CoH - CoH/CoV - Le Paragon City Hall

[Serie] Le voyage de Briseuse de Coeur

 
Partager Rechercher
Le bruit à côté de moi me tira de mon sommeil. Un bref instant je me demandais où j’étais. Puis le son des réacteurs me ramena à la réalité. Je regardais par le hublot, nous étions encore au dessus de l’océan. Décidément, j’aurai mieux fait d’y aller par moi même. Ca m’aurai sans doute vidé de mon énergie, mais au moins je m’ennuierai moins. Il y avait toujours le risque de tomber de fatigue avant la côte, mais dans ce cas, il m’aurait suffit de me poser sur un navire et de me reposer. J’imagine déjà la tête des marins, en voyant une femme atterrir en douceur sur leur bateau. Bon, j’avais pris la décision de ne pas faire de vague et de voyager à la normal, alors je n’allais pas commencer à me plaindre. L’aile de l’appareil tremblait sous la pression des différentes forces qui s’abattaient sur elle. Si elle se détachait… Cela provoquerait la mort de tous les passagers lorsque l’avion s’écraserait en pleine mer. Enfin tous sauf moi bien entendu, j’aurai largement le temps de sortir de ce tombeau. C’est drôle de penser à ces pauvres humains, si fragile qui m’entourait. Ils n’ignoraient pas leur fragilité et pourtant tentaient le diable dans ces boites de conserves géantes. Le pire c’est que tous semblaient sereins. Déjà moi, avec les immenses pouvoirs que je possédais, je n’étais pas à l’abri, alors eux.

A côté de moi, il y avait une petite fille qui me regardait avec de gros yeux. Sans doute devait-elle me trouver jolie ou peut être que je ressemblais à sa maman. En d’autres circonstances, j’aurai enflammé mes mains pour lui faire peur, mais si je faisais ça, j’aurai du mal à passer inaperçu, surtout dans un avion. Je me contentai de lui faire ce que je pensais être des gros yeux, mais à plus grand étonnement, cela la fit sourire. Drôle de gamine. Sur le siège à côté, un homme somnolait, sans doute son papa. La petite aurait bien aimé engager la conversation, mais je sentais que sa timidité avait le dessus. Elle devait avoir dans les huit ans et avait un visage souriant, on pouvait distinguer un trou dans sa dentition, mais sans nul doute une fois ses dents complètement poussées, sa chevelure blonde et ses yeux malicieux feraient d’elle une belle femme. Cette pensée me fit sourire. Je me rappelais avoir tué pour moins que ça, juste par jalousie ou parce que je trouvais qu’une femme était trop belle et qu’elle en abusait. C’était tellement simple de tuer. Les êtres humains normaux étaient si fragiles. Bien sûr, il en allait autrement pour nous les méta-humains, notre puissance pouvait être sans limite. Enfin sans limite, tout est relatif. Le goût amer de la « défaite » encore dans la bouche, me rappela que je n’étais pas à l’abri. La vie de super vilaine n’était pas dénuée de risque et même disposant de pouvoirs important et du niveau de menace le plus élevé qui soit, certains savaient me résister voir contrecarrer mes plans. Je sentais la colère monter en moi. Il fallait que je me calme sinon cet avion et tous ces occupants seraient détruits dans l’explosion que j’avais envie de provoquer. Cela ne me ferait ni chaud ni froid, mais j’avais décidé de me fondre dans la masse, d’en apprendre plus sur eux et surtout autrement que par les expériences que je pratiquais sur eux dans mon laboratoire. Je réussis donc à me calmer. Tant mieux pour la petite fille et son papa à côté de moi. Je jetais un œil rapide sur le film qui était diffusé sur l’écran personnel de l’homme devant moi, il riait fort et ma curiosité était piquée. Je ne reconnu pas le film mais l’acteur qui jouait le rôle principale était très connu. Je l’avais du reste rencontré lorsque je m’étais intéressée au milieu du cinéma et de ses acteurs. C’était très drôle de voir ces humains se prendre pour des super héros, un peu ridicule du reste, leurs aventures étaient souvent proches de celles que vivaient les vrais super héros, sauf qu’à la fin, les héros ne gagnent pas. Enfin pas toujours. En fait nous nous en tirons bien mieux que les héros la plus part du temps parce que nous nous foutons de sacrifier la vie d’innocents. Des innocents… Tu parles, personne n’est innocent. Tous ces humains ont quelques choses à cacher. Un secret inavouable, une double vie, un trafic quelconque…

