !
- Oui ! » ajouta Alfania, « Ce serait une mort horrible et sans honneur pour lui, et une honte pour nous ! De plus tuer un de ses soldats n’est sans doute pas la meilleure de s’introduire auprès du seigneur Nakron.
- Pff. » fit Soir, avec un regard dégoûté sur les deux paladins. « Mac, à chaque fois que tu dis quelque chose tu as ta petite suivante pour t’approuver ! » ricana-t-il. « Comment comptes-tu t’y prendre ? Tu vas le provoquer en duel ?
- Non, ce n’est pas une affaire d’honneur entre lui et moi, tu n’y comprends rien ! » répondit Mac, excédé. « Nous allons lui demander une dernière fois de laisser le passage et s’il refuse, nous l’attaquerons, c’est tout ! Nous tâcherons de ne pas le tuer, une fois hors de combat Diandra le soignera et nous passerons.»
Soir leva les yeux au ciel.

Ils prirent le temps de se recueillir, les paladins chantant leurs chants de protection et de combat, Diandra demandant les bénédictions de la Lumière. Comme ils s’y attendaient, l’imposant guerrier en armure de plate leur refusa à nouveau le passage. Mac et Alfania chargèrent tandis que Soir tentait de passer derrière l’ennemi.

« Pour Albion ! » cria Mac, abattant son marteau de guerre. « Pour Albion ! » cria en écho Alfania, épée levée. Soir ne criait rien, il espérait que les cris des autres détourneraient du guerrier…
Diandra pria Dieu pour paralyser l’ennemi, mais Dieu ne sembla pas l’entendre. Le guerrier para facilement le coup de Mac et donna un puissant coup d’estoc à Alfania. Elle cria et chancela, recula, blessée, et Diandra lui lança un sort de soins. Mac, inquiet en voyant Alfania en mauvaise posture, frappa de toutes ses forces vers la tête de son adversaire. Le marteau fit un creux dans le bouclier remonté à la hâte, le guerrier, sur la défensive, recula de deux pas. Il ne put éviter un coup de hache de Soir, et malgré son armure se mit à saigner. Échaudé, il se plaça face à Soir et à Mac. Soir fit tourner rapidement son épée et sa hache, et s’accroupit presque pour attaquer le guerrier au creux du genou, au point faible de l’armure. Mais l’ennemi dévia le coup avec son épée et sur le retour de l’arme blessa Soir à l’épaule, le forçant à lâcher sa hache sénestre. Déjà Diandra priait pour refermer la blessure de Soir… Le guerrier le remarqua et, bousculant Mac de son bouclier, fit un bond vers Diandra et la blessa d’un coup au bras gauche. Alfania, qui avait été soignée par la magie de Diandra, s’interposa. Mac décida de tenter le tout pour le tout et hurla : « Tous sur lui MAINTENANT ! »

Les quatre compagnons, tous blessés, se jetèrent ensemble sur l’adversaire, cela passerait ou casserait. Le guerrier para attaque de Mac, mis hors de combat Diandra, mais ne put éviter totalement les attaques de la paladine et de Soir… Il s’écroula, touché au dos et à la poitrine, et tomba au sol.

Diandra était faible mais consciente, ils s’assirent tous, ou plutôt se laissèrent tomber au sol, exténués, affaiblis par les pertes de sang…
« Vous allez payer votre trahison ! » dit une voix vers le passage dans la muraille… Un chevalier, avec le même blason que le guerrier à terre, sortit son épée et s’approcha d’eux, suivi d’une vingtaine d’hommes d’arme…
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Épisode 3 : le jugement

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Peut-être une fois que j’aurais terminé cette histoire pourrais-je sonder votre esprit ?

Le chevalier fit un geste à ses hommes qui commencèrent à encercler le petit groupe. Il leva l’épée pour donner le signal de l’attaque, mais Mac cria « STOP ! » et se tourna vers Diandra.
- « Soigne le garde maintenant, sinon il va mourir. »

Diandra hocha la tête, se tourna vers le garde inconscient au sol. Un certain flottement se fit sentir chez les guerriers autour d’eux. Diandra incanta calmement et une lumière dorée entoura l’homme, qui aussitôt ouvra les yeux, l’air faible. Mac se tourna vers le chef.
- « Voilà, vous pouvez nous combattre, maintenant. Mais nous ne sommes pas vos ennemis. C’est juste que nous sommes prêts à prendre tous les risques pour voir le Duc Nakron, c’est trop important pour que l’on abandonne. »

Le capitaine les regarda d’un ½il songeur.
- « Bien. Prenez leurs armes. Nous allons les amener au Duc, qui décidera ! »
Ils firent le trajet libres, mais sans armes et au milieu de guerriers. Ni le château aux hautes murailles ni l’impressionnante vue sur le ravin au bord du chemin ne distrairent leurs pensées. Comment allait réagir le Duc ?

Ils le trouvèrent à genoux, en train de relever son jeune fils. Dans une salle, les tentures illustrant les exploits des Paladins de la famille et les hauts meubles de bois se disputaient l’ambiance avec des dizaines de jouets répandus un peu partout. D’autres personnes entrèrent également dans la salle. L’enfant fut promptement emmené par une gouvernante, sur un signe du Duc.
- « Mac ! » s’écria une jeune femme tout de vert vêtue, avec un geste du bras et un sourire.
Un homme petit et gros se tourna, surpris, vers la jeune femme :
- « Tu le connais, Louvéa ?
- Oui, j’ai mené quelques missions avec lui. C’est un paladin. » dit-elle avec un clin d’½il à Mac. Alfania jeta un regard froid à la jeune femme.
- « Et bien ton ami est en mauvaise posture, c’est un danger pour Albion, et peut-être tous ceux qui l’accompagnent. »

Diandra poussa une exclamation de surprise indignée, avança et se prit les pieds dans une espèce de jouet de couleur jaune. Elle fut rattrapée par Soir et de colère donna un coup de pied à la boule jaune. Celle-ci fit un bond en poussant un glapissement aigu ! Le gros homme près de Louvéa poussa un cri de colère et se précipita pour prendre la créature jaune dans ses bras. Il hurla « Vous êtes folle ? Brute ! ». Diandra, surprise, regardait avec stupeur la boule jaune, dans laquelle elle distinguait deux petits yeux noirs.
- « Laissez mon familier tranquille ! »
Une grande femme brune aux yeux clairs éclata d’un rire cristallin.
- « Ah Elmonchon, qui se douterait que c’est le familier d’un puissant magicien ! »

Elle se tourna vers Diandra, posa sa harpe sur une table et dit :
- « Je pense qu’Elmonchon se laisse emporter par ses émotions. La seule personne avec qui nous avons un vrai problème est Mac Leod.
- Oui, Sajolie a raison, c’est Mac le danger pour Albion, il faut l’éliminer. » ajouta une petite femme boulotte, aux cheveux courts et drus. Elle remonta un peu sa robe bleue et s’assit près du Duc.
- Du calme ! » dit le Duc, en s’asseyant, avec le plus grand manque de respect pour le protocole, sur la table, à côté d’un jouet en bois. « Nous n’allons pas prendre de décisions hâtives et injustes. Jugeons !
- Eh ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? » s’écria Mac « Pourquoi donc devrais-je être jugé ?
- Du calme, j’ai dit ! » répéta Nakron. « Mac, jusqu’à il y a peu, nous pensions que tu étais un traître, payé par Hibernia pour détruire la Pierre. Nous t’avons fait surveiller par Soir, et nous avons su que tu as reçu de l’or. La majorité de notre groupe a voté pour ton élimination. Notre projet est trop vital et trop secret pour Albion pour que nous prenions de risques. Depuis peu, nous avons eu des renseignements supplémentaires, comme le fait que tu aies remis l’or à l’église. Nous pensons désormais que tu n’es pas un traître. Toutefois, comme tu es le seul à pouvoir détruire la Pierre du Maître-démon, tu es de fait le plus grand danger pour notre projet. Du coup certains dans le groupe pensent que tu dois être éliminé. »

Louvéa eut une expression horrifiée, et les membres de notre petit groupe prirent tous la parole à la fois pour protester. Le Duc fit un geste et ramena le silence.
En désignant la femme en bleu et un grand guerrier au visage grêlé, il reprit :
- « Tu auras l’occasion de parler, Mac. Pour l’instant écoute. Narfarielle et Oloman pensent que tu es trop dangereux pour rester vivant. Sajolie la barde et moi-même pensons que les valeurs d’Albion doivent nous guider, il serait injuste de te tuer. Quant à Elmonchan le mage, au guerrier Defers et à l’archer Fenerik, ils sont indécis.»

Ces deux derniers, un petit homme habillé de vert comme Louvéa et un géant brun hirsute en plate, se tenaient derrière le gros mage. Elmonchan posa sa lourde masse sur une chaise et prit la parole.
- « Je suis d’avis que Mac vive. En fait je pense qu’il peut nous être utile. Nous ne sommes pas sûrs de la position exacte de la Pierre. J’ai fait un sortilège de divination et je pense qu’à cause du lien spécial de Mac et de la Pierre, s’il passe à côté, il la sentira. Mac devrait être intégré à notre groupe. »

Ce fut au tour des occupants du château de prendre la parole tous à la fois. Une fois de plus Nakron ramena le silence, et une discussion plus ordonnée s’ensuivit, où seul gardait le silence le groupe des quatre et Louvea. Il fut décidé que Mac vivrait, sans qu’il ait eu à défendre sa cause.

Nakron se tourna vers Louvea et lui dit de se mettre avec les quatre autres. Il leur demanda de jurer que sur leur vie, sur leur âme, sur Albion et sur Dieu que ce qu’il leur dirait resterait absolument secret. Tous prêtèrent serment.
Et Nakron commença à révéler le plus grand secret d’Albion.
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Épisode 4 : Une Pierre dans le jardin d’Hibernia


Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Écoutez… avec vos oreilles, mais votre âme aussi….


Nakron se tut un instant puis dit :
« Il y a quelque temps, en Hibernia, une de nos espionnes a essayé de voler un manuscrit. C’est Erlanghial, un vieil elfe érudit, qui avait découvert ce texte. Il en était tout retourné, disait qu’il s’agissait d’une prophétie qu’il fallait absolument faire échouer, pour l’avenir d’Hibernia. Il prit la route pour leur capitale, afin de prévenir les seigneurs de ce royaume. C’est sur le chemin que Méchaelle, notre espionne, fit sa tentative. »


Il jeta un coup d’½il embarrassé à Louvéa, dont le visage s’était fermé. Elle semblait lutter pour garder le contrôle d’elle-même, respirant d’une manière trop contrôlée pour être naturelle et avait l’½il humide. Il reprit :
« Méchaelle était une amie de Louvéa. Je suis désolé, Louvéa. Erlanghial la surprit, ils se battirent, Méchaelle fut blessée mais tua l’elfe et s’empara du rouleau. Nous ne savons pas comment, mais les hiberniens furent au courant et donnèrent la chasse. Méchaelle fut à nouveau blessée, si gravement qu’elle mourut dans la zone frontière, entre les bras de la patrouille menée par Louvéa. Elle eut juste le temps de raconter brièvement son histoire et de remettre le rouleau. »


Nakron bougea un peu et continua.
« Nous avons pu déchiffrer le rouleau. La prophétie parle de la Pierre du Maître-Démon d’Albion. Elle dit que bientôt les mages d’Albion se serviront de cette Pierre pour vaincre Hibernia.


