GW - Le théâtre de Dame Althéa

Histoire d'Orr -Lyzandra Eldith d'Arah-

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Bien le bonjour par ici.
Il fut un temps ancien (enfin pas tant que ca, deux-trois mois grand max), quelqu'un (honte sur moi, je ne sais plus qui) a lancé un contest RP, le but étant d'écrire un texte ayant un rapport plus ou moins lointain avec le royaume d'Orr. Fervent Role-Player dans l'âme bien que décriant le RP sous GW (je ne m'étendrai pas, c'est pas le sujet), je me suis dit, tiens pour une fois, essayons. Hélas mes autres projets passant avant, je n'ai jamais terminé cela. Mais les quelques pages manuscrites qui dormaient dans mon cahier m'ont soufflées à l'oreille qu'elles en avaient marre d'être oubliées. Donc, j'en suis arrivé à me dire qu'il faudrait que je partage ce que j'ai déjà écrit, voire pourquoi pas continuer mon récit de temps à autres (bon, ne comptez pas trop la dessus par contre).
Donc voilà, ce petit récit sans prétention je vous en fait part maintenant.
Bonne lecture et j'espère que cela vous plaira.


PS : cherchez pas, le personnage principal n'est pas du out un de mes PJs sous GW, c'est pur invention
PPS : même si je me réjouis d'avance d'avoir vos réactions face à ce texte (tout auteur attends avec impatience les avis de ses lecteurs), je vous serait gré de ne pas trop flooder, histoire que le tout reste lisible et surtout qu'il soit facile de distinguer les posts RP des posts HRP. Merci d'avance
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Un parchemin manuscrit vient s'empiler sur de nombreux autres. Le fond sonore de la pièce s résume au bruit d'une plume d'oie grattant sur un papier de qualité médiocre. La flamme vacillante d'une bougie éclaire timidement ce qui semble être l'intérieur d'une tente robuste en toile de jute. Au sol, un arc et deux épées au dessin fin et harmonieux. L'odeur forte de l'encre masque presque intégralement les flagrances d'humus qui s'étendent dans l'air après l'averse de fin d'été qui vient de se terminer. Dans la tente, une jeune femme écrit, noircissant des pages sans jamais s'accorder de pause. Commençons en bas de la pile, par le premier parchemin qu'elle a écrit : le début de l'histoire.
Je me nomme Lyzandra Eldith D'Arah. Il y a quelques semaines encore, mes amis m'appelaient Lyz. Mais désormais, je n'ai plus d'amis. J'ai décider d'écrire ce soir pour que personne n'oublie jamais ce qu'il s'est passé. Pour qu'il demeure un témoignage de ces évènements.

J'ai vingt-deux ans aujourd'hui. Jadis, je faisait parti de la garde personnelle du seigneur Eziel, souverain d'Orr. Enfin jadis...Il y a moins d'un mois encore...mais ce temps si proche me paraît désormais plus lointain que le début des âges.

Je suis née dans un village sans importance tout proche d'Arah, l'antique cité des dieux. J'ai grandi dans ce village, apprenant de mes parents les techniques et méthodes des rôdeurs. J'ai vécu avec eux jusqu'à mes seize ans. Le lendemain du jour de mon anniversaire, j'ai quitté mon village pour m'installer dans la capitale, Ascor.

Capitale du royaume d'Orr, assise au pied de la colline d'Everith, Ascor était un joyau installé à l'ombre de la cité des dieux. Tout ce qu'on pouvait en voir de l'extérieur était le grand rempart d'un blanc d'ivoire encerclant la cité, brillant d'un éclat au Soleil levant que seules les ruines d'Arah surpassaient en splendeur. Montaient également vers les cieux les grandes tours de l'acropole, trois édifices prodigieux qui étaient en réalité les pièces centrales des temples de Dwayna, Balthazar et Melandru. Chacune d'elle brillait d'un éclat à la couleur unique, la couleur dédiée à son dieu. Ces tours étaient visibles à des lieux alentours pour tout ceux qui habitaient à l'est de la cité, les autres ayant leur vue masquée par Arah.
Se faire au rythme de vie d'une telle ville fut difficile. D'autant plus que je n'avais aucun point de chute, aucune famille en Ascor. Une fois passée l'admiration des premiers instants, je me guidais dans les rues pavées à la vue de la Tour de Melandru. En effet j'avais pensé que c'était certainement l'endroit où je pourrais le plus facilement demander conseil.