Bref, ils ne valaient pas la peine qu’on les sauve. Et pourtant combien avait déjà sacrifié leur vie pour les sauver, pour leur liberté, pour leur sécurité. Je ne comprenais pas pourquoi les super héros se battaient ainsi. Nous sommes l’espèce dominante, c’est normale qu’ils nous obéissent, les choses étaient ainsi, les forts dominaient les faibles. L’être humain était ainsi fait, les supers pouvoirs n’avaient fait qu’amplifier les choses. A l’école déjà, je l’avais compris, j’étais déjà belle, tout le monde était autour de moi, j’étais plus rapide, plus forte que les autres, même avant l’apparition de mes pouvoirs, et tout le monde voulait être mon ami. Ami, esclave, quelle différence ? Certains auraient tout donné pour un rendez-vous avec moi, pour que je leur parle, j’en usais et abusait déjà. A treize ans, la plus part des professeurs me mangeaient dans la main. C’était trop facile, un sourire et toutes les portes s’ouvraient. Il suffisait de dire ce qu’ils avaient envie d’entendre et ils étaient prêts à tous pour vous. J’étais déjà une dominante. Les autres tournaient autour de moi cherchant une récompense, je n’avais que du mépris pour eux. A l’époque, j’étais la star de mon lycée, tous les garçons voulaient sortir avec moi, toutes les filles voulaient être mon amie. Tous ? Non, déjà à cette époque, il y avait des gens qui s’opposaient à moi, indifférents à mes charmes, protecteurs envers ceux que j’utilisai comme larbin. La colère se changea en frustration. Au lieu de les comprendre, de savoir ce qui les poussait, j’ai cherché une réponse dans la science. Et je suis devenue l’une des plus brillantes scientifiques en génétique. J’ai poussé mes travaux jusqu’à permettre une parfaite symbiose entre les machines et la génétique. J’ai eut quelques succès, de très belle réalisation même Monsieur Univers est aussi puissant que moi dorénavant. Il y en a eut tellement d’autres. Mais je n’ai jamais réussi à trouver ce gène qui pousse certains à mettre leur force, leur intelligence ou tout simplement leur gentillesse au service des autres. La réponse n’est pas là. Et ce qui m’énerve, c’est que cette qualité peut être un allié puissant, lorsqu’un homme est animé d’un profond désire d’aider les autres, de consacrer sa vie à la liberté, à aider les autres, il peut en tirer un pouvoir tout aussi puissant que le la haine que je voue aux Hommes. Alors pourquoi prendre ce chemin si compliqué quand il est si simple de haïre, tout ça pour le même résultat ou presque. A nouveau, le souvenir de mon échec revient. Maudite héroïne ! Mais pourquoi aller à l’encontre de la nature humaine ? Si on donnait à n’importe quel humain un puissant pouvoir avec la certitude de ne jamais être punis, arrêté ou même découvert, combien choisirait d’utiliser ce pouvoir pour faire le bien ? L’utopie humaine. Je voulais essayer de comprendre, trouver ce qui était si bien chez les humains pour que certains, qui auraient pu être des dieux, se contentaient d’être des protecteurs.
- Un café mademoiselle ?
La question me fit sortir de mes pensées, je tournais la tête vers la personne qui venait de m’interrompre. Une charmante hôtesse dans son tailleur bleu était penchée vers moi, attendant ma réponse. J’hésitais entre la carboniser sur place pour avoir eut l’outrecuidance de m’interrompre et lui rendre son sourire. C’est au prix d’un gros effort que le sourire l’emporta.
- Non merci. répondis-je.
- Ca va, tout ce passe bien ? enchaîna-t-elle.
Encore quelque chose que je ne comprenais pas. Mon sourire avait traduit en elle un désir de m’être agréable. Pure réflexe commercial, volonté de me plaire, comme quand j’étais plus jeune ou juste gentillesse ?
- Tout va bien merci. finis je par dire.
L’hôtesse ne se retira pas. Elle posa son regard sur la jeune fille à côté de moi qui à présent dormait.
- Votre fille est superbe, elle ressemble à un ange.
Merde, elle pense que je suis sa mère.
- Ce n’est pas ma fille. Répondis-je immédiatement sur un ton plus sec que je ne l’aurai voulu.
- Oh pardon. s’excusa la jeune femme en se relevant et reprenant son travail.
Pourquoi elle s’excusait ? C’est comme-ci elle avait eut soudain pitié de moi. Ma réponse un peu sèche lui avait fait penser que ce n’était malheureusement pas ma fille et que ça me rendait amer. Pourquoi serai-je amer ? Un gamin, c’est des problèmes, du temps en moins, une vie commune. Tout ce que je détestais. Alors pourquoi j’avais répondu si sèchement ?
Le pilote nous informe que l’aéroport n’est plus très loin et qu’il faut attacher nos ceintures pour l’atterrissage. Tout le monde s’active, se réveille, redresse son siège. On sent une nouvelle tension parcourir les passagers. Sans doute que l’atterrissage est un moment particulier. Je me rappel de mes premiers atterrissages, si on peut appeler ça des atterrissages. Et puis j’ai pris le coup. La petite fille à côté de moi me regarde à nouveau.
- Tu vas où madame ? demanda-t-elle.
- Chut, Angélique, n’embête pas la dame. Intervint son père.
Je regardais la petite droit dans les yeux et j’y vis de la peur, elle cherchait à calmer son angoisse en me parlant. Incroyable, sa peur lui avait donné le courage de vaincre sa timidité. La peur était vraiment un puissant désinhibiteur. Cela m’arracha même un sourire et je pris la décision de lui répondre.
- Je vais à Paris dans un premier temps.
- Ah toi aussi tu vas rejoindre ta maman. renchérie la gamine.
- Non, je vais juste visiter.
- Tu ne connais pas ?
- Non pas encore.
- Tu verras, c’est super.
- Il paraît.
Lorsque je m’étais dit qu’il me fallait un petit break, j’ai rapidement eut envie de me tourner vers l’Europe. Je ne connaissais pas et la vie y était, paraît-il, très différente. Les attaques Riktis y avaient été moins concentrées. Lors de leur deuxième tentative d’invasion, les aliens s’étaient focalisés sur Paragon, pensant qu’une fois cette dernière tombée, il serait plus facile pour eux de conquérir le reste de la planète. En effet, les autres parties de la planète n’était pas autant protégé par des supers héros, au contraire. Chaque pays en avait deux ou trois et cela suffisait largement pour assurer la sécurité. Curieusement les supers vilains n’y avait jamais été très présent. De toute façon, en cas de besoin, certains membres de Paragon pouvaient être détachés pour régler un problème particulier. C’est aussi une des raisons qui m’avait attiré. De toute façon, mon but n’était pas du tout de semer la désolation, mais bien de mieux comprendre les humains, le monde et leur histoire. J’avais pris la décision de commencer par la France. On disait des français qu’ils étaient un peu à part, toujours un peu rebel. Paraît-il que c’était dû à leur histoire, née de grands penseurs qui avait toujours cherché à remettre en cause l’ordre établie. Depuis, ils avaient gardé le pli. En plus, il paraît que culturellement leur pays était l’un des plus riches. La réputation des Français tenait aussi dans leur image de dragueur et de bon vivant. Cela ferait une bonne première étape avant un tour d’Europe.

L’atterrissage se passa sans soucis, les douanes non plus. Avec mon nouveau passeport pas de problèmes. Si je m’étais présentée sous mon vrai nom, ma véritable identité, je pense que j’aurai déclenché toutes les alarmes. Sans être une terroriste, la lise des chefs d’inculpations qui m’était reprochée était impressionnante. Si vous rajoutiez à ça mes actions sous mon nom de super Vilaines, Briseuse de Cœur, je pense que l’armée serait déjà là. Je n’avais gardé que mon prénom, Stéphanie. L’aéroport était assez grand, ma première tache était de trouver un taxi. J’aurai très bien pu y aller en volant ou grâce à ma survitesse, mais bon, dans un pays où il y a peu de super héros, ça ferait tache. J’essayais de repérer un taxi lorsqu’un jeune homme m’aborda.
- Bonjour, vous arrivez d’où ? demanda-t-il dans un anglais teinté d’accent.
Je le regardais avec suspicion, mon expérience me permis immédiatement de déceler chez lui des intentions malhonnêtes. Le pauvre, je trompais déjà les gens avant qu’il ne se décide à essayer. J’y vis immédiatement plusieurs avantages. Déjà il était beau gosse et puis au moins je savais à quoi m’en tenir avec lui.
- J’arrive des Etats-Unis. répondis-je avec mon plus beau sourire.
- Oh américaine ! J’adore votre pays !
Ben voyons.
- Vous cherchez un taxi ?
Je le savais déjà sous mon emprise. Dans sa tête les choses étaient déjà en place. D’abord dans son lit et ensuite il me pique tout. C’est vrai que les français étaient rapides. J’allais bien m’amuser.
- Oui.
- Ecoutez, je rentre sur Paris, je devais venir chercher un ami, mais son vol a beaucoup de retard, si voulez, je vous dépose.
- Ok, c’est vraiment gentil de votre part. dis-je en passant la main dans mes cheveux.
Le pauvre, je pouvais déjà lire le désir dans ses yeux.
- Je suis garé tout prêt, laissez moi vous aider.
L’attention était délicate, il avait du style mon petit voleur. Qu’est ce que je risquais ? Si des fois il paraît en courant, je n’aurai aucun mal à le rattraper.
C'est cool d'avoir un retour merci

ATTENTION cette partie contient un passage à caractère + de 16 ans. Ne pas mettre entre toutes les mains.

L’avantage, c’est que j’eus droit à une visite gratuite de la ville, ce qui me permit de me repérer facilement. Les musées et divers monuments que je souhaitais voir, les lieux à fréquenter… Il en connaissait un rayon sur la ville et me proposa de devenir mon guide. Bien entendu j’acceptais son invitation. Il se gara devant mon hôtel et m’offrit de venir me chercher deux heures plus tard pour m’emmener dîner. Visiblement il avait compris qu’il avait fait une belle touche, à la fois riche, l’hôtel où je descendais était un véritable palace et belle. Je me demande si son patron préfèrerait me rançonnait ou me vendre à un riche industrielle.
L’hôtel était magnifique, très grand disposant de tous les services possibles, piscine, sauna restaurant, un très bel endroit. La chambre était très spacieuse et la vue sur Paris était imprenable. C’était étrange de se retrouver dans une ville où il n’y avait pas de immeubles à pertes de vue. Mes affaires furent vite déballer, j’avais un peu de temps avant de retrouver mon « guide », je décidais donc d’en profiter pour me détendre un peu et aller à la piscine. Le lieu était désert, on était en milieu d’après midi, rien d’étonnant. Je posais mon peignoir sur un des fauteuils et je me dirigeais vers le bar. Un jeune homme arriva rapidement. A son regard, je compris qu’il se réjouissait d’avoir été appelé par une belle femme plutôt que les vieilles qui devaient habituellement venir ici. J’avais choisi un maillot de bain deux pièces très sexy et je fus satisfait de l’effet qu’il provoqua chez le jeune homme.
- Une coupe de Champagne s’il vous plait.
- Oui madame.
Il prépara la coupe et commença à déboucher une bouteille, ne perdant pas une occasion de me regarder. J’aime provoquer cet effet chez les hommes, j’entretiens mon corps, cela fait partie de mes nombreuses armes. Blonde, les cheveux longs, le corps dessiné à la perfection et musclé juste comme il faut, je prenais un soin tout particulier à me mettre en valeur quel que soit l’occasion. Mes cheveux ondulaient dans mon dos, s’arrêtant juste au niveau de mon tatouage. Le maillot de bain que j’avais choisi était du sur mesure, il mettait parfaitement ma poitrine en valeur et mon ventre où se dessinait tout juste mes muscles abdominaux. Mes fesses et mes jambes étaient à elles seuls des armes de séduction redoutables. Bref tous mon corps était un piège, piège qui m’avait permis les pires manipulations dans un monde dominé par les hommes où une femme comme moi, connaissant la puissance que peut susciter l’envie et maîtrisant parfaitement son image, pouvait sans le moindre pouvoir obtenir le ciel. Le fait d’avoir des pouvoirs et un cerveau qui va avec faisait de ma personne l’une des plus dangereuses créatures de la terre.
Je saisi le verre et le posa à côté de mon fauteuil, puis glissa dans l’eau. Je commençais par quelques longueurs, puis plus doucement je me détendis, profitant de la fraicheur de l’eau. Dehors la chaleur de l’été était encore très présente. Le jeune homme au bar n’en perdit pas une miette. Presque sans vergogne, il me regardait nager, soupirant à chaque mouvement. Décidément la réputation des français n’était pas usurpée. Lorsque je sortis de l’eau, je pris bien soin de le faire lentement et sensuellement, j’imaginai son regard posé sur mes hanches, glissant de mes fesses à mes jambes pour revenir sur mon tatouage. Le piège était posé, je savais maintenant que si j’avais besoin de quoi ce soit, il me suffirait de lui demander, il se mettrait en quatre pour m’être favorable même si cela devait lui demander de faire des choses illégales. C’était presque trop facile.