Il y a une Pierre par royaume, et chaque Pierre peut être activée par un mage, si celui-ci est assez puissant et possède les connaissances nécessaires. Cela a rarement été fait. D’abord, activer une Pierre dans son propre royaume est stupide. Cela fait apparaître, dans la région de la Pierre, des portes vers les enfers. Par ces portes viennent des mort-vivants et des démons. Même le Maitre-Démon peut apparaître, si le mage qui active la pierre a le pouvoir nécessaire. »

Nakron fit un signe de tête à Narfarielle, la petite femme en bleu. Celle-ci reprit le récit.
« Une fois, un prêtre de Midgard s’est introduit en Hibernia et a activé leur Pierre. Cela a semé quelque temps la terreur, mais les hiberniens trouvèrent et tuèrent le prêtre, l’activation de la Pierre cessa. Midgard a perdu un de ses plus puissants religieux, et aucun royaume ne tenta à nouveau l’expérience.

Mais la prophétie dit que l’on peut activer la Pierre d’une manière beaucoup plus puissante… Du coup, nous cherchons notre Pierre, afin de l’étudier. Si, en se basant sur la prophétie, nous perçons le secret de la Pierre, nous pourrons envoyer un mage en Hibernia, pour faire une activation beaucoup plus puissante que toutes celles qui ont été tentées jusqu’à présent. Pendant un mois complet, leur royaume sera attaqué par les forces infernales, même si notre mage repart en Albion. Ce coup serait assez fort pour affaiblir gravement Hibernia.

Hibernia cherche à nous contrecarrer. Ici, ils ont payé Mac pour le motiver dans la recherche et la destruction de la Pierre. Mais surtout, dans leur royaume, ils ont cherché et trouvé leur propre Pierre. Ils l’ont cachée, sans doute bien gardée et bardée de protections magiques. Ce ne sera pas facile de la trouver et de l’activer. »


Nakron sourit et dit : « Du moins c’est ce que nous cherchons à faire croire aux espions Hiberniens et à leurs dirigeants. La vraie prophétie n’a rien à voir avec cela et est beaucoup plus impressionnante, la voilà…. »
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Épisode 5 : La révélation

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part.

Où en étais-je ? Ah oui, le Duc s’apprêtait enfin à révéler la vérité. Je ne vous ferai pas languir plus longtemps en vaines digressions sur ce qu’est la vérité, autant en venir tout de suite à l’essentiel. Je suis sûr que vous pensez comme moi et que vous préférez entendre la révélation tout de suite, plutôt que de m’entendre rabâcher je ne sais quoi à propos de choses et d’autres. On ne ferait que perdre notre temps. Et d’ailleurs vous ais-je parlé de mon ancien maître, quand il…bon, bon, j’arrête, pardonnez cet humour facile, mais à mon âge s’amuser est une chose rare….

Le Duc disait donc….
« La véritable prophétie avertit Hibernia que le Roy Arthur va revenir et mener son royaume à une victoire définitive contre Hibernia et Midgard. »
Mac ouvrit de grands yeux, à la fois surpris et emplis d’une soudaine espérance. Diandra laissa échapper une exclamation incrédule, Alfania s’appuya sur une chaise et Soir murmura ; « Impossible… », Louvéa dit « Et bien… pas étonnant que l’elfe fut tout retourné… » Nakron laissa un instant s’écouler, que tout le monde puisse absorber la nouvelle… Il reprit.
« Pas en chair et en os. Arthur est mort, et rien ne changera cela. Mais si nous trouvons la Pierre et faisons la bonne cérémonie, l’âme d’Arthur chassera le Maître-Démon de la Pierre. L’âme d’Arthur s’installera pour toujours dans la Pierre et utilisera sa puissance magique pour soutenir Albion.
En pratique.. Cela veut dire que nous aurons une nouvelle relique, inconnue des autres royaumes. Cette relique à elle seule sera plus puissante que toutes les reliques existantes réunies et sera indestructible. Nous n’aurons pas besoin de l’exposer en l’approchant des zones de combat, comme les reliques actuelles, nous pourrons la garder à Camelot même. Elle rendra nos assassins et espions indétectables. Nos mages auront plus de puissance. Nos prêtres, nos moines, nos guerriers et chevaliers… tous deviendront beaucoup plus puissants ! Notre Roy Arthur, grâce à la Pierre, nous permettra d’envahir et de soumettre jusqu’au c½ur des royaumes ennemis… »

Il fit une pause…. Et ajouta : « Enfin cette guerre entre les trois royaumes sera terminée, et nous connaîtrons la paix. »
« Si nous arrivons à réaliser la prophétie » ajouta Narfarielle. « Avant tout il nous faut trouver la Pierre. Ensuite il nous faut des informations supplémentaires sur la cérémonie, qu’il faudra carrément aller chercher en Hibernia. Ensuite seulement nous pourrons faire la cérémonie liant à jamais l’âme d’Arthur et la Pierre. Cela fait beaucoup. »

Elmonchan le mage, tout en grattant la créature jaune qui lui servait de familier, intervint.
« Trouver la Pierre est difficile. Elle est cachée à la fois matériellement et magiquement. Les informations de Sansfer étaient incorrectes, Mac, la Pierre n’est pas dans Mithra. En fait, le seul moyen que nous ayons de la trouver est de l’activer. Une fois active, elle émet une sorte d’aura que les mages de notre groupe peuvent détecter, avec de la chance. Ce coup-ci, avec votre aide, Mac, nous sommes sûrs de la trouver. Mais attention, que personne ne fasse comme la dernière fois ! Hélas, quand la Pierre est activée, mort-vivants et démons apparaissent. Vous pouvez combattre les mort-vivants, pas les démons. Si vous ne tuez ne fut-ce qu’un seul démon, la Pierre devient beaucoup plus difficile à détecter. C’est pour cela, Mac, que la dernière fois nous n’avons pas trouvé la Pierre. Elle était là, activée, mais encore plus difficile à trouver à cause du démon que vous avez tué ! » Elmonchan ne put s’empêcher de prononcer ces dernières paroles d’un ton coléreux.

Nakron reprit d’un ton apaisant : « Le passé est le passé et nous avons tous commis des erreurs. Maintenant, nous devons préparer l’avenir. Mac, nous comptons sur vous. Que pensez-vous de tout cela ? »

Mac réfléchit un instant et dit :
« Ce qu’il me vient à l’esprit est que je dois lutter pour détruire cette Pierre. »
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Épisode 6 : Où l’on choisit

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part.

Un silence de plomb accueilli la déclaration de Mac. Elmonchan le rompit : « Voilà qui va renforcer ceux qui pensent que vous être trop dangereux pour que l’on vous laisse vivant. Expliquez-vous ! »

La tension était palpable. Alfania avait l’air perdue, mais elle se rapprocha, protectrice, de Mac. Soir regardait Mac d’un ½il inexpressif.
« J’ai dit que c’était ce qui me venait à l’esprit, pas ce que j’allais faire. » dit Mac. « Instinctivement, ce projet me hérisse. Il faut que l’âme du Roy Arthur s’enferme à jamais dans une Pierre maléfique ? N’est-ce pas dangereux pour lui ? Et puis même s’il chasse le Maître-Démon et contrôle la Pierre pour le bien d’Albion, est-ce juste que pour l’éternité son âme soit au service du royaume ? N’as-t il pas droit de rejoindre la Lumière ? »

Mac pencha la tête, pensif. « Et il faut, pour parvenir à nos fins, autoriser des démons à parcourir nos terres ! Des gens en meurent ! Vous me parlez d’un avenir radieux mais si je me fie à ce que je vois, pour l’instant on fait le mal. »
Tout à coup le visage de Soir se changea en masque de fureur. Il s’écria :
« Pour qui te prends-tu, petit paladin ! Tu vois, tu juges et tu tranches ?? Toi tu sais ce qui est bien ou pas, peu importe la puissance et le rang de ceux que tu as en face ? Toi tu sais ce qui est juste et eux non ? Toi… toi… tu juges d’après ce que tu vois !! Vois plus loin, imbécile ! » Soir était rouge de fureur. Il se dirigea et vers le corridor et ajouta, d’une voix basse mais coléreuse : « J’ai besoin d’air pour me calmer ! »

Mac le regarda partir, une expression ahurie sur son visage. Le Duc leva un sourcil et dit : « Que lui arrive-t-il ? Il est fou ? »
Louvea répondit : « Non, Messire. Ce n’est pas un ami, mais j’étais dans la même région que lui pendant sa jeunesse. Il s’est passé quelque chose que toute la région a su et qui probablement explique ses paroles aujourd’hui. »

Elle fit une pause et reprit : « Soir a vécu un amour passionné avec une jeune femme des bois. Il sentait que quelque chose la perturbait mais celle-ci ne voulait pas révéler son secret. Un jour il l'a suivie et a trouvé un homme en train de la menacer d'une arme. Il a tué cet homme, de justesse, et a été gravement blessé.
Mais cet homme était le père de la femme et menaçait sa fille pour l'empêcher de la suivre, il n’avait pas l’intention de la tuer, au pire il l'aurait blessée. Celle-ci voulait le suivre dans un endroit très dangereux où son frère était prisonnier, pour le libérer. Son père ne voulait pas qu'elle vienne. Désormais seule et désespérée, elle soigna Soir, l'abandonna là, et parti seule à la recherche de son frère. Soir retrouva leurs deux cadavres une semaine plus tard. Il jura publiquement de les venger, et puisqu’il avait tué, assassin il serait. Depuis il se méfie comme la peste des gens qui jugent rapidement d’après ce qu’ils voient… » ajouta-t-elle en regardant Mac. Elle ajouta d’une voix forte « Mon amie Méchaelle est morte pour nous ramener cette prophétie. Pour ma part je lutterai pour la réaliser ! »

Le Duc et ses amis gardèrent le silence, attentifs aux paroles échangées. Diandra, d’une voix posée, prit la parole : « Allons, gardons notre calme. Moi, ce qui m’inquiète, c’est que cette nouvelle relique n’amènera pas la paix. Elle nous permettra de faire la guerre dans les royaumes ennemis, de les dominer. Oh bien sûr, je préfère qu’Albion gagne. Je suis prête à offrir ma vie pour le royaume et pour Dieu. Mais je crois que les trois royaumes pourraient vivre en paix… »
Mac la regarda et dit « Je n’avais pas pensé à cela, ma s½ur. Mais bon…» Il regarda le sol. « J’avoue que je suis un peu perdu. Je veux faire ce qui me semble juste, mais parfois je ne sais pas ce qui est juste. Soir a sans doute raison. Je ne suis qu’un jeune chevalier. »

Mac mit un genoux en terre devant le Duc Nakron. « Messire, je sais que vous êtes un paladin du cinquantième cercle. Vous êtes un Grand du royaume. Vous servez l’église et le Roy. Je vous fais confiance, je respecterai mes v½ux de paladin et obéirais aux ordres que vous donnerez. »

Un sourire chaleureux éclaira le visage du Duc. Diandra, Soir et Alfania prirent la même décision que Mac, même si Diandra ajouta qu’elle prierait pour qu’Albion impose la paix et non la destruction. Soir revint, calmé, et s’engagea aussi.
Nakron prit un visage grave. « Maintenant que vous avez pris votre décision, je vais vous présenter le chef de notre groupe secret. » Comme s’il n’attendait que ces paroles, un vieil homme entra d’un pas ferme. Ses cheveux blancs et son visage buriné de mille rides ne pouvaient rien contre la puissance qui se dégageait de sa silhouette musclée. Le Duc et sa compagnie firent une révérence, et un sentiment de respect envahit Mac et ses amis.
« Bruce McAllister, membre du Conseil Royal…» souffla Soir. Mais c’était inutile.