À force de parcourir les ruelles, je me rendis compte que j'attirais l'attention. Sans doute à cause de mon apparence...j'étais simplement vêtue de mes habits de druide que je porte habituellement quand je sors en forêt. Je portais mon arc dans mon dos et une simple besace en cuir battait ma hanche droite au rythme de mes pas. Je ressentais non seulement les regards qui se détournaient à mon passage, mais j'étais également sûre qu'on me suivait. Ignorant totalement les motivations de mes poursuivants, je continuais ma route sans me retourner. En pressant légèrement le pas, je tournais dans une ruelle plus sombre, déterminée et préparée. Une fois bien avancée, je m'arrêtai et me baissai, opérant rapidement. Très vite, je vis quatre hommes m'entourer. Ils se tenaient droits, voulant m'écraser de leur supériorité tout acquise qu'ils avaient dans cette situation. Je me relevai doucement, ramassant un petit papier au sol que j'avais laissé tomber. Les regards de ces individus étaient sournois et vicieux, et surtout intéressés. Un petit sourire accompli ornaient leurs visages plus ou moins soignés selon les cas, tandis qu'ils regardaient un peu plus bas que mon visage. Je cherchai rapidement des yeux une cinquième personne car j'étais certaine qu'ils étaient plus nombreux à me suivre, mais en vain. Mon intuition m'avait certainement trompée, cela ne m'étonnait guère car l'environnement était totalement nouveau pour moi.

Mais à ce moment, il n'y avait plus de temps à perdre, je devais réagir avant que ça ne tourne mal. Je m'élançai en arrière entre deux des types, prenant un appui fugace sur une marque presque invisible sur le sol. Je me retourne immédiatement après, pour protéger mon visage, et au même instant un nuage de poussière s'éleva de là où je me tenais quelques fractions de secondes auparavant. Mon piège avait parfaitement fonctionné, les quatre malappris étaient aveuglés, les mains crispées sur leurs visages, leurs yeux les faisant profondément souffrir. Sans prendre plus le temps de m'apitoyer sur leur sort, je retourne vers la rue principale d'Ascor.

Arrivée aux abords du petit carrefour, je dû m'arrêter de nouveau. Un homme couvert d'une armure de plate bleutées, une épée longue à l'abri dans un fourreau dans son dos, bloquait l'accès à la grand-rue. Cette fois, ce n'était pas possible de refaire la même chose. De plus la retraite était coupée, car les hommes d'avant se remettaient...le regard inquiet, je parcourais les environs, mais il n'y avait que des murs et des cloisons. Je ne pouvais prendre que deux directions, et les deux étaient bloquées. L'appréhension se transforma vite en panique. Je n'avais aucune idée de comment je devais réagir en un tel lieu, tout était tellement nouveau pour moi. À cet instant, je ressemblais certainement plus à une bête apeurée qu'à une jeune fille civilisée. J'ai pendant de longues secondes fixé l'homme en face de moi. Mes yeux verts plongeaient dans ses iris d'un bleu d'azur, et inversement. Ce regard m'a semblé rassurant...et il m'a donné le courage. Le courage de me précipiter vers lui, en visant le carrefour, en espérant follement lui passer au travers. Ce qui bien évidemment n'arriva pas. La dernière chose dont j'ai eu conscience avant de sombrer fut la douleur de se heurter contre un mur, lancée à pleine vitesse.
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