Mon chauffeur arriva à l’heure prévue, il semblait nerveux, visiblement il avait dit à son boss qu’il avait ferré un gros poisson et celui-ci lui avait donné une mission particulière. Il m’emmena dans des endroits superbes, la ville était décidément bien différente de ce que j’avais imaginé de l’Europe. Je m’attendais à trouver de vieux bâtiments laissés à l’abandon, et au contraire, tout y était mis en valeur. A chaque coin de rue, nous tombions sur un petit spectacle, les gens souriaient, les couples s’enlaçaient, le charme de la ville me sauta aux yeux. Loin des grands immeubles de Paragon ou de Granville, la ville semblait vivante. Mon guide, Sébastien de son prénom, était de plus en plus à l’aise. Mon émerveillement semblait le rassurer. Il se montra parfait avec moi, apéritif dans un petit bar, puis un restaurant chic, une cuisine succulente, la réputation des français n’était décidément pas usurpée, un vin rouge choisi par le sommelier du restaurant accompagnait parfaitement le repas. J’étais de bonne humeur, je racontais ma vie imaginaire aux Etats Unis et Sébastien, m’écoutait. C’était très drôle de le voir compatir à mes faux problèmes. Finalement je lui trouvais du charme, ce soir j’allais sans doute l’inviter à monter. Une dernière nuit pour le remercier de cette soirée. Sans doute sa dernière nuit du reste, car il était presque certain que j’allais devoir le tuer. Après le restaurant, il m’emmena dans une boite sur les Champs Elysée, c’est vrai que la vie parisienne semblait agréable, pendant un temps, je pensais plus à ma vie.

Lorsqu’il me raccompagna, je pencha vers lui et lui offris un baiser digne d’une midinette follement amoureuse. Il se gara au parking et sans dire un mot, il me raccompagna jusqu’à ma chambre. Une fois dans la pièce, il laissa son désir le consumer, il me saisit par la taille et me plaqua contre le mur, sa bouche parcourait mon visage, c’était trop rapide, il brulait trop vite. Je devinais ses ardeurs, n’y tenant plus, il passa ses mains sous mon chemisier, caressant presque agressivement l’objet de sa lubricité, mon soutien gorge ne resitua pas longtemps à ses assauts, je sentis rapidement ses mains malaxer sauvagement ma poitrine. J’étais sur le point de le calmer quand il commença à adoucir ses gestes, comme si caresser mes seins était l’objet de son désir. Il se fit plus doux, on aurait presque dit qu’il s’était mis une barrière psychologique : « il faut au moins que je lui touche les seins ». M’embrassant dans le cou, il se rattrapait plutôt bien, sa façon de jouer avec mes tétons était très agréable, conjugué à de plus langoureux baisers, le désir se fit plus fort et je ne résistais plus à laisser échapper un petit souffle de plaisir. C’était beaucoup mieux, mais il avait fait naitre en moi le désir, je voulais plus et lui ne semblait pas vouloir lâcher ma poitrine. Je décidais de reprendre les choses en mains, le basculant sur le côté, je ramenais ses mains dans les miennes puis je couvris son corps de caresses. Sa chemiser fut déchirée et ma bouche parcourus le haut de son corps. Je me retrouvai à genou, et sans perdre de temps je défis la ceinture et fit glisser son pantalon. Ce fut ensuite son tour de faire glisser ma culotte. Puis il me porta sur le lit et nos ébats prirent plus d’ampleur, aux rythmes des saccades. Il était trop rapide, plusieurs fois je dû ralentir le rythme sous peine de voir se terminer trop prématurément notre acte. J’avais horreur de ne pas prendre mon pied. Même avec le pire des manchots, j’avais toujours su le guider pour arriver au moins à justifier mes efforts. Il fini par y arriver et nos corps s’écroulèrent sur le lit, il semblait exténuer. Dommage, j’aurai volontiers remis le couvert. Il ne tarda pas à s’endormir, je fis de même.