Tout le monde connaissait au moins de vue le vieux chevalier, vieil ami du Roy, quelqu’un qui avait aidé le Roy à chasser les derniers partisans de Mordred et dont la bravoure est légendaire.

Le vieux chevalier ne resta que peu de temps. Il les félicita pour leur décision et les assura qu’ainsi ils servaient au mieux Albion. Seule Diandra était un peu inquiète. Oh bien sûr elle servirait Albion… Mais McAllister n’était certainement pas une colombe de paix…

Ils passèrent tous à table, et après le repas le Duc exposa ses plans.
Pour pouvoir réaliser la cérémonie finale, il fallait aller chercher en Hibernia un parchemin. Ce parchemin était dans un fort près de la frontière du royaume elfique. Il fut décidé d’une attaque de diversion, sur un village fortifié près du fort, pour faire sortir la garnison de celui-ci, et attaquer le fort pendant ce temps.
Mac a cru comprendre qu’il serait chargé de la diversion, il fit remarquer que c’était une sale guerre que d’attaquer un village de civils. Le Duc fit venir un guerrier dans la salle. Mercenaire et capitaine des mercenaires, c’est lui qui mènerait l’attaque du village. Il fit une grande impression, un highlander à l’allure barbare mais au charme certain. Même Diandra, pourtant amoureuse d’un autre, se prit à lui jeter un regard intéressé.

Si la mission des mercenaires semblait sans gloire, elle était en fait presque une mission suicide, car ils seraient pris entre deux feux, la milice du village et la garnison de l’autre. Quand le mercenaire eut, avec professionnalisme, mis au point tous les détails, il quitta la salle, une carte dans la main.
Soir, l’air dubitatif, dit
- «Avez-vous vraiment confiance en lui ? Je le connais de réputation, il aime l’alcool, les femmes et tricher aux cartes. Il y a même une rumeur qui dit que c’est un assassin, mais libre et non Sicaire de la Fraternité comme moi. Je ne sais pas si c’est une bonne idée de lui confier cette mission critique…
- Panda McKeen est digne de confiance. Je lui confierai ma vie. » répondit le Duc. « En fait, d’une certaine manière, c’est que je vais faire. Vous aussi, Diandra, car vous nous accompagnerez. Ainsi que Louvéa, elle sera notre éclaireur. »
Il se tourna vers Mac et Soir. « Vous irez chercher la Pierre, avec Elmonchan et Narfarielle. »
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Épisode 7 : La mort de Louvea et de Panda McKeen

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Pardonnez-moi de passer les détails et de ne conter que les épisodes importants, comme la mort de Louvéa et de Panda McKeen.

La troupe de Panda McKeen écoutait son chef, les couleurs du clan flottant à l’air.
Panda se tourna vers Diandra. « Vous restez dans le petit groupe de commandement. » À l’attention de ses lieutenants, il ajouta :
« Les scouts nous ont précédés de deux heures. Ils se sont divisés en trois groupes. Un groupe cherche les éclaireurs adverses, pour nettoyer autant que possible la forêt avant que l’on s’y enfonce. Le groupe 2 a pris position près de notre objectif, le village fortifié. Ils intercepteront les scouts ennemis se rendant au village pour donner l’alerte. Si tout va bien nous surprendrons le village. Un autre groupe se tient près du château pour intercepter les scouts s’y rendant. Ce groupe laissera passer un ou deux ennemis, pour que nous soyons sûrs que la garnison soit avertie et vienne au secours du village.

Le Duc et sa troupe nous suivent à une heure d’écart. Dès que le village sera attaqué, ils obliqueront vers le château, l’objectif réel.
Nous attaquerons le village avec une première vague. Il faut frapper assez dur pour les affoler, mais après l’attaque nous nous retirerons dans la forêt. La deuxième vague d’attaque ne comprendra que deux tiers des hommes, un tiers restera caché dans la forêt. La deuxième vague maintiendra l’attaque jusqu’à l’arrivée des renforts Hiberniens. À ce moment-là les troupes de réserve sortiront de la forêt et attaqueront par derrière les renforts Hiberniens, le temps que la troupe principale se replie.
À partir de là, il faudra mener une retraite ordonnée, les scouts nous y aideront en harcelant l’ennemi. »

Mais trahison et piège perturbèrent ce plan. La première vague avait bien surpris le village. Les cris et le bruit de l’acier contre l’acier emplissaient l’air. Dans le feu de la bataille, un homme cria quelque chose à Panda, qui fit un signe et le suivit vers la forêt, suivi de Diandra, de Louvea et deux autres personnes. Là, alors que Panda semblait engueuler Louvéa, un groupe d’hommes sortit du sol, comme s’ils apparaissaient soudain de nulle part. Blonds et sauvages, ils ressemblaient à des Midgardiens. Leur attaque surprise avec des armes empoisonnées décima le groupe. Les Hiberniens, ayant vu le sort du chef Albionnais, avaient repris courage. Les mercenaires rompirent le combat et repartirent vers la forêt, vers les assassins Midgardiens.

Ceux-ci ne les attendirent pas. Les mercenaires ne purent que soigner Diandra, inconsciente mais vivante. Panda McKeen, Louvea, un autre mercenaire et l’autre clerc du groupe étaient morts. Ils furent placés sur des mulets, avec les autres Albionnais morts durant l’attaque, couverts d’une couverture, pour être ramenés et enterrés en Albion. Diandra, à peine remise, décida de continuer le plan, et une seconde vague attaqua le village.
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Épisode 8 : instinct ou volonté ?

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Savez-vous que certains, avant de mourir, vivent un kaléidoscope de souvenirs, et que d’autres ne sont qu’une émotion, de peur ou de surprise ?

Pour Mac, le temps se démultiplia, dans un ralenti où chaque action mettait une éternité à s’accomplir et où entre chaque éternité un souvenir, clair et vif, emportait sa conscience dans le passé.

La boule d’obscurité se forma dans la main du démon.

Les images de l’arrivée dans la région de Mithra se bousculèrent dans la tête de Mac. Le feu de camp, la petite magicienne Narfarielle, l’air grave, le sombre maître d’armes Defers veillant sur elle, Elmonchan le mage au tempérament sanguin et son étrange familier jaune, Soir et Alfania discutant à voix basse, Oloman l’autre maître d’armes et sa brillante armure de plate, tous passèrent dans son esprit, visages et voix. La cérémonie activant la Pierre… la recherche prudente de la Pierre, guidée par la magie d’Elmonchan… la Pierre elle-même semblant attirer Mac… et ce démon, attaquant par surprise, avec un groupe de mort-vivants, la deuxième attaque de la soirée.

Dans ce nuage de lenteur, instinctivement, Mac bondit pour frapper le démon… Il leva son marteau lentement lentement et le démon millimètre par millimètre tourna sa main vers lui. Seule l’action était au ralenti, l’esprit de Mac fonctionnait très vite, il avait déjà calculé toutes les trajectoires, savait qu’il tuerait le démon à peine avant que celui-ci ne termine son sort, avant que la boule ne parte.

La boule d’obscurité pulsa une première fois.

Dans le silence de cette action où le temps se divisait infiniment, Mac vit son marteau se placer, sentit son corps se tendre, sa puissance s’accumuler, et revit la mort d’Oloman.

Le premier démon les avait attaqués en plein combat contre des mort-vivants. Aussitôt les deux maîtres d’arme s’étaient interposés entre le démon et les mages, en les défendant mais sans attaquer le démon. Mac, Soir et Alfania repoussaient les mangeurs de cervelles. Narfarielle et Elmonchan furent très rapides à lancer le sort renvoyant le démon aux enfers. Pas assez rapide, toutefois. Le démon, incapable de percer la défense des maîtres d’armes, tendit la main vers Oloman. Une boule de noirceur absolue apparut dans la main du démon, pulsa trois fois et partit vers le guerrier. Celui-ci fit un pas de côté pour esquiver. Cela a presque marché. La boule, comme douée de conscience, changea de direction et réussit à le toucher, tout juste.

Elle passa à travers l’armure de plate, sans une trace. Oloman poussa un cri curieusement faible, sans force. Il s’écroula, sans vie. Plus tard ses amis virent son cadavre flétri comme si les ans étaient tous venus d’un coup. Le démon dit que son âme était délicieuse. Il ne put en dire plus, l’incantation des mages le renvoya aux enfers.

Maintenant aussi, leurs voix étrangement déformées par ce long ralenti, les mages lançaient leur sort. Là aussi Mac savait qu’ils réussiraient trop tard, la boule serait partie. Enfin, il tuerait le démon juste avant. Le temps prenait son temps, Mac commença son attaque…

La boule noire pulsa une deuxième fois.
La scène de la dernière discussion avec Soir, juste après qu’Elmonchan ait rappelé les consignes, s’imposa à l’esprit de Mac. Soir parlait d’Alfania la paladine.
- « Tu as vu comment elle t’a défendu contre Defers ? Une vraie tigresse ! » dit-il avec un sourire.
- « Oui, elle ne laisse personne m’attaquer, que j’ai tort ou raison. » répondit Mac en souriant aussi. Soir reprit :
- « Elle est belle… et amoureuse de toi, cela crève les yeux. Et toi, elle ne te plait pas ?
- Non. Enfin, je la trouve belle, bien sûr. Et elle me vénère, elle me place sur un piédestal et me prend comme modèle. Moi j’ai beaucoup d’affection pour elle. Et je m’en sens un peu responsable, aussi, du coup. Mais mon c½ur n’est pas à elle.
- Ah bon ? À qui donc ? » demanda Soir d’un ton curieux.
- « À une gente Dame qui est déjà éprise d’un autre paladin ! » répondit Mac en haussant les épaules. « C’est ironique, un highlander qui me ressemble comme deux gouttes d’eau. Enfin, c’est comme cela et je ne chercherai pas à briser leur couple. »

La boule pulsa une troisième fois alors que Mac, dans ce temps s’étirant à l’infini, dirigeait son marteau vers la tête du démon.
Juste après quoi ? Oui, cette discussion avait eu lieu juste après qu’Elmonchan ait rappelé les consignes.
- « Je rappelle à tous que les mort-vivants sont en chasse libre, mais qu’il ne faut pas toucher à d’éventuels démons si l’on veut avoir une chance raisonnable de trouver la Pierre », dit Elmonchan. Il reprit « Mais Narfarielle et moi avons pris nos précautions, si notre sort fonctionne correctement il n’y aura pas de démons, juste quelques morts-vivants.
- Même un assassin débutant et un petit paladin peuvent en venir à bout. » ajouta d’un ton dédaigneux Defers le maître d’armes, avec un regard vers Mac.
- « Inutile de manquer de respect, Messire ! » intervint Alfania, d’un ton coléreux.
- « Du calme. » dit Narfarielle. La petite magicienne ajouta : « Si un démon apparaît, la consigne est de se défendre et de ne pas riposter. Empêchez-le juste de parvenir jusqu’à Elmonchan ou moi, car dès que nous verrons un démon nous lancerons un sort pour le bannir et le renvoyer aux enfers, sans le tuer. Mais cela nous prendra un certain temps pendant lequel vous devrez survivre et nous protéger. Enfin, comme l’a dit Elmonchan, avec un peu de chance, pas de démons. Pour l’instant, nous allons nous reposer, nous attendrons le milieu de la nuit avant d’activer la Pierre. »

Le groupe se dispersa aux alentours du feu de camp, certains préférant se retrouver seul à seul avant l’épreuve, d’autres se réunissant par petits groupes. Soir et Mac s’assirent côte à côte et parlèrent.

La boule de nuit pulsa une troisième fois.

Mac, sa volonté se ruant contre son instinct, bondit vers l’arrière. Il ne tuerait pas le démon. Il ne fallait pas. Il fallait obéir aux ordres. Bien sûr, il en mourrait, comme Oloman, mais n’était-il pas paladin et prêt à se sacrifier ?

Lentement, la boule quitta le démon, droit vers Mac. De toute sa vitesse Mac plongeait, mais il savait que la boule l’atteindrait. Il n’avait plus qu’un instant à vivre, une éternité.

Une ombre s’interposa.

Le temps repris son cours normal ou même alla plus vite ! Les deux mages terminèrent l’incantation expulsant le démon au moment où Alfania, sans vie, s’écroula dans les bras de Mac, qu’elle venait de sauver.
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Épisode 9 : La cérémonie

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Laissez-moi vous conter la fin de cette histoire, du moins c’est ce que pensaient le Duc et mon maître à ce moment-là.

« Ce soir la cérémonie aura lieu. Cela ne me plait décidément pas. » dit Mac, irrité. Il marchait, nerveux, de long en large.
Ils étaient dans une petite pièce du château du Duc. Appuyé contre le mur, Soir haussa les épaules. « Je t’ai déjà dit ce que j’en pense. Ne juge pas juste d’après ce que tu sais, les apparences sont trompeuses. Fais donc un peu confiance ! »

C’était le matin, et ils n’étaient qu’à quelques heures de partir pour la petite chapelle qui, dans les terres de Nakron, était l’endroit le plus adapter pour la cérémonie magique. Diandra, assise près de son frère, ajouta :
« L’idée de Panda était très astucieuse. Se faire passer pour morts les a aidés, Louvea et lui, s’enfoncer en Hibernia. C’est leur retour qui a été périlleux. »
Mac haussa les sourcils « Qu’est-ce qui s’est passé ? »
- « L’attaque de la bibliothèque Elfe s’est bien passé, Panda s’est débarrassé du garde, quelqu’un de dangereux, mais McKeen l’est aussi, et il avait l’avantage de la surprise. Louvea a guidé aussi bien pour l’aller que le retour. Pour pouvoir passer les lignes ennemies, ils comptaient sur une diversion, une seconde attaque du Duc et de ses hommes.
- Et ? » demanda Soir.
- « Et ils tombèrent sur une forte troupe Hiberniene qui allait à la rencontre de nos hommes. Ils durent fuir vers Hibernia ! Ils revinrent en faisant un crochet, mais des chasseurs lancés à leurs trousses faillirent les intercepter. Panda a dit à Louvea de fuir, qu’il les retiendrait, mais grand coup de chance, juste à ce moment-là une scout elfe rappela les ennemis pour qu’ils s’occupent d’un groupe de nos soldats passant à proximité. »

Avec un sourire Diandra conclut : « Il eut mieux valu pour nos ennemis qu’ils restent et empêchent Louvea et Panda de passer, car désormais nous avons le rouleau qui nous manquait pour réaliser la prophétie ! »
- « Et ce soir l’âme d’Arthur investit la Pierre ! » reprit Mac. Il se dirigea vers le couloir en ajoutant « J’ai besoin d’être seul ! Je vais chevaucher un peu ! À ce soir » !
Soir, une ombre triste sur le visage, le regarda partir. « Il essaie de cacher ses émotions. Il ne parle pas d’elle, mais il est affecté par la mort d’Alfania. Il se sent responsable. »
Diandra hocha la tête. « Elle me manquera aussi, cette paladine au c½ur pur. »

Plus tard, bien plus tard dans la soirée, après un étrange rituel, la Pierre brillait d’un feu rouge dans la pénombre de la chapelle. Dehors les gardes étaient sur le qui-vive.
Nakron prit la parole : « Et bien voilà. La fin d’une aventure pour nous, la Pierre est activée avec l’âme d’Arthur pour la contrôler. Nous avons fait ce que nous avons eu à faire, et des vies se sont sacrifiées pour cela. Maintenant, c’est une nouvelle aventure pour Albion qui commence, grâce à la puissance que cette nouvelle relique est en train d’accumuler pour le Royaume. Vive Albion ! Pour Arthur ! Pour Albion ! Pour le Roy ! »
Tout le monde repris ces cris. Une nouvelle ère allait commencer.

Pendant ce temps, loin en Hibernia, Selicia, l’assassine hiberniene, assise sur une branche d’arbre, ombre parmi les ombres, songeait à sa dernière mission, on lui avait ordonné de faciliter la fuite de Panda et de Louvea. Si elle n’était pas intervenue pour détourner le groupe de chasseurs, ces deux-là seraient morts pour de bon, à l’heure actuelle. Elle ne connaissait pas le dessous des cartes, dans cette affaire. Mais bon, elle n’avait pas à tout savoir. La seule chose qu’elle savait, et ils étaient bien peu à le savoir en Hibernia, c’était que pour l’avenir d’Hibernia, Panda et Louvea devaient ramener chez eux un rouleau contenant une cérémonie soigneusement mise au point par les plus grands mages d’Hibernia. C’était une mission prioritaire, un coup terrible porté à Albion.»
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Épisode 10 : La fin et les moyens

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Victoire est-elle synonyme de Bien et Défaite de Mal ? La question s’est posée…

Soir s’approcha de Mac.
- « J’ai à te parler. Et je pense que ce que je vais t’apprendre ne va pas te plaire… »

Mac, surpris, fit signe à Soir de s’asseoir à côté de lui. Soir reprit :
- « Tout à l’heure, en revenant d’un entraînement dans les bois, je suis tombé face à face avec le familier jaune du mage Elmonchan. Difficile d’interpréter les émotions de cette boule de poils, mais quand il a fait demi-tour et s’est enfoncé dans le bois, j’ai eu la curieuse impression qu’il me fuyait. J’ai ressenti une intense curiosité. Je me suis rendu quasi-invisible et je l’ai suivi.
Il a rejoint le magicien dans le pré, derrière le château. Là, le Duc s’entraînait avec Defers. Narfarielle était là aussi. Déçu, je m’apprêtais à faire demi-tour, quand des mots attirèrent mon attention.
Je vais te résumer ce que j’ai entendu. Ils parlaient de toi. Ils disaient qu’il valait vraiment mieux que tu crois que l’âme d’Arthur avait choisi de son plein gré d’entrer dans la Pierre.
- Quoi ? Qu’est-ce que cela veut ? Arthur n’a pas choisi d’entrer dans la Pierre ? On l’y a forcé ? »

Mac s’était levé, indigné et incrédule.
- « Oui, si j’ai bien compris c’est le cas. Cette Pierre est liée à Albion, Arthur, lié à la Pierre, est désormais lié à Albion pour l’éternité. C’est une âme exceptionnelle, et désormais il sert de lien entre l’énergie céleste et Albion. Que cela lui plaise ou non, à travers la Pierre, il est devenu une arme, une réserve d’énergie qui va permettre à Albion d’écraser ses adversaires. Elmonchan et les autres pensent que la fin justifie les moyens... mais ont peur que tu sois d’un avis contraire… J’ai même entendu où ils comptent déplacer la Pierre, pour qu’elle soit plus au secret.»

Mac marchait de long en large… il s’arrêta, frappé par une idée.
- « Mais toi, Soir ! Tu me racontes tout cela… J’aurais pensé que tu ne me dirais rien… que pour toi aussi la fin justifie les moyens !
- Ah et zut ! Tu as mauvaise influence sur moi, Mac ! Depuis que je te connais, j’ai tendance à me remettre en question… enfin, bref, je ne suis pas sûr de ce qui est bien ou mal, ici.
- Moi non plus. Albion doit gagner ! Et la guerre finir… Pourtant… mon être se révolte à l’idée d’imposer ce sacrifice au Roy Arthur. Que doit-on sacrifier pour gagner… notre âme ?
- En l’occurrence il s’agit de celle d’Arthur.
- Ah Soir… Je veux faire ce qui me semble juste. Mais je ne suis pas sûr de moi. »
Mac reprit sa marche nerveuse, de long en large.
- « Tu sais, Soir, je connais un peu ton passé, et je sais pourquoi tu es prudent dans ce que tu décides. »

Mac ne remarqua pas la soudaine raideur de Soir à l’évocation de son passé, ni sa tristesse.
- « Enfant, j’ai perdu toute ma famille, frères, s½urs et parents. »
Soir regarda Mac, étonné, et dit « Je croyais que Diandra était ta s½ur».
- « Elle l’est. Nous avons été recueillis et élevés par le même moine, pour moi c’est ma s½ur. Mais mes frères et s½urs de sang, ainsi que mes parents, sont morts quand j’étais très jeune. »
Soir poussa un soupir.
- « J’ai souvent entendu cette histoire. Tu as perdu tes parents, tu veux les venger. »
Mac jeta un regard à Soir.
- « Non, pas du tout. Je ne veux pas venger mes parents, ils sont morts de maladie. Ma famille habitait un tout petit village dans les Highlands. Un matin, ma grande s½ur, Yaelle, me réveilla. Elle me dit de fuir, de courir vers le village d’à côté, d’échapper à la mort !