Un mouvement autour de moi me tira immédiatement de mon sommeil, un coup d’œil sur le réveil m’indiqua qu’il était cinq heures du matin. Sébastien, était en train de se lever, aussi discrètement que possible. Il se dirigea vers la porte et sans bruit il la déverrouilla. Puis il chercha à tâtons ses vêtements. Comme je m’y attendais, la porte de la chambre s’ouvrit tout doucement et deux hommes entrèrent.
- Alors ? demanda le premier.
- C’est bon, elle dort, avec ce que je lui ai mis, elle est crevée. répondit Sébastien.
- Pff c’est toujours pour toi les missions agréables.
Pauvre petit. Pourquoi les hommes ne peuvent-ils pas s’empêcher d’être si prétentieux. J’avais espéré que notre nuit le pousserai à abandonner sa mission, mais tant pis. Il allait voir ce que j’étais capable de faire.
Les trois hommes se mirent à côté du lit.
- Alors montre nous donc ce que ça cache. dit le premier homme.
Sébastien releva alors le drap me laissant nue devant les trois hommes. Le « Ah la vache ! » qui en suivit était plutôt flatteur, mais je n’avais pas besoin de ces idiots pour savoir que mon corps relevait de la perfection, c’est même ce qui aurait dû les alerter.
- Dommage que le patron la veuille intact, sinon je lui aurai bien volontiers montré mon sens de l’accueil.
- Bon, il faut l’habiller et la sortir d’ici. ALLER DEBOUT MA BELLE.
Je feignis un réveil et la surprise de trouver Sébastien et deux hommes devant moi, pour enfin prendre une mine terrifiée.
- Mais… Qu’est ce que… balbutiai-je.
- Ta gueule ! fit l’une des deux brutes, mets ça et lève toi.
Sans en dire plus, je passais le jean qu’il me tendait et le pull qui allait avec. Puis je me mis debout, faisant toujours mes yeux de biche effrayée.
Avec mon escorte, nous traversâmes le hall de l’hôtel et ils me poussèrent dans une voiture. Le trajet ne dura pas très longtemps, nous nous arrêtâmes devant un vieil immeuble qui semblait abandonné. Décidément quel que soit le pays, les crapules vivent toujours aux mêmes endroits. Ils me jetèrent dans une grande pièce, où un homme attendait. Puis tout les quatre se mirent autour de moi. J’étais recroquevillé dans un coin.
- Alors ? Je ne vous ai pas menti, elle vaut le coup d’œil.
- Hum pas mal, c’est vrai que je vais pouvoir en tirer un bon prix. Tu as bien bossé Seb.
- Alors c’est bon, on est quitte ? Je ne vous dois plus rien ?
- Oui, c’est bon. Cette fois tu peux partir.
- Enfin ! Merci.
Il commençait à tourner les talons, quand je décidais qu’il était temps d’arrêter de jouer la comédie.
- Tu as fais tout ça pour me vendre ? m’écriais-je.
Se retournant, les yeux malheureux, il me répondit simplement.
- Désolé.
Je partis d’un gros éclat de rire. Mon attitude surpris mes hôtes, mais personne ne se décida à intervenir. J’en profitais pour me redresser. Cette fois, finie la mine apeurer, mon visage avait repris sa dureté et mon corps réclamait de pouvoir enfin se lâcher. Surpris les 4 hommes reculèrent.
- Pauvres fous ! De toutes les personnes présentes dans l’aéroport il a fallu que tu t’arrêtes sur moi.
- Seb ! Qu’est ce que c’est que ce bordel ? fit celui qui était leur chef. C’est qui cette pute ?
- Mais j’en sais rien, j’ai fait comme d’habitude.
- Bon la plaisanterie a assez duré, les gas, mettez lui en une, ça va lui faire du bien.
Le premier homme s’avança vers moi, arma son bras et balança son coup qui s’arrêta net sur ma joue.
- Aille ! Putain ! C’est plus dur que l’acier !
Je pris l’homme par le col et l’envoya voler à travers la pièce sous le regard ahurie des trois autres.
- Tu devrais faire attention avec les gens qui débarquent des Etats Unis Sébastien, tu n’es pas sans savoir que c’est là bas qu’on y trouve le plus de gens dotés de supers pouvoirs.
- Merde, t’es une super héroïne ?
- Non, je suis pire que ça.
C’est alors que mes mains se transformèrent en torche. Deux boules de feu venaient d’apparaitre sous leurs yeux, projetant une vive lumière dans la pièce. La première atterrit sur l’homme que j’avais encastré dans le mur, la deuxième sur l’autre homme qui m’avait escorté. Sébastien et son boss me regardaient terrifiés.
- Pitié ! dirent-ils à l’unisson.
- Pitié ? Je ne connais pas ce mot.
Mes yeux n’était plus que fureur, mon corps entier dégageait déjà une intense chaleur. Je laissais monter en moi toute la puissance retenue depuis le début de mon voyage. L’explosion allait être terrible, elle désintégrerait sans doute l’immeuble. Cela aurait le double bénéfice de faire disparaître toutes les preuves et de tuer les deux hommes apeurés qui me faisaient face. Leurs yeux n’étaient plus que larmes lorsque je relâchais toutes les flammes qui étaient en moi. L’explosion fut encore plus puissante que j’avais imaginé. Le bâtiment fût soufflé et s’écroula. Il me restait juste assez d’énergie pour m’envoler et m’éloigner du brasier. De loin, cela avait dû ressembler à une explosion de gaz. Je pris une minute pour retrouver mon souffle, prenant garde de ne pas être repérée, puis je m’élançais dans le ciel, jusqu’à mon hôtel. Le jour se levait à peine, au loin les sirènes se faisaient entendre. J’avais besoin d’une douche avant de finir ma nuit.
L'histoire devient plus chaude la dans tous les sens du terme...
Toujours aussi sympa a lire et même si je me répète c'est toujours plein de détails bref j'adore...
Et la dernière scène est vraiment super même si vu la différence une super vilaines contre de frêles humains le combat a été plutôt rapide...
Le lendemain, je me suis réveillé sur les coups de midi. J’ai pris mon temps pour flâner dans la chambre, regarder ce qu’il y avait à la télévision. Puis j’ai passé un jean, un chemisier et je pris la direction du restaurant de l’hôtel. Le menu était vaste et j’ai pu à nouveau goûter à la qualité de la cuisine française. L’après-midi fut consacrée à la visite du Louvres. Je ne pensais pas que l’art puisse autant m’intéresser. Certaines œuvres arrivaient même à me parler. Pourtant je ne m’y étais jamais spécialement intéressée, trouvant que c’était de la perte de temps. Devant moi, il y avait un couple, qui flânait devant les tableaux. Alternant discussion sur ce qu’ils voyaient et bécotage. Ils semblaient heureux, pourtant ils n’avaient rien de particulier, un physique plutôt quelconque, leur connaissance sur l’art se restreignaient à des banalités que même moi je connaissais. Si je l’avais voulu, j’aurais pu les brûler vifs en moins de cinq secondes. Comment peut-on être si heureux alors qu’on est si fragile ? Des êtres si faibles ne valaient même pas l’intérêt que je leur portais. Que pouvait-il donc y avoir de si bien à être là ? Moi, j’étais en période de découverte de l’humanité, m’intéresser à l’art était donc une priorité, mais eux ? Au bout d’un moment, je senti que ma colère montait et je décidais de passer à une autre salle.

Il faisait presque nuit lorsque je suis ressortie, les musées fermaient tard ici, surtout l’été. Chez moi, les gens étaient déjà terrés chez eux, comme des cafards. Ici, les rues étaient bondées. A tous les coins de rues, il y avait des restaurants, de la musique, des gens qui riaient. Tout était si différent de ce que je connaissais. Etrange que la ville la plus représentée en super héros soit aussi vide. Je décidais de profiter d’une des tables libres pour m’installer et laisser courir mon regard. A peine cinq minutes plus tard, un jeune homme s’excusa de me déranger, plutôt beau garçon, je décidais de l’écouter. Il me proposa de se joindre à lui et ses amis afin de ne pas rester seul. Aucune trace de duperie, juste l’œil qui pétille, comme tous les hommes subjugués par la beauté d’une femme, mais suffisamment courageux pour venir l’aborder. Je décidais de me joindre à eux. Après tout, j’étais là pour apprendre, moi qui suis une solitaire, peut être que découvrir ce qui lie les Hommes serait intéressant.

La soirée passa étrangement vite, ses amis et lui-même étaient, comment dire… drôle. Oui c’est ça, au bout de cinq minutes, je n’avais déjà plus envie de les brûler vif. Après le repas, on passa de bar en bar, leur capacité à ingurgité de l’alcool m’impressionnait. On aurait dit Atmox avec sa foutue Vodka. Le soir, ils me raccompagnèrent jusqu’à mon hôtel, par prudence… S’il savait qu’à l’heure actuelle, j’étais sans doute la plus grosse menace de Paris. Ils me proposèrent de me faire visiter la ville, j’acceptais sans réticence, poussée par un désir étrange, une envie de les revoir. Etrange sentiment, il me rappelait ce que j’avais vaguement connu à la fac. Mais à cette époque, j’étais si obsédé par le pouvoir et mes recherches que j’ai utilisés cette faiblesse humaine pour arriver à mes fins. Attention, je ne suis pas en train de dire que tout d’un coup la gentille nature humaine me plaisait, non, mais au moins je commençais à comprendre ce qui poussait les gens à se lier, à espérer. Mais ce sentiment n’était rien en comparaison de ce que le pouvoir apportait. Aujourd’hui, mes recherches sur l’ADN combiné avec la machine portaient leurs fruits, j’avais mis au point des systèmes incroyables qui permettaient de modifier des organismes humains pour y incorporer des machines, de taille divers. Cela pouvait aller du remplacement d’un œil, très discret, à la création d’un exosquelette capable d’être connecté à une interface humaine, voir directement un cerveau. L’ADN était modifiée pour lui faire accepter les éléments mécaniques comme des ses propres éléments biologiques. Bien que peu intéressée par la création de machine à base de composé d’ADN, je préférais de loin partir de l’humain pour l’améliorer. Pour moi les machines étaient toujours limités, tôt ou tard, une meilleure machine apparaîtrait, l’Homme, lui, avait des ressources illimités, surtout nous, les méta-humains. Son ADN avait des millions de possibilité, c’était fascinant. Lorsque j’avais intégré la CYBERLEGION, mes études avaient connu un développement fulgurant. Ce groupe disposait d’un nombre de cobaye impressionnant et d’autres chercheurs m’avaient aidé sur des domaines dans lesquels j’étais moins à l’aise, comme la robotique. En contre partie, mes connaissances sur l’ADN avait permis d’avancer nombre de prototype. Certains que j’avais crée de moi-même, comme Monsieur Univers qui avait débarqué chez nous mal en point, après être passer entre les mains d’un charlatan, pour d’autres, j’avais aidé à améliorer des techniques, comme avec la fille de Recluse, Morgane, qui avait confectionné une technologie de pointe pour compenser son manque de pouvoirs, je l’avais aider à faire cohabiter plus efficacement son invention avec son ADN. Plus besoin de porter de gants, tout était maintenant intégré dans son corps. Elle avait gardé toute son humanité, bien que pour cette fille ce mot ne veuille plus dire grand-chose, tout en devenant encore plus performante. Sous ces apparences de jeune fille, se cachait un bijou technologique fait de chair et de robotique.