Elle était en sueur, pâle. Dans la maison, père, mère et mes frères et s½urs ne bougeaient plus, ne voulaient plus se réveiller. Le jour précédent, le chef avait amené au village une magnifique pierre noire, tombée du ciel. Une vraie malédiction, car presque tout le village est aussitôt tombé malade. Il semblait que moi seul, de tout le village, ne fut pas affecté, je ne sais pourquoi.
En tout cas, le matin venu, ma s½ur m’ordonna de partir, elle-même trop faible pour m’accompagner. J’avais cinq ans, j’étais terrorisé. Je ne voulais pas partir. Elle m’a crié dessus pour que je m’enfuis. »

Mac ne marchait plus, parlait tout bas, les yeux dans le vague, comme s’il était redevenu cet enfant de cinq ans.
- « En sortant de la maison, en pleurs, j’ai vu le chef du village. Il rampait par terre, la pierre noire contre sa poitrine. Il essayait de la sortir du village, mais il s’arrêta de bouger, sans vie…

Je me suis arrêté aussi. Je fixais, hypnotisé, cette pierre noire. Je savais que c’était elle qui tuait le village. Dans mon esprit, j’entendais sans cesse les cris de ma s½ur m’ordonnant de fuir. Mais je sentais que ce ne serait pas juste… Ce qu’il était juste de faire c’était de prendre cette pierre, de la sortir du village, peut-être qu’ainsi ma famille et le chef se remettraient à bouger ! Il fallait que je fasse disparaître cette pierre !

J’ai fait ce que je pensais juste. J’ai pris la pierre des mains sans force du chef. Elle était lourde. Je l’ai portée vers le Trou aux Esprits de l’Eau, un trou sans fond dans la montagne, pour l’y jeter et qu’elle y disparaisse à jamais. Plus j’avançais, plus elle devenait lourde. Je transpirais abondamment, je me sentais mal.
Arrivé au trou, je l’ai jeté dedans et je me suis évanoui…

Le moine m’a recueilli et amené loin. J’étais vraiment très malade et je le suis resté de nombreux mois. Il m’a dit être retourné dans mon village, qu’hélas, tout le monde le monde était mort, j’en suis l’unique survivant.
Il m’a dit aussi qu’il a entendu dire qu’un autre village, plus bas dans la montagne, a été contaminé aussi par la même maladie. Et tu sais pourquoi, Soir ? Parce que j’avais jeté la pierre dans une rivière souterraine, qui alimentait ce village ! »

Soir, ému, répondit : « Tu ne le savais pas, en jetant la pierre. Tu as fait pour le mieux. »
- « Oui j’ai fait ce qui me semblait juste, sans savoir qu’ainsi je condamnais un autre village. Enfin, presque, car autant que je sache, le pouvoir nuisible de la pierre a du être délayé par l’eau, dans cet autre village ils furent malades longtemps mais ils n’eurent pas de morts.
Mais cela m’a marqué. Je n’ai sauvé personne et j’ai failli tuer beaucoup. Faire ce qui est juste ? Je suis paladin. Je fais ce qui est juste. Mais je ne sais pas toujours ce qui est juste. Je vais parler au Duc. Après tout il est paladin aussi. Et un jour je devrai retourner sur les ruines de mon village natal, McFeal, je ne l’ai jamais fais. »

Soir haussa les sourcils.
- « McFeal ? Étrange… Je connais un homme de ton âge qui m’a dit être né à McFeal… Tu es sûr que tout le monde est mort à part toi ? »
Mac était troublé.
- « C’est ce que m’a dit mon père adoptif, après être retourné à McFeal…
- Peut-être qu’il n’y avait plus personne au village mais que certains ont survécus mais sont partis ! Peut-être même que ta famille est vivante, Mac ! »
Mac, soudain faible, s’assit… Soir reprit :
- « Écoute, je vais faire un tour à Camelot, retrouver ce gars de McFeal. Je reviendrai te livrer le résultat de mon enquête ! Pendant ce temps, parle au Duc… »

Ainsi Soir quitta le château et Mac parla au Duc. Si celui-ci fût surpris que Mac sache la vérité à propos de l’âme d’Arthur et de la Pierre, il ne le montra pas.
Il expliqua que la guerre était très incertaine, et qu’Albion pouvait disparaître, détruite par Hibernia et Midgard. Que lui aussi se demandait combien de mal il fallait accepter pour un bien encore plus grand, mais qu’il ne pouvait laisser Albion perdre, de toute façon.

Mac passa trois jours à ruminer, confus et incertain. Puis Soir revint….
La s½ur de Mac, Yaelle, était vivante ! Et il savait où elle vivait…
Mac prit aussitôt un cheval et alla la trouver…
Ami qui m’écoute, moi le Conteur, par pudeur, je ne m’étendrai pas sur ces retrouvailles, sur l’émotion de ce frère serrant sa s½ur à l’étouffer, sur cette s½ur en larmes et répétant sans cesse Mac oh Mac mon frère !

Ils eurent beaucoup de choses à se dire… Comment lui passa son enfance... comment elle, très malade et seule autre survivante de la famille, fut recueillie par un marchand habitant à l’autre bout du royaume… comme ils se crurent morts alors qu’ils étaient vivants tous les deux…
Ils se quittèrent enfin, Mac retournant au château du Duc… Dans sa tête, il revoyait ses derniers échanges avec sa s½ur…

Quand Yaelle, le visage marqué par la vie, mais les cheveux roux flamboyant et les yeux clairs et forts, le remercia…
- « Mac, oh Mac mon frère… Quand tu as jeté cette pierre hors du village, tu m’as sauvé la vie… et le prêtre a dit que la pierre n’étant plus là, tous ceux qui n’étaient déjà pas morts ont pu être sauvés… Tout cela parce que tu as débarrassé le village de la pierre… »

Ainsi Mac, à cinq ans, avait eu raison de faire ce qui lui semblait juste, si avoir
raison est voir une conséquence bénéfique découler de ses actes. Il se sentait mieux.
Ce fut en paix avec lui-même qu’il retrouva Soir et lui annonça sa lourde décision. Même s’il était déclaré traître au royaume, il ferait ce qui lui semblait juste, il détruirait cette Pierre et libèrerait l’âme du Roy Arthur.

Soir lui répondit :
- « Je crois que ce sera pour plus tard. Ta s½ur Diandra a été enlevée. »
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Épisode 11 : Pour Diandra !

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Je vais reprendre l’histoire deux jours après, quand une troupe se préparait à quitter le château du Duc pour se porter au secours de Diandra, la prêtresse d’Albion.

Mac, anxieux, vérifiait une fois de plus l’équipement de son cheval. Autour de lui, des mercenaires faisaient également leur dernière vérification, sous le regard impassible et professionnel de leur capitaine, Panda McKeen. Soir, assis à cheval, le regard dans le lointain, semblait perdu dans ses pensées, ignorant l’activité fébrile dans la cour du château. Des serviteurs allaient et venaient, les chevaux, sentant les hommes se préparer à la guerre, piaffaient et partageaient l’excitation ambiante. Le Duc était déjà parti hier, vers Midgard, et seule une garnison minimum resterait au château.

Mac ne parvenait pas à dissoudre la boule d’angoisse qu’il ressentait au creux de l’estomac. La mort d’Alfania était comme un fer rouge qui lui brûlait la poitrine. Elle avait confiance en lui, il aurait dû la protéger, veiller sur sa vie et non la laisser se sacrifier pour lui ! Et maintenant Diandra ! Il venait de retrouver une s½ur, Yaelle, ce n’était pas pour perdre l’autre ! Il sauverait Diandra, il le fallait ! Il arriverait à temps ! Il se le répétait, la répétition lui permettait ne pas écouter la peur qui le rongeait.

Il était, juste avant, passé voir Lawyld, le paladin qui avait amené la nouvelle du rapt de Diandra. Son récit était assez simple. Il était seul avec Diandra lorsque des hommes et des Géants de Salisbury les ont attaqués. Malgré sa résistance, Diandra ne put échapper au groupe de ses agresseurs. Lawyld, lui, fut blessé par une flèche empoisonnée et tomba au milieu de ses adversaires, incapable de se battre. Un des géants se tourna vers lui et lui dit « Petit lutin, dans une semaine nous la mangerons. Viens nous voir dans nos plaines avant cela, si tu veux être mangé avec elle ! » Il lui tourna le dos avec un éclat de rire tel de grosses pierres s’entrechoquant les unes avec les autres. Hommes et géants repartirent avec Diandra prisonnière.

Le paladin, faible et déjà fiévreux, voulu se lever et suivre sa bien-aimée. Il ne put que s’écrouler. Plus tard, il se réveilla, et à moitié délirant se glissa sur son cheval, partant vers le château du Duc. Il gisait maintenant sur un lit, sauvé, mais la fièvre le clouait toujours au lit. Mac avait tenté de le rassurer : « Messire, je sais que ma s½ur et vous êtes ensemble.
Même si vous avez été très discrets, ma s½ur m’en a parlé. Je comprends que vous désiriez aller l’aider. Mais puisque vous ne le pouvez, rappelez-vous, c’est ma s½ur, je la sauverai, je vous en fais le serment ! »

Hier matin, avant son départ vers la zone frontière, le Duc avait donné ses ordres. Mac se rappelait…
- « Je pars vers Midgard, les vikings attaquent en force. J’amène mes meilleures troupes, mais ma garde personnelle restera à la chapelle, avec la Pierre, sous la direction de Narfarielle et d’Elmonchan. Louvéa et les éclaireurs partent avec moi. »
Le Duc se tourna vers Defers, le puissant maître d’armes.
- « Vous commanderez la troupe qui se portera à l’aide de Diandra. Vous aurez deux éclaireurs, deux clercs, Mac Leod et Soir, Panda McKeen et des mercenaires. Fouillez ces plaines et ramenez-la nous ! »
Defers fronça les sourcils.
- « Je le ferai, Seigneur. Mais je ne peux pas m’empêcher de me demander si c’est vraiment une coïncidence, cette attaque de Midgard juste à présent. Tout cela ressemble trop à un plan, à un piège.
- C’est possible, Messire Defers, ce n’est probablement pas une coïncidence que la s½ur de Mac, le seul qui puisse détruire la Pierre, soit enlevée… mais nous n’avons que peu de choix. Pas question de laisser Mac s’occuper de cela tout seul, comme il voulait le faire ! Je compte sur votre expérience de la guerre… et des coups tordus ! Je compte sur vous ! » rétorqua le Duc, avec un petit sourire.

Maintenant, Defers parlait à voix basse avec Panda, les hommes étaient prêts. Defers s’adressa au groupe.
« Notre but est de sauver Diandra. Sachez tous, toutefois, que Messire Mac Leod, ici présent, a une importance particulière pour le Duc et pour Albion. Protégez-le et gardez-le vivant. »

Mac fit une grimace. Il n’était pas un enfant, à protéger. Il ne laisserait personne l’empêcher de se battre, de sauver sa s½ur…

« Comme d’habitude, les éclaireurs nous ouvriront le chemin. Mais nous resterons plutôt groupés, et vous devez vous tenir prêts à obéir à tous mes ordres, instantanément. Si c’est un piège, nous le retournerons contre nos ennemis ! Tous en selle ! Pour Albion ! Pour Diandra !»