Pour mes nouveaux amis, toutes ces évolutions semblaient appartenir à la science fiction, ils étaient tout ce qu’il y a de plus normaux et fiers de l’être. Leur vie se résumait donc à profiter de ce qui était à leur porter. Et je commençais à mieux comprendre de quoi il s’agissait. Bien que ridicule, ce bonheur simple était ce qui leur procurait de la joie et leur personnalité s’était donc façonnée de manière à maximiser ces sensations pour en profiter le plus possible individuellement mais aussi collectivement. C’est ça qui leur apportait de l’espoir. Si on leur retirait, alors il perdait tout. C’était ça que défendaient les supers héros et c’est ça que je n’avais pas compris. Pour garder ça, il était capable de mourir. C’était pathétique, de vouloir mourir pour si peu, mais en même temps c’est ce qu’ils pouvaient avoir de mieux. Si on leur supprimait ça, c’est toute leur individualité et leur volonté qui s’écroulerait, faisant disparaître avec eux leur capacité d’être plus intéressant que des machines.

J’arrivais mieux à comprendre aujourd’hui, ce qu’ils pouvaient en retirer, ce besoin d’être en groupe, de partager des choses, de rire, d’avoir de l’espoir, du soutient, d’imaginer un monde meilleur, les faisait tout simplement exister. C’est sans doute ce qui s’était passé l’autre jour, lorsque sur le point d’exterminer une super héroïne, je dû battre en retraite sous peine d’exterminer tout un quartier de la ville. Je n’avais pas compris que cette jeune fille représentait un symbole pour eux et que bien que ces symboles soient souvent entachés, ils permettaient au peuple de continuer à croire.

Lorsque j’avais été surprise par ces deux héros alors que j’effectuais une fouille dans un bâtiment de la « Heros Corps », le combat avait rapidement tourné à mon avantage. Visiblement les deux héros étaient tombés sur moi par hasard alors que le premier, un ravageur n’était qu’au tout début de son apprentissage. Même avec le soutient sans faille de la défenseuse qui l’accompagnait, je m’étais facilement débarrasser de lui. Pour l’autre ce fut très différent. Heureusement, il s’agissait d’une empath et ses pouvoirs offensifs étaient trop faibles pour m’inquiéter, mais je ne parvenais pas à m’en débarrasser, très maligne elle arrivait toujours à m’échapper. Ma base de donnée m’avait facilement permis de l’identifier, il s’agissait de Dandrane, une jeune femme qui avait déjà prouvée plus d’une fois sa valeur. Notre combat dura plus d’une quinzaine de minute, tout le quartier était en flamme, les gens hurlaient. C’est à ce moment que Dandrane a aperçu un enfant qui cherchait sa maman. Il était juste à côté d’un immeuble en feu qui menaçait de s’écrouler. Le piège parfait. Elle se précipita sur l’enfant et le protégea contre elle juste à temps. Une partie du bâtiment leur tomba dessus, mais elle réussit à se dégager, le dos complètement carbonisé. Elle avait trop tiré sur ses réserves pour sauver cet enfant, elle ne parvenait plus à se soigner. Elle remit l’enfant à sa famille en titubant, puis tomba à genou. Le moment était venu de l’achever. Je me suis donc rapprochée d’elle, une boule de feu prête à jaillir lorsque soudain toute la population du quartier se dressa devant moi, me lançant des briques et me criant de la laisser tranquille. J’aurai pu, j’aurai dû tous les faire rôtir, mais je ne sais pas ce qui s’est passé, incapable de comprendre cet élan de courage, ce qui les avait poussé à se dresser contre moi, je me suis enfuie.
Aujourd’hui, c’est beaucoup plus clair. Cette gamine symbolisait l’espoir, son acte à fait naitre un profond sentiment d’héroïsme et les habitants n’ont pas supporté que cet acte soit un sacrifice, qu’il permette que je l’emporte. C’était sans doute trop dur pour eux de constater que leurs petites vies insignifiantes allaient disparaître. Plutôt mourir que de perdre l’espoir. J’ai observé de loin, je les ai vus ramasser les deux super héros et les conduire à l’hôpital. Je suis rentrée aux insoumises perturbée par ce que mes actes avaient déclenché chez ces gens.

Ce soir, j’avais compris une chose importante, d’où naissait ce sentiment et qu’il faudrait dorénavant que je compte avec. Je comprenais aussi pourquoi certains d’entre nous choisissaient de les défendre et de faire le bien. Cette sensation pouvait être si forte, proche de l’amour. Elle ne trouvait pas son explication dans la génétique, mais bien dans la personnalité de chacun. Le choix du bien ne pouvait donc pas être contrôlé, il dépendait de la sensibilité à la nature des Hommes. Sensibilité dont j’étais vraisemblablement dépourvue.
Je restais une semaine à Paris, cela m’a permis de faire une visite approfondie de la ville et de mieux connaître mes nouveaux amis. Ma théorie semblait être la bonne. Je décidais donc de poursuivre mes vacances, cette fois la destination était plus proche de la mer, j’avais envie de profiter du soleil, de la mer. Rassurée d’avoir compris ce qui, jusqu’à présent, m’échappait, je avais juste envie de profiter du bon temps. C’est donc à Barcelone que j’atterris. Encore une fois un hôtel grand luxe. J’avais envie de faire la fête et Barcelone était connue pour être une ville qui vivait la nuit. J’avais envie de vivre la nuit, de m’éclater avant de revenir vers les Insoumises. J’avais eut un message de Masterskull, leader de la CYBERLEGION. Il semblait avoir un message important et voulait me voire à mon retour. Mais pour le moment le programme serait plage et fiesta.

Dès le premier soir, je ne fus pas déçu, suivant les conseils d’un des employés de l’hôtel, je me suis retrouvée dans une boite où l’ambiance était survoltée, les gens faisaient la fête, ils se lâchaient complètement. Des filles dansaient à moitié nue, c’était très drôle de voir ces personnes qui dans leur vie en générale pouvaient être si pudique et pleine de principes, exploser littéralement sur une semaine. Mon charme et mes tenues firent rapidement de moi la reine de la soirée, j’avais une horde de personnes qui voulaient profiter de ma compagnie. Je finie la soirée avec un couple que j’avais choisis, la nuit fût torride.