La troupe, dans l’air glacé du petit matin, franchit les portes du château. Le décor majestueux des montagnes faisait comme un écrin aux soldats, aux armures brillantes qui reflétaient le soleil, aux lances dressées et aux boucliers…

Plus loin, cachée dans la forêt, suivant des yeux cette troupe, Selicia, l’assassine Hiberniene, s’adressa à la silhouette noire à côté d’elle. « Ne pensez-vous pas qu’il aurait été plus simple de tuer ce paladin, Mac, plutôt que de satisfaire aux caprices de certains magiciens, de le capturer pour sacrifier son âme à la Pierre ? »
Plus silencieuse encore que l’Elfe, la silhouette en noir se retourna sans un bruit. « Non. L’âme de Mac, marquée par le Maitre-Démon, renforcera la torture d’Arthur, et Albion n’en sera que plus affaiblie. Ne vous inquiétez pas, Defers est un de nos meilleurs agents, on peut compter sur lui ».
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Épisode 12 : trahison !

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Laissez-moi vous raconter le moment où un traître tomba le masque, quelqu’un dont j’avais souvent influencé l’esprit, mais que pour autant je ne soupçonnais pas. Ne le dites à personne, mais même moi je peux faire des erreurs…

« Trahison ! » pensa Mac, en regardant l’éclaireur, sur les hauteurs du défilé.
La troupe, engagée dans l’étroit défilé, se préparait à la bataille. Un éboulement leur coupait la retraite, à l’arrière. Et devant, une imposante compagnie de Géants leur barrait le chemin. Là-haut, sur les hauteurs du défilé, le scout envoyé pour prévenir les risques d’embuscades les regardait tranquillement. Il avait fait le signe convenu pour signaler un passage libre d’ennemis, attirant ainsi les hommes dans ce piège fatal.

Mac, protégé par les soldats du Duc, porta son regard vers l’avant, vers la troupe de mercenaires qui ouvrait la marche. Leur chef, Panda McKeen, revenait vers l’arrière, vers Defers, pour prendre les ordres.
- « McKeen, il faudra nous ouvrir le passage. Prenez vos mercenaires et chargez ! Dès que vous les aurez enfoncés, ma troupe foncera au milieu. Nous ne nous arrêterons pas pour combattre, nous passerons et fuirons. Retenez-les au maximum, et rejoignez-nous. Même des Géants ne rattraperont pas les chevaux. »

Defers se tourna vers ses hommes et vers Gadone, son lieutenant. « Ne bougez pas tant que je ne donne pas le signal ! » et ajouta, en se retournant vers Panda : « À vous de jouer, McKeen ! »

Panda hocha la tête et galopa vers ses hommes, jaugeant les ennemis. Ces Géants étaient différents… il ne savait pas en quoi, mais.. différents… oui... leur attitude organisée, leur tenue, une véritable armure ! Panda était mal à l’aise, son instinct soufflant un terrible avertissement. Il donna l’ordre de charger, galopant en tête de ses hommes.

Le choc fut fatal à bon nombre de chevaux et de guerriers. Les Géants, comme des soldats entraînés, man½uvrèrent avec précision et puissance, leurs lourdes masses tuant sans distinction hommes et animaux. Panda, son cheval mort, roula au sol, esquiva une première attaque et tua net un géant. Autour de lui, ses hommes survivants faisaient honneur au corps des mercenaires, se battant avec férocité. Mais l’issue de la bataille ne faisait aucun doute. Les Géants étaient trop nombreux, et plus entraînés, mieux équipés que leurs cousins des plaines.

Quelques minutes encore et les mercenaires seraient tous morts.
Un puissant cri de guerre assourdit les hommes. Devant Panda se dressa un Géant plus grand que les autres, tout de noir vêtu. « Petit humain, je vais te réduire en purée, même ta mère ne te reconnaîtra pas ! » s’écria-t-il en abattant sa masse sur Panda. Celui-ci esquiva de justesse et riposta, blessant légèrement le géant à la cuisse. Plus furieux mais ne perdant pas son contrôle, le Géant en noir donna une série de coups rapides. Panda bloqua, esquiva, mais chaque coup bloqué ébranlait son corps, le sonnait un peu plus, il était sur la défensive, reculait et faiblissait.

Des cris à l’arrière attirèrent son attention l’espace d’une seconde.

Defers, un instant plus tôt, avait levé son épée pour donner le signal. Il l’abattit sur son propre lieutenant, Gadone, le tuant d’un coup. Aussitôt, les deux soldats près de Mac se jetèrent sur lui, le faisant tomber de cheval et le plaquant au sol. Un instant surpris, Soir sauta de cheval et se porta au secours du paladin. De la végétation sembla sortir comme par miracle des hommes de noir vêtus, au visage très pâle et aux gestes vifs. Ils attaquèrent les soldats du Duc, et un d’entre eux assomma proprement Soir. Mac essayait en vain de se dégager, sous le poids de ses deux adversaires et des armures de plate.

Panda enregistra la scène en une seconde, une seconde de trop durant laquelle le chef des Géants le frappa au torse, envoyant son corps à plusieurs mètres et son âme dans les ténèbres.

« Rendez-vous ! Rendez-vous tout de suite, déposez les armes ! » hurla Defers. Certains des hommes, confus, ne comprenant pas ce qui se passait, posèrent leurs armes. D’autres crièrent à la trahison. « Rendez-vous, sinon vous allez tous mourir, regardez, vous êtes surpassés, vous n’avez aucune chance. Et si vous vous rendez, je vous laisserai la vie sauve, je veux que vous portiez un message au Duc de ma part ! »

Les dernières paroles de Defers, sa trahison et la chute de Panda eurent raison des dernières velléités de combats. Tous les guerriers jetèrent leurs armes. Des hommes en noir passèrent parmi eux pour les fouiller et les attacher. Defers rejoignit le chef des Géants, et deux géants se chargèrent de porter Soir et Mac, tous les deux également attachés.

Panda émergea lentement de l’inconscience… Il avait mal partout. Il ouvrit les yeux, vit les Géants se mettre en ligne par deux. Mieux valait, une fois de plus, faire le mort… De toute façon il n’avait pas trop le choix, il souffrait terriblement et ne serait peut-être pas capable de se relever…

Defers se tourna vers le chef des hommes en noir.
« Je pars avec les Géants. Tuez ces prisonniers assez stupides pour croire que je grillerai ma couverture auprès du Duc ». Il tourna le dos et s’éloigna.
Ses paroles glacèrent Panda. Dans les prisonniers se trouvaient des mercenaires, ses propres hommes, et des soldats. Il voulut se lever pour les aider, mais ses forces le lâchèrent. Il émergea à nouveau un peu plus tard, tiré de l’inconscience par les cris des prisonniers que l’on tuait. Impuissant à arrêter le massacre, bouillant de rage, il jura de venger ces hommes. Pour l’instant, il devait se contenter de survivre.

Leur sinistre besogne terminée, les hommes en noir se regroupèrent, pas loin de Panda. Leur chef prit la parole. « Nous allons rejoindre les autres au campement des Géants. Nous saurons à ce moment-là si l’assassinat du Roy est maintenu. »
Ils commencèrent à partir quand il leva le bras pour stopper son groupe. « Marfic, j’ai une tâche pour toi, tu nous rejoindras plus tard. Autant être sûrs de ne pas laisser de témoins. Fais le tour des corps et achève d’éventuels blessés. »
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Épisode 13 : Prisonniers

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Nous approchons de la fin de cette histoire…

L’homme en noir se pencha sur Panda. Il n’avait toujours pas trouvé de survivants. Mais il vérifierai tous les corps, pour exécuter les ordres. De plus ce mercenaire avait un équipement intéressant, il y avait sûrement quelque chose à piller.

D’une puissante détente, Panda planta son poignard dans la poitrine qui descendait vers lui. Le coup était parfait, le c½ur transpercé, l’assassin s’effondra.

Panda McKeen se releva péniblement, reprit ses armes et fit lui-même le tour de ses hommes, à la recherche d’un survivant. Tous morts, dans le combat ou lâchement assassinés… il était en rage. Que faire maintenant ? Gravement blessé, son option la plus sage était de retourner chercher des secours… oui mais... arriverait-il à temps ? De combien de temps disposait-il ? Et puis...Il revoyait le traître donnant l’ordre d’assassiner… la rage le brûla, il se décida à suivre les traces des prisonniers.

Mac était en rage. Sa s½ur Diandra, attachée comme lui et Soir, s’appuyait contre un des murs de la salle. Elle avait le visage marqué par les coups. Les yeux à peine apparents, de larges zones rouges et violettes, un peu de sang coagulé aux lèvres, elle n’était plus cette beauté qui faisait tourner la tête des hommes.
Oh bien sûr… Elle avait expliqué… Même attachée ainsi, elle pouvait invoquer certains des pouvoirs que Dieu lui donnait… par exemple blesser ses ennemis ou les paralyser quelques secondes… même se soigner ! Et c’est ce qu’elle avait fait, se soigner… Bien sûr ses ravisseurs lui avaient interdit toute forme de magie… et quand ils l’ont trouvée guérie de ses blessures.. Ils lui en ont infligé de nouvelles, méthodiquement… la battant de façon à la marquer, et lui promettant de recommencer plus méchamment si elle se soignait à nouveau, s’il y a avait la moindre trace de magie…

Et le fait que la plupart des géants et des hommes en noir aient quitté le village pour une opération spéciale n’était pas fait pour calmer Mac. Dans sa colère et sa détresse, il se laissait un peu aller au désespoir. Ce fut Diandra qui le remonta, malgré sa propre faiblesse. Elle puisait dans sa foi et dans son âme forte les ressources pour deux. Peut-être même pour trois, car Soir restait immobile et silencieux, perdu dans ses pensées…

« Soir ! » dit Mac. « Allez reviens parmi nous. Diandra a raison, il faut garder foi et espoir, et surtout ne pas baisser les bras, trop de choses plus importantes que nous en dépendent ! »

Soir se tourna vers Mac et lui fit un large sourire.
« Je suis tout à fait d’accord avec elle ! » dit-il en écartant les bras, mystérieusement détaché !
Mac ouvrit de grands yeux, Diandra essaya de faire de même. « Comment as-tu fait ? » Soir répondit : « Les Sicaires ont leurs trucs, pour moi c’est cela. » en montrant une pièce de petite monnaie. « J’en ai plusieurs, dont une cousue dans une petite poche discrète de ma manche ».

Il entreprit de détacher Diandra et Mac. « Ces pièces ont un côté effilé. Cela permet de couper des liens, entre autres, si l’on est assez patient. ».
Ils ne leur fallut qu’un instant pour mettre un plan au point. Les cris qu’ils poussèrent amenèrent deux hommes en noir dans la pièce, et l’effet de surprise fut suffisant pour les mettre hors de combat. Munis des armes de leurs gardiens, ils sortirent. Le reste du plan se déroula presque aussi bien.
Ils se ruèrent dehors, où quelques géants curieux regardaient vers leur cabane. Mac se baissa sous l’attaque d’un géant un peu long à réagir et lui trancha l’artère fémorale, Soir détourna l’attention d’un autre géant qui courait vers Diandra.