Le lendemain, je consacrais la journée à me faire bronzer au soleil, la mer était magnifique, il y avait cependant beaucoup de monde et j’eus du mal à trouver la quiétude que je recherchais. En même temps, j’aurai peut être dû être un peu plus classique dans le choix de mes maillots de bain. Plusieurs jeunes coqs furent éconduits. Ils étaient tous pareil, très beau mais sans personnalité, misant tout sur le physique, je ne leur trouvais aucun charme, ils pensaient que leur physique suffirait, mais pas avec moi. La plus part de leur proie se laissaient facilement attraper s’imaginant que beauté rimait avec perfection, mais je savais que ce qui faisait un bon amant se trouvait ailleurs et ce qui faisait un homme était bien plus complexe. Eux n’étaient que des zombies sans cervelles tout juste bon à rattraper le ballon qu’ils s’amusait à s’envoyer d’un bout à l’autre de la plage faisant ressortir leurs muscles à la vue de tous. C’était tellement drôle que je m’attardais de longues minutes sur les personnes qui les regardaient. Il y avait deux catégories de filles qui jouissaient du spectacle, celle qui comme eux cultivaient leur apparence, s’imaginant une personnalité là où n’y avait que néant et les plus timide qui faisaient comme ci elles ne regardaient pas et pouffaient de rire à chaque fois que l’un d’entre eux leur jetaient un regard. Ces filles était presque pires pour moi, elles cachaient leur timidité derrière de faux principes mais elles auraient donné n’importe quoi pour ne réagir qu’avec leur pulsion et se faire prendre comme des bêtes pas ces mâles. La nature humaine était décidément très drôle, le sexe en était l’exemple le plus passionnant. Il pouvait à la fois être sujet de tabou incroyable et pourtant occuper une partie importante de leurs pensées. La plus part n’avaient jamais compris que le sexe faisait partie importante de l’Homme et la pudeur et les inhibitions ne conduisaient finalement qu’à se compliquer la vie. Pourquoi un plaisir serait différent d’un autre tant qu’il restait un plaisir ? Mais non, il était écrit et normalisé que le sexe était comme sacralisé. Quel dommage pour ces gens !

J’en étais là de mes pensées lorsqu’un nouveau prétendant fit son apparition, il me dominait largement et ne cachait pas son plaisir à me regarder. Pensant que son regarde et son attitude de play-boy avaient suffit à me faire fondre, il s’accroupit à côté de moi et commença à poser ses mains sur mon visage. Sans un mot, il se pencha sur moi et voulu m’embrasser, sur de son effet. Je senti immédiatement ma colère monter, et je dus faire un effort inouïe pour ne pas provoquer une explosion qui aurait carbonisé toute la plage et ses occupants. Ne pouvant que stopper modérément ma colère. Je me levais comme une furie, le renversant et m’élança dans le ciel à la stupeur de tout ceux qui avaient tourné la tête. Il fallait que je m’éloigne le plus vite possible. Une fois suffisamment loin, je pus libérer ma colère, l’explosion fut terrible, elle fut sans doute aperçue de loin, puis je me laissais tomber dans l’eau. Retrouvant enfin mon souffle, je repris mon envole et me dirigea à nouveau vers la plage. Les gens avaient commencé à s’agiter sur la plage, ne comprenant pas ce qui se passait. Lorsqu’ils me virent, lévitant à 3 mètre du sol, à la recherche de l’homme qui venait de faire sauter ma couverture, certains se mirent à crier, la confusion commença à se répandre, beaucoup se mirent à courir. Mais j’avais eut suffisamment de temps, pour repérer celui qui allait subir les foudres de ma colère. Je fonçais vers lui, dès qu’il me vit, il prit ses jambes à son cou, mais j’étais beaucoup trop rapide, je l’attrapais par les cheveux et le projeta cinq mètre plus loin. Ses amis se regroupèrent, tentant de faire illusion, mais dès qu’ils virent les boules de feux dans mes mains, ils se mirent à détaler. Le jeune bellâtre tremblait de peur. Il tenta de marmonner des excuses et implorer ma clémence. Mais son sort était déjà entendu, je m’apprêtais à l’achever lorsqu’un détail attira mon attention, un homme venait d’entrer dans mon champ de vision, il était vêtu d’un costume et une aura d’énergie l’entourait. Il s’apprêtait à s’interposer entre ma victime et moi. Je ne lui laissais pas le temps d’agir, en quelques secondes je ralentis ses mouvement et provoqua de forte radiation pour le rendre aussi inoffensif qu’une moule, il reçu la première boule de feu de plein fouet et fut projeter en arrière, la deuxième lui infligea suffisamment de dégâts pour qu’il reste quelques secondes à terre. Il n’était pas de taille à lutter mais je n’avais pas envie de le tuer. Je profitais donc de ce répit pour lancer une nouvelle boule de feu, cette fois vers ma cible originale, mais au lieu de le tuer, je choisis plutôt de bruler de grande partie de son corps au troisième degré, dont une fraction de son visage. Aucun médecin au monde ne pourrait lui rendre sa beauté, il passerait de long mois à l’hôpital. Sa vie d’avant basée sur son apparence serait dorénavant son pire cauchemar. Sans attendre plus, je m’envolais à nouveau et disparu dans la ville. Je choisis un coin tranquille pour me poser et sans attirer l’attention, je regagnais mon hôtel. L’incident avait été très rapide et je ne pensais pas que quelqu’un puisse me décrire, le super héros de la ville avait été mis hors de combat trop vite quand à celui qui m’avait longuement regardé, il ne serait pas en mesure de parler avant un bon moment. Cependant je me décidais de jouer profil bas le soir, j’évitai les lieux avec trop de lumière. Il y avait justement un cirque qui s’était installé en ville, ce serait un bon endroit pour me cacher.
Il faisait chaud encore, la nuit commençait à tomber, mais la chaleur restait très présente. J’avais choisi de me fondre dans la masse, une jupe toute simple et un débardeur. Le cirque était situé dans le centre, je m’y rendis en taxi. Il y avait beaucoup de monde à l’entrée. La plus part des cirques que je connaissais étaient gérés et dirigés par des membres du Carnaval des Ombres, j’étais curieuse de savoir s’ils avaient aussi fait main basse sur ceux d’Europe. Après une étude approfondie, je ne ressentis rien de particulier, ce cirque avait gardé son indépendance. Je m’installais dans la foule pour être le plus anonyme possible. Le spectacle commença. Mélange de jongleurs, acrobates et dompteurs, les numéros proposés étaient de grande qualités. Après deux heures de show, la lumière se tamisa et un projeteur illumina un homme, habillé comme un dompteur. Il prit le micro et commença à s’adresser à la foule.
- Mesdames et Messieurs, je suis heureux de vous présenter le dernier numéro de la soirée. Un numéro unique en son genre. Vous avez tous vu ou entendu parler de tous ces mutants aux pouvoirs étranges, et bien ce soir, nous allons vous en présenter un !
Il y eut un murmure dans la foule. Beaucoup de spectateurs n’avaient sans doute jamais eut l’occasion de rencontrer un méta humain. Mon attention fut attirée par les hommes qui s’étaient discrètement disposés autour de la scène, armé de sorte de tazer. Un homme avait aussi fait son apparition, il s’agissait de celui qui s’était interposé hier entre moi et ma victime. Etrange que de tels mesures de sécurités soient mises en place. Mais je compris rapidement pourquoi lorsque le projeteur se braqua sur une cage contenant une jeune femme.
- Je vous présente la femme capable de guérir instantanément de ses blessures. Attention, démonstration !
Il pressa alors un bouton et la cage s’ouvrit, la jeune femme semblait apeurée. Elle avançait timidement, refusant presque de sortir de la cage, le dompteur fit alors claquer son fouet et la jeune fille se mit à trembler. A première vue, elle devait avoir dans les 15 ans, elle semblait complètement normale. Son regard trahissait la peur mais aussi la colère. Le premier coup de feu partis, il ricocha en partie sur son corps mais provoqua tout de même un saignement, la jeune femme lança alors une sorte d’aura et la blessure se referma immédiatement. Une mutante à n’en pas douter. La colère commençait à me monter, Comment ces être inférieurs osaient traiter cette fille ? C’était une sorte d’empath, mais dont on aurait bridé les pouvoirs. La publique se mit à applaudir, il en redemandait. Un deuxième coup de feu retentis, puis un troisième. Cette fois, les impacts furent plus francs. A nouveau une vague d’énergie émana de la victime et les blessures se refermèrent. Elle gémit, et laissa éclater sa colère, elle se jeta sur le dompteur, mais celui-ci ne fut pas inquiété, un des hommes qui se tenait à côté de la cage, tira sur une sorte de corde et la jeune femme fut brutalement rejeté en arrière. Elle portait un collier discret auquel étaient rattachées plusieurs cordes.

Le dompteur en profita pour présenter la menace que représentaient ces monstres. Le publique émis des hurlements, la foule était galvanisée, un peu plus elle serait descendue lyncher la créature.
S’en était trop pour moi, ces maudits humains devaient payer. Si la jeune femme n’avait pas été en captivité depuis un bon moment, nulle doute que ces capacité lui aurait permis de raser ce cirque. Je m’envolais vers le centre de la scène, à la stupeur du publique qui ne savaient pas si cela faisait partie ou non du numéro. La surprise des organisateurs n’était cependant pas feinte. L’homme que j’avais affronté hier me reconnu immédiatement, il porta la main à son poignet et se mis à parler. Il devait sans doute appeler des renforts, je n’avais que peu de temps. Ma voix se fit alors entendre dans tout l’hémicycle.
- Comment osez-vous ? Vous avez capturé et dompté un être qui vous est supérieur et vous osez la présenter comme un bête de foire. Je vais vous faire payer cet affront. Vous voulez vraiment savoir ce dont son capable les être comme nous ? Ou pourquoi certains choisissent la destruction, je vais vous montrer !
Mon corps se chargea en radiation, et je projetais une aura qui immobilisa tout le monde. Le dompteur tremblait de peur. Je me dirigeais vers la jeune femme qui me regardait sans comprendre, en quelques secondes elle fut libérée de ces chaines. Je lui tendis la main.
- Viens avec moi si tu veux vivre.
Sans hésiter, elle prit ma main. Les hommes autour de nous commençaient à retrouver leurs fonctions motrices. Ils levèrent leurs armes. Mes main se changèrent alors en boule de feu, et l’un après les autres, ils périrent sous mes coups, le dompteur eut droit à une plus longue agonies. Le publique poussaient des cris, mais leur sort était déjà entendu. Je m’élevais un peu et provoqua une terrible explosion qui souffla le chapiteau, créant un champignon de feu d’une bonne dizaine de mètre. Tout ce qui se trouvait dans un rayon de trente mètre fut totalement détruit, les gens désintégrés sur place. Puis je retombai au sol, haletante. La jeune fille me rejoignit. C’est à ce moment que l’homme qui s’était interposé hier refit son apparition, il avait dû se cacher pour éviter l’explosion. Il se rua sur moi et me projeta un violent uppercut, qui me fit décoller du sol. Sans récupérer un minimum d’énergie, je ne pouvais rien faire. Mais même ainsi, il ne représentait pas une menace sérieuse. Je sentis alors une aura douce me réchauffer et mon corps se sentit soudain à nouveau plein de puissance, je ne perdis pas de temps à remercier ma protégée et je déclenchais un déluge de feu. Au loin, les sirènes de la police se faisaient de plus en plus proches. J’aperçu aussi dans le ciel deux formes humaines qui arrivaient en renfort, il était temps de se retirer, je devais avant tout penser à protéger ma nouvelle protégée. Je la pris dans mes bras et disparue dans les recoins de la ville. Peu de temps après m’être assurée que personne ne me suivait, je repris le chemin de l’hôtel où je nous enfermais dans ma chambre. Pour une soirée discrète, je pense que j’avais raté mon coup. Mais la vue de ma nouvelle protégée me rassura. J’avais fait le bon choix. J’avais maintenant une nouvelle apprentie et j’allais devoir lui apprendre le métier. Mais d’abord, il faudrait quitter l’Europe et pour ça il me fallait des papiers pour elle. Heureusement j’avais pris soin, avant mon départ, de me renseigner sur la pègre locale.
La jeune femme n’avais pas dit un mot depuis que je l’avais délivrée. Je m’assis à côté d’elle.
- Comment t’appelles-tu ?
- Les gens m’appellent Asajj.
- Ca va ?
Elle prit un moment pour réfléchir.
- Je crois. Je ne comprends pas tout ce qui m’est arrivé, mais je crois que vous m’avez délivré.
- On peut dire ça. Sais-tu ce que tu es ?
Devant son regard interrogatif, j’en conclu que non. La nuit allait être longue, je devais lui expliquer beaucoup de chose.
Il était presque huit heures du matin quand elle s’endormit enfin. Les révélations sur sa nature avaient générés un grands nombre de question, puis elle avait commencé à me demander pourquoi les forains l’avaient traité ainsi. Il fut simple de la faire adhérer à mes convictions, sa haine pour les Hommes était déjà très grande. J’avais rendez vous dans la soirée pour récupérer les faux papiers. D’ici là, il fallait se faire discrètes. J’estimais qu’il faudrait un peu moins d’une journée à la police pour retrouver ma trace. J’en profitais pour me reposer un peu. Lorsque je me réveillai, Asajj dormait encore. Je me glissai sous la douche, puis commanda deux plateaux repas. Lorsque l’homme d’étage m’apporta les repas, je lui fis ma plus belle mine et tout en le charmant, je lui expliquai que j’avais eut des petits soucis hier soir dans un bar et qu’il se pourrait que la police vienne m’interroger. Je lui demandais donc de me prévenir si quelqu’un se renseignait sur ma chambre, afin que je puisse me préparer. Complètement sous mon emprise, il accepta sans discuter. Je réveillais Asajj vers le milieu de l’après midi. Lorsque elle aperçu les plateaux repas, elle m’interrogea du regard, je lui fis signe de se régaler, elle se jeta dessus. Cette gamine en avait bavé, elle ferait une parfaite apprentie. Elle était très jolie, et après une bonne douche et un peu d’entretient, elle serait superbe. Je pensais déjà à quelques améliorations à apporter, j’allais avoir besoin de ma labo à la CYBERLEGION pour mélanger son ADN avec quelques gadgets et elle deviendrait encore plus efficace. Je lui expliquai la suite de notre voyage. Nous allions sans doute être repérées, il nous faudrait filer rapidement. Mon plan était simple, Une fois les papiers récupérés, direction Paris pour prendre un avion et hop, retour aux Insoumises. C’est là que je commencerai sa formation. Restait à savoir si elle disposait d’autres aptitudes que celle de soigner.

Vers dix-huit heure, le téléphone sonna. C’était l’homme d’étage, il me prévenait que des hommes étaient venus poser des questions, il était temps de filer. Ma valise était prête et pour la sienne, et bien, elle n’avait rien. Lorsque l’ascenseur s’ouvrit, le hall de l’hôtel était plein de monde, ma couverture tenait encore. Je me dirigeai vers le comptoir et régla la note. Nous arrivions à la porte lorsqu’une escouade d’hommes armés entra. Les gens leur jetèrent des regards surpris, puis ce fut au tour de l’homme que j’avais déjà rudoyé deux fois d’entrer, il était accompagné de deux autres hommes en costumes bariolés. Sans doute les supers héros locaux.
- C’est elle ! cria celui qui me connaissait.
Immédiatement les hommes en armes se retournèrent, cherchant dans la foule la personne qu’on leur désignait. Je ne perdis pas de temps, le feu failli de mes mains, réduisant en cendre l’entrée et la moitié de l’escouade. Le reste des hommes fit feu, mais les balles nous frôlèrent, ils n’eurent pas le temps de tirer une deuxième fois. Le hall de l’hôtel était en feu, il faisait une chaleur intense. Les gens se bousculaient pour sortir. La sirène d’alerte au feu se déclencha, rajoutant à la panique. Je pensais que la voie était libre lorsque les deux héros se dressèrent devant moi. Le premier fit jaillir des griffes de ses mains se rua sur moi, je n’eus que le temps de l’esquiver. Ils semblaient bien meilleurs que leur camarade de la veille, le combat allait être serré. Je l’irradiais immédiatement, et commença répliquer. Les vitres de l’Hôtel éclatèrent alors. Des hommes en armes se laissèrent glisser aux sols tout en m’arrosant de leurs pistolets mitrailleurs, les impacts furent douloureux, mais je repris rapidement le dessus. C’est alors que je remarquai le deuxième super héros qui était restait en retrait, il marmonna quelque chose et soudain je fus immobilisée. La poisse. J’étais à leur merci. Il fallait impérativement que je me dégage. Le ravageur se rapprochait de moi. Soudain, je fus à nouveau libre. Sans chercher à comprendre, j’irradiai à nouveau le ravageur. Le contrôleur fut surpris de me voir libre, il mit une seconde de trop pour réagir, j’eus le temps de me mettre hors de porter. A côté de moi, Asajj me sourie. C’est à elle que je devais ma libération. Dans ses mains, elle tenait un fusil mitrailleur pris sur le cadavre d’un des soldats.
- Trop cool ! dit-elle.
Sans même se concerter, nous nous sommes relevées en même temps, arrosant les hommes qui venaient d’arriver. Asajj était incroyable, l’arme semblait faire partie d’elle, comme une extension de son bras. Sa précision était diabolique. Elle faisait mouche à chaque fois. Obligeant même le contrôleur à rester caché. J’en profitai pour affronter le ravageur, il était bon, mais trop peu expérimenté en combat contre d’autre méta pour être véritablement dangereux. Je le mis hors de combat facilement. Son compagnon tombé, le contrôleur, préféra se cacher. L’occasion était trop belle, je saisis la main d’Asajj et mon sac et nous nous envolèrent vers la sortie.