Celle-ci eu le temps d’invoquer la puissance divine et… tous les ennemis, une étrange lueur autour d’eux, s’immobilisèrent comme des statues…
« Vite ! » cria Mac, courant vers l’enclos aux chevaux. Une injonction inutile, car tous savaient que bientôt les géants s’éveilleraient… L’enclos était un peu loin, mais ce fut la course la plus rapide de leur vie ! Essoufflés, ils montèrent en selle lorsque qu’un carreau se planta dans la poitrine de Soir, qui sous le choc tomba au sol. Diandra aussitôt en appela à Dieu pour le sauver, tandis que Mac se tournait vers le tireur...

Defers laissa tomber son arbalète et sortit son arme. Soir à terre, Diandra en train de soigner, Mac sauta du cheval, plus à l’aise pour se battre au sol, et se précipita vers le traître.

Plus à l’aise mais surclassé. Mac n’avait que la courte épée de l’un des ravisseurs, pas son fidèle marteau. Defers, un des meilleurs maîtres d’armes, souriait, sûr de lui. Mac, de son épée, para un coup et porta un puissant revers vers le ventre de son adversaire. Celui-ci dévia le coup, lança une poignée de sable dans les yeux de Mac, qui recula et se fit blesser à la hanche. Mac tomba, l’épée lui échappant des mains. Diandra était toujours en train, désespérément, d’essayer d’empêcher la vie de fuir Soir…

Mac, au sol et à tâtons, cherchait son arme… Defers, murmurant «Trop facile… », leva son arme pour l’achever…
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Épisode 14 : LA FIN

Maintenant que les esprits des morts et des vivants ont parlé, moi le Conteur puis vous dévoiler la véridique histoire à laquelle mon Maître prit part. Voici comment se termine cette histoire…

Un bruit sourd de carreau d’arbalète. L’expression étonnée de Defers, alors qu’il s’écroulait. Panda, l’arbalète à la main, tombant à genoux, ruisselant de sang et murmurant « Je l’ai eu, ce salaud », Mac ne vit pas tout cela, les yeux emplis de sable.
- « Panda ! » s’écria Diandra. Elle venait juste de soigner Soir, et Mac se relevait. « Ne bouge pas, je vais te soigner ! » Elle se précipita vers le mercenaire.
Un cri de rage résonna, dans le village les géants étaient à nouveau libres ! Un bruit de course, des pas imposants, ils venaient !
« Pas le temps de le soigner ! » cria Mac. Il courut aider Diandra à mettre Panda à cheval. Ils n’eurent que le temps d’enfourcher les selles et de lancer le galop, les géants étaient là !

En quelques minutes ils mirent de la distance entre eux et les Géants, mais alors qu’ils avançaient vers le défilé ils virent, devant eux et coupant leur retraite, une autre troupe de Géants.
- « Demi-tour ! » cria Diandra ! Les chevaux hennirent, ils repartirent au galop dans l’autre sens. « Je connais un petit chemin qui passe par les hautes collines et qui mène à un bac. Nous fuirons par-là ! »
Mac répondit :
- « Tu es sûre de toi ? »
- « Oui. Lawyld et moi nous nous baladions beaucoup dans le coin, avant que les Géants ne s’y installent. La rivière est profonde et rapide ! Une fois de l’autre côté, nous couperons les cordes du bac et nous serons tranquilles, même les Géants ne peuvent passer cette rivière ! »

Le voyage fut rapide et épuisant pour les humains, surtout ceux blessés. Mais plus encore pour les chevaux, la dernière montée n’en finissait pas de sinuer le long de la haute colline, les animaux s’essoufflaient, fatiguaient et baissaient leur allure. Arrivés en haut, ils jetèrent un coup d’½il vers le bas, le paysage froid et sauvage était calme, pas de traces de géants. Ils continuèrent, passèrent sur l’autre versant et virent enfin la rivière. Le bac était de l’autre côté, et la cabine du passeur semblait tranquille.

Diandra prit le temps de soigner Panda, d’invoquer la protection divine, et armes à la main ils descendirent et investirent les lieux. La cabine était déserte. Le système de treuil était en bon état. Plusieurs cordes constituaient des sortes de rails guidant le bac à travers la rivière, sombre et menaçante. Une manivelle permettait à un seul homme de ramener le bac vers cette rive. Mac, le plus en forme du groupe, s’y mit aussitôt, faisant rouler sa puissante musculature pour faire traverser le bac le plus vite possible, environ dix à quinze minutes… Les chevaux enfin pouvaient souffler, ils tremblaient de tous leurs membres, Diandra se chargea de les calmer. Soir décida d’explorer les environs, en attendant, et se fondit dans le paysage. Panda, lui, remonta vers le col de la haute colline. De là haut il verrait les Géants arriver de loin.

Il passa le col et scruta l’autre versant. Il n’osait pas s’éloigner plus, il ne voyait déjà plus ses compagnons. À tout hasard, il prit son arbalète à la main. Le long et sinueux chemin était toujours aussi calme, toujours pas de Géants.
Un petit arbre fut brutalement arraché, un Géant apparu et frappa Panda de sa lourde masse ! Il n’eut que le temps de parer avec son arbalète ! L’arbalète vola en éclats, la masse toucha le mercenaire à l’épaule et il fut projeté au sol, sonné.

Le Géant s’approcha et leva la masse pour porter le coup de grâce.
Une ombre se matérialisa près du Géant. Soir, apparu comme par magie, poignarda le géant et lui assena un puissant coup d’épée. Le Géant, capable de supporter plusieurs coups comme ceux-là, se retourna contre l’assassin. Puis il s’écroula… Soir était content d’avoir gardé un peu de ce poison très puissant…
- « Merci » souffla Panda, qui essayait de se relever. « Décidément c’est une habitude de se sauver la vie, entre les membres de cette compagnie ! Appelons les autres.
- Non. J’ai vu plusieurs traces entre les arbres. Il vaut mieux les rejoindre sans faire de bruit, il y a peut-être d’autres Géants pas loin. »

Soir aida Panda à marcher, et ils reprirent le chemin vers le bac. Panda reprit :
- « Le clan McKeen te sera reconnaissant, en particulier mon père, Thobald.
- Thobald ? Je cherche un certain Thobald Mahakin… »
Panda fronça les sourcils. « Deux sarrasins comme toi viennent d’arriver au clan, ils portent ce nom… » Soir fit un grand sourire et répondit « Il faudra que je parle à Thobald ! » Ils arrivèrent au col, Diandra les vit et alla les aider.

Mac avait enfin ramené le bac. Ils firent monter les chevaux et s’installèrent. Le dispositif qui, sur le bac, permettait de le faire avancer, pouvait être manipulé à deux, Soir et Mac s’y mirent. Diandra, à nouveau, soigna McKeen. Amusé, Mac leur jeta un coup d’½il et dit « Je me demande si certains ne se font pas blesser uniquement pour que tu leur mettes tes jolies mains dessus… »

Ils plaisantaient mais étaient nerveux. Les Géants pouvaient apparaître à n’importe quel moment, et s’ils coupaient les cordes avant que le bac ne soit de l’autre côté… ce seraient les rapides, les chutes et la mort probable… Ils jetaient des fréquents coups d’½il vers le col de la colline.

Un claquement, et d’un coup le bac fit un bond dans le sens du courant. Panda glissa, faillit tomber, fut rattrapé par Diandra. Du côté de leur destination, un géant venait de couper une des cordes maintenant le bac. Mac hurla : « Diandra ! Nous n’arriverons jamais avant qu’il ne coupe les cordes, et nous n’avons plus d’arme de jet ! Foudroie-le ! »
Diandra laissa Panda finir de se rétablir, se tourna vers le Géant.. et dis : « Désolée, je ne peux pas. Je n’ai plus assez de force pour me concentrer… »
Ils regardèrent tous le Géant. Celui-ci leur fit un signe ironique, et se prépara à les envoyer en enfer.

Un cri de guerre retentit ! Un paladin, sur destrier, chargeait, lance en avant.
- « Lawyld ! » s’écria Diandra.

Le Géant s’était tourné vers le nouveau venu, levant sa hache. Mais le paladin fut plus rapide, percuta le Géant de plein fouet, le déséquilibrant et le projetant à l’eau. Les passagers du bac poussèrent un cri de joie, auquel répondit une clameur de fureur. Là-haut, derrière eux, les Géants dévalaient la colline. Mac et Soir redoublèrent d’ardeur, tournant la manivelle aussi vite qu’ils le pouvaient. Sur la rive, Lawyld mit pied à terre et se mit à tourner la manivelle de son coté.

Les Géants coupèrent les cordes alors qu’humains et chevaux sautaient à terre… Furieux de voir leurs prisonniers leur échapper, ils lancèrent des insultes, puis décidèrent, impuissants, de faire demi-tour.

Les retrouvailles entre Lawyld et Diandra furent brèves mais chaleureuses. Puis il fallut prendre des décisions…
« Le Roy est en danger. Nous devons le prévenir. » Le ton de Panda McKeen était sans réplique.
« Je sais où l’attentat doit avoir lieu. » répondit Diandra. « J’ai entendu les hommes en noir en parler. Si on fonce, on peut prévenir le Roy et éviter l’embuscade. »

Diandra avait aussitôt approuvé Panda, et le regard admiratif qu’elle lançait parfois au mercenaire n’échappait pas à Lawyld. Il dit, d’un ton cynique, « Vous y allez tous les deux ou on vous accompagne ? »
Mac intervint : « Allez secourir le Roy. Personnellement, il faut que je détruise la Pierre. »
Lawyld leva un sourcil surpris vers Mac, ne sachant pas de quoi il parlait. Panda répondit « Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? Tu es fou ? »
Visiblement le chef des mercenaires avait été mis au courant et savait, lui, de quoi il retournait. Mac reprit :
- « Oui. Toute cette histoire pue. L’âme du Roy Arthur est enfermée dans la Pierre, qu’il soit d’accord ou pas. On veut me sacrifier, on tue des Albionnais, tout cela sent le mal.
- Et les paladins savent sentir le mal ? » demanda Panda sur un ironique. Mac répondit :
- « Je sais ce que j’ai à faire, en tout cas. Faites ce que vous devez, et moi je ferai ce que j’ai à faire. »

Panda sortit son arme. « Tu ne feras rien par toi-même. S’il y a quelque chose de louche là-dessous, c’est le Duc qui décidera. Qu’Arthur souffre si c’est nécessaire pour gagner la guerre ! »
Mac sortit également son arme. Diandra explosa.
« Stop ! Vous n’êtes pas des gamins et on est tous dans le même camp. Panda, on va prévenir le Roy. Mac fait ce qu’il veut, et si tu n’es pas d’accord, je te paralyse sur place ! »
Panda se détendit, rangea son arme et reprit « Tu as raison, on a plus important à faire. Et de toute façon, la Pierre est protégée par les magiciens et les autres. » Il ajouta, avec un coup d’½il à la prêtresse, « Tu es jolie quand tu es en colère, Diandra. » Lawyld leva les yeux au ciel, Mac rangea son arme.