Une fois dans une ruelle, en sécurité, je fis face à ma protégée.
- Pas mal petite !
- C’était trop cool ! C’est toujours comme ça avec toi ?
- Heu, oui souvent.
- Rah, je les ai massacré ces chiens ! reprit-elle en vérifiant comme une pro le chargeur de l’arme qu’elle avait prise,
- Heu, mais dit moi tu sais te servir de ce genre d’engin ?
- Non, c’est la première fois, mais je ne sais pas, c’est comme-ci je l’avais toujours manipulé.
- En tous cas, tu as fait du bon travail. Bon récupérons les papiers et quittons ce pays.
Dans ma tête, sans même m’en rendre compte, la liste des améliorations cybernétiques qu’il allait falloir lui implanter venant d’augmenter. L’idée de paramétrer ces améliorations avec son ADN me donnait déjà l’eau à la bouche.
Traverser la ville ne fut pas trop compliqué, il nous fallut un peu plus de temps pour trouver le lieu de rendez-vous. Le quartier était mal famé, il s’agissait d’un quartier de banlieue où les lois de la rue avaient pris dessus, une sorte d’Insoumises mais où la pègre et les caïds régnaient en maître. Dans les différentes îles du fief de Lord Recluse, tout le monde me connaissait, mon visage avait déjà fait plus d’une fois la une des journaux. Personne n’aurait, ne serait ce qu’envisager de me parler, mais ici tout était différent. Notre arrivé fut vite remarquée, deux jolies femmes, habillés avec des marques et trainant une valise, ça attire forcement l’œil. Les immeubles étaient sales, toutes les cages d’escalier étaient « gardées ». Le bâtiment où avait lieu l rendez-vous n’était pas mieux. A chaque pas, je sentais qu’un peu plus de monde nous observait. Je n’avais pas révélé ma vraie nature à notre faussaire, si quelque chose tournait mal, ça risquait d’être dôle. Pour le moment personne ne s’aventura vers nous. Asajj avait caché son arme dans un sac dont nous venions de faire l’acquisition. Sans doute la curiosité de savoir où nous allions retenait les curieux. Devant l’immeuble, il y avait un groupe d’homme qui nous dévisagea. Mon contact m’avait donné une sorte de code qui me permit tel un Sésame de passer le barrage de l’entrée. On nous conduisit dans un sous sol, un homme nous y attendait, une valise posée sur une table.
- Bienvenue mesdemoiselles. Vous avez trouvé facilement ?
La pièce n’était qu’un vieux sous-sol et les cinq hommes présents semblaient lui conférer un sentiment de supériorité. A la lueur de son regard, je compris immédiatement que si notre entrée s’était faite sans soucis, la sortie serait tout autre. Un des hommes bavait presque rien qu’en nous regardant et en imaginant ce qu’ils allaient nous faire.
- Oui merci. Vous avez ce qu’il faut ?
- Oui, pas de soucis, et vous ?
- Bien entendu.
Posant la valise sur la table et l’ouvrit, révélant une grosse quantité de billets, je devinais la réaction de mes hôtes. Mon sort était scellé, ou plutôt le leur. Je pris une grosse liasse et referma la valise.
- Tenez, il y a le compte et un petit supplément pour votre réactivité. Lui dis-je en lui lançant la liasse.
Il ramassa l’argent en souriant et sortit un passeport de sa poche.
- Voilà le boulot. C’est parfait, indétectable, avec ça, vous êtes tranquille.
- Très bien.
- Par contre, cela nous a demandé beaucoup de travail pour réaliser cette œuvre d’art dans un temps si court.
- C’est bien pour ça que je vous ai mis une petite rallonge.
- Oui, mais il se trouve que cette rallonge ne sera pas suffisante.
- Ah ?
- Oui, il va nous falloir plus et aussi vous vous montriez très gentilles avec nous.
- Gentilles ? Qu’est ce que ça veut dire.
L’homme qui bavait tout à l’heure s’avança alors vers moi, me saisissant par la taille et commença à me ploter, un autre saisi Asajj par le bras. Sans montrer un seul signe de panique, je répondis calmement :
- Votre gorille a deux secondes pour me lâcher, sinon je le tue.
Les hommes se regardèrent, surpris par mon cran, puis éclatèrent de rire. Ma menace ne leur avait pas suffit. L’homme qui me tenait repris ses palpations. Je le laissais faire, après tout il allait mourir dans quelques secondes. Puis j’augmentai la température de mon corps de mon corps. Il retira ses mains en poussant un petit cri de surprise. Ma main se changea alors en boule de feu et l’homme s’enflamma immédiatement en poussant des hurlements. Ses cris attirèrent l’attention des autres, mais avant de comprendre quoi que ce soit, deux de plus étaient déjà au tapis. Asajj profita de la confusion pour sortir son arme. Un homme fut transformé en passoire. Puis un deuxième. Il ne restait que l’homme qui nous avait accueillis. Tout tremblant, il me tendit le passeport en me suppliant, bien entendu je pris le passeport et je le carbonisai. Notre démonstration avait fait beaucoup de bruit, la sortie fut un peu plus compliqué que l’entrée, mais après avoir transformé plusieurs hommes en torche humain, notre progression fut beaucoup plus simple.

Après avoir vérifié la qualité du passeport, nous nous sommes rendus à l’aéroport, il n’y eut aucun problème pour passer les contrôles. Une fois à Paris, je réservai deux places pour le prochain avion vers les Etats-Unis
Le voyage de retour fut presque plus rapide que l’aller, Asajj avait beaucoup de questions sur les Insoumises. J’avais hâte de lui faire découvrir le monde qui s’ouvrait à elle.

Fin.
Voilà, c'est fini, j'espère que ça vous a plus, n'hésitez pas à donner vos avis.

Je me suis servi de cette petite histoire pour introduire le BG de ma nouvelle coco Fuisil/maitrise de la douleur.

Je vous mettrez un lien vers un format PDF pour ceux qui préfère tout imprimer d'un coup.
Pour le moment mon site a qq soucis.

A bientôt.
Citation :
Publié par Bohort
Voilà, c'est fini, j'espère que ça vous a plus, n'hésitez pas à donner vos avis.

Je me suis servi de cette petite histoire pour introduire le BG de ma nouvelle coco Fuisil/maitrise de la douleur.

Je vous mettrez un lien vers un format PDF pour ceux qui préfère tout imprimer d'un coup.
Pour le moment mon site a qq soucis.

A bientôt.
Alors, c'est sympa, j'aime bien ce que tu écris, cependant (et c'est une opinion purement personnelle) le Times New Roman c'est une police moche. A plus forte raison sur le net. Mais sinon le texte est bien ^^
 

Connectés sur ce fil

 
1 connecté (0 membre et 1 invité) Afficher la liste détaillée des connectés