Le groupe se sépara ; Diandra, Lawyld et Panda partant sauver le Roy, Soir et Mac se dirigeant vers les terres du Duc. En chemin, ces derniers rencontrèrent Louvéa. Le Duc était de retour, l’attaque des Midgardiens ayant tourné court. Louvéa leur confia également que le Duc semblait craindre une attaque contre la Pierre, et que la nuit prochaine la Pierre serait discrètement transférée dans un lieu secret, les gardes restant autour de la chapelle pour tromper d’éventuels attaquants. Lawyld avait disparu du château sans explications, et Louvea était chargée de suivre ses traces. Mise au courant de la situation, elle partit sur les traces du groupe de Diandra, Lawyld et Panda.

En regardant Louvéa s’éloigner, Soir dit
- « Le duc est de retour. Je sais où ils amènent la Pierre, puisque j’ai surpris leur conversation. Mais à quoi cela nous mènera-t-il ? Panda a raison, la Pierre est bien protégée, même sans les gardes. Tu n’as aucune chance. »
Mac était songeur. Il avait un plan et l’exposa à Soir…
- « Je ne suis pas convaincu, Mac. Peut-être, si tu es vraiment, mais alors vraiment chanceux, tu pourras détruire la Pierre. Mais tu n’y survivras pas… Ils te tueront. Je t’aiderais, mais je ne suis pas un paladin. Je ne pense pas que je me jetterai dans la gueule du loup.
- Je ne peux t’en demander plus, Soir. Si tu jouais ton rôle dans la première partie du plan, cela me suffit. Tu n’es pas paladin, et je n’aime pas les méthodes des sicaires. Toutefois, j’ai appris à te connaître et à t’apprécier. Je suis content que nous soyons devenus amis. »

Soir sourit et hocha la tête : « Moi aussi, Mac. Et puis, nous ne sommes pas encore morts ! Dépêchons-nous si nous voulons faire tout ce que nous avons à faire ! » Ils s’élancèrent au galop.

Plus tard…

Dans la vieille chapelle abandonnée qui servait de nouveau refuge à la Pierre, le Duc Nakron marchait de long en large, nerveux. Il s’adressa à Elmonchan : « Je n’aime pas être éloigné de mes hommes alors que je pense que ceux-ci vont être attaqués ! »
- « Je vous rappelle, Seigneur Duc, que la Pierre est ce qu’il y a de plus important. Si comme vous le craignez, les forces au service d’Hibernia attaquent, elles attaqueront au mauvais endroit ! De plus, vous avez laissé la-bas des forces conséquentes… »

Narfarielle intervint : « Je ne crois pas à l’attaque d’un groupe important dans vos propres terres. Mais nous n’avons pas de nouvelles de Mac Leod. C’est lui le danger, s’il décide de trahir, il peut détruire la Pierre. J’espère qu’il ne trouvera pas. »
Fenerik l’archer intervint. « Et même s’il nous trouvait ? Il y a le Duc, deux magiciens, moi, et la ménestrel le nous rejoindra plus tard. Nous l’arrêterons sans problème. Surtout un paladin farci de principes, qui probablement voudra provoquer le Duc Nakron en duel.. » L’archer éclata de rire.

L’ambiance ne prêtait pas à rire. La vieille chapelle désaffectée était à moitié plongée dans la pénombre, la lumière de quelques torches ne parvenant pas à chasser les ombres qui dansaient entre les colonnes et les gravats. Les bruits de la nuit semblaient murmurer une chanson de mystère, et le froid des Highlands pénétrait vêtements et armures. Sans s’en rendre compte, chacun dans le groupe évitait un endroit de la chapelle, un mur à moitié effondré avec une statue d’un saint guerrier, un endroit qui suintait le malaise, le froid glacial, l’inconfort…

Ainsi, moi le Conteur, mettait ma propre touche dans la partie, influençant tout le monde, même mon maître…

Fenerik leva le visage, renifla l’air…
« Cela sent la fumée ! Attendez, je vais voir… » Il sortit, le Duc sur ses talons. Ils revinrent presque aussitôt. Le duc dit :
- « Il y a deux foyers d’incendie ! Et on vient de voir Mac en allumer un troisième, pas très loin d’ici ! »
Elmonchan, d’un ton surpris, répondit : « Et cela nous menace ? »
Fenerik dit : « Pour l’instant pas vraiment. Mais vu comme est disposée cette chapelle, si on laisse Mac allumer plusieurs feux, il se peut que l’incendie prenne bien et que la fumée nous tue tous sans même que nous combattions ! »
D’un ton dégoûté, Nakron dit : « Je suis déçu de cette tactique de la part d’un paladin. Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons pas le laisser faire. Fenerik et Elmonchan, suivez-moi, on va l’arrêter ! Narfarielle, restez ici et protégez la Pierre. » Narfarielle hocha la tête. Les autres étaient pris d’une frénésie guerrière, et se précipitèrent dehors.

Une petite minute après leur départ, Mac Leod surgit de derrière le mur effondré, à côté de la statue du saint guerrier, son lourd marteau au poing. Sans hésiter, il courut vers la Pierre, il n’avait qu’un coup à frapper avant que Narfarielle n’intervienne.

Ce fut une course entre Mac désirant briser la Pierre et Narfarielle lançant une incantation. Mac fut très rapide mais la magicienne ne prononça qu’un seul mot, un nom. Et Mac perdit.

Alors que son lourd marteau s’abaissait vers la Pierre, une épée s’interposa et avec une puissance incroyable, stoppa la course du marteau. Surpris, Mac se retourna vers l’apparition… il poussa un cri de surprise, le Maître-Démon se tenait devant lui. Un rapide coup d’½il à Narfarielle confirma son horrible soupçon, elle souriait, c’était elle qui avait appelé la créature infernale…

Mac se prépara à attaquer. Il savait n’avoir aucune chance face au Maître-Démon, mais si Narfarielle mourait, le démon repartirait…

Aussi, il bondit vers le démon et, au dernier moment, d’un puissant et rapide mouvement, dirigea son marteau vers la magicienne. Le Maître-Démon intercepta facilement le coup. Puis d’un revers de son épée, frappa Mac, le projetant au sol.
Celui-ci se releva avec difficulté, le corps endolori. D’un ton incrédule il demanda à la magicienne « Comment peux-tu trahir ton pays et en plus pactiser avec un démon ? »
Elle répondit : « Oh… Hibernia me donne vraiment beaucoup d’or pour que cette Pierre fonctionne. Avec l’âme d’Arthur prisonnière à l’intérieur, torturée par le Maître-Démon, c’est une sorte de relique inversée que l’on a fabriquée.. Quelque chose qui mine le moral et les forces des Albionnais, qui entraînera leur défaite… Mais cela n’a pas d’importance pour moi, qui gagne cette guerre ou la perd... Pour moi, l’alliance avec le Maître-Démon représente un gain de puissance que tu ne peux même pas t’imaginer… »

Mac s’était relevé. Le Maître-Démon le regarda en souriant. « Pauvre mortel. Il existe une guerre plus importante que la vôtre, la guerre entre le Bien et le Mal. Et aujourd’hui le Mal marque un point. »
Il ponctua ses paroles d’un geste et d’étranges flammes semblèrent entourer Mac.

Elles ne brûlaient pas vraiment, nulle trace sur ses vêtements ou son armure. Mais il se tétanisa sous la douleur, comme si son âme même brûlait. Le marteau à la main, immobile, il ressemblait à une illustration d’un damné en enfer. Une boule d’obscurité se forma dans la main du démon, qui reprit :
« Je t’avais dit que je te tuerais lentement. Tu sais comment ces boules tuent.. Tu te rappelles de ton amie Alfania ? À tes yeux, elle est morte presque instantanément, de vieillesse… Et bien pour elle cela a pris exactement cinquante-huit ans, trois mois et huit jours… dont elle a vécu chaque seconde parfaitement consciente, consciente de son horrible douleur, et de votre présence immobile à ses côtés… Je peux t’assurer, Mac, qu’elle a eu largement le temps de regretter d’avoir intercepté la boule qui t’était destinée… Et elle a fait cela pour rien, car tu vas mourir de la même façon qu’elle. »

Le Maître-Démon s’interrompit, une expression de surprise sur le visage, se tourna vers Narfarielle et cria NOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNN !

Narfarielle s’écroulait, mortellement blessée par les armes et le poison de Soir, apparut à ses côtés. Mac, libéré des flammes, se jeta sur le Maître-Démon, qui chancelait, perdant sa substance au fur et à mesure que la magicienne agonisait. D’un puissant coup de marteau, le paladin écrasa le crâne du démon, qui tomba mort devant l’autel.
« Tu ne repartiras nulle part, démon… » souffla Mac. Il s’approcha de la Pierre, et d’un unique et puissant coup de marteau, la brisa. Puis il se tourna vers Soir. « Tu étais presque en retard, tu sais. »

Soir sourit. « Et bien, le temps d’enclencher le retardement de tous mes appareils à incendie, de me débarrasser de l’armure à tes couleurs et de venir ici sans me faire repérer par ceux qui me cherchent, pardon qui te cherchent… » Soir haussa les épaules. « Enfin, ton plan a marché, ils m’ont vu et ont crus que c’était toi, ils ne se sont pas doutés que tu étais dans la chapelle avant qu’ils n’y arrivent… »

Mac sourit et lui tendit la main : « Je suis heureux que finalement tu aies décidé de jouer ton rôle dans le plan jusqu’au bout. Merci mon ami. »
Le Duc, l’arme à la main, se précipita dans la chapelle, suivi de Fenerik, et plus lentement du gros Elmonchan et son familier jaune. Mac et Soir jetèrent leurs armes et se rendirent.

***

Voilà, mes amis, nous sommes à la fin de l’histoire. Comme vous le savez peut-être, Diandra, Panda et Lawyld arrivèrent à temps pour prévenir le Roy, et participèrent à la traque des hommes en noir. L’inquisition se mêla de l’affaire, pour juger Mac et Soir. Ils furent blanchis, et le complot d’Hibernia était déjoué.

Quant à moi, dans la guerre qui oppose le Bien et le Mal, je venais de marquer un point, pour le Bien…

Il est maintenant temps que je vous quitte. Je vais d’ailleurs aussi quitter mon maître, pour en choisir un nouveau, un jeune que je vais former et modeler pour mon prochain acte de cette guerre éternelle… Je me demande quelle apparence je vais adopter, cette fois-ci…


EPILOGUE

Dans l’obscurité de la forêt, une étrange créature jaune s’éloignait. Elle regarda le ciel, se transforma en un magnifique oiseau bleu et s’envola.


- FIN –
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( Je n'ai pas encore tout lus, seulement les deux premiers chapitres-si je peux les appeler ainsi- mais tu es époustouflant à l'écriture, que ce soit en texte rôle play ou non d'ailleurs <S'y replonge> )